Blogthib, ou thibierge.flou

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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

lundi 4 décembre 2006

CD écouté / DVD vu : Tryo fête ses 10 ans...

Je trouvais cela très paradoxal, pour ne pas dire complètement stupide, de regarder un concert de Tryo sur un DVD. Soit on est dans la salle, soit on écoute un CD, mais regarder un concert sur un écran de télé ou d'ordinateur portable, c'était comme de faire des palmes dans un bocal à poissons rouges.
Eh bé non, voilà une expérience qui est fort intéressante.
Tryo Le DVD (Tryo fête ses 10 ans..., Salut Ô productions, 2006) est en fait constitué de 2 DVDs (le concert, et les bonus) et d'un CD du concert.
Tout cela se regarde et s'écoute avec beaucoup de plaisir. J'avais d'abord peur de la confrontation "tryo petit groupe à petites salles" et "Zenith de Paris grande salle commerciale". Le début en est impressionnant. Une foule, que dis-je, une succession de vagues de bras qui, filmés par la caméra, donnent l'impression d'une mer aux rivages très très lointains. 1er effet kiss cool d'un film de concert : on est successivement au-dessus, en face, sur les côtés, bref, c'est du match de foot dans son fauteuil, avec tous les ralentis et les gros plans qui vont bien. Bon OK, il y a la foule, dense, remuante, on entend le groupe qui a commencé à jouer, mais où sont-ils ? La scène est vide...
En fait, Tryo commence ce concert par une mise en jambes, sorte de pot-pourri de leurs différentes chansons, en partant du fond de la salle. Diablement impressionnant, parce qu'ils progressent doucement, à 4, au milieu de la foule, égrenant différentes chansons, passant de l'une à l'autre tout en se rapprochant de la scène, avec tous les spectateurs qui les voient arriver, passer devant eux, sans aucun service d'ordre visible, du genre "pardon vieux, je passe". Superbe. Comment transformer une gigantesque salle de concert, remplie comme un oeuf, en happening humain.
Puis ils arrivent à la scène, et le concert démarre. Et là encore, je suis bluffé, probablement parce que je ne vais plus aux concerts depuis des années : il y a une vraie mise en scène, des éclairages, des décors, l'utilisation judicieuse des grands écrans (non pas pour dupliquer les visages des interprètes, mais pour passer des séquences, voire permettre au groupe de jouer avec les images). Il y a du Pink Floyd là dedans, quand l'expérience était autant visuelle que sonore, bref, psychédélique.
2ème effet kiss cool : un DVD de concert, c'est comme un CD : on peut sauter des chansons, revenir en arrière, et cela procure un grand confort. Je touche du doigt, pour la première fois, l'opposition "match de foot vu depuis le terrain" / "match de foot vu à la télé", mais là, avec une dimension supplémentaire : c'est moi qui décide quelle action de jeu je vais regarder à nouveau, je file directement au solo qui me plaît, je reviens à l'intro. Mon concert personnel, en quelque sorte.
Et la musique là-dedans ? C'est amusant, parce que l'on sent le groupe qui a beaucoup tourné, qui se sent à l'aise sur une scène, probablement même plus que dans un studio. Cela me rappelle tous ces groupes qui se sont formés sur le tas, directement dans des petites salles de concert, et la notoriété est venue progressivement, après : Les négresses vertes, La mano negra, et depuis plus longtemps encore, Bill Deraime ou Paul Personne. J'aime bien ce côté "on a 10 ans de galères, de petites salles et de routes de campagne derrière nous". Du coup, cela donne des chansons très fluides, avec toutes les ruptures qu'on peut souhaiter par rapport au studio, chaque chanson est réinventée.
J'arrête là le panégyrique, mais cela le méritait : le mariage improbable d'un support pro-cocooning (le DVD) et d'un événement qui ne peut être que public (le concert) ne m'aurait pas semblé aller de soi. Je me trompais. Bien joué les ptits gars.

mardi 14 novembre 2006

Mes journées s'effilochent...

L'effet bénéfique - et magique - des vacances s'est dilué dans un quotidien très travailleur. J'ai fait 16h de cours en deux jours. J'ai travaillé une quinzaine d'heures sur un cas d'analyse financière que j'ai finalement jeté. Je trimbale dans mon sac à dos une demi-douzaine de livres lus dont (je dois ? / j'aimerais ?) faire une critique. Le projet Magnolia meurt dans le silence, et j'hésite à le lancer dans le domaine public. Les autres projets sont au point mort (sauf, peut-être, Hermès, projet récent qui est alive and kicking, et pour lequel je vais à un apéro ce soir).
Envie de m'acheter un bloc-notes en Canson et de dessiner à l'encre de Chine.
Au milieu de la nuit, je lis des poèmes chinois, ou une BD de Cosey.
J'ai deux batanas au compteur, deux ubuntus dans ma besace. Et je vois des contributeurs fidèles continuer à encercler le quotidien. C'est bien.
Et puis JJ Cale a composé un nouveau CD qu'il partage avec Clapton. Pendant 5 mn, hier soir, j'ai été sur un nuage, allongé, laid back.

vendredi 27 octobre 2006

Filogage #1 - CD gueulasse

Ce qui me plaît, dans la dématérialisation / numérisation des supports, c'est qu'ils en deviennent inaltérables. Je viens de mettre un vieux CD de Suzanne Vega dans mon ghetto blaster de djeun, et paf, la deuxième chanson ne passe plus. J'ai déjà eu le coup avec Reptile, de Clapton, ça m'énerve. Quand j'achète un disque, je n'ai pas le sentiment d'acheter un support physique corruptible : j'achète le droit de posséder, et écouter quand je veux, où je veux, un ensemble de chansons. Bref, quand j'achète un CD, je pense que j'achète 12 à 15 morceaux en MP3, copiables à l'infini (pour, et uniquement pour moi, vu que j'ai payé les droits d'auteur), donc un plaisir éternel. Ok, je devrais vérifier que mes enfants ne jouent pas au hockey avec les CDs, mais quand même, ça m'énerve.

mardi 10 octobre 2006

Rock 'n Pop Hall of Fame

La photo est clairement vintage, mais elle obéit à la 4ème loi de la thermodynamique du Web .

A l'époque, j'avais fait une liste des intros de rock pop "qui me donnaient l'impression qu'on me grattait le haut de l'épine dorsale". La voilà, de mémoire, et forcément incomplète (sans ordre, sinon celui, aléatoire, de ma mémoire). Je tiens à remercier radioblogclub, qui m'a permis de faire un premier tour. L'inconvénient est que, par capillarité, j'en viens à rajouter des morceaux, et au bout d'un certain temps, je ne sais plus si cela mérite vraiment de rentrer dans cette liste. Seule contrainte : ne pas citer deux fois le même auteur ou interprète. Allez, basta, c'est bon.
Les intros :
  • Andy Warhol, David Bowie
  • Stool pidgeon, Kid Creole and the Coconuts (version concert à Essen, pas la version disque)
  • Hold the line, Toto
  • Abacab, Genesis
  • Layla, Eric Clapton (version acoustique, mais la version historique est bien aussi)
  • Message in the bottle, Sting (version acoustique du Secret concert). J'aime bien aussi Can't stand losing you (Police).
  • We will rock you, Queen (et aussi The show must go on)
  • Sunday Bloody Sunday, U2
  • It's only love, Bryan Adams (avec Tina Turner)
  • The River, Bruce Springsteen
  • Cold as ice, Foreigner
  • Harden my heart, Quarterflash
  • Rien de nouveau, Bill Deraime (première version)
  • Cocaine, JJ Cale
  • Take the long way home, Supertramp
  • Idéal simplifié, Laurent Voulzy

Les intros qui montent en puissance :
  • Gimme shelter, Rolling Stones
  • The Healer, John Lee Hooker / Carlos Santana (intro à 3 étages)
  • Night boat to Cairo, Madness
  • Black Magic Woman, version de Carlos Santana
  • La Grange, ZZ Top
  • Stray Cat Strut, Stray Cats
  • Cortez the Killer, Neil Young

Les intros parce que je suis une midinette disco :
  • Stayin Alive, Bee Gees
  • Saturday night fever, Bee Gees
  • Grease, Frankie Valli / Barry Gibb
  • In the navy, Village People

Les intros soft (mais là on peut y passer la nuit, on en fera donc un autre thibillet - ou pas, comm d'hab) :
  • Shape of my heart, Sting
  • Dark Star, Crosby Stills & Nash
  • Ol' 55, Tom Waits
  • On the beach, Chris Rea
  • Jaguar, Laurent Voulzy

Et dans les morceaux de fous furieux :
  • Careful with that axe, Eugene, Pink Floyd (dans Ummagumma).

Les listes qui resteraient à faire :
  • Les intros soft (concept à définir)
  • Les morceaux à capella, ou quasi
  • Les morceaux planants (concept à définir)
  • Les instrumentaux

lundi 18 septembre 2006

Livre lu - Nick Nornby : Haute Fidélité

Je commence aujourd'hui le long trajet de mise à jour de mes critiques de livres / disques. Les mails viendront après, puisque je suis toujours en over-danaïdes.
Haute Fidélité (10/18, n°3056, 1999, 254 p.) fait partie de ces livres à listes, je trimbalais ce titre dans ma tête depuis plusieurs mois (années ?), car je l'avais coché dans mon petit guide Fnac des 200 livres des 10 dernières années. Au passage, c'est une merveille, ce petit guide Fnac (j'en avais parlé ici), avec son système de correspondances ("si vous avez aimé untel, vous aimerez untel").
Donc, qu'ai-je aimé dans Haute Fidélité, et quelles sont les correspondances spontanées qui me viennent à l'esprit ? C'est un livre à la première personne, qui, plus qu'une autobiographie, est une mise au point de la vie du héros, anti-héros trentenaire qui baigne dans la musique, étant donné qu'il a un magasin de disques. Le style est évidemment pince-sans-rire (tout cela est très anglais), avec de très bonnes observations, et puis une histoire qui, ma foi, balaie 30 ans de déconvenues personnelles sur fond de musique pop et R'n'B.
Cela me donne envie (tout livre bien écrit me donne envie de faire quelque chose) de refaire des listes, comme ce soir d'il y a quelques années, où sur le comptoir d'un bar estudiantin, j'avais fait la liste des plus grandes intros de rock...
De voir ce personnage se dépatouiller de ses histoires pourrait être uniquement drôle, mais il y a un fond plus profond, plus personnel : on hésite à rire de sentiments, de pensées, dont on se dit qu'on pourrait les avoir un jour, ou bien, qu'on en est pas passé loin... Je m'attendais aussi à ce que la musique soit plus présente, mais la vérité est que la musique est très présente dans ce livre, simplement, je ne connais pas tant de morceaux que cela, à mon grand dam. Avis aux musicophiles...
Les gens s'inquiètent de voir les gosses jouer avec des pistolets, les ados regarder des films violents ; on a peur qu'une espèce de culture du sang ne les domine. Personne ne s'inquiète d'entendre les gosses écouter par milliers - vraiment des milliers - de chansons qui parlent de coeurs brisés, de trahison, de douleur, de malheur et de perte. Les gens les plus malheureux que je connaisse, sentimentalement, sont ceux qui aiment la pop music par dessus tout.
Nick Hornby, Haute Fidélité, 10/18, n°3056, p. 25.
Correspondance : David Lodge, s'il s'était focalisé sur un gars qui aime bien la musique pop, aurait pu écrire ce genre de livre. De l'analogie avec David Lodge, je retiens aussi la pratique d'effets de style qui changent, c'est-à-dire, l'utilisation d'un style particulier à un moment donné, pour transmettre des sensations patriculières (par exemple, dans Thérapie, David Lodge utilisait à un moment des "rapports" (rapport de police, compte-rendu à une psy, etc.) pour retransmettre les points de vue des différents personnages.)

lundi 4 septembre 2006

Chanson triste... et positive

La journée n'est pas fantastique, mais se termine bien (en fait elle n'est pas terminée, j'en suis à la diapo 14 et il y en a 71...). Je me suis battu une bonne partie de la journée pour faire une présentation qui soit pédagogique (air connu, ça fait 14 ans que je retravaille les mêmes docs, ils sont plus polis que des galets, mais je rajoute, j'enlève, pffff).
J'en étais à me dire : "ordi de brenne, OpenOffice de chienlit, web excrémentiel" quand j'ai découvert (via le Standblog) ce vidéo clip.
La chanson est déjà plaisante à mes petites oreilles fatiguées, mais quand je vois qu'avec un bête appareil numérique, un minimum de talent artistique, et Internet, ce petit gars diffuse ses créations à tout le monde (enfin, le monde connecté...), je me dis "la révolution est en marche, camarade". Tout explose. Les notions de diffusion, valeur, business model, échange, développement, plus rien n'a la même signification. Je comprends que dans certaines entreprises, des gens tremblent, moi aussi je tremble, mais c'est d'excitation : quel beau monde ça pourrait faire...
Une de mes collègues me disait "avant, le développement durable, je n'y croyais pas, je me disais 'tout ce que je peux faire, c'est une goutte d'eau'. Aujourd'hui, j'agis à mon niveau, car l'océan n'est composé que de gouttes d'eau". J'aime bien ce vidéo-clip goutte d'eau.
Et je pense que ce que nous vivons est assez unique dans l'histoire de l'humanité (j'y vais franco, hein, c'est un thibillet court).
Donc voilà, comme d'hab j'ai plein de projets, de bonnes résolutions... Et encore une soixantaine de diapos à retravailler.

(Mise à jour, à 00h08 le lendemain : Ayé, fini, flappi. Me mangerais bien une choucroute, là...)

mercredi 30 août 2006

Musique - Tryo - Mamagubida

Oui, je sais, je date, cet album est sorti en 1998, mais je l'avais entendu à l'époque, et d'enthousiasme, je l'avais acheté, et aussi offert à mon beau-frère (celui qui m'a emmené aux urgences dans la nuit de vendredi à samedi, pour un calcul (lithiase) somme toute assez douloureux). J'ai racheté cet album (je l'ai trop prêté, un jour il n'est pas revenu)

Ce soir, je découvre "Babylone". J'aimais déjà beaucoup "L'hymne de nos campagnes", "Salut ô", "La main verte", "France Telecom", mais peut-être est-ce la soirée, le moment, la nuit, je me trouve en phase avec la douceur combattive de Babylone. Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, mais Babylone, c'est l'apogée du monde occidental, la cité tentaculaire, l'anti-thèse de la liberté selon les rastas.
Quelques exemples:
  • Babylone, tu déconnes, de Bill Deraime, dont je pourrais vous parler des heures (barbu shooté au blues et à la recherche du bonheur, une valeur sûre mais non reconnue)
  • Bob Marley, évidemment
  • Même dans Matrix 2, leur cité de Zion, c'est l'anti-babylone. (cf. Bob Marley "Lion in Zion")
  • Et puis Tryo
Je voulais vous mettre des mots, des paroles, mais c'est comme "Babylone tu déconnes", ce sont des morceaux qu'il faut écouter, car les mots seuls évoquent peu de choses, tandis que les mots sur une mélodie, ça change tout.
Un de ces jours, je vous ferai une compilation, comme dans Haute Fidélité de Nick Hornby (cf. thibillet précédent), il y aura du Clapton, du Bill Deraime, Chris Rea, et même du JJ Goldman, c'est dire...

En attendant,
Je me tire
(Babylone)
Je me tire
(Faut que je respire)
Je me tire
(Babylone)

Tryo, Babylone, in Mamagubida, Yelen Musiques, 1998.

mercredi 3 mai 2006

Cela faisait déjà quelques jours...

... que je voulais citer Nougaro, qui est - une fois de plus - d'actualité.
Les poumons du printemps exhalaient leur première haleine de peste paradisiaque.

Claude Nougaro, dans Plume d'ange, musique de J.-C. Vannier, 1977.

lundi 1 mai 2006

De la correction des copies comme métaphore de la vie

Je n'aime pas jardiner, et j'aime rarement bricoler. Cela ne veut pas dire que je suis un manche, mais c'est une question de motivation. Et puis de temps en temps, l'éclair, la force indomptable, ça peut arriver le dimanche midi alors que je suis encore en guêpière, hop, j'abats de l'ouvrage. Hier par exemple, des amis étaient encore là, on venait à peine de quitter la table (à 17h, ça vaut mieux) et le jardin (dieu sait si je m'en fous habituellement) m'a semblé être à point, la lumière de fin d'après-midi dorait des zones de terre grasse, avec quelques pousses qui osaient pointer leurs petites feuilles aventureuses, on est naïf à cet âge-là.
J'ai attrapé le scarificateur et ai retourné la terre puissamment, tel Auguste le Semeur. Hop, la boite de gazon pour faire pousser à l'ombre (une escroquerie du marketing, paraît-il) et en avant Auguste, vas-y comme je te pousse, comme le dit le grand philosophe Francis Cabrel "Moi je voudrais que l'on s'aime... des graînes de folie".

Il en va de même pour la correction de copies. Travail peu noble, fastidieux, ultime, celui qu'on repousse jusqu'à la dernière minute. Celui qu'on accouche dans la douleur, ou dans la sérénité. Tout est question de decorum et de préparation. Voici ma check-list :
  • une sieste dans l'après-midi, avec cette arithmétique paradoxale, mais juste, que le temps perdu à dormir dans l'après-midi permettra de passer une partie de la nuit à corriger
  • personne dans l'entourage, tout le monde est au dancing, ou couché
  • de la musique, préférentiellement le coffret Tracks de Bruce Springsteen (avec 4 CDs, j'ai de quoi avaler des paquets de copies)
  • quelque chose à boire, ou à manger, à portée de main
  • un bon siège (ce soir, c'est par là que ma sérénité est entamée, en même temps que mon fondement)
Tout est dans l'harmonie : dans les bonnes conditions, c'est un plaisir de planter du gazon... ou des étudiants.

mercredi 8 mars 2006

Musique - Eric Clapton - Back Home

J'ai gagné un pari (je ne parie qu'à coup sûr, ou quasiment, c'est typiquement de la finance comportementale), et donc me suis vu offrir - à ma demande - le dernier Eric Clapton : Back Home.
Mon histoire avec Eric Clapton dure depuis facilement 20 ans, donc je ne pourrai pas me vanter d'être objectif. Mais ce disque, dans la même veine que le pré-précédent (le magique Reptile), est une source de jouvence. J'aime bien ce petit gars. Il a réchappé à la drogue, à l'alcool, aux morts de ses amis, au décès de son fils, et il continue à composer et à jouer. Il a des heures de vol, mais moi aussi, nous vieillissons en parallèle, et en ce qui le concerne, je trouve qu'il vieillit bien. Ce dernier album est un tribut aux musiciens qui l'ont orienté, ou influencé. Dans cet album, on le voit avec sa femme et ses trois filles, apparemment sur le chemin de la sérénité, ou plutôt, soyons simple : du bonheur.
Et puis, comment ne pas résister au premier morceau de l'album, So tired, alors que je suis encore en over-burn du semi-marathon...