Blogthib, ou thibierge.flou

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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

vendredi 15 septembre 2006

Don Quixote

Lever 6h30, zigzag vers la douche, pschhh, résurrection. Une chemise, sanglé dans un costard, étranglé dans une cravate, et un café pour décoincer la glotte.

Départ dans une voiture qui n'est pas la mienne, avec un ordinateur qui n'est pas le mien. Je vais évangéliser les foules, la route est brumeuse, le soleil se lève.

jeudi 7 septembre 2006

Rentrée à l'envers

C'est la rentrée, aussi pour nous, les profs, mais c'est la première année que cela me fait ça : c'est une rentrée qui commence par la fin.
Normalement, on rentre, on prépare ses cours, les cours commencent, on fait des contrôles continus ("partiels"), puis à la fin, on fait des contrôles terminaux, on tient les jurys, on plante certains étudiants, on en félicite d'autres, et hop, le cycle de Krebs continue.
Depuis quelques années, mes rentrées commencent par la fin : on fait un contrôle terminal (le 31 août) ou un contrôle de rattrapage, puis on corrige, puis on tient le jury, et enfin on décide qui va commencer l'année, et qui va repiquer. Je suis sûr qu'il y a des raisons administrativo-divines à cet état de fait, mais commencer par la fin, ça me grisaille la vie. Avant même d'avoir vu un étudiant en cours, il faut rédiger des sujets d'examens (en août) et corriger des copies, c'est comme commencer une soirée par la gueule de bois, et finir par l'apéro...

vendredi 1 septembre 2006

Livre lu : Valery Larbaud – Enfantines

Offert par mon éditeuse, ce livre (Valery Larbaud, Enfantines, L'imaginaire, Gallimard, 190 p.) rassemble 8 nouvelles écrites par des enfants, ou plutôt, vues par des yeux d'enfants. Et même si on se situe au début du XXème siècle (il y a des domestiques, des calèches), cette vision d'enfants est toujours transposable.
On venait de vider une boite de soldats tout neufs et on les avait alignés sur le trottoir, devant le ministère des Finances.
Valery Larbaud, Enfantines, L'imaginaire, Gallimard, p. 136.
J'ai énormément aimé ce livre, pour quelques raisons simples qui agissent comme des évidences (voire des conseils à toute une génération d'écrivains) :
  • C'est très bien écrit. Le style est celui d'un français soutenu, recherché, mais sans tomber dans le côté littérateur de certains académiciens (je pense par exemple à François Cheng, dont Le dit de Tianyi, qui est pourtant poignant, est à mon avis desservi par une écriture trop « je veux être académicien, je démontre cela dans mes phrases longues et équilibrées »). Quand je lis Valery Larbaud, j'ai une sensation de pureté et d'intelligence.

  • C'est poétique. Je me répète, mais quand un auteur arrive à conjuguer une grande sensibilité personnelle, une capacité à se mettre dans les sentiments de ses personnages, et une grande maîtrise de la langue, cela devient superbe.
  • Et Marcel sent le besoin d'aller raconter son triomphe à tout le jardin. Il sort dans la tiédeur dorée. Mais comme tout est drôle, ce soir ! On a dû jouer aussi là-haut, et on a laissé le ciel en désordre ; et il est ici, tout près, mélangé à la terre. Le ciel est rempli de montagnes jetées les unes sur les autres. Un promontoire, pareil à l'avant d'un grand cuirassé, crève un océan d'or. De hautes falaises sont percées d'interminables canons au bout desquels brille une mer toute mauve.
    Valery Larbaud, Enfantines, L'imaginaire, Gallimard, p. 116.
  • C'est puissamment observé. Il faut plus qu'un regard, ce sont des antennes supra-sensibles qui peuvent capturer, avec autant de justesse, les états d'âmes d'enfants, qui sont bien souvent plus graves que ceux d'adultes. Je ne veux pas en dire trop, car tout cela est très personnel, mais prenons par exemple la rentrée scolaire à la fin des vacances. C'est dans l'air du temps, on le sent dans certains billets de blog ou des commentaires, mais rappelez-vous, ce sentiment poignant quand on avait 8 ans, 10 ans, la première entrée au collège, au lycée, le côté qui nous apparaissait comme inhumain de ces grands lieux grisâtres, tous ces visages inconnus. Bien sûr, on savait qu'au bout d'une semaine, ces visages deviendraient des prénoms, des amis, et l'on essayait de s'en convaincre bravement. Mais c'était dur, on était trop jeunes, pas assez préparés. C'est tout cela que je retrouve, et encore plus, dans ces Enfantines.

  • Enfin, et surtout, ce livre donne la version des enfants, qui contient son lot de gravité et d'angoisses, mais aussi sa part d'optimisme. Plus que de l'optimisme : un esprit pur, conquérant, qui ne connaît, finalement, que très peu de limites. J'adore, et j'envie, cette pureté, et j'y ressource mon optimisme.
  • Un grand ciel de couchant, plein de longs nuages, l'invite à voyager parmi ses continents et ses îles. C'est le bon Dieu lui-même qui l'accueille et lui ouvre tout grand son grand dimanche. Et Marcel, sans se gêner, vient s'asseoir sur les genoux du bon Dieu, et regarde avec lui les images qu'il trace à mesure dans le ciel.
    - Mon bon Dieu, votre ciel est bien beau, et votre terre aussi n'est pas mal.
    Valery Larbaud, Enfantines, L'imaginaire, Gallimard, p. 120.
Et puis, enfin, une méditation permanente pour le professeur que je suis :
... cette nourriture intellectuelle qu'on nous présentait toute mâchée nous soulevait le coeur. Et puis, enfin, nous n'étions pas des anges pour tout concevoir sans l'aide des sens, pour descendre toujours de l'abstrait au concret. [...] Mais ce n'était pas seulement cela. Ce qui nous rebutait le plus dans nos études, c'était l'inutilité de nos travaux. Toujours s'exercer, et ne jamais rien faire.
Valery Larbaud, Enfantines, L'imaginaire, Gallimard, p. 152.
Correspondance : spontanément, je pense à Jules Romains. Normalien, poète, académicien, et contemporain de Larbaud, il écrit aussi avec fluidité, dans une belle langue, les états d'âme d'une population parisienne (Les hommes de bonne volonté, 27 volumes, superbe). Il va même jusqu'à se mettre, avec justesse me semble-t-il, dans la peau du chien Macaire pendant quelques pages. D'octobre 1908 à octobre 1933, on suit une foultitude de personnages, certains meurent (notamment dans l'horreur de Verdun), d'autres tombent en déchéance, certains disparaissent des romans puis réapparaissent, ou pas. Un grand chef d'oeuvre. (malgré ce qu'en dit le paragraphe "Critique" dans l'article de Wikipedia sur Jules Romains. Scrogneugneu, je m'en vais t'éditer ça rapido, moi) (MàJ : c'est fait)

vendredi 23 juin 2006

Prunes

Ce rêve a commencé comme dans la vie réelle. J'étais en salle de cours, et la journée avait été saumâtre. J'ai attaqué la séance comme un bouledogue, et les étudiants m'ont répondu comme une écuelle. Et puis l'heure a passé. Puis une autre. J'ai réussi à les intéresser, ou bien, j'ai réussi à m'intéresser. Il ne restait plus que 20 minutes, mais j'étais à nouveau détendu, on a parlé.
Je me suis retrouvé dans une pièce improbable, assis dans un fauteuil jaune, à boire du champagne. Un directeur d'usine nous livrait des bouteilles d'alcool fort, et ce qui m'a frappé, c'est que les femmes avaient des bouteilles d'une certaine forme, et les hommes, d'une autre. De là à penser que les femmes sont différentes des hommes...
Je me souviens d'un match où le Brésil s'était pris un but, et ça les avait énervés.
Puis j'ai vu Stéphanie. Elle était réelle, et attentive, là où Alain Taccoen était absent, et soucieux. Stéphanie a prévenu mes besoins, et abreuvé mes compagnons. J'ai dansé des rocks sur des musiques qui n'étaient pas du rock, au son d'un DJ qui était suspendu au dessus de nous, coincé dans sa bulle métallisée, comme un conducteur de grue.
Quelques bouteilles de champagne plus tard, je marchais dans la nuit. J'aurais bien bu un Perrier, mais dans les rêves, on ne choisit pas son destin, donc j'ai été condamné à avoir soif. Clément avait filé, restaient Fred et Cathy. Le reste se dissout dans l'aube naissante. J'ai vu des feux rouges, des taxis, des cafés fermés et des bus qui roulaient à vide. Je suis resté transi, ému, réchauffé et inexplicablement optimiste. Demain était un nouveau jour, j'étais heureux.

mardi 20 juin 2006

Retour de formation...

Lever 6h, 1h30 de route, formation de 9h à 18h, 1h30 de route au retour.
Je suis sur les genoux,
d'avoir tant braillé.
Ma chemise est mouillée,
ma guitare désaccordée...

Bill Deraime, Un dernier blues, BMG.

jeudi 8 juin 2006

La malediccion dou Brealey-Myers

Je m'en suis ouvert à mon lectorat millionnaire, sur les derniers mois, j'ai travaillé sur la traduction d'un ouvrage de finance américain. Qui plus est, alors que j'avais remis le fichier final à mon éditeur, dans la foulée, je me suis attaqué à la mise en forme de la traduction des corrigés des exercices. Cela fait deux livres (répondant à un souci de l'éditeur de faire d'une pierre deux coups,
  1. on vend le manuel,
  2. on fout les chocottes aux étudiants en leur disant "il ne suffit pas de lire le manuel, il faut faire les exercices à la fin de chaque chapitre"
  3. attendre que les étudiants disent "j'ai fait, est-ce que j'ai bon ?" et là,
  4. leur vendre le bouquin des corrigés des exercices.)
Quand j'ai remis le manuscrit du manuel, je me suis interrogé sur mon retour sur investissement, avec un calcul simple. (Pour ceux qui voudraient répliquer le calcul sur le livre des corrigés, qu'ils sachent que l'an dernier, il s'est vendu 200 livres de corrigés).

Mais la malédiction n'est pas que financière. En 2003, quand j'étais sur la fin de la traduction de la 7ème édition, j'ai eu un plantage sévère : mon portable a autodétruit le disque dur, dans un scénario digne de Mission Impossible. J'ai perdu 3 mois de travail. Mais déjà à l'époque, j'étais psychorigide et angoissé, et la traduction n'en a pas souffert, car j'en faisais des sauvegardes quotidiennes (en revanche, j'ai vraiment perdu 3 mois de travail de prof).
Et là, re-belote : à peine avais-je rendu la traduction 2006 du manuel, et tandis que, tel le cheval de labour moyen, je travaillais sur le livre des corrigés, Pouf, plantage de mon nouveau portable (carte vidéo grillée, donc aucun moyen de voir ce qui se passe, même en branchant un écran externe. Entendons-nous : rien n'a été écrasé, le disque dur était intact. Mais impossible d'accéder aux données.) Ce qui m'inspire quelques aphorismes et pensées :
  • Tous les ordinateurs sont égaux devant la carte vidéo : rien ne sert d'avoir un portable avec 2 gigas de RAM et 2 disques durs de 60 gigas chacun : quand la carte vidéo plante, on ne voit plus rien, pas mieux que si c'était la carte d'un Compaq 486 à 256 k de mémoire qui avait planté. Donc les yeux, c'est important.
  • A l'instar des archéologues qui ont osé exhumer les trésors d'une civilisation égyptienne ancienne, il y a une malédiction à oser traduire la pensée d'auteurs réputés. Ils sont américains, et vouloir exposer leurs idées au public francophone, c'est sacrilège, ils vont envoyer virus et gremlins, car il ya certains secrets qui doivent rester secrets (cf. ma théorie du complot des Templiers, des esseniens, ou du Da Vinci Code).
  • Les droits d'auteur sont faibles, comparés au temps passé sur la traduction (cf. calcul), mais si en plus, on compte le temps d'immobilisation de l'ordinateur cramé, les frais d'envoi, voire les frais de réparation si le portable n'était plus sous garantie, on atteint des tréfonds, que à côté, le 7ème cercle de l'enfer, c'est Monaco.
Moralité : Si je refais une traduction un jour, ce sera "L'informatique pour les nuls".

vendredi 5 mai 2006

Polissons

Depuis quelque temps, j'ai l'impression de perdre du sens, et des auditeurs, dans mes cours. Un sentiment de redite - classique chez un prof - m'étreint. Ayant l'impression d'être moins intéressant, je suis moins motivé, donc moins intéressant, etc. Alors je me dis, tel le Phénix moyen : réinventons-nous. Si en 13 ans, je n'ai pas réussi à avoir le même support de cours pendant plus de 6 mois, ça veut dire qu'il y a toujours quelque chose à améliorer, changer, supprimer. Surtout supprimer. Je me souviens d'un manuel américain qui, dans sa 2ème ou 3ème édition, se vantait d'avoir réduit son nombre de pages. Il avait entièrement raison (et pas seulement parce que c'était un manuel de compta).
Je liste donc ici quelques points, quelques pistes de réflexion :
  • plus le temps passe, plus je deviens adepte du learning by doing (l'apprentissage par le faisage, ou l'apprentissure par la facture. plus celle-ci est salée, plus on apprend). Maintenant, le teaching by doing (l'enseignance par faisance) est difficile à développer, car il présuppose une certaine liberté (celle de laisser l'étudiant se tromper, ou errer) tout en gardant à l'esprit un fil, non, pas bon, un ensemble de concepts qu'on veut faire passer. C'est ça, il n'y a pas de chemin absolu, mais clairement, des points de passage.
  • mes séances d'intro à la finance, autrefois unanimement (c'est-à-dire, par ma seule voix) considérées comme des modèles de clarté et de synthèse, deviennent, à mes yeux au moins, une suite de sentences assénées et d'exemples desséchés usés jusqu'à la corde. De plus, et c'est là où le couteau virevolte dans la plaie, cela m'a l'air complètement déconnecté de la séance 2, où l'on se mange direct des Mathématiques Financières.
  • Hier soir en live, j'ai été défié sur l'efficience des marchés, et - probablement parce que j'en ai beaucoup parlé, en cours et ailleurs - je n'ai pas été très bon à la réponse. Je veux dire, bien sûr que j'ai été incroyablement bon, excellent, et tout et tout, mais en me mettant à la place du questionneur, je me dis "ce n'était pas convaincant". Ce matin aux lieux d'aisance, j'ai mis le doigt sur le problème : plutôt que de partir bille en tête sur la création de valeur, on devrait commencer par l'être humain, la rationalité (supposée, et de toute façon limitée) et l'efficience. Si j'arrive à montrer que l'efficience des marchés est une conséquence logique de ce que l'on sait sur la manière de raisonner de l'être humain, je pense que je retrouverai mon état de Phénix aux ailes dorées.
Donc je commence à glaner des articles sur les singes (les vrais, pas certains de mes collègues) pour appuyer ma réflexion future.

mercredi 3 mai 2006

Oxymore oxygène

Voilà, ça y est, ce blog a atteint sa vitesse de croisière. Je ne parle pas des quelques 80 thibillets déjà pondus, ou des 6-10 dans les tiroirs, ni des apports futurs si les petits piranhas ne me mangent pas (changer la cosmétique, publier mes nouvelles voire mon roman, passer sur une plate-forme dans l'espace et coloniser Callisto, satellite de Jupiter...).
Je parle de la reconnaissance absolue, éternelle, absolument pas éphémère, d'un billet sur un autre blog. Voué, voué, y en a un qui m'a trouvé, comme ça, hop, par hasard.
Par delà 13 ans (?), un ancien élève - euh, comment dire - "pas spécialement intéressé par la finance, et peu regardant sur les horaires et les présences en cours" (ces deux points montrant la maturité qu'il possédait déjà, il était affranchi d'un système dans lequel nous courons tous comme des hamsters dans leurs petites roues en nous disant "cours, camarade, le vieux monde est derrière toi"), donc, bref, arrêtez de m'interrompre dans ces ouvertures de parenthèses, lui, là, il m'a trouvé et m'a croqué. Tel le grand méchant loup face au petit chaperon rouge que je suis, il m'a ramené 13 ans en arrière, quand je n'avais pas de doctorat, mais encore des cheveux, et quand on avait - ô grand luxe - une messagerie électronique interne à l'école, un truc complètement dingue, on pouvait envoyer un message électronique (pas un fax, non, un texte écrit sur ordinateur) à n'importe quelle personne de l'école, c'était fou, pour nous, le summum de la communication. Internet ? Euh, on aurait dit que c'était une marque de lessive, du genre : (musique pimpante, avec des trompettes)
Il passe entre les mailles, et rend les chemises proprettes,
en poudre ou bien liquide, je chéris Internet
Et maintenant, le petit Ari est devenu un bloggueur, il a bossé pour des dot com (comme tout le monde) mais c'est fini (comme tout le monde), il aime bien Brice de Nice, il a même son permis de conduire, c'est dire s'il a réussi dans la vie. Content de t'entendre par la voie cyber, amigo.

lundi 1 mai 2006

De la correction des copies comme métaphore de la vie

Je n'aime pas jardiner, et j'aime rarement bricoler. Cela ne veut pas dire que je suis un manche, mais c'est une question de motivation. Et puis de temps en temps, l'éclair, la force indomptable, ça peut arriver le dimanche midi alors que je suis encore en guêpière, hop, j'abats de l'ouvrage. Hier par exemple, des amis étaient encore là, on venait à peine de quitter la table (à 17h, ça vaut mieux) et le jardin (dieu sait si je m'en fous habituellement) m'a semblé être à point, la lumière de fin d'après-midi dorait des zones de terre grasse, avec quelques pousses qui osaient pointer leurs petites feuilles aventureuses, on est naïf à cet âge-là.
J'ai attrapé le scarificateur et ai retourné la terre puissamment, tel Auguste le Semeur. Hop, la boite de gazon pour faire pousser à l'ombre (une escroquerie du marketing, paraît-il) et en avant Auguste, vas-y comme je te pousse, comme le dit le grand philosophe Francis Cabrel "Moi je voudrais que l'on s'aime... des graînes de folie".

Il en va de même pour la correction de copies. Travail peu noble, fastidieux, ultime, celui qu'on repousse jusqu'à la dernière minute. Celui qu'on accouche dans la douleur, ou dans la sérénité. Tout est question de decorum et de préparation. Voici ma check-list :
  • une sieste dans l'après-midi, avec cette arithmétique paradoxale, mais juste, que le temps perdu à dormir dans l'après-midi permettra de passer une partie de la nuit à corriger
  • personne dans l'entourage, tout le monde est au dancing, ou couché
  • de la musique, préférentiellement le coffret Tracks de Bruce Springsteen (avec 4 CDs, j'ai de quoi avaler des paquets de copies)
  • quelque chose à boire, ou à manger, à portée de main
  • un bon siège (ce soir, c'est par là que ma sérénité est entamée, en même temps que mon fondement)
Tout est dans l'harmonie : dans les bonnes conditions, c'est un plaisir de planter du gazon... ou des étudiants.