Le chemin de vie : première ornière

J’ai parlé du Chemin de vie, et en parallèle, je lisais “Gagner en efficacité”, de Patrick Georges.
A midi, j’ai eu un plantage assez intéressant pour en parler ici : cette sortie de chemin de vie est illustrative, je trouve.
Mon portable a sonné alors que j’entrais au restau avec une amie. Je ne reconnaissais pas le numéro, j’ai répondu. Mon interlocuteur m’a dit qu’il était en train de m’attendre : c’était un déjeuner que j’avais oublié de noter. J’ai ce genre de plantage une à deux fois par an. Ce qui est plus intéressant, c’est la suite. J’ai annulé auprès de mon amie, et suis allé à l’autre déjeuner, parce que je culpabilisais d’avoir oublié un rendez-vous. Typique de l’étape 1 du chemin de vie : j’ai annulé le “nous” (amie) pour “les autres”.
Quelques remarques, évidentes pour toute personne normalement constituée, mais pas pour moi jusqu’à très récemment :

  • Quand on a un déjeuner important, couper le portable, ou ne pas répondre. J’aurais découvert le message de mon interlocuteur après coup, et je me serais excusé platement. Le terme même de “déjeuner important” est trompeur : quand on fait un truc, on le fait bien, sans zapper vers autre chose, genre la sonnerie du portable.
  • Au lieu de cela, à un premier plantage, j’ai rajouté un deuxième plantage. Principe : assumer les plantages, ne pas chercher à les compenser par d’autres, ils ne s’annulent pas, ils s’accumulent.
  • Ne jamais réagir à chaud, prendre le temps de se poser pour sortir du contexte “réactif”. Parce que c’est impossible de réagir correctement quand on est en ligne. J’aurais dû dire “je vous rappelle d’ici 5 mn”, et me poser, et décider ce qui était le mieux pour tous. Et ce qui était le mieux était clairement : je reste déjeuner, et j’assume mon plantage. Il y a quelques pages dans le livre de Patrick Georges sur le fait qu’on prend de mauvaises décisions quand on les prend au feeling, en 3 secondes.

Le seul point positif de tout cela, c’est justement cette leçon. Et je l’écris, pour bien la méditer, régulièrement.

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0 réponse à Le chemin de vie : première ornière

  1. joséphine dit :

    sans aucun jugement et en toute bienveillance, juste de façon factuelle, cette situation est une lose lose.
    tu as d’une certaine façon "déçu" deux personnes. De manière évidente, l’amie que tu as plantée, et de manière indirecte, l’autre personne qui t’a attendu, puis s’est rendu compte que tu l’avais oublié (donc vexé).
    parfois il s’agit juste de limiter les dégts.. d’où en effet la nécessité de ne pas réagir à chaud.
    ah, le chemin de la vie, semé d’embûches…

  2. Docthib dit :

    Joséphine, ne prends pas de gants : c’est une double total lose, en effet. Nous sommes donc bien d’accord 🙂 Quant à la réaction à chaud, ou comment s’extirper du mode de fonctionnement réactif… Il y a des embûches, en effet :-}

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