Blogthib, ou thibierge.flou

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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

lundi 18 décembre 2006

Décimer les importuns

L'inconvénient, d'avoir une ligne téléphonique qui marche à nouveau, ce sont les démarcheurs qui appellent "pour m'informer des toutes nouvelles dispositions fiscales". J'ai une solution pour éviter ces fâcheux, qui m'est apparue cette nuit vers 4h du matin.
Cela part du syndrôme du bon skieur. Quand on est skieur débutant, on passe 15 minutes à remonter la pente (tire-fesse, télésiège, tire-fesse) et 2h à la descendre. Rapport plaisir-emmerdement : 8 pour 1. Quand on est bon skieur, on passe 15 mn à monter (non, les bons skieurs ne montent pas plus vite) et 5 mn à descendre. Rapport plaisir-emmerdement : 1 pour 3.
Au téléphone, qu'est-ce qui prend peu de temps au démarcheur ? Le temps de composer le numéro...
On a connu (j'ai connu) les numéros à 7 chiffres, puis à 8 chiffres, puis à 10 chiffres. L'inflation de la population nous conduit inéluctablement à des numéros avec plus de chiffres, ou avec des décimales. Au lieu de composer 01 42 52 62 72, il faudra composer, pour certains, le 01 14,72 26,743.
"Cela ne change rien", direz-vous. Que si.
Si vous voulez être mis en liste rouge, vous demanderez à avoir un numéro fraction.
Le démarcheur qui voudra m'appeler à mon numéro "2/3" sera obligé de composer "zéro virgule six six six six six six six (etc. à l'infini)". Même Rachmaninov, y pourra pas me joindre...

vendredi 15 décembre 2006

Free, Free, set me Free

(Note technique, et note d'humeur)

Non-Freenautes, passez votre chemin, ou continuez à lire, pour vous foutre de moi. Freenautes, ceci est un thibillet très long. Alors je teste les ancres :

Etat du problème

1ère réaction : « ça doit être de ma faute »

2ème réaction : « j'ai fait le boulot, que va me répondre Free »

3ème réaction : « foin des messageries, engueulons-nous avec un humain »

Conclusion : quelques conseils, qui me serviront aussi de pense-bête

Epilogue

Executive summary

Cette note sert à délayer mon exaspération, mais aussi servir d'aide-mémoire, pour moi, mais aussi pour mes petits camarades freenautes qui ont des problèmes de connexion. Accessoirement, cela servira, peut-être, à faire résoner le tam-tam de la jungle, à créer du fuzz, du buzz (non, pas de la beuze).

Etat du problème :

  • je suis abonné à Free, en dégroupage total (plus aucun abonnement France Télécom), je suis donc censé avoir de l'ADSL, de la téléphonie, de la télé (plus de 100 chaines)

  • je dépends du DSLAM de Charleville (CHA92), à 3400 m de mon domicile

  • j'ai une Freebox version 3 ou 4 (je ne sais plus) depuis 2005

  • depuis 4 semaines, je n'ai plus de téléphone (plus de tonalité, pas de possibilité d'appeler, pas de possibilité d'être appelé)

  • depuis plusieurs semaines, j'ai des déconnexions intempestives de la Freebox : 88:88, chenillard lent, chenillard rapide, et là, soit 88:88 à nouveau (et c'est reparti) soit rectangle cligno, rectangle fixe, et 88:88, et c'est reparti. Mais de temps en temps, ça connecte, quand même. (à 30 € par mois, vous me direz, ça peut).

1ère réaction : « ça doit être de ma faute »

  1. hard reboot de la Freebox : nada
  2. lecture de la FAQ Free : nada
  3. contact de Free par mail (dans la console d'administration) : réponse en 2 jours pour mon premier message, et j'attends toujours la réponse au deuxième message. C'est marrant, parce que j'ai commandé hier soir une alimentation de rechange, depuis la même console d'administration, et là, j'ai tout de suite eu un mail qui m'a dit que j'allais être débité du montant d'achat + frais de port...
  4. lecture des excellents forums de l'ADUF (association des utilisateurs de Free) : éléments de réponse, notamment sur le nettoyage d'une ligne de téléphone

2ème réaction : « j'ai fait le boulot, que va me répondre Free »

  1. envoi d'un premier mail, en substance « j'ai des déconnexions intempestives de la Freebox, quid ? »
  2. réponse en 48h (48h, quand même...) : « veuillez suivre la liste de tests suivants, et seulement quand vous avez fait tous les tests, et que c'est négatif, recontactez-nous ». On me propose notamment :
  • de faire un soft reboot (c'est fait, coco)
  • de faire un hard reboot (c'est fait, 12 fois)
  • de vérifier si tout est branché (hin hin hin)
et là, on commence à entrer dans le paranormal :
  • de tester ma Freebox avec une autre alimentation. Ah ouais, pas con, mais je la trouve où, l'autre alimentation ? Un voisin compatissant, semble-t-il, parce que Free, il veulent que je fasse le test avant de les rappeler.
  • Si ça marche pas, de tester ma connexion avec une autre Freebox que la mienne. Petites annonces de mon bled : « particulier échangiste, bien sous tous rapports, échangerait Freebox potentiellement naze contre Freebox qui marche, pour test de plusieurs jours ».
  • De tester une autre installation électrique que la mienne, dans une autre maison (non, là je déconne)

3ème réaction : « foin des messageries, engueulons-nous avec un humain »

J'appelle la hotline dédiée au dégroupage total. Là, que des points positifs (au début) : interlocuteur qui décroche tout de suite, poli, et bien équipé. Il teste à distance (depuis le Maroc, c'est là où est délocalisée la hotline, semble-t-il Edit : depuis Paris, comme me le signale un Freenaute respectueux et courtois) et me diagnostique une alimentation probablement défectueuse. Bon, on progresse. Il me recommande chaudement de trouver un voisin échangiste, car il ne peut pas m'envoyer d'alim de test. Bon, je fais un effort, je trouve (merci la solidarité de quartier, des inconnus m'ont répondu pour me dire qu'ils étaient chez Neuf, chez Cegetel, donc qu'ils ne pouvaient pas m'aider, mais c'est tout de même sympa de répondre...)

Je vais chez ce voisin que je ne connais pas, contact fort sympathique, il teste mon alim sur sa Freebox et me confirme qu'elle est naze (mon alim). Il est dans la partie (informaticien) et commence à me dessiller les yeux : moi, je suis à 3400 m du DSLAM et je n'ai jamais réussi à avoir les chaines de télé correctement. Lui est à 3500 m et reçoit les chaines parfaitement. Mais son voisin d'à côté, rien du tout.

Je rentre chez moi et recompose le numéro de la hotline au Maroc. Le gars me dit : « OK, c'est l'alim, il faut que vous en achetiez une autre ». Je tombe de haut, et lui explique que Free me rend un service, pour 30 € / mois, et ce service consiste à mettre à ma dispo une Freebox qui marche, une alim qui marche, et une connexion ADSL qui marche. Lui me répond « l'alim n'est plus sous garantie, donc c'est à vous de la payer ». Dialogue de sourds (moi : "ce que vous dites, c'est que Free ne garantit la qualité de ses alim que la première année, en bref, qu'elles ont une espérance de vie d'un an ?" Lui : "mais non, je n'ai pas dit ça"), dialogue que je coupe, car à 34 centimes la minute, le hotliner a tout intérêt à palabrer sans fin. Moi pas, car je suis un mec hyper important.

Pour conclure, quelques conseils, qui me serviront aussi de pense-bête :

  • à plus de 2500 m d'un DSLAM, il ne faut pas trop espérer avoir les chaines de télé. Dans ce cas, passer au cable (numericable) ou la fibre optique (erenis) et abandonner Free.
  • essayer de nettoyer sa ligne téléphonique comme indiqué ici : enlever les condensateurs des prises, déconnecter les fils inutiles, passer tous les fils de cuivre au Mirror, tirer un cable neuf depuis le DSLAM, demander de l'aide à E.T., frotter tous les électrons de l'air ambiant pour qu'ils conduisent l'électricité statique, faire appel à Pikachu...
  • Si Freebox déconnecter régulièrement, regarder l'alim d'un mauvais oeil.

Dans les différents moyens de s'en sortir, voici ma note (5/5 = très bien, 1/5 = d'un faible intérêt)

  • lire la FAQ Free : 3/5
  • envoyer un mail : 1/5 (quand je pense qu'il y a des personnes qui écrivent une lettre...)
  • appeler la hotline générale : 2/5
  • appeler la hotline dédiée : 4/5
  • se connecter sur les forums de l'ADUF : 5/5 (mais nécessite du temps de lecture...)

Et une ultime interrogation, qui entrera en résonance avec ma critique du livre d'Yvon Chouinard (d'ici quelques semaines...) :

Qu'est-ce que je pense acheter à Free, pour 30 € / mois ?

Qu'est-ce que Free estime me vendre pour 30 € / mois ?

mardi 12 décembre 2006

Oxymore, give me more

Je trouve le slogan « la rupture tranquille » d'une grande stupidité. Un oxymore est censé créer une surprise poétique (« un silence assourdissant » comme le propose wikipédia), et non pas une opposition de premier degré. Dans la veine de ce slogan, je propose :
  • l'incendie débonnaire
  • le changement stable
  • la progression conservatrice
  • le surmédiatisé pudique
Vous l'aurez compris, je me refuse à traiter de politique dans ces pages. En revanche, les aberrations de langage (pire : de sens), fût-ce au nom de la créativité, m'insupportent. J'y vois, dans ce cas, un mélange à parts égales entre une inculture chic, et la volonté démagogique de réconcilier tous les électeurs. Tiens, puisque le discours sécuritaire fait florès, et que d'autre part, tout(e) bon(ne) candidat(e) se doit d'avoir des idées sociales, je propose le slogan absolu (qui est bien entendu un oxymore) :
  • la sécurité sociale.

vendredi 8 décembre 2006

J'ai bien fait de m'habiller en noir...

Là, ça merde pas mal, ce matin. C'est pas la bonne journée, et pour paraphraser la chanson des Rembrandts (générique de Friends), c'est probablement pas la bonne semaine, pas plus que le bon mois.
Envie de me casser au Klondyke, tiens. Une bonne (?) nouvelle quand même : Linux Ubuntu 6.06 tourne sur mon portable depuis hier soir, en double boot avec Windows 2000 Pro. Petit sentiment de liberté.

jeudi 30 novembre 2006

Et Dieu créa Tif

On dirait que je serais consultant, ou cotch. Mon domaine de prédilection, ce serait la créativité. Je n'aurais comme contacts que des personnes haut placées, dans des entreprises ou des administrations. Ensemble, nous déciderions de ce qui serait bon pour les salariés opérationnels (ils ont le nez dans le guidon, ils ne savent plus ce qui est bon pour eux). J'adorerais ces séances de créativité avec ces gens haut placés. Quand le projet serait bien mûr (et l'acompte versé), ils n'auraient plus qu'à vendre ça en interne. Ce ne serait pas facile : les cadres moyens ont souvent des exigences au-delà de leurs compétences. S'ils n'y avait pas assez de participants, il faudrait leur forcer la main, pour leur sortir le nez de leur guidon, et exiger qu'ils participent à ce grand projet.
Ce que je vendrais le plus, ce serait "créativité débridée pour cadres bridés". La logistique serait légère (pâte à modeler, lego, feutres, papier) et c'est moi qui serais l'étincelle dans ce magma humain. Je me vendrais très cher : c'est la seule manière de prouver que ce que je fais a une valeur.
Ce serait épuisant de les remuer, et puis peu à peu, je laisserais dériver ça vers la psychothérapie de groupe : chacun exprimerait ses rancoeurs, et ils en viendraient même à suggérer des solutions. Je ferais semblant de prendre des notes, le but est dans le chemin, on ne s'intéresse pas aux résultats. J'aurais des expressions comme "apprenez à changer votre regard", "les problèmes sont comme les facettes d'un diamant", "vous serez ambassadeurs de ce projet".
Mes lectures favorites, écrites par mes gourous, seraient : "formateurs de formateurs : passez à la Créativité créative" et "Coqnition, volition et démolition : game over".
Il n'y aurait pas d'évaluation à la fin, car si un résultat est quantifiable, ce n'est pas un résultat intéressant.

Ce que j'ai appris aujourd'hui : il y a des institutions qui ont des patères à l'intérieur des WC. On peut y accrocher sa veste avant de poser culotte. Je vais suggérer un séminaire de créativité dans mon école, on n'en est pas encore à ce niveau de raffinement.

lundi 27 novembre 2006

Rhaaaaa !

C'est super les extensions pour écrire un billet de blog rapidement. Hop, on écrit directement dans le navigateur. Hop, on insère des liens en surfant en même temps. Hop, on laisse libre cours à son imagination sans réfléchir, sans contrainte.
Hop, on efface tout par erreur.
Hop, on a tout perdu.
Je n'en peux plus de cette technologie. Tant pis, vous n'aurez pas le billet "Blogs et fantasmes".
ça m'énerve...


powered by performancing firefox

vendredi 24 novembre 2006

Des torrents de bits...

Bad Days Comme annoncé, voici un long thibillet sur mes pérégrinations dans le no man's land de l'erreur 404, et quelques réflexions émincées par dessus.


En quelques boulite poïntz :
1. mon blog a subi un dépassement de trafic
2. mon hébergeur m'a facturé (et continue à me facturer) les Gigas de trafic en trop
3. je n'ai pas payé avant de comprendre ce qui se passait
4. mon hébergeur m'a couiqué hors de la toile
5. j'ai donc payé... mais ma vengeance sera terrible !!!

Déroulé des opérations, avec quelques leçons d'existence à chaque étape, voire des interrogations technologico-économiques


A. Les statistiques, tiqueu tique


En Octobre, j'ai eu 127 869 visiteurs, dont 89 696 visiteurs uniques (les autres, c'est pas qu'ils viennent à plusieurs, c'est que ça peut être plusieurs fois le même, par exemple, moi, je me visite beaucoup, pour voir si je suis là, ou dans les limbes de l'erreur 404). En Novembre, 84 303 visiteurs uniques (et c'est pas fini).

La classe.

Pour mémoire, le "pape des blogs" (ce qui est une contrepèterie : le pope des blagues, ou le plop des bagues) a, selon son propre aveu, 130 000 visiteurs uniques par mois.

La grande classe pour moi, je tutoie les grands. (Mais il m'en coûterait que ces grands ne me vouvoyâssent pas) (oui, je sais, c'est simplement "vouvoient", mais je suis chez moi, tant que l'huissier ne gare pas sa 404 devant ma porte).

Tout cela c'est du vent, à double titre. D'abord, et c'est évident, parce que ce n'est pas le nombre qui fait la qualité, au contraire, comme disait Chamfort, « Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle a convenu au plus grand nombre. » (merci à bribes.org, qui cite ses sources, je croyais que cette citation, dont j'abusais, était de Michel Foucault...)

Ensuite, et surtout, parce que la majorité de ces visiteurs uniques a commencé à débarquer, que dis-je, à se déverser, à dégouliner, depuis le 12 octobre 2006. Certains (moi le premier) en ont conclu que ces visiteurs étaient de ces spammeurs que j'ai fustigé à de nombreuses reprises. Pas du tout, c'est moi qui ai introduit le loup dans la bergerie.


B. Ils veulent tout pour la musique, tout pour la musique...


Le 12 octobre, c'est le lendemain du 11. Jusque là, tout le monde suit ? Et le 11 octobre, j'ai mis en ligne deux thibillets, dont un juke-box de mes intros préférées, d'abord sous Radioblogclub, puis avec Zanorg.

C'est depuis ce jour là que je suis passé, grosso-modo, de 18 000 visiteurs uniques par mois, à presque 90 000.

Vous allez dire : "De quoi se plaint-il, ce gros verrat ? Il s'engraisse de visiteurs, il mange l'IP des Français" etc.

Il se plaint des faits suivants :

  1. les 72 000 visiteurs surnuméraires ne viennent que pour pomper les fichiers musicaux (ce dont je me battrais l'oeil, s'il n'y avait les points suivants)
  2. les fichiers musicaux sont lourds
  3. 72 000 x 2 megas, ça fait 144 gigas
  4. mon fournisseur d'accès m'autorise 25 gigas de traffic par mois, tout giga supplémentaire étant facturé 1 € pièce (ça fait pas cher de l'octet, certes, mais quand même...)

Le dilemme était donc : continué-je à mettre en ligne des morceaux de musique, dont les chiffres montrent clairement qu'ils sont téléchargés massivement au mépris des droits d'auteurs (voui, voui !), et c'est moi que je paie le transport,
ou bien,
supprimé-je les dits morceaux ? (tout en payant les factures accumulées)

J'ai supprimé les dits morceaux. D'autant plus que, les petits malins, ils ne téléchargeaient pas seulement les morceaux de zanorg (que j'avais mis sur la page), mais aussi ceux de radioblogclub (que j'avais initialement mis, puis supprimés de la page, mais pas de mon site).


C. Savez-vous planter des sous ?


A l'époque, je m'étais frotté les mains : pour un symbolique 12 € / an (formule Mega Top Premium Club), j'avais non seulement un nom de domaine (blogthib.com, pour ceux qui ne suivent pas), mais aussi un hébergement de mon site.

Content j'étais.

J'avais oublié la sacro-sainte loi d'Internet (et notamment du Web 2.0) : "quand c'est gratuit, ou pô cher, cherche quel est leur business model".

Le business model, en l'occurence, c'est "on va laisser ce gros porcidé engraisser son site, et là, TCHAC ! on va lui tondre du 80 € par mois d'excédents de traffic jusqu'à ce qu'il passe à la formule Excellency Golden Standard VIP (5 € / mois), voire à la Super Mammouth Ambassador of  the Eldorado (20 Teraoctets de traffic quotidien, 10 000 adresses e-mail, 1 zillion de spams, 257 € / mois HT)"

J'en profite alors pour énoncer une autre sacro-sainte loi de la Vie : "quand tu veux économiser trois sous, quelques mois après, tu en perds dix". C'est une loi valable pour les services, et pour la plupart des biens (mais pas les fers à repasser, et je ne pense pas, non plus, les ordinateurs portables).

D. I want to break free !


Je me suis dit "Mes cocos, il fera chaud avant que je ne vous renouvelle mon abonnement pour l'année 2007". Et j'ai cherché des solutions. Du genre
  1. je me crée un autre site chez un hébergeur gratuit qui accepte le SQL le PHP et les porcinets comme moi
  2. je transfère mon nom de domaine chez Gandi (qui administre déjà l'excellent thibierge.net)
  3. j'active une redirection vers mon site libre
  4. j'installe dotclear 1.2.5 sur ce site libre
  5. je sauvegarde ma base MySQL et la dumpe (ouais, je me la pète) sur ce nouveau site

Classieux, non ?
Eh ben ça marche pas :-(

E. Nous n'avons pas les mêmes valeurs... et les vôtres sont les bonnes

Là, on commence à toucher à la quête philosophique. Si j'ai opté pour Dotclear comme plate-forme de blog, ce n'est pas par snobisme ("moi je triture du PHP au petit-déjeuner") ni par radinerie (parce qu'à 5€ par mois, je pense que je peux me le payer), mais pour garder un contrôle total. Cela me permettait de sauvegarder régulièrement mes billets, voire l'architecture totale du blog, et le jour où je change de serveur, hop, je réinstalle tout là-bas, et l'internaute ne voit rien (ce qui est le but).

Las.

Depuis 11 mois, j'ai passé des heures à écrire des trucs en PHP, j'y comprends rien mais je m'accroche, je cannibalise des forums, je fais des copier-coller sauvages dans des lignes de code sans savoir ce que je fais ("mais c'est quoi un padding ?"), tout ça pour pouvoir être libre. Résultat : dès que je transporte mon blog ailleurs, a marche pas.
Par la malepeste.
Donc, vous avez tous raison, avec vos plate-formes de blog préformatées en ligne : moindre perte de temps, aucun souci technique, bref, vous êtes au coeur de l'objectif : bloguer.
Cette frustration, je l'éprouve aussi avec OpenOffice. Bon sang, j'y crois, au modèle d'une suite qui serait libre et gratuite pour tous, mais aussi complètement intégrée (UNE suite, pas PLUSIEURS logiciels rassemblés), et j'y ai consacré du temps sur les dernières années. Mais il y a des fois, j'ai envie de jeter l'éponge et de repasser tout sous Word, Excel et PowerPoint. (soyons francs : pour l'instant, je n'ai pas pu les quitter entièrement).
Et c'est aussi pourquoi j'hésite à passer à Linux (pourtant, une distribution qui s'appelle Ubuntu, ça ne promet que du bonheur...)

Ajoutez à cela que ça fait 15 jours que je n'ai plus de téléphone, et que je n'ai plus eu d'ADSL pendant 6 jours : hier soir, je me suis dit "basta, retour chez France Télécom, y en a marre".
Marre d'une liberté trop cher payée, moi je veux juste que ça marche.

jeudi 23 novembre 2006

Perdu dans la 2.0 ème dimension

Les plus assidu(e)s parmi vous l'auront noté : j'ai eu comme un passage à vide. Pas moi perso (quoique, ma nuit de lundi à mardi, ça a été Grand Grand Grand), pas moi non, mais mon moi identité 2.0 (et quelques cornichons), c'est-à-dire mon bleug.
Plouf, disparouch un jour.
Aujourd'hui, plouf, réapparouch !

Je sais parfaitement pourquoi, mais c'est le comment qui m'intéresse le plus. Et pour cela, je vais investiguer. Cela donnera lieu - à court terme - à un thibillet techno-web-économique comme j'en mitonne trop rarement, et - à plus long terme - à un changement possible d'hébergeur, parce qu'on ne me la fait pas.
Mais notez déjà que c'est de votre faute, à vous tous.
Et que plus vous me lisez, plus je risque de re-disparaître, pffuit.
Voici donc le temps du sevrage (car entre sevrage et servage, il y a juste la plaçounette d'une lettre qui change).

vendredi 17 novembre 2006

Spam dans ta tronche

Depuis un mois et quelque, mes 3 lecteurs assidus, et les deux blondes qui essaient de comprendre, auront vu proliférer quantité de commentaires qui avaient la particularité :
  • de vendre des trucs vasodilatateurs
  • de disparaître dès que je faisais un peu de ménage
Mais les journées sont courtes, les nuits occupées, et je ne conçois pas de définir mon rôle de héros du quotidien par ces mots : "heu bonjour, mon rôle dans la vie, c'est de supprimer les commentaires spam sur mon blog".

Il a fallu l'effet 1-2-3.
  1. La première lame coupe le poil. C'est Spamplemousse qui s'y colle. C'est un plugin Dotclear (utilisateurs de plate-formes de blog, passez votre chemin, tout en m'envoyant un chèque) que l'on peut éduquer manuellement avec des mots comme "porn", "teen", "viagra" et "caniche". C'est la Grosse Bertha, ça dézingue tout ce qui passe dans le ciel, efficace, certes, mais plus le temps passe, plus les artilleurs fatiguent (ou plus les spammeurs apprennent à zigzaguer dans les nuages).
  2. La deuxième lame tire le second poil et recoupe le premier. C'est Spamclear, qui est un filtre anti-spam bayesien (Monsieur Jean, vous pouvez expliquer aux autres, que je comprenne ?) qu'on éduque en disant "ça c'est blanc, ça c'est noir, ça c'est blanc, etc." Fastidieux, mais efficace, mais fastidieux. Et il reste encore des spammeurs darwinniens qui s'adaptent aux mutations de l'environnement.
  3. La troisième lame, lame ultime, lame fatale. Spamtimeout, je t'explique, même que tu vas rien comprendre avec ta cervelle de singe, c'est une lame qui déplace le poil à couper. Depuis que je l'ai installé (hier) et que j'ai modifié les fichiers php avec des instructions en volapük, ya plus rien qui passe. Glâbre, le blog.
Ce qui est merveilleux, ou affligeant, c'est que je viens de faire un thibillet pour dire, en substance, que j'ai réussi à supprimer des choses ne devraient pas exister dans un monde gentil, bref, des choses immatérielles et immorales. C'est ma croisade, c'est mon mandat.

jeudi 28 septembre 2006

Tartine et chaussettes

Je n'ai que 20 mn pour pondre un thibillet, ce n'est pas faute d'idées, mais de temps (air connu). Dans ma liste de pré-idées de thibillets, je sélectionne sans souci celui que j'ai intitulé Monsieur jean + chaussettes et tartine (c'est un nom de code de développeur interne - comme Longhorn - en attendant la version release candidate - comme Vista - qui elle même deviendra la version 1.0 - comme Mandriva ou Debian).

Je sens que ça va être long, j'essaie de synthétiser. Monsieur Jean a des états d'âme. Ou plutôt, il modélise la journée de merde, celle où tout rate. Bien. Après lecture, cela m'évoquait deux idées : Fred Vargas et la loi de Murphy.
  1. Fred Vargas. Dans Pars vite et reviens tard, l'auteur livre sa pensée dès le début du livre : quand ça merde, quand les choses se révoltent contre toi, sois humble, ne t'énerve pas, paie ton tribut. Oui, cela va te mettre en retard, mais c'est cela aussi, payer son tribut. Pour plus d'infos, lisez le livre, vous n'aurez pas perdu votre temps.
  2. La loi de Murphy. Yog en a parlé, et je voulais ajouter un commentaire, et puis vous savez ce que c'est , la loi de Murphy joue à plein, et hop, c'est oublié. Or, j'ai traduit, quand j'étais jeune, un article scientifique sur la loi de la tartine beurrée. Je vous livre l'adresse ici, c'est un bonheur de lecture. (oui, je sais, ma page a disparu entre temps, mais qui sommes-nous, pour nous proclamer au-dessus de la loi de Murphy ?)
Après, c'est une question de lien neuronal : le même auteur a aussi rédigé à l'époque, un article sur "Pourquoi a-t-on autant de chaussettes solitaires dans nos tiroirs ?". Ce qui fait sonner une autre cloche :
  1. Monsieur Jean en a parlé ici
  2. J'en vis moi-même les âffres, puisqu'au dernier recensement, mon tiroir contenait 18 chaussettes solitaires, pour 4 couples de chaussettes appariées
Bref, la philosophie de tout cela, c'est peut-être Joséphine qui la donne : jouer le détachement, seule manière d'atteindre le nirvâna. Et pour ceux qui se demanderaient comment j'ai réussi à lier les tartines et les chaussettes : en argot, un "coup de tartine", c'est un coup de pied...

mardi 12 septembre 2006

Lithiase - Electrolyse

Il me dit "Tu comprends, là, il faut que je m'organise, il y a tous ces dossiers, je suis en retard sur le projet batana et par ailleurs, on ne me donne pas les moyens, et ma famille là-dedans, hein, et je ne te parle pas de ma famille seulement, j'existe aussi en temps que personne et"
BZZZZZZ.
Ses yeux deviennent vitreux. Une voix monocorde prend le relais. "Pause. Veuillez patienter." Sa main ouvre convulsivement un tiroir, elle en tire un cylindre gris, elle éjecte le même type de cylindre fumant dans son dos, le remplace par le neuf. Ses yeux se rallument et il dit
"Et je ne te parle pas de ma hiérarchie,tu sais, j'essaie de ménager tout le monde"

Je quitte son bureau, il continue à parler en fixant le mur gris.

mercredi 30 août 2006

E-mail à l'endroit, e-mail à l'envers...

Je suis toujours en over-danaïdes (c'était une batana avant l'heure), mais il y a une différence majeure : j'ai arrêté de me mettre en apnée angoissée, je respire régulièrement, et le monde continue à fonctionner (y compris, et surtout, Babylone).

Je viens de formuler la règle n°17 sur l'e-mail :
  • Tout mail auquel on n'a pas répondu, celui qui reste dans la boite en attente, est un débit.
  • Tout mail auquel on a répondu, ce qui consiste finalement à renvoyer la balle dans le camp de l'adversaire, est un crédit.
  • Les créanciers (ceux à qui je dois des mails) sont impatients, et me relancent régulièrement.
  • Les débiteurs (ceux à qui j'ai répondu) sont le plus souvent silencieux pendant des semaines ou des mois.
Le corollaire de tout cela, c'est encore une fois la valeur temps : répondez dans la minute à un mail, personne ne vous en rendra grâce. Laissez le mail pourrir, répondez après 2 mois, vous serez abondamment remercié. Les intérêts se capitalisent avec le temps, c'est bien connu.

mercredi 23 août 2006

Maledizzione !!!

Je viens encore de pleuper, ça m'énerve...
Et non, la cancoillotte à l'ail n'est pas en cause, elle était loin, c'est quand ma tête s'est approchée de la hotte que j'ai pleupé.

Batana - Hragleu

Voici la batana des vacances.

Hragleu : n.m. (prononcer "hragleu", en insistant sur le r haché, ou le h airé - suivant l'état dans lequel le hragleu vous a laissé) Morceau de jambon cru, ou de saucisson, consciencieusement mâché, dont on avale la moitié, laissant l'autre moitié en bouche, les deux moitiés (bouche et oesophage) étant hélas encore reliées par un fil, une fibre, un nerf. Hragleu, hragleu, hragleu.

mardi 22 août 2006

Pensées d'après-vacances 1 : check-list location

Voici, en l'état actuel, la check-list de ma location de vacances idéale (liste à augmenter probablement au fil du temps) :
  • être près de la mer (pour la mer et le poisson frais et les fruits de mer)
  • pouvoir tout faire à vélo (plage, courses, gogo dance au Macumba)
  • être loin des voisins i.e. avoir un terrain suffisamment grand pour éviter – autant que possible – la proximité de locataires qui ont soit des horaires incompatibles, soit un volume sonore incompatible.
  • vérifier très vite que la literie est correcte (et non pas, au hasard, un vieux clic-clac sur 120 cm avec un matelas de 140 cm qui repose sur des poufs et des bûches.)
  • être proche d'un mini centre-ville civilisé : 2-3 restaus, glaciers, et surtout, une maison de la presse ou un bouquiniste.
  • Partir avec des vrais amis, qu'on peut supporter et qui peuvent nous supporter. Recette pour identifier des vrais amis qui peuvent nous supporter et qu'on peut supporter : partir en vacances avec eux, et voir.
Petit jeu de l'été : quelles conditions étaient réunies cette fois-ci ?

Choses à ne pas oublier :
  • ma cafetière italienne 10 tasses
  • une prise multiple