lundi 8 janvier 2007
Par Docthib,
lundi 8 janvier 2007 à 16:33 :: Réflexions
Mots-clés : Informatique, Réflexions, Techno
Je suis en train de ranger mes photos argentiques. Toutes mes photos argentiques. Cela fait des mètres et des mètres linéaires de photos. Une folie, bien plus que je n'aurais cru. Je vous régalerai du calcul, mais à vue de nez, ça ne peut pas être inférieur à 20 000 photos.
J'en viens à mon propos du jour. Je suis, comme tout le monde, passé au numérique. Certes, j'ai encore mes Nikon argentiques et les Leica (hin, hin, voui, voui !) argentiques de feu mon oncle, mais désormais, le numérique a pris le pas.
Ceux qui ne réfléchissent pas (mais je sais que mes lecteurs et lecteuses ne sont pas du nombre) diraient "très bien, ce passage au numérique, ça évitera de rajouter des cartons de photos". Las, les photos numériques prennent de la place... numérique. Pour l'année 2005, 1,33 Go. Pour 2006, 15,4 Go (car
changement d'appareil).
15 milliards 400 millions d'octets, soit plus de 120 milliards de bits. Certes, les disques durs se font tout petits, et une carte flash contient désormais l'équivalent d'un millier de disquettes 3" 1/2 (3 000 disquettes 5" 1/4).
Mais les capteurs des appareils augmentent en capacité. Une photo "pèse" 3 mégas actuellement dans mon Nikon, mais le même type de photo pèsera plus lourd dans les générations futures d'appareils. Quant aux vidéos numériques (format DV), elles pèsent 200 Mo pour une minute, 1 Go pour 5 minutes... Je vous laisse imaginer quelqu'un qui filme, non-stop, l'anniversaire de son fils.
Aussi, tandis que certains auteurs sympathiques réfléchissent sur les problèmes d'
identité numérique, je m'inquiète pour ma part de l'espace numérique occupé dans la vie de chacun. De même que, il y a quelques années, on a commencé à voir des loueurs de boxes (espace physique) pour désengorger les garages, greniers, caves (pour les maisons individuelles), verra-t-on des désengorgeurs numériques ? Après
Weight Watchers, data watchers ?
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lundi 18 décembre 2006
Par Docthib,
lundi 18 décembre 2006 à 07:46 :: Réflexions
Mots-clés : Maux, Réflexions, Techno
L'inconvénient, d'avoir une ligne téléphonique qui marche à nouveau, ce sont les démarcheurs qui appellent "pour m'informer des toutes nouvelles dispositions fiscales". J'ai une solution pour éviter ces fâcheux, qui m'est apparue cette nuit vers 4h du matin.
Cela part du syndrôme du bon skieur. Quand on est skieur débutant, on passe 15 minutes à remonter la pente (tire-fesse, télésiège, tire-fesse) et 2h à la descendre. Rapport plaisir-emmerdement : 8 pour 1. Quand on est bon skieur, on passe 15 mn à monter (non, les bons skieurs ne montent pas plus vite) et 5 mn à descendre. Rapport plaisir-emmerdement : 1 pour 3.
Au téléphone, qu'est-ce qui prend peu de temps au démarcheur ? Le temps de composer le numéro...
On a connu (j'ai connu) les numéros à 7 chiffres, puis à 8 chiffres, puis à 10 chiffres. L'inflation de la population nous conduit inéluctablement à des numéros avec plus de chiffres, ou avec des décimales. Au lieu de composer 01 42 52 62 72, il faudra composer, pour certains, le 01 14,72 26,743.
"Cela ne change rien", direz-vous. Que si.
Si vous voulez être mis en liste rouge, vous demanderez à avoir un numéro fraction.
Le démarcheur qui voudra m'appeler à mon numéro "2/3" sera obligé de composer "zéro virgule six six six six six six six (etc. à l'infini)". Même Rachmaninov, y pourra pas me joindre...
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vendredi 27 octobre 2006
Par Docthib,
vendredi 27 octobre 2006 à 19:46 :: Réflexions
Mots-clés : Musique, Réflexions, Techno
Ce qui me plaît, dans la dématérialisation / numérisation des supports, c'est qu'ils en deviennent inaltérables. Je viens de mettre un vieux CD de Suzanne Vega dans mon ghetto blaster de djeun, et paf, la deuxième chanson ne passe plus. J'ai déjà eu le coup avec Reptile, de Clapton, ça m'énerve. Quand j'achète un disque, je n'ai pas le sentiment d'acheter un support physique corruptible : j'achète le droit de posséder, et écouter quand je veux, où je veux, un ensemble de chansons. Bref, quand j'achète un CD, je pense que j'achète 12 à 15 morceaux en MP3, copiables à l'infini (pour, et uniquement pour moi, vu que j'ai payé les droits d'auteur), donc un plaisir éternel. Ok, je devrais vérifier que mes enfants ne jouent pas au hockey avec les CDs, mais quand même, ça m'énerve.
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lundi 4 septembre 2006
Par Docthib,
lundi 4 septembre 2006 à 17:56 :: Réflexions
Mots-clés : Internet, Musique, Réflexions, Techno
La journée n'est pas fantastique, mais se termine bien (en fait elle n'est pas terminée, j'en suis à la diapo 14 et il y en a 71...). Je me suis battu une bonne partie de la journée pour faire une présentation qui soit pédagogique (air connu, ça fait 14 ans que je retravaille les mêmes docs, ils sont plus polis que des galets, mais je rajoute, j'enlève, pffff).
J'en étais à me dire : "ordi de brenne, OpenOffice de chienlit, web excrémentiel" quand j'ai découvert (via le
Standblog) ce
vidéo clip.
La chanson est déjà plaisante à mes petites oreilles fatiguées, mais quand je vois qu'avec un bête appareil numérique, un minimum de talent artistique, et Internet, ce petit gars diffuse ses créations à tout le monde (enfin, le monde connecté...), je me dis "la révolution est en marche, camarade". Tout explose. Les notions de diffusion, valeur, business model, échange, développement, plus rien n'a la même signification. Je comprends que dans certaines entreprises, des gens tremblent, moi aussi je tremble, mais c'est d'excitation : quel beau monde ça pourrait faire...
Une de mes collègues me disait "avant, le développement durable, je n'y croyais pas, je me disais 'tout ce que je peux faire, c'est une goutte d'eau'. Aujourd'hui, j'agis à mon niveau, car l'océan n'est composé que de gouttes d'eau". J'aime bien ce vidéo-clip goutte d'eau.
Et je pense que ce que nous vivons est assez unique dans l'histoire de l'humanité (j'y vais franco, hein, c'est un thibillet court).
Donc voilà, comme d'hab j'ai plein de projets, de bonnes résolutions... Et encore une soixantaine de diapos à retravailler.
(
Mise à jour, à 00h08 le lendemain : Ayé, fini, flappi. Me mangerais bien une choucroute, là...)
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mercredi 12 juillet 2006
Par Docthib,
mercredi 12 juillet 2006 à 10:02 :: Perso
Mots-clés : Blog, Informatique, Maux, Perso, Phenix, Prométhée, Techno
J'ai un méchant lumbago, mais c'est mon 1er jour de vacances. Je ne vais pas le passer à écrire des thibillets, non msieur mzelle, mais comme je fourmille de projets (air connu) et nécessite de les ordonner (le même, en version remix), je tombe en baguenaudant sur un
commentaire suite à un
billet sur le
blog de Christie qui m'amène à ces plans d'un jour (
mapday), dont voici un exemple
ici.
J'avais déjà parlé de
Freemind, mais jamais en détail des
cartes heuristiques / cartes mentales et de leur utilité (au moins pour moi). Là, c'est encore plus génial, puisque l'on déborde du concept pour aborder - mais pas seulement - les sensations, et on joue sur le temporel.
Reste plus qu'à...
- voir si je peux m'exprimer comme ça
- voir si je peux m'y tenir
Projets, projets... (deux sont en phase de naissance avancée, mais non publique : Projet Phenix et Projet Prométhée. Tous deux mêlent du professionnel à du personnel.)
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jeudi 8 juin 2006
Par Docthib,
jeudi 8 juin 2006 à 15:04 :: Finance
Mots-clés : Finance, Informatique, Maux, Prof, Techno
Je m'en suis ouvert à mon lectorat millionnaire, sur les derniers mois, j'ai travaillé sur la
traduction d'un ouvrage de finance américain. Qui plus est, alors que
j'avais remis le fichier final à mon éditeur, dans la foulée, je me suis attaqué à la mise en forme de la traduction des corrigés des exercices. Cela fait deux livres (répondant à un souci de l'éditeur de faire d'une pierre deux coups,
- on vend le manuel,
- on fout les chocottes aux étudiants en leur disant "il ne suffit pas de lire le manuel, il faut faire les exercices à la fin de chaque chapitre"
- attendre que les étudiants disent "j'ai fait, est-ce que j'ai bon ?" et là,
- leur vendre le bouquin des corrigés des exercices.)
Quand j'ai remis le manuscrit du manuel, je me suis interrogé
sur mon retour sur investissement, avec un calcul simple. (Pour ceux qui voudraient répliquer le calcul sur le livre des corrigés, qu'ils sachent que l'an dernier, il s'est vendu 200 livres de corrigés).
Mais la malédiction n'est pas que financière. En 2003, quand j'étais sur la fin de la traduction de la 7ème édition, j'ai eu un plantage sévère : mon portable a autodétruit le disque dur, dans un scénario digne de
Mission Impossible. J'ai perdu 3 mois de travail. Mais déjà à l'époque, j'étais psychorigide et angoissé, et la traduction n'en a pas souffert, car j'en faisais des sauvegardes quotidiennes (en revanche, j'ai vraiment perdu 3 mois de travail de prof).
Et là, re-belote : à peine avais-je rendu la traduction 2006 du manuel, et tandis que, tel le cheval de labour moyen, je travaillais sur le livre des corrigés, Pouf, plantage de mon nouveau portable (carte vidéo grillée, donc aucun moyen de voir ce qui se passe, même en branchant un écran externe. Entendons-nous : rien n'a été écrasé, le disque dur était intact. Mais impossible d'accéder aux données.) Ce qui m'inspire quelques aphorismes et pensées :
- Tous les ordinateurs sont égaux devant la carte vidéo : rien ne sert d'avoir un portable avec 2 gigas de RAM et 2 disques durs de 60 gigas chacun : quand la carte vidéo plante, on ne voit plus rien, pas mieux que si c'était la carte d'un Compaq 486 à 256 k de mémoire qui avait planté. Donc les yeux, c'est important.
- A l'instar des archéologues qui ont osé exhumer les trésors d'une civilisation égyptienne ancienne, il y a une malédiction à oser traduire la pensée d'auteurs réputés. Ils sont américains, et vouloir exposer leurs idées au public francophone, c'est sacrilège, ils vont envoyer virus et gremlins, car il ya certains secrets qui doivent rester secrets (cf. ma théorie du complot des Templiers, des esseniens, ou du Da Vinci Code).
- Les droits d'auteur sont faibles, comparés au temps passé sur la traduction (cf. calcul), mais si en plus, on compte le temps d'immobilisation de l'ordinateur cramé, les frais d'envoi, voire les frais de réparation si le portable n'était plus sous garantie, on atteint des tréfonds, que à côté, le 7ème cercle de l'enfer, c'est Monaco.
Moralité : Si je refais une traduction un jour, ce sera "L'informatique pour les nuls".
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jeudi 18 mai 2006
Par Docthib,
jeudi 18 mai 2006 à 20:40 :: Caillou
Mots-clés : Cailloux, Techno
Elle avait tout pour me prendre et me garder,
Sur le quai d'en face, elle me fixait intensément, effrontément, sans ciller.
Je n'allais pas rater cette chance, je me suis dirigé vers la sortie pour aller la retrouver.
Mon oeil a été attiré par une tache de couleur, derrière moi.
Je me suis arrêté, le coeur vidé.
Elle, sans avoir rien remarqué,
continuait à fixer
l'affiche vantant la sortie d'un nouveau téléphone portable.
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lundi 15 mai 2006
Par Docthib,
lundi 15 mai 2006 à 08:36 :: Hahaha
Mots-clés : Houmor, Informatique, Maux, Techno
Et comme il faudra bien que nous rechargions notre batteries,
rien de tel qu'une prise USB.
PS : et aucun risque de dégagement d'H
2S...
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vendredi 31 mars 2006
Par Docthib,
vendredi 31 mars 2006 à 20:49 :: Photo
Mots-clés : Citation, Photo, Réflexions, Techno
Je suis un des cent à avoir acheté un
D 100 (indécent, non ?). Je remercie
Yann au passage, qui m'a donné la solution, comme mentionné à la fin de
ce billet. Mon matériel photo se composait de 2 boitiers argentiques (Nikon F 601, Nikon F 801) et de 3 objectifs (Nikkor 35-70 à 3,3-4,5 ; Nikkor 80-200 à 2.8 ; Tamron 28-200 à 3.8-5.6), ainsi que d'un doubleur de focale Vivitar. C'est Yann qui a souligné que ce qui coûte cher, ce sont les objectifs, et que l'achat d'un boitier Nikon numérique me permettrait, à peu de frais (hum hum), de passer de l'argentique au numérique. C'est aussi Yann qui m'a démontré, utilisation à l'appui, qu'un reflex numérique déclenchait aussi rapidement qu'un argentique... et bien plus rapidement qu'un appareil numérique compact.
Et ici je tiens à exprimer ma théorie récurrente, celle de la qualité de service comparée au coût. J'ai déjà parlé des
coûts cachés. Ici, il s'agit plutôt de parler de la qualité de service, et de son prix. Deux anecdotes, à deux jours d'intervalle :
- Je me retrouve dans un restaurant BoBo, à compulser un menu bio-aware, et à essayer de comprendre comment une entrée composée de sardines peut coûter 14 €. Je sais, je ne suis pas hype. J'avise le serveur qui ressemble à Daniel Emilfork, y compris l'accent et le sourire, et lui demande : "Dites-moi, qu'est-ce qu'il y a dans le Vegeburger Bio Boa ?" Silence, sourire. "Euh, eh bien, il y a des légumes". Je souris aussi (c'est contagieux) : "J'entends bien, mais quels légumes, if you please ?" Et lui de me répondre, toujours souriant, et un peu gêné "Euh, je ne sais pas vraiment, ils nous sont livrés tels quels". Voilà, voilà, voilà. A 14 € le bio-burger, on ne sait même pas si c'est du chou ou du rutabaga. Sachant qu'on est dans un des temples du BoBo, rue Saint Honoré, cela prête à sourire.
- Après le déjeuner, lesté de quelques coupes de champagne, je reviens à mon turbin, quand j'avise une vitrine de photographe à deux pas de mon école. Les bulles de champagne me poussent à entrer pour demander quelques renseignements sur les boitiers numériques reflex de Nikon. Et je tombe sur un vendeur compétent, sérieux, qui connaît son domaine, c'est un vrai plaisir de parler avec lui. Le lendemain, après qu'il m'aie laissé tester l'appareil avec mes objectifs, en me prêtant une carte mémoire, il me donne d'autres conseils précieux, me déconseille certains modèles, m'informe sur les possibilités de développement en ligne. Je ressors de la boutique délesté de plusieurs centaines d'euros, mais j'ai trouvé une adresse où je sais que je serai toujours reçu par des gens compétents. Et eux ont gagné un client reconnaissant, et technophile, donc c'est du gagnant-gagnant.
En conclusion : de même qu'en bourse, on a un
couple risque-rentabilité (et il ne faut pas se focaliser uniquement sur la rentabilité, ce sont deux axes que l'on cherche à optimiser), de même dans nos achats, il y a un
couple prix-service. Je n'ai rien contre ceux qui ne se focalisent que sur le prix, qui vont en hard discount, je veux juste souligner qu'ils ne peuvent pas exiger en plus du conseil avisé. Depuis des années, je souffre de vendeurs formés à la va-vite, sous-payés, qui pourraient vendre des balais-brosses avec la même démotivation que des chaussures (ah, les vendeurs de chaussures...). Tout cela malgré tout est une question de qualité de vie, et de qualité de la relation.
Comme c'est mon discours de boy-scout, je vous livre une citation qui m'accompagne depuis des années, et j'essaie de puiser quotidiennement à son humilité.
Je ne sais pas très bien ce que c'est que le monde :
Mais je chante pour mon vallon en souhaitant
Que dans chaque vallon un coq en fasse autant.
Edmond Rostand, Chantecler, Acte II, sc. 3.
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jeudi 30 mars 2006
Par Docthib,
jeudi 30 mars 2006 à 15:41 :: Réflexions
Mots-clés : Réflexions, Techno
Quand ils sortent du métro, certains hommes (exclusivement les hommes) consultent leur téléphone portable d'un air concentré, voire préoccupé. Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'ils sont perdus, et qu'ils attendent de leur portable un signal, un message divin, un oracle.
- Bon, euh, hein, euh, qu'est-ce que je fais là, déjà ? Euh, je vais demander à la personne la plus importante de ma vie, mon mobile. Voilà, euh, c'est ici qu'on allume...
- "Va au 37 de la rue, crevure ! Tu as rendez-vous avec ton dentiste au sujet de la dent du fond qui pourrit !"
- Ah ouais, ouais, c'est ça, je me disais bien aussi, ça ressemblait pas à ma rue.
J'aimerais bien que quelqu'un lance le marché des cerveaux de remplacement, voire crée un marché des cerveaux d'occasion.
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