Voilà, ça y est, ce blog a atteint sa vitesse de croisière. Je ne parle pas des quelques 80 thibillets déjà pondus, ou des 6-10 dans les tiroirs, ni des apports futurs si les petits piranhas ne me mangent pas (changer la cosmétique, publier mes nouvelles voire mon roman, passer sur une plate-forme dans l'espace et coloniser Callisto, satellite de Jupiter...).
Je parle de la reconnaissance absolue, éternelle, absolument pas éphémère, d'
un billet sur un autre blog. Voué, voué, y en a un qui m'a trouvé, comme ça, hop, par hasard.
Par delà 13 ans (?), un ancien élève - euh, comment dire - "pas spécialement intéressé par la finance, et peu regardant sur les horaires et les présences en cours" (ces deux points montrant la maturité qu'il possédait déjà, il était affranchi d'un système dans lequel nous courons tous comme des hamsters dans leurs petites roues en nous disant "cours, camarade, le vieux monde est derrière toi"), donc, bref, arrêtez de m'interrompre dans ces ouvertures de parenthèses, lui, là, il m'a trouvé et m'a croqué. Tel le grand méchant loup face au petit chaperon rouge que je suis, il m'a ramené 13 ans en arrière, quand je n'avais pas de doctorat, mais encore des cheveux, et quand on avait - ô grand luxe - une messagerie électronique interne à l'école, un truc complètement dingue, on pouvait envoyer un message
électronique (pas un fax, non,
un texte écrit sur ordinateur) à n'importe quelle personne de l'école, c'était fou, pour nous, le summum de la communication. Internet ? Euh, on aurait dit que c'était une marque de lessive, du genre : (musique pimpante, avec des trompettes)
Il passe entre les mailles, et rend les chemises proprettes,
en poudre ou bien liquide, je chéris Internet
Et maintenant, le petit Ari est devenu un
bloggueur, il a bossé pour des dot com (comme tout le monde) mais c'est fini (comme tout le monde), il aime bien
Brice de Nice, il a même son permis de conduire, c'est dire s'il a réussi dans la vie. Content de t'entendre par la voie cyber, amigo.