Blogthib, ou thibierge.flou

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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

vendredi 9 janvier 2009

Médaille en chocolat

jeudi 8 janvier 2009

En vrac

  • Opération Bonhomme de Neige accomplie. Ils m'étonnent, tous ceux qui se plaignent du froid, de la neige et du verglas. Un hiver, c'est fait pour être froid, non ? Moi, quand y a de la neige (et c'est rare), je fais des bonhommes de neige.
  • Barbarisme. Ce matin, sur FIP, "c'est définitivement le meilleur etc.". Nan. Definitely, c'est "tout à fait", ou "finalement", c'est pas "définitivement". Idem pour Ultimately. Ultimately, c'est pas "ultimement". Ultimately, c'est "finalement", c'est pas "au point ultime".
  • Les téléphones portables nous font frire la cervelle. J'ai vu une émission qui déconseillait de garder le téléphone près de son oreille tant que le correspondant n'avait pas décroché (bref, d'utiliser le kit piéton). Hier, le chauffage de l'école de mes enfants était en rade, donc j'ai contribué à appeler les différents parents... depuis mon téléphone portable collé à mon oreille. Est-ce psychosomatique parce que je pensais à cette émission ? Le tout est que j'ai commencé à avoir un début de migraine au bout de 10-15 appels. (NB : voilà ce qui m'exposait le plus, je pense : une succession de personnes que j'appelle, donc qui décrochent. Ne me demandez pas pourquoi la cervelle frit plus quand le correspondant décroche, je ne sais pas.)







mardi 6 janvier 2009

En vrac

Lancement d'une nouvelle catégorie, en hommage à Tristan Nitot, qui pratique la chose depuis longtemps. Pour ma part, je le vois plus comme un Twitter personnel, nous verrons bien.

  • A tout seigneur tout honneur : l'excellent Tristan Nitot, au détour d'une phrase de ce billet, dit "Quasiment tout le monde a peur de perdre son boulot et fait ce que demande l'actionnaire (produire plus, vendre plus...)". Ce n'est pas une attaque ad hominem, car je respecte le personnage, et c'est juste l'exemple d'un glissement de langage désormais commun. Le problème est que cela véhicule aussi un glissement de sens. Reprenons : dans une entreprise, il y a les salariés, les clients, les fournisseurs, les dirigeants, les banquiers, les actionnaires (et d'autres). On appelle tout cela les stakeholders (parties prenantes), par opposition aux seuls shareholders (actionnaires). Je veux bien qu'on parle des exigences des actionnaires - car ils en ont, et pas toujours justifiées - mais qu'on n'oublie pas que tous les autres cherchent aussi à tirer leur épingle du jeu. Alors, tout mettre sur le dos du méchant actionnaire, c'est simpliste. Et le méchant dirigeant qui trafique les comptes et licencie ? Et le méchant banquier qui déclenche des crises et des faillites ? Et le méchant salarié qui déclenche des grèves ? Et le méchant client qui pressure les prix ? Et le méchant fournisseur qui n'est pas consciencieux ? J'ai l'impression qu'on a mis dans l'Actionnaire une figure symbolique, une poupée vaudou, qu'on invoque à tout bout de champ, l'Ogre d'Euronext. Ce qui est amusant, en conclusion, c'est que le dirigeant, il est méchant, on le licencie, voire on le juge (mais il ne reste pas longtemps en prison, et il garde la majeure partie de son argent), mais après on l'oublie, il a disparu. Alors que l'Actionnaire, rah, il est toujours présent, infecte vermine qu'il est !
  • Dématérialisation. Tout se dématérialise, les billets électroniques, les photos numériques, les livres. Je me demandais juste si ça nous poussait à devenir moins matérialistes. Je vois mes CDs : depuis qu'ils sont encodés, je ne les utilise plus, j'envisage même de m'en débarrasser. Je vois deux niveaux du matérialisme : l'accumulation d'objets matériels ; l'accumulation, quelle qu'elle soit. Se débarrasser des objets physiques ne signifie pas que je suis moins matérialiste, si je tiens à mon iPod comme à la prunelle de mes yeux. Mais je vois une amélioration : entre mes caisses de photos argentiques que je ne regarde jamais, et mes photos numériques, ces dernières sont dépoussiérées / visualisées sur une base plus régulière. Idem pour l'encodage de mes CDs, qui me permet (mix de morceaux) de redécouvrir des pépites au fond d'un obscur CD. Il n'empêche, il reste, de plus en plus, la volonté d'accumuler. Un jour viendra (il est déjà présent), où en plus des Shurgard qui nous proposent de nous louer un garage pour loger nos objets, on aura des loueurs de serveurs pour engranger notre bordel numérique qui ne tient plus dans l'espace de nos disques durs.
  • Idée de startup, en lien avec l'idée de la phrase précédente : un logiciel / un service qui permette de se sortir de la hiérarchisation / du classement des documents, fichiers, dossiers. Un utilitaire de recherche qui permette de retrouver tout sans souci. Sans avoir à faire un taggage fastidieux. Sans arborescence complexe. (vous verriez, pour accéder à mes cours du MBA, je dois ouvrir successivement 8 dossiers...). Bref, un truc du genre de Spotlight sous Mac.
  • Marrant : suite à mon thibillet Voeux, j'ai eu un commentaire en ligne, et deux commentaires Off. Les trois par des femmes. Un peu tôt pour en tirer une modélisation statistique...

lundi 5 janvier 2009

Voeux


Je ne sais jamais très bien quoi souhaiter comme voeux, encore moins répondre aux voeux qu'on m'envoie. Mettez ça sur le compte d'un esprit rationnel, pour ne pas dire pessimiste.
  • Quand des amis m'envoient une photo d'eux-mêmes avec leurs enfants, voire (suprême horreur) de leurs enfants tout seuls, je me dis toujours que ça leur fait plus plaisir qu'à moi. Donc = les voeux, c'est un prétexte pour envoyer des photos, du genre "on s'est pas vus en 2008, alors on t'envoie le résumé" ;
  • Quand des amis m'envoient une e-carte postale récupérée sur Internet ("Vous avez reçu une e-carte postale, pour voir la carte, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous, et abjurer votre foi, et donner votre numéro de carte bleue, et votre numéro de téléphone avec les créneaux auxquels on pourra vous appeler."), je me sens toujours floué, tandis que je regarde des [edit]cerfs rennes ! [fin d'edit] dans un ciel neigeux avec un message clignotant du genre "Happy new year 2007 8 9". Donc = les voeux, c'est artificiel ;
  • Quand je reçois un message sincère (niveau 1), c'est du genre "je te souhaite du bonheur et la santé, oh oui, c'est important la santé, et la famille, oui oui !", je regrette presque de ne pas avoir reçu une e-carte postale. Donc = les voeux, c'est une occasion pour faire le point sur sa vie, mais cette occasion est rarement utilisée ;
  • Quand je reçois un message sincère (niveau 2), c'est une belle déclaration, sincère et pensée, qui dit en gros (mais je me moque, alors que c'est une belle déclaration) que nous sommes peu de choses, que le temps file, et que ton sourire vaut 27 lettres recommandées et 298 mails. Donc = les voeux, c'est parfois, rarement, une occasion pour dire des choses pensées. C'est dommage qu'il n'y ait des voeux qu'une fois par an, c'est comme la journée de la femme.
Moi, je vous souhaite de respirer régulièrement. Et le reste viendra. Ou pas.












samedi 3 janvier 2009

Caillou - Etoile noire

Je n'étais pas censé venir
Dans ce lit qui n'était pas le tien.
Tu devais te réveiller
Mais pas partir.

Et tu es revenue.

Je n'ai plus tous les souvenirs.
Mais nous étions tous les deux là
Et nous avons aussi parlé.

La nuit était noire
C'était sans importance
Tout était ailleurs.

Et puis je suis parti.


C'était la première fois
Depuis la dernière fois.
Et probablement la dernière fois
Entre nous.

jeudi 1 janvier 2009

Comments - Mode On

De retour depuis hier. 30h de voyage, 1176 photos, et déjà 6 bouteilles de champagne au compteur. L'année démarre bien :-)

dimanche 28 décembre 2008

Cette petite mesure d'infini

Quand je fais la mise au point sur un point situé loin (10 km, ou plus), bref, à l'horizon, mon autofocus n'est pas tout-à-fait à l'infini. Je me demande à quoi correspond cette petite mesure d'infini que je n'arrive pas à atteindre, même quand je vise des nuages au loin.

mercredi 24 décembre 2008

Caillou - 10 AM, 30 grados

C'est au quatrième café
Que se diluent enfin
Les cauchemars pénibles de la nuit.

dimanche 21 décembre 2008

Alala, ces coups de soleil...

J'aimerais bien regarder quelle température il fait a Paris, juste pour comparer. Pas de doute, ca valait bien 26 h de voyage. La douche sous les chutes d'Iguazu (photos a venir, ou pas), les coatis, la piscine, les bieres locales. Et la viande, mazette, du vrai bon boeuf élevé dans la Pampa sans rupture de la chaine du froid (vous ai-je parlé de la température ici ?)
Ah, ma fille m'annonce qu'il faut urgemment aller se baigner á la cascade...

jeudi 18 décembre 2008

"L'homme de la Pampa, parfois rude, sait rester courtois..."

Je m'en vais. Pour éviter mes désagréments passés, je ferme les commentaires d'ici à mon retour. Ne vous gavez pas pendant les fêtes (dit celui qui va au pays de la viande rouge), ne faites pas de bêtises (dit celui qui va au pays du tango) et reposez-vous (dit celui qui va avoir 26 heures de voyage).

Sur les quais

Fin d'année fatigante.
Ces grèves SNCF, que je subis depuis 3 jours, ne m'ont pas aidé. J'ai vu, Gare Saint Lazare, des scènes effroyables. Des bousculades, des gens qui descendent sur les voies pour passer sur un autre quai, tant il y a de monde. Des femmes bousculées qui pleuraient. Des cris de personnes qui étaient prises au milieu d'une foule compacte dans laquelle des brutes se frayaient un chemin comme on tranche un membre. Des trains bondés qui se refusaient à partir. En voyant toute cette panique, cet afflux de gens, ces quais noirs de monde, je me suis dit qu'il peut y avoir un problème de responsabilité légale : cette gare était un déversoir de personnes qui arrivaient du métro, et se retrouvaient tassées face à des trains qui ne partaient pas. Et plus les minutes passaient, plus le nombre de personnes augmentait. Rien ne pouvait assurer la sécurité de cette foule. Il y a probablement eu des foulures, des pieds écrasés, des côtes froissées. Je me demande si la responsabilité légale d'une société peut être engagée, en cas où elle fait défaut à assurer la sécurité de ses clients. Il ne s'agit plus ici d'obligation de résultat, ou de moyen, ou encore de service minimum, mais plutôt de sécurité minimum.

jeudi 11 décembre 2008

Supplément d'âme

Ai (re)vu The Commitments hier soir.
To get out of this deep blue funk I'm in, my present answer : Sun and Soul.
Destination Anywhere, merci à Deezer.

mercredi 10 décembre 2008

Le facteur fou a encore frappé

mardi 9 décembre 2008

Promiscuité de la survie

La suite à venir. Ou pas.

samedi 6 décembre 2008

Résilience

You may write me down in history
With your bitter twisted lies
You may trod me down in the very dirt
And still like the dust I'll rise
Does my happiness upset you
Why are you best with gloom
Cause I laugh like I've got an oil well
Pumpin' in my living room

So you may shoot me with your words
You may cut me with your eyes
And I'll rise
I'll rise
I'll rise
Out of the shacks of history's shame
Up from a past rooted in pain
I'll rise
I'll rise
I'll rise

Now did you want to see me broken
Bowed head and lowered eyes
Shoulders fallen down like tear drops
Weakened by my soulful cries

Does my confidence upset you
Don't you take it awful hard
Cause I walk like I've got a diamond mine
Breakin up in my front yard

So you may shoot me with your words
You may cut me with your eyes
And I'll rise
I'll rise
I'll rise
Out of the shacks of history's shame
Up from a past rooted in pain
I'll rise
I'll rise
I'll rise

So you may write me down in history
With your bitter twisted lies
You may trod me down in the very dirt
And still like the dust I'll rise

Does my happiness upset you
Why are you best with gloom
Cause I laugh like I've got a goldmine
Diggin' up in my living room

Now you may shoot me with your words
You may cut me with your eyes
And I'll rise
I'll rise
I'll rise
Out of the shacks of history's shame
Up from a past rooted in pain
I'll rise
I'll rise
I'll rise



Référence