Engagement

La notion d’engagement n’a plus vraiment de sens. Je m’engage aujourd’hui, je te trahis demain, c’est la loi de la jungle mon ami, on n’est pas liés.
La notion d’engagement à long terme n’a plus aucun sens. Je m’engage aujourd’hui, je te trahis dans 2 ans, eh, on n’est pas mariés, chacun sa vie.
Quelques réflexions à ce sujet :

  1. La loi de la jungle est évoquée par des personnes qui n’ont jamais vécu dans la jungle. Qui seraient perdues loin de leur téléphone portable ou de leur ordinateur.
  2. Le “je te trahis car les choses ont changé” (= tu as changé), je l’entends essentiellement comme “dès le départ, je savais que je ne marcherais pas avec toi (mais je en te l’ai pas dit)”.
  3. “Chacun sa vie”. C’est difficile à défendre, car nous vivons tous en société. “Chacun sa vie” est défendable, quand cela signifie “dans la communauté, je veux un peu de temps à moi.” Mais signifier par là “je rompts avec toi”, c’est signifier “je n’ai besoin de personne”. Que celui ou celle qui n’a besoin de personne vienne me voir, ça m’intéresse.
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0 réponse à Engagement

  1. Yves Duel dit :

    Oui. On croit ça, parfois. Brièvement, souvent. Ou alors quand on va très mal ?

    (tiens, à propos, d’après votre blog vous êtes heureux en amour, non ?)

  2. Docthib dit :

    Il y a eu les relations qui m’ont augmenté, celles qui m’ont diminué, et celles qui m’ont anéanti. Aujourd’hui, j’ai tendance à penser que toutes, parmi les trois, m’ont augmenté. Mais je ne peux pas dire que le chemin a été (ou est) facile. Je ne pense pas être très original sur ce sujet 🙁

  3. Lili dit :

    un conseil qui n’engage en rien…et me permet de vous interrompre pour un un avis qui n’engage que moi mais avec toute l’attention que je vous dois et sans engagement de ma part il semblerait qu’on dise je romps tu romps il rompt…( notez la diplomatie dont j’use )
    Doc, en amour "je romps" c’est souvent " tu ne me fais plus ni rêver ni bander" ( quelqu’un d’autre m’inspire plus que toi)( "scusez la familiarité)
    en amour c’est aussi la ( dure) loi du marché
    bon rompez!

  4. Docthib dit :

    Hello Lili, pommes d’or sur argent ciselé, telles sont vos paroles. Je m’en vais conjuguer 100 fois le verbe rompre (au sens "je romps le pain", bien sûr, c’est quand même plus agréable…).

  5. Lili dit :

    comme il " rompit le pain et le donna à ses disciples en disant ceci est mon.." ?
    Doc, vous ne reculez devant aucun sacrifice!
    🙂

  6. Docthib dit :

    Dans ce cas, c’est une demi-baguette… Lili, z’êtes déchaînée, c’est l’influence embaumée du printemps ?

  7. Lili dit :

    Doc, je vous trouve croustillant …

  8. Yves Duel dit :

    Tiens, ça me rappelle celle qui me disait : "tu me croustilles".

    (Ca se conjugue comment ?)

  9. Docthib dit :

    @ Lili : vous n’en perdez pas une miette…

    @ Yves Duel : ça se conjugue uniquement au singulier (sauf le vous de politesse, bien sûr)(quoique, je n’ai jamais usé du vous avec une partenaire…)

  10. Atchoum dit :

    "Il imagine déjà dans l’panier d’la donzelle
    Le petit pot de beurre – pour Grand’mère et la galette
    Manque de bol…"

    Pour en revenir au sujet initial, ça me rappelle un film intitulé "Le Prix du Danger", où des candidats à un prétendu pactole se faisaient courser, tabasser et tuer par des brutes devant les caméras. Evidemment, le jeu était truqué et les pauvres types n’avaient aucune chance… belle prémonition, puisqu’on n’est pas si loin du compte, finalement. A quand "Marche ou crève" ?
    Tout ça pour dire que dans ce film, le présentateur (Michel Piccoli, je crois) avait une phrase bien à lui pour déplorer le décès d’un candidat ; il disait "C’est la dure loi du sport". Expression toute faite et ô combien hypocrite, puisque son émission était précisément le contraire d’un sport, mais essayait de se présenter comme tel…

    Ca m’est arrivé de trahir. Pas en amour, mais dans le monde professionnel. Ce n’était pas évident, comme choix, mais je l’ai fait, pas de quoi être fier, seulement assumer. Après coup (pour me justifier ?), je me suis dit que, c’est l’autre qui avait commencé (et c’est vrai qu’il m’avait fait un coup de pute, un qui aurait pu très mal tourner). C’avait ruiné la confiance que je pouvais avoir en lui. Et alors ? Est-ce que je me suis vengé ? Ou est-ce que j’ai juste suivi mon intérêt personnel ? Sûrement un peu des deux.
    Ce que je veux dire, c’est que le mensonge et la parano appellent la trahison aussi sûrement que le lapin de pques en chocolat appelle le coup de dents (au niveau des oreilles).

  11. Cécile dit :

    S’il n’y a pas d’engagement, il n’y a pas de trahison.
    La trahison vient si l’on a promis (explicitement ou implicitement) quelque chose.
    Si l’on se promet fidélité et qu’on trompe l’autre, il y a trahison. Mais si les deux décident que la fidélité n’est pas importante, je ne vois pas de trahison.

  12. Docthib dit :

    Bien dit, Cécile. C’est amusant, parce que tous ont vu dans ce message un commentaire amoureux, alors que je faisais référence plutôt à des relations d’affaires, des situations professionnelles. Il n’empêche, tous les commentaires étaient pertinents 😉
    Atchoum ne s’y est pas trompé, qui a parlé de business. Atchoum, je crois en effet qu’une trahison-vengeance ne se justifie pas, même si on a été soi-même victime. Mais c’est quand même bien bon 🙂

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