Dazibao sur France-Allemagne et sur les pessimistes

GirPogBien. À 1h du début du match France-Allemagne, je n’arrive vraiment pas à travailler. Il faut dire que les corrections de copies, ça demande motivation et concentration, et si je n’ai jamais la première, la seconde me fait cruellement défaut à cette minute…

Aussi j’y vais de mon couplet footballistique (oui, ceux qui me connaissent, je sais, ça surprend : je suis un amateur, celui qui aime, celui qui ne regarde que les coupes du monde, et encore, que depuis 1998…)

J’en ai un peu marre de ces couplets défaitistes, depuis ce matin plusieurs personnes autour de moi disent qu’on va perdre. Alors je profite de ce moment de non concentration pour énoncer quelques idées qui me semblent importantes (et je les énonce avant le match, parce qu’après, les « je l’avais bien dit » vont fleurir, quel que soit le score final).

Le passé n’existe pas, c’est une empreinte chimique dans nos cerveaux (et encore, en PNL, on apprend à reprogrammer pour partie cette empreinte chimique) ; le futur n’existe pas, c’est juste une construction mentale. La seule réalité, c’est l’instant présent. Et à cet instant présent, personne ne sait qui va gagner, parce que l’instant, c’est maintenant, 1h avant le match, et qu’on ne saura définitivement qu’après les 90mn (ou 120mn… ou plus).

Donc il n’y a pas de raison de jouer les Cassandre, et je dirai même plus, il importe d’être positif et optimiste. D’abord, parce que les optimistes vivent 19 % plus longtemps que les pessimistes. Mais aussi parce qu’on ne parle pas que de foot. On parle d’un pays, la France, et de ses idéaux, et fussent-ils incarnés dans un truc aussi futile que le football, ce sont toujours des idéaux.

J’apprécie cette équipe depuis le début de la Coupe du Monde, et je l’aime depuis la fin de France-Nigéria, quand Paul Pogba, ce gamin de 21 ans, a dit en commentaire à chaud « Je sais qu’il y a tout un pays derrière nous. Marquer ce but, ça nous a tous libérés. Franchement, je suis content pour l’équipe et la France entière. Marquer avec mon pays, dans un match important comme ça pour passer en quart de finale de Coupe du monde, c’est un des plus grands moments de ma vie. »

Ce genre de commentaire, ça fait du bien à tout le monde, surtout dans une actualité qui pourrait donner – et donne souvent – matière à pessimisme. Mais le pessimisme ambiant commence à me les briser menu.

Et puis quand on regarde les derniers matchs, on a des 0-0 pendant 60 ou 70mn, ça veut dire que toutes les équipes sont au top techniquement, et qu’un petit coup de chance, une talonnette qui passe, un genou qui traine, un Griezmann qui est là où on ne l’attend pas… Tout peut jouer.

Alors j’y crois, et je me réjouis, et je vais avoir les yeux rivés sur l’écran (ne m’emmerdez pas pendant les prochaines heures) et j’aime cette France quand elle se mobilise. Et j’aime bien nos amis Allemands, je me sens profondément européen dans l’âme, mais ce soir, je suis bleu-blanc-rouge, j’en ai le droit. Ce soir, tout est possible, rien n’est joué tant que l’arbitre n’a pas sifflé la fin. Alors à dans quelques heures, dans un autre instant présent, quel qu’il soit 🙂

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