L'art de la guerre, de Sun Tzu – traduction du Père Amiot

Lecture indispensable.
Transposable sans problème au monde moderne.
Un consultant avait publié un livre du genre “l’application de l’art de la guerre au management”. Je ne l’avais pas lu, j’avais juste pris connaissance d’une critique de ce livre, qui disait “L’art de la guerre, selon Sun Tzu, repose essentiellement sur l’espionnage. Or, dans les sociétés, l’espionnage est illégal. CQFD : l’art de la guerre est un livre qui n’a pas d’intérêt, comme le souligne cet auteur de management”.
Souvent, le grand public se laisse prendre à des raisonnements qui ont l’air bien construits, mais il oublie que les prémisses peuvent être fausses. C’est là où il y a une prime à être besogneux, comme moi. J’ai lu tout le livre. Et j’ai donc constaté que dans “L’art de la guerre”, la partie consacrée à l’espionnage concerne 10% à peine du volume. Et elle arrive plutôt à la fin.
Et que, en terme de management, ou de gestion des conflits, l’espionnage n’est qu’une petite portion ridicule.
Pour ma part, je sais que les passages qui m’ont aidé, et que j’ai soulignés abondamment, sont des passages que j’estime être parfaitement intemporels, et qui n’ont rien à voir avec des espions stratégiquement placés.
Merci donc à Sun Tzun (-500 av JC, s’il a existé…). La version que j’ai lue ne coûte pas cher et elle est là.

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4 réponses à L'art de la guerre, de Sun Tzu – traduction du Père Amiot

  1. L'inconnu du 3ème étage dit :

    A mon époque, il y avait un général de réserve qui officiait avenue de la République (un cours du genre "la guerre appliquée à l’économie" ou "comment mettre une branlée à votre concurrent en vous inspirant d’Austerlitz") et nous avait recommandé la lecture de Sun (sans la fille nue en page 3)…. y a des cours comme ça qui avaient l’air un peu pipo et qui l’étaient finalement moins que les cours de marketing

  2. Docthib dit :

    Est-ce que "être un peu moins pipo que des cours de marketing" suffit à justifier de l’existence d’un tel cours ? Je n’en sais rien, je n’ai jamais parlé avec ce général (moi qui ne suis que deuxième classe, c’est la honte de toute ma vie), mais je me méfie des discours guerriers sur les entreprises. Sun Tzu était certes un général d’armée, mais son livre parle avant tout de la confrontation. Comment on s’y prépare. Et puis comment on s’y prépare. Et, quand on est prêt, comment on s’y prépare. Encore.
    Je sais que cela m’a bien aidé.

  3. Je viens de me souvenir pourquoi j’avais arrété la lecture de ce livre…
    Bien avant d’apprendre qu’il se lisait en école de management.
    Bien avant de connaitre le terme école de management ou business school aussi d’ailleurs.

    Ma version était tellement mal traduite que c’était à pleurer, c’était manifestement traduit d’une traduction en anglais ce qui commençait à faire beaucoup.
    Dés que je la retrouve je vous fais part de l’édition/traduction à éviter.

  4. Docthib dit :

    C’est vrai que je n’ai eu aucun problème avec la traduction du Père Amiot (ancienne, me semble-t-il), même si dans la postface, il est dit qu’il a adapté le texte. Dans quelle mesure, je n’en sais rien, mais cela ne se sent pas.
    Pour les traductions en français depuis la traduction américaine d’un ouvrage chinois ou japonais, oui, j’en ai aussi souffert sur le Yi King. Un jeu marrant, et classique, consiste notamment à faire traduire un texte de français en anglais, puis aller-retour, avec un traducteur automatique. A l’occasion, j’essaierai en incluant une 3ème langue…

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