Blogthib, ou thibierge.flou

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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

vendredi 9 février 2007

Lapsus clavieri

De temps en temps, je commets des lapsus au clavier (je préfère penser qu'il y a un processus inconscient, plutôt que de parler de fautes de frappe). En voici un florilège :
  • Une nouvelle que tu me balkances (... d’Estonie ?)
  • Réponse typiquement félinine
  • On ne peut guère léviter
  • Induboitablement
  • Tu m’enfance dans ma médiorité
  • La performance est expérimée
  • L’ovule parfait de ton visage
  • Epinardos (au lieu de peinardos)
  • Il singifie
  • Chacun suivait de lion la vie de l'autre
  • Cela ne vaut pas la pine
  • je suis d'une ignorance grasse
  • merdi beaucoup pour ton cadeau
  • écopute les paroles
  • Je décachète les mails à la vitesse de la pesée
  • La date milite
  • J’ai cru que j’allais être électroctué

lundi 8 janvier 2007

Prise de poids... numérique

Je suis en train de ranger mes photos argentiques. Toutes mes photos argentiques. Cela fait des mètres et des mètres linéaires de photos. Une folie, bien plus que je n'aurais cru. Je vous régalerai du calcul, mais à vue de nez, ça ne peut pas être inférieur à 20 000 photos.
J'en viens à mon propos du jour. Je suis, comme tout le monde, passé au numérique. Certes, j'ai encore mes Nikon argentiques et les Leica (hin, hin, voui, voui !) argentiques de feu mon oncle, mais désormais, le numérique a pris le pas.
Ceux qui ne réfléchissent pas (mais je sais que mes lecteurs et lecteuses ne sont pas du nombre) diraient "très bien, ce passage au numérique, ça évitera de rajouter des cartons de photos". Las, les photos numériques prennent de la place... numérique. Pour l'année 2005, 1,33 Go. Pour 2006, 15,4 Go (car changement d'appareil). 15 milliards 400 millions d'octets, soit plus de 120 milliards de bits. Certes, les disques durs se font tout petits, et une carte flash contient désormais l'équivalent d'un millier de disquettes 3" 1/2 (3 000 disquettes 5" 1/4).
Mais les capteurs des appareils augmentent en capacité. Une photo "pèse" 3 mégas actuellement dans mon Nikon, mais le même type de photo pèsera plus lourd dans les générations futures d'appareils. Quant aux vidéos numériques (format DV), elles pèsent 200 Mo pour une minute, 1 Go pour 5 minutes... Je vous laisse imaginer quelqu'un qui filme, non-stop, l'anniversaire de son fils.
Aussi, tandis que certains auteurs sympathiques réfléchissent sur les problèmes d'identité numérique, je m'inquiète pour ma part de l'espace numérique occupé dans la vie de chacun. De même que, il y a quelques années, on a commencé à voir des loueurs de boxes (espace physique) pour désengorger les garages, greniers, caves (pour les maisons individuelles), verra-t-on des désengorgeurs numériques ? Après Weight Watchers, data watchers ?

vendredi 15 décembre 2006

Free, Free, set me Free

(Note technique, et note d'humeur)

Non-Freenautes, passez votre chemin, ou continuez à lire, pour vous foutre de moi. Freenautes, ceci est un thibillet très long. Alors je teste les ancres :

Etat du problème

1ère réaction : « ça doit être de ma faute »

2ème réaction : « j'ai fait le boulot, que va me répondre Free »

3ème réaction : « foin des messageries, engueulons-nous avec un humain »

Conclusion : quelques conseils, qui me serviront aussi de pense-bête

Epilogue

Executive summary

Cette note sert à délayer mon exaspération, mais aussi servir d'aide-mémoire, pour moi, mais aussi pour mes petits camarades freenautes qui ont des problèmes de connexion. Accessoirement, cela servira, peut-être, à faire résoner le tam-tam de la jungle, à créer du fuzz, du buzz (non, pas de la beuze).

Etat du problème :

  • je suis abonné à Free, en dégroupage total (plus aucun abonnement France Télécom), je suis donc censé avoir de l'ADSL, de la téléphonie, de la télé (plus de 100 chaines)

  • je dépends du DSLAM de Charleville (CHA92), à 3400 m de mon domicile

  • j'ai une Freebox version 3 ou 4 (je ne sais plus) depuis 2005

  • depuis 4 semaines, je n'ai plus de téléphone (plus de tonalité, pas de possibilité d'appeler, pas de possibilité d'être appelé)

  • depuis plusieurs semaines, j'ai des déconnexions intempestives de la Freebox : 88:88, chenillard lent, chenillard rapide, et là, soit 88:88 à nouveau (et c'est reparti) soit rectangle cligno, rectangle fixe, et 88:88, et c'est reparti. Mais de temps en temps, ça connecte, quand même. (à 30 € par mois, vous me direz, ça peut).

1ère réaction : « ça doit être de ma faute »

  1. hard reboot de la Freebox : nada
  2. lecture de la FAQ Free : nada
  3. contact de Free par mail (dans la console d'administration) : réponse en 2 jours pour mon premier message, et j'attends toujours la réponse au deuxième message. C'est marrant, parce que j'ai commandé hier soir une alimentation de rechange, depuis la même console d'administration, et là, j'ai tout de suite eu un mail qui m'a dit que j'allais être débité du montant d'achat + frais de port...
  4. lecture des excellents forums de l'ADUF (association des utilisateurs de Free) : éléments de réponse, notamment sur le nettoyage d'une ligne de téléphone

2ème réaction : « j'ai fait le boulot, que va me répondre Free »

  1. envoi d'un premier mail, en substance « j'ai des déconnexions intempestives de la Freebox, quid ? »
  2. réponse en 48h (48h, quand même...) : « veuillez suivre la liste de tests suivants, et seulement quand vous avez fait tous les tests, et que c'est négatif, recontactez-nous ». On me propose notamment :
  • de faire un soft reboot (c'est fait, coco)
  • de faire un hard reboot (c'est fait, 12 fois)
  • de vérifier si tout est branché (hin hin hin)
et là, on commence à entrer dans le paranormal :
  • de tester ma Freebox avec une autre alimentation. Ah ouais, pas con, mais je la trouve où, l'autre alimentation ? Un voisin compatissant, semble-t-il, parce que Free, il veulent que je fasse le test avant de les rappeler.
  • Si ça marche pas, de tester ma connexion avec une autre Freebox que la mienne. Petites annonces de mon bled : « particulier échangiste, bien sous tous rapports, échangerait Freebox potentiellement naze contre Freebox qui marche, pour test de plusieurs jours ».
  • De tester une autre installation électrique que la mienne, dans une autre maison (non, là je déconne)

3ème réaction : « foin des messageries, engueulons-nous avec un humain »

J'appelle la hotline dédiée au dégroupage total. Là, que des points positifs (au début) : interlocuteur qui décroche tout de suite, poli, et bien équipé. Il teste à distance (depuis le Maroc, c'est là où est délocalisée la hotline, semble-t-il Edit : depuis Paris, comme me le signale un Freenaute respectueux et courtois) et me diagnostique une alimentation probablement défectueuse. Bon, on progresse. Il me recommande chaudement de trouver un voisin échangiste, car il ne peut pas m'envoyer d'alim de test. Bon, je fais un effort, je trouve (merci la solidarité de quartier, des inconnus m'ont répondu pour me dire qu'ils étaient chez Neuf, chez Cegetel, donc qu'ils ne pouvaient pas m'aider, mais c'est tout de même sympa de répondre...)

Je vais chez ce voisin que je ne connais pas, contact fort sympathique, il teste mon alim sur sa Freebox et me confirme qu'elle est naze (mon alim). Il est dans la partie (informaticien) et commence à me dessiller les yeux : moi, je suis à 3400 m du DSLAM et je n'ai jamais réussi à avoir les chaines de télé correctement. Lui est à 3500 m et reçoit les chaines parfaitement. Mais son voisin d'à côté, rien du tout.

Je rentre chez moi et recompose le numéro de la hotline au Maroc. Le gars me dit : « OK, c'est l'alim, il faut que vous en achetiez une autre ». Je tombe de haut, et lui explique que Free me rend un service, pour 30 € / mois, et ce service consiste à mettre à ma dispo une Freebox qui marche, une alim qui marche, et une connexion ADSL qui marche. Lui me répond « l'alim n'est plus sous garantie, donc c'est à vous de la payer ». Dialogue de sourds (moi : "ce que vous dites, c'est que Free ne garantit la qualité de ses alim que la première année, en bref, qu'elles ont une espérance de vie d'un an ?" Lui : "mais non, je n'ai pas dit ça"), dialogue que je coupe, car à 34 centimes la minute, le hotliner a tout intérêt à palabrer sans fin. Moi pas, car je suis un mec hyper important.

Pour conclure, quelques conseils, qui me serviront aussi de pense-bête :

  • à plus de 2500 m d'un DSLAM, il ne faut pas trop espérer avoir les chaines de télé. Dans ce cas, passer au cable (numericable) ou la fibre optique (erenis) et abandonner Free.
  • essayer de nettoyer sa ligne téléphonique comme indiqué ici : enlever les condensateurs des prises, déconnecter les fils inutiles, passer tous les fils de cuivre au Mirror, tirer un cable neuf depuis le DSLAM, demander de l'aide à E.T., frotter tous les électrons de l'air ambiant pour qu'ils conduisent l'électricité statique, faire appel à Pikachu...
  • Si Freebox déconnecter régulièrement, regarder l'alim d'un mauvais oeil.

Dans les différents moyens de s'en sortir, voici ma note (5/5 = très bien, 1/5 = d'un faible intérêt)

  • lire la FAQ Free : 3/5
  • envoyer un mail : 1/5 (quand je pense qu'il y a des personnes qui écrivent une lettre...)
  • appeler la hotline générale : 2/5
  • appeler la hotline dédiée : 4/5
  • se connecter sur les forums de l'ADUF : 5/5 (mais nécessite du temps de lecture...)

Et une ultime interrogation, qui entrera en résonance avec ma critique du livre d'Yvon Chouinard (d'ici quelques semaines...) :

Qu'est-ce que je pense acheter à Free, pour 30 € / mois ?

Qu'est-ce que Free estime me vendre pour 30 € / mois ?

vendredi 8 décembre 2006

J'ai bien fait de m'habiller en noir...

Là, ça merde pas mal, ce matin. C'est pas la bonne journée, et pour paraphraser la chanson des Rembrandts (générique de Friends), c'est probablement pas la bonne semaine, pas plus que le bon mois.
Envie de me casser au Klondyke, tiens. Une bonne (?) nouvelle quand même : Linux Ubuntu 6.06 tourne sur mon portable depuis hier soir, en double boot avec Windows 2000 Pro. Petit sentiment de liberté.

vendredi 24 novembre 2006

Des torrents de bits...

Bad Days Comme annoncé, voici un long thibillet sur mes pérégrinations dans le no man's land de l'erreur 404, et quelques réflexions émincées par dessus.


En quelques boulite poïntz :
1. mon blog a subi un dépassement de trafic
2. mon hébergeur m'a facturé (et continue à me facturer) les Gigas de trafic en trop
3. je n'ai pas payé avant de comprendre ce qui se passait
4. mon hébergeur m'a couiqué hors de la toile
5. j'ai donc payé... mais ma vengeance sera terrible !!!

Déroulé des opérations, avec quelques leçons d'existence à chaque étape, voire des interrogations technologico-économiques


A. Les statistiques, tiqueu tique


En Octobre, j'ai eu 127 869 visiteurs, dont 89 696 visiteurs uniques (les autres, c'est pas qu'ils viennent à plusieurs, c'est que ça peut être plusieurs fois le même, par exemple, moi, je me visite beaucoup, pour voir si je suis là, ou dans les limbes de l'erreur 404). En Novembre, 84 303 visiteurs uniques (et c'est pas fini).

La classe.

Pour mémoire, le "pape des blogs" (ce qui est une contrepèterie : le pope des blagues, ou le plop des bagues) a, selon son propre aveu, 130 000 visiteurs uniques par mois.

La grande classe pour moi, je tutoie les grands. (Mais il m'en coûterait que ces grands ne me vouvoyâssent pas) (oui, je sais, c'est simplement "vouvoient", mais je suis chez moi, tant que l'huissier ne gare pas sa 404 devant ma porte).

Tout cela c'est du vent, à double titre. D'abord, et c'est évident, parce que ce n'est pas le nombre qui fait la qualité, au contraire, comme disait Chamfort, « Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle a convenu au plus grand nombre. » (merci à bribes.org, qui cite ses sources, je croyais que cette citation, dont j'abusais, était de Michel Foucault...)

Ensuite, et surtout, parce que la majorité de ces visiteurs uniques a commencé à débarquer, que dis-je, à se déverser, à dégouliner, depuis le 12 octobre 2006. Certains (moi le premier) en ont conclu que ces visiteurs étaient de ces spammeurs que j'ai fustigé à de nombreuses reprises. Pas du tout, c'est moi qui ai introduit le loup dans la bergerie.


B. Ils veulent tout pour la musique, tout pour la musique...


Le 12 octobre, c'est le lendemain du 11. Jusque là, tout le monde suit ? Et le 11 octobre, j'ai mis en ligne deux thibillets, dont un juke-box de mes intros préférées, d'abord sous Radioblogclub, puis avec Zanorg.

C'est depuis ce jour là que je suis passé, grosso-modo, de 18 000 visiteurs uniques par mois, à presque 90 000.

Vous allez dire : "De quoi se plaint-il, ce gros verrat ? Il s'engraisse de visiteurs, il mange l'IP des Français" etc.

Il se plaint des faits suivants :

  1. les 72 000 visiteurs surnuméraires ne viennent que pour pomper les fichiers musicaux (ce dont je me battrais l'oeil, s'il n'y avait les points suivants)
  2. les fichiers musicaux sont lourds
  3. 72 000 x 2 megas, ça fait 144 gigas
  4. mon fournisseur d'accès m'autorise 25 gigas de traffic par mois, tout giga supplémentaire étant facturé 1 € pièce (ça fait pas cher de l'octet, certes, mais quand même...)

Le dilemme était donc : continué-je à mettre en ligne des morceaux de musique, dont les chiffres montrent clairement qu'ils sont téléchargés massivement au mépris des droits d'auteurs (voui, voui !), et c'est moi que je paie le transport,
ou bien,
supprimé-je les dits morceaux ? (tout en payant les factures accumulées)

J'ai supprimé les dits morceaux. D'autant plus que, les petits malins, ils ne téléchargeaient pas seulement les morceaux de zanorg (que j'avais mis sur la page), mais aussi ceux de radioblogclub (que j'avais initialement mis, puis supprimés de la page, mais pas de mon site).


C. Savez-vous planter des sous ?


A l'époque, je m'étais frotté les mains : pour un symbolique 12 € / an (formule Mega Top Premium Club), j'avais non seulement un nom de domaine (blogthib.com, pour ceux qui ne suivent pas), mais aussi un hébergement de mon site.

Content j'étais.

J'avais oublié la sacro-sainte loi d'Internet (et notamment du Web 2.0) : "quand c'est gratuit, ou pô cher, cherche quel est leur business model".

Le business model, en l'occurence, c'est "on va laisser ce gros porcidé engraisser son site, et là, TCHAC ! on va lui tondre du 80 € par mois d'excédents de traffic jusqu'à ce qu'il passe à la formule Excellency Golden Standard VIP (5 € / mois), voire à la Super Mammouth Ambassador of  the Eldorado (20 Teraoctets de traffic quotidien, 10 000 adresses e-mail, 1 zillion de spams, 257 € / mois HT)"

J'en profite alors pour énoncer une autre sacro-sainte loi de la Vie : "quand tu veux économiser trois sous, quelques mois après, tu en perds dix". C'est une loi valable pour les services, et pour la plupart des biens (mais pas les fers à repasser, et je ne pense pas, non plus, les ordinateurs portables).

D. I want to break free !


Je me suis dit "Mes cocos, il fera chaud avant que je ne vous renouvelle mon abonnement pour l'année 2007". Et j'ai cherché des solutions. Du genre
  1. je me crée un autre site chez un hébergeur gratuit qui accepte le SQL le PHP et les porcinets comme moi
  2. je transfère mon nom de domaine chez Gandi (qui administre déjà l'excellent thibierge.net)
  3. j'active une redirection vers mon site libre
  4. j'installe dotclear 1.2.5 sur ce site libre
  5. je sauvegarde ma base MySQL et la dumpe (ouais, je me la pète) sur ce nouveau site

Classieux, non ?
Eh ben ça marche pas :-(

E. Nous n'avons pas les mêmes valeurs... et les vôtres sont les bonnes

Là, on commence à toucher à la quête philosophique. Si j'ai opté pour Dotclear comme plate-forme de blog, ce n'est pas par snobisme ("moi je triture du PHP au petit-déjeuner") ni par radinerie (parce qu'à 5€ par mois, je pense que je peux me le payer), mais pour garder un contrôle total. Cela me permettait de sauvegarder régulièrement mes billets, voire l'architecture totale du blog, et le jour où je change de serveur, hop, je réinstalle tout là-bas, et l'internaute ne voit rien (ce qui est le but).

Las.

Depuis 11 mois, j'ai passé des heures à écrire des trucs en PHP, j'y comprends rien mais je m'accroche, je cannibalise des forums, je fais des copier-coller sauvages dans des lignes de code sans savoir ce que je fais ("mais c'est quoi un padding ?"), tout ça pour pouvoir être libre. Résultat : dès que je transporte mon blog ailleurs, a marche pas.
Par la malepeste.
Donc, vous avez tous raison, avec vos plate-formes de blog préformatées en ligne : moindre perte de temps, aucun souci technique, bref, vous êtes au coeur de l'objectif : bloguer.
Cette frustration, je l'éprouve aussi avec OpenOffice. Bon sang, j'y crois, au modèle d'une suite qui serait libre et gratuite pour tous, mais aussi complètement intégrée (UNE suite, pas PLUSIEURS logiciels rassemblés), et j'y ai consacré du temps sur les dernières années. Mais il y a des fois, j'ai envie de jeter l'éponge et de repasser tout sous Word, Excel et PowerPoint. (soyons francs : pour l'instant, je n'ai pas pu les quitter entièrement).
Et c'est aussi pourquoi j'hésite à passer à Linux (pourtant, une distribution qui s'appelle Ubuntu, ça ne promet que du bonheur...)

Ajoutez à cela que ça fait 15 jours que je n'ai plus de téléphone, et que je n'ai plus eu d'ADSL pendant 6 jours : hier soir, je me suis dit "basta, retour chez France Télécom, y en a marre".
Marre d'une liberté trop cher payée, moi je veux juste que ça marche.

lundi 25 septembre 2006

Le VirtualCAC 40 au-dessus des 12 000 points

Cela a commencé par un article que j'ai vu dans l'Ordinateur Individuel (n° 185, juillet-août 2006, p. 62). Consacré au jeux en ligne, cet article parle des transactions qui ont lieu sur E-Bay pour acheter des personnages de jeux de rôle. L'idée est la suivante : vous voulez jouer à World of Warcraft, mais ça vous embête de passer 100 heures (soit 5 jours) devant l'ordinateur pour faire progresser votre personnage, qui a démarré comme tout le monde, c'est-à-dire débutant. Plutôt que de vous abîmer les yeux, vous décidez alors d'écorner votre porte-monnaie, et d'acheter cet avatar sur E-Bay, où il est vendu par des professionnels de la gonflette de personnages. Pour quelques centaines d'euros (ce n'est rien, rapporté au temps "économisé" !), vous voilà nanti d'un colosse résistant aux sorts, capable de faire le salto arrière, et dotée d'une hache d'abordage hachement abordable. L'Ordinateur Individuel (OI) mentionne par exemple un Paladin qui coûte 800 euros sur E-Bay, ça fait cher l'électron téléchargé, et ça rend rêveur.
Passons à plus difficile.
Vous pouvez aussi acheter des pièces d'or. Non, pas des vraies, des virtuelles. Et à quoi ça sert, me demanderez-vous ? Ben voyons, à acheter une nuisette à votre Paladin, un casque lourd pour votre elfe ou une carriole 4 chevaux pour transbahuter votre princesse magicienne. La cotation change tous les jours, mais en juillet-août, et toujours d'après l'OI, 1 000 pièces d'or pour le jeu World of Warcraft (WoW) coûtent 146,32 euros sur E-Bay. Certes, ça ne vous servira que dans le jeu, mais franchement, une pièce d'or à 15 centimes d'euro, c'est donné. Vous avez tout de suite vu l'inconvénient majeur de ce type de transaction, car vous êtes diablement subtil(e)s : eh oui, c'est que le cours de l'or fluctue ! Par exemple, à l'heure tardive où je vous parle, 1 000 pièces d'or se vendent à moins de 49 €, ça fait 5 centimes la pièce, ou encore, -66% depuis août ! Bon sang, mieux vaut jouer en Bourse, on s'évite des coups de sang comme celui-là... Pour ceux que ça intéresse néanmoins, la bourse aux pièces d'or est par exemple .

De plous en plous difficile.

Sur le Blog de Nicolas Guyon, j'apprends que dans le jeu Second Life, on peut acheter des terrains (virtuels) avec des dollars (réels). Et Nicolas de  jouer le candide : cela vaut-il la peine d'acheter maintenant ? Les prix vont-ils monter ? Ma réponse : Nico, si tu penses que le RER virtuel va arriver pas loin de ton terrain virtuel, achète à mort, truste tout le quartier, et tu feras 10 fois la culbute (= tu auras 10 fois plus d'électrons).

De plous en plous débile.

Avant, quand on achetait un jeu vidéo de course de voitures, on avait les parcours, les voitures, il suffisait d'acheter une manette de jeu, et encore, ceux qui ont connu l'époque de la disquette souple de 5"1/4 faisaient tout au clavier, car à l'époque, on était des Hommes. Aujourd'hui, quand vous achetez un jeu vidéo de course de voitures (merci à Totalement Crétins pour le lien), vous avez juste quelques parcours défoncés, quelques épaves à faire rouler, et le reste, c'est en sus : achetez la voiture de vos rêves, payez vous le circuit de Monza ou d'Indianapolis, tant que vous avez de l'argent, vous pouvez vous faire plaisir. J'adore le passage sur la sortie de voitures (virtuelles) en série limitée.
Imaginez donc : ça va être le paradis de la contrefaçon. Là où seuls les gogos auront payé 2 euros pour une Ferrari Testarossa, les petits malins achèteront pour 0,20 euros une carosserie de Ferrari virtuelle montée sur un chassis virtuel de 2 CV virtuelle. Des hommes politiques virtuels qui habiteront dans le centre d'une ville virtuelle (les salauds ! ils savaient pour le RER !) essaieront de légiférer sur la contrefaçon, tandis que les contre-facteurs (une élite de la Poste) bricoleront à toute vitesse des Présidents de la République clonés, et tout cela passera à la télé virtuelle. J'en frémis d'impatience, ça nous changera...

mercredi 12 juillet 2006

Il n'est pas urgent de faire plein de choses

J'ai un méchant lumbago, mais c'est mon 1er jour de vacances. Je ne vais pas le passer à écrire des thibillets, non msieur mzelle, mais comme je fourmille de projets (air connu) et nécessite de les ordonner (le même, en version remix), je tombe en baguenaudant sur un commentaire suite à un billet sur le blog de Christie qui m'amène à ces plans d'un jour (mapday), dont voici un exemple ici.
J'avais déjà parlé de Freemind, mais jamais en détail des cartes heuristiques / cartes mentales et de leur utilité (au moins pour moi). Là, c'est encore plus génial, puisque l'on déborde du concept pour aborder - mais pas seulement - les sensations, et on joue sur le temporel.
Reste plus qu'à...
  1. voir si je peux m'exprimer comme ça
  2. voir si je peux m'y tenir
Projets, projets... (deux sont en phase de naissance avancée, mais non publique : Projet Phenix et Projet Prométhée. Tous deux mêlent du professionnel à du personnel.)

mardi 13 juin 2006

Pourquoi est-ce que ce blog ne s'affiche pas bien ?

Parce que c'est de ta faute, lecteur/euse esclave.
Sans t'en rendre compte, tu n'utilises qu'un seul navigateur, Internet Explorer, et celui-ci est plus truffé de lézardes qu'une maison préfabriquée en Seine St Denis. Qui plus est, nonobstant ces discours triviaux sur la sécurité, Internet Explorer ne respecte pas les standards du Web.
Ami lecteur, amie lecteuse, la notion de standard est très importante. S'il n'y avait pas de standard pour l'électricité, je brancherais mon portable chez un copain, et face à son courant 380 volts, mon ordinateur ferait pouf ! ou skrriitch ! c'est selon, et après, il serait juste bon à caler les meubles. Chez un autre copain, mon ordinateur n'arriverait pas à démarrer, à cause des pitits 12 volts délivrés par son circuit électrique. Respecter un standard, c'est assurer que l'on peut utiliser les mêmes outils, partout, et sans danger.
Mes pages de blog sont standard. Elles sont produites par une plate-forme de blog qui respecte les standards du WWW et n'endommage pas les électrons. Il suffit, pour preuve, de consulter ce blog sous des navigateurs qui respectent les standards, comme Mozilla Firefox, Opera, Camino ou Konqueror. Ah oui, j'oubliais : tous ces navigateurs sont gratuits.

Mozilla Firefox est téléchargeable ici, en Français, il fait 5 mégas au téléchargement (pour Windows), ce qui n'est pas lourd pour se doter d'un navigateur fiable, rapide, et fonctionnel (ah, la navigation par onglets...)

Quelques remarques et leurs réponses :
  • C'est trop compliqué. Non. Si tu penses cela, tu mérites de te faire ratisser par ton plombier, ton garagiste, et ton revendeur informatique.
  • Les logiciels libres sont moins fiables. Pas sûr, parce qu'ils sont ouverts, donc chacun peut aller voir sous le capot et proposer des améliorations. Et comme ces logiciels reposent essentiellement sur des bénévoles qui sont des passionnés fondus, la réactivité ne se limite pas aux horaires de bureau...
  • Tout le monde utilise Internet Explorer. Faux, Firefox a plus de 20% de part de marché dans la majorité des pays d'Europe. Pas mal pour une fondation qui ne consacre pas des millions de dollars dans des pubs qui montrent des dinosaures.
  • C'est pas moi c'est ma hiérarchie, je ne peux rien installer d'autre. Argument solide, cette fois. Peut-être cela vaut-il la peine de les évangéliser un peu ? Le standblog de Tristan Nitot est un bon point de départ, avec notamment un comparatif sur les rapidités de mise à jour d'Internet Explorer face à Firefox.
Cela dit, ce n'est pas une excuse pour me défausser de la rédaction d'un nouveau thème graphique. Mais il y a des choses qui ne passeront toujours pas, même si j'y passe des heures. Je ne me vois pas coller des rustines informatiques dans mes thèmes pour qu'ils "passent" sous Internet Explorer, cette vieille chambre à air (qui date de 2001, autant dire le crétacé).

vendredi 9 juin 2006

"Lipstick pour les hommes, hoohoo, lipstick pour les femmes..." (D. Balavoine)

Je merduse grave pour accéder à la requête de Nerik, assavoir remettre le calendrier. J'ai voulu faire perfectionniste, en installant une liste déroulante des thèmes, pour que chacun(e) puisse choisir le thème qui lui plaît le plus. C'est pas gagné. Pour vous punir, revlà le thème moche. Dès que j'ai du temps (...) je replonge dans les délices de la syntaxe des fichiers template.php et style.css.

jeudi 8 juin 2006

La malediccion dou Brealey-Myers

Je m'en suis ouvert à mon lectorat millionnaire, sur les derniers mois, j'ai travaillé sur la traduction d'un ouvrage de finance américain. Qui plus est, alors que j'avais remis le fichier final à mon éditeur, dans la foulée, je me suis attaqué à la mise en forme de la traduction des corrigés des exercices. Cela fait deux livres (répondant à un souci de l'éditeur de faire d'une pierre deux coups,
  1. on vend le manuel,
  2. on fout les chocottes aux étudiants en leur disant "il ne suffit pas de lire le manuel, il faut faire les exercices à la fin de chaque chapitre"
  3. attendre que les étudiants disent "j'ai fait, est-ce que j'ai bon ?" et là,
  4. leur vendre le bouquin des corrigés des exercices.)
Quand j'ai remis le manuscrit du manuel, je me suis interrogé sur mon retour sur investissement, avec un calcul simple. (Pour ceux qui voudraient répliquer le calcul sur le livre des corrigés, qu'ils sachent que l'an dernier, il s'est vendu 200 livres de corrigés).

Mais la malédiction n'est pas que financière. En 2003, quand j'étais sur la fin de la traduction de la 7ème édition, j'ai eu un plantage sévère : mon portable a autodétruit le disque dur, dans un scénario digne de Mission Impossible. J'ai perdu 3 mois de travail. Mais déjà à l'époque, j'étais psychorigide et angoissé, et la traduction n'en a pas souffert, car j'en faisais des sauvegardes quotidiennes (en revanche, j'ai vraiment perdu 3 mois de travail de prof).
Et là, re-belote : à peine avais-je rendu la traduction 2006 du manuel, et tandis que, tel le cheval de labour moyen, je travaillais sur le livre des corrigés, Pouf, plantage de mon nouveau portable (carte vidéo grillée, donc aucun moyen de voir ce qui se passe, même en branchant un écran externe. Entendons-nous : rien n'a été écrasé, le disque dur était intact. Mais impossible d'accéder aux données.) Ce qui m'inspire quelques aphorismes et pensées :
  • Tous les ordinateurs sont égaux devant la carte vidéo : rien ne sert d'avoir un portable avec 2 gigas de RAM et 2 disques durs de 60 gigas chacun : quand la carte vidéo plante, on ne voit plus rien, pas mieux que si c'était la carte d'un Compaq 486 à 256 k de mémoire qui avait planté. Donc les yeux, c'est important.
  • A l'instar des archéologues qui ont osé exhumer les trésors d'une civilisation égyptienne ancienne, il y a une malédiction à oser traduire la pensée d'auteurs réputés. Ils sont américains, et vouloir exposer leurs idées au public francophone, c'est sacrilège, ils vont envoyer virus et gremlins, car il ya certains secrets qui doivent rester secrets (cf. ma théorie du complot des Templiers, des esseniens, ou du Da Vinci Code).
  • Les droits d'auteur sont faibles, comparés au temps passé sur la traduction (cf. calcul), mais si en plus, on compte le temps d'immobilisation de l'ordinateur cramé, les frais d'envoi, voire les frais de réparation si le portable n'était plus sous garantie, on atteint des tréfonds, que à côté, le 7ème cercle de l'enfer, c'est Monaco.
Moralité : Si je refais une traduction un jour, ce sera "L'informatique pour les nuls".

lundi 5 juin 2006

Conseils à des actuels / futurs blogueurs

Dans la liste des billets à écrire, je commençais par "pourquoi écrire un blog ?"
En fait, j'ai déjà répondu lors de mon premier billet sur ce blog. En revanche, Nerik a eu des états d'âme il y a quelques jours, et je lui avais promis une réponse. La première réponse est dans les commentaires de son message, et la seconde va être ici, mais nécessite un tour de passe-passe.

Nous autres, les profs, quand on ne connaît pas une réponse, on change la question. En expliquant au passage que c'est ça, la vraie question. Donc la vraie question est :

Comment écrire sur un blog ? ou Conseils aux futurs blogueurs

Plusieurs types de situations, et conseils en fonction :

  1. J'ai trop d'idées par jour
    • publier les idées les plus volatiles / urgentes / démangeuses en premier, et garder les autres idées au frais. (inconvénient : que de fraiches, celles-ci deviennent congelées tel le mammouth du Crétacé)
    • être organisé (Palm pilot, logiciel de prise de notes par carte mentale (FreeMind fait ça très bien, il est libre et gratuit), synchronisation des données, rédaction de billets en mode brouillon)
    • se résigner à voir des billets disparaître au loin, tels des moutons alllant pâturer d'autres riants herbages, et que le loup dévorera

  2. Je n'ai pas assez d'idées, et j'en cherche
    • se brancher sur l'actualité et sur ses blogs (Le Monde, Libé, SVM...), puis relayer l'info. NB : citer ses sources est plus citoyen...
    • se brancher sur d'autres blogs, soit par affinité de thème, soit par l'effet d'écran-à-clic (version moderne du bouche-à-oreille), puis relayer l'info. NB : citer ses sources est plus citoyen...
    • se résigner à ne pas écrire tous les jours. C'est de loin l'attitude la plus sage, à mon avis. Comme disait feu Desproges : "bienheureux ceux qui n'ont rien à dire et qui s'abstiennent de le confirmer verbalement".

  3. Personne ne me poste de commentaires
    • s'interroger sur cette nouvelle sorte de pharmacodépendance, les besoins qu'il y a derrière, et s'attaquer aux besoins plutôt qu'aux symptômes (oui, je suis donneur de leçons, mais tout le monde sait que les cordonniers sont les plus mal chaussés)
    • voir la pile de mails qu'on a, et y répondre. Après cela, voir si l'on a encore envie de recevoir des commentaires
    • écrire des billets dans le but de susciter des commentaires, au risque de prostituer son âme, d'abaisser le niveau, ou de faire dans des sujets rebattus (sexe, télé-réalité, pitits animaux meugnons)

  4. Trop de personnes postent des commentaires
    • arrêter de poster des photos de pitits animaux meugnons
    • vérifier que tous les commentaires sont émis par des êtres respirants. Des commentaires du type "Great blog, you should see that : Http://..." sont émis par des ordinateurs essayant d'amener le quidam à un casino virtuel, un bordel virtuel ou une escroquerie réelle.
    • interdire les commentaires. Pas amusant (on ne sait plus ce que les lecteurs pensent), mais efficace. Les blogs des Gens Importants deviennent souvent privés de commentaires...

  5. Je suis nul en informatique, ou pas intéressé par ce qu'il y a sous le capot

  6. Je suis nul en informatique, mais je me soigne
    • Dotclear est fait pour vous
    • Mais il faut un domaine et un serveur (10 € par an, aux dernières nouvelles)
    • En contrepartie de quoi, vous pouvez tout changer dans la maquette de votre blog et sauvegarder les billets

  7. Je fais un blog pour draguer
    • Meetic est beaucoup plus efficace, c'est fait pour ça

  8. Je fais un blog pour gagner de l'argent
    • PriceMinister est beaucoup plus efficace, c'est fait pour ça

  9. Je fais un blog pour m'écharper avec des inconnus par voix cyber
    • Là, c'est un bon choix, mais dans ce cas, allez sur des sites de Papes de la blogosphère, lisez un billet en diagonale du fou, et postez un commentaire dans lequel vous mettrez "ton ego démesuré" ou "certains de tes amis disent que"
    • Alternativement, il y a des plates-formes qui permettent encore mieux de faire ça : les forums de discussion. Le tout est d'être en décalage (parler de Mac sur un forum PC, de plantigrades sur un forum de bergers, d'étudiants sur un forum de profs)
Mais finalement : pourquoi écrire un blog ?

lundi 29 mai 2006

Calcul et chiffres

Vendredi, c'était mon 100ème billet sur ce blog. J'avais initialement prévu d'en faire un long billet, non pas récapitulatif et glorifiant du passé (c'est bon pour les comptables), mais prévisionnel, anticipatoire et futuriste (n'enseigné-je point la Phinance ?).

En voici une pseudo-trame squelettique :
  • Liste des lectures que l'on m'a recommandées (cf. commentaires), et que j'ai achetées, ou pas encore, mais pas lues (aucune pour l'instant).
  • Liste des améliorations cosmétiques prévues sur ce blog
  • Liste des améliorations techniques prévues sur ce blog
  • Etat des lieux de quelques réflexions à formaliser (les singes, les licences, et l'écriture)
Il appert néanmoins que vendredi, j'étais dans une déprime profonde. J'ai donc voulu inverser la vapeur, avec un caillou lumineux. Aujourd'hui, je n'ai pas le peps pour faire la critique du dernier Fred Vargas, je constate que ma cure d'amaigrissement (j'étais arrivé à n'avoir plus que 65 mails dans ma boite de réception) a pris un grand coup de tartiflette : 113 mails à cette minute, et sans compter les mails des mailing listes genre OpenOffice.org ou MBA Exec, qui arrivent directement dans des sous-dossiers.

L'heure est donc au caillou déprimé (et non peaufiné), un caillou d'un genre particulier : un Calcul.

Calcul - 113 mails non lus

petites araignées grasses
empilées, emboitées dans des lignes d'électrons,
chiures de mouches sur néons.
113 sujets à exterminer,
à noyer sous mes mots-sauterelles
avant la tombée de la nuit.

lundi 15 mai 2006

H5N1 (bis)

Et comme il faudra bien que nous rechargions notre batteries, rien de tel qu'une prise USB.
PS : et aucun risque de dégagement d'H2S...

mercredi 1 mars 2006

Semaine très informatique

Bon, je ne suis point couché, et je fais le point sur cette semaine, riche en enseignements et progressions informatiques : (non, je ne suis pas encore passé à Ubuntu Linux)
  1. J'ai travaillé sur un projet de T shirt avec logo pour ESCP-EAP Running
  2. (Rappel : semi-marathon de Paris ce dimanche, marathon de Paris le 9 avril)
    • Après contact avec un imprimeur de T shirts, il a fallu retravailler redessiner le logo (dispo sur le blog d'ESCP-EAP Running) pour le mettre en bichromie, au lieu de quadrichromie
    • L'imprimeur me dit "il me faudrait un logo au format vectoriel". Je lui dis "Pas de problème, OpenOffice a un module de dessin vectoriel. Le gars me dit "Euh, moi, il me faudrait un fichier que je puisse lire sous Adobe Illustrator, c'est-à-dire soit .AI, soit .EPS"
    • C'est l'horreur, parce que je ne fonctionne quasiment qu'avec des logiciels libres, et là, le gars me demande un format propriétaire (AI), non documenté par Adobe, en clair : je n'ai aucun utilitaire pour lui fournir son format. Un peu comme si un opérateur de téléphone me disait "OK, je veux bien vous abonner, mais il faut que vous construisiez vous-même le téléphone portable qui va pouvoir capter mon réseau, et évidemment, je ne peux pas vous donner la nomenclature technique du portable, car c'est propriétaire".
    • Je télécharge donc Inkscape, une des références des logiciels libres de dessin vectoriel, et je me paluche de redessiner tout cela. Evidemment, Inkscape ne sauvegarde pas au format AI, mais heureusement, au format EPS. Optimiste que je suis, je sauvegarde aussi au format SVG, le standard du dessin vectoriel, libre, documenté, bref, du vrai bon travail informatique. Et donc, comme de bien entendu, ça ne servira à rien.
    • Envoi par coursier depuis la boite d'un ami entrepreneur et jogger vendredi à 17h30, et aujourd'hui à 15h, le gars n'avait toujours rien reçu. A 18h, ça y est, il a le colis. Il ne peut pas lire les formats. Super. Il me conseille au téléphone de lui envoyer un mail avec les fichiers AI ou EPS. Je passe 3/4h sur Internet pour trouver le fichier ps2ai.ps qui marche avec gsview, lui-même nécessitant une ligne de commande sous DOS (toute ma jeunesse...)
    • Finalement, je prends mon baton de pélerin, ma clé USB, et je file à sa boutique. 1 heure de plus, mais voilà, j'ai les T shirts.
    • Je les montre aux joggers ce soir, et je demande à mon entrepreneur chéri de les prendre en photo avec son téléphone-portable-appareil-numérique. Puis après, comme c'est simple, il suffira qu'il les transfère sur son Macintosh avec la fonction Bluetooth, et je les récupérerai sur ma clé USB. 20 minutes, et un résultat, à la fin, que même l'échographie de mon fils elle était plus précise. Tout ça pour ça, comme dit Gérard Darmon dans le film éponyme.
    • Donc je me rentre, je pose le T shirt sur le sol, et je le prends en photo numérique.
    • Rédaction d'un mail collectif à tous les coureurs, envoi des photos en fichiers attachés (2,98 mégas), allez, il est déjà 01h45.
    • A 2h01, mail d'un des responsables d'ESCP-EAP running (il devait rentrer d'un entraînement...) : il me dit "ce serait bien que tu prennes des photos du T shirt et que tu les joignes à ton message". Réponse de ma part à 2h03 : "elles étaient jointes au mail".
    • A 2h08, mail de mon entrepreneur préféré : il a pris en photo numérique son propre T shirt et m'envoie les fichiers (3,44 mégas).
    • J'attends avec impatience les mails des autres coureurs (3h43 ? 6h07 ? 19h22 ?)

  3. J'ai mis en forme une partie de ce blog, et c'est pas fini
    • ça part d'une idée conne ("je voudrais que les messages récents soient affichés"), ça continue par le forum de Dotclear, et j'apprends au final que tout cela, c'est une question de programmation PHP.
    • Et hop, téléchargement par FTP des fichiers concernés,
    • Téléchargement de Arachnophilia, éditeur gratuit de PHP,
    • Modifications du code des deux ou trois fichiers PHP qui vont bien, re-téléchargement par FTP, test sur le blog, retour à la case départ
    • Finalement, j'ai mes messages récents, j'ai récupéré des infos sur comment avoir trois colonnes dans son blog, j'ai amélioré les tags, pfou, je m'attaquerai à la bannière une autre fois, là, je vais me coucher.

  4. J'ai lancé une présentation OpenOffice.org en cours
  5. Deux étudiantes m'ont rendu un cas, non pas avec le sempiternel PowerPoint, mais avec Impress d'OpenOffice. Je décide donc, en live, de montrer cette présentation. Et j'en profite pour faire un petit laïus sur les différences entre Microsoft Office et OpenOffice : 1. OpenOffice est compatible à 99,9% avec MS Office ; 2. OpenOffice est gratuit (combien d'entre vous ont des copies pirates de MS Office ?) ; 3. OpenOffice peut fonctionner depuis une clé USB (bonne chance pour faire la même chose avec MS Office)(en fait, c'est une déclinaison d'OOo, portableopenoffice, nantie des fichiers francisés qui vont bien), ce qui veut dire, plus de problèmes d'installation sur un ordinateur temporaire, plus de problèmes de droits d'accès, la liberté itinérante.

  6. (MàJ) J'ai inondé la planète avec mes méta-données de jogging
  7. Bon, il y aurait une manière moins Marketing de le dire, mais j'ai pu envoyer les données de mon Cardio-Fréquencemètre (CFM) sur le site Internet du constructeur, ce qui me permet, par exemple, de comparer dimanche dernier (13 km, 11 km/h) à ma performance d'aujourd'hui (??,??) où j'ai craché ce qui me restait de poumons.
    J'ai quand même mis 1/2h à rester bêtement, avec mon CFM qui faisait Grichchggrriiiiichhchhgggr... face au microphone branché sur l'ordinateur, tandis qu'un con de site Internet me disait "No signal".
    Enfin, un ami est venu m'aider, en disant "c'est pas possible qu'un ordinateur aussi bô n'ait pas un micro intégré !"
    (Moi : ) "Euh, ah, ouais ?"
    (Lui : ) "Tiens, là, c'est quoi ce trou ?"
    (Moi : ) "Euh, je sais pas, peut-être un truc pour aérer les circuits ?.."
    (Lui : ) "Fous-z-y ton CFM devant, et recommence..."
    Grichchggrriiiiichhchhgggr...
    "Signal detected, we have the data, you are a poor jogger"

En conclusion, je cite Feu mon oncle Yves : "l'informatique, c'est passer deux heures pour en gagner une".
J'ai froid, je vais me pieuter.

lundi 30 janvier 2006

Papa, ça veut dire quoi "GPL" ?

En plein dîner, ce soir, mon fils (6 ans il y a une semaine) m'intercepte avec cette question technique : "Papa, ça veut dire quoi, 'GPL' ?"

Dans la narcose post-prandiale, je tente désespérément de rassembler les fibres de ma connaissance :
- Euh, ça veut dire, euh, Gaz Pétrole Liquéfié, c'est quelque chose qu'on met dans les voitures à la place de
- Mais non, papa, y a un Gnou et un pingouin, et il y a marqué GPL !

Mon fils. Mon vrai fils génétique.

- (le papa, tout-à-coup réveillé) Cela veut dire General Public License ! Et le Gnou est l'acronyme récursif de Gnu's Not Unix ! Et le pingouin est le symbole de Linux !

Puis le père, dans un délire inspiré de la mère de Romain Gary dans La promesse de l'aube, dit "Tu seras informaticien, mon fils, le plus grand, tu seras un homme de logiciels libres !"

Allez, on va se brosser les dents...