Blogthib, ou thibierge.flou

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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

jeudi 8 février 2007

Buzz - projet Mercure

Quand j'en avais parlé, c'était très vaguement (je ne parle plus de mes projets que quand ils sont en phase de réalisation), et en employant le nom de code Hermès. Mais en fait, pour des raisons plus ou moins évidentes, dans ma tête, c'est le projet Mercure.
Même si l'idée date d'il y a plusieurs mois, même si les présentations, les réunions, les rendez-vous, ont eu lieu dans les dernières semaines. Et surtout, même si la négo continue, car on en est qu'au début, pas de doute : le projet Mercure a démarré.

lundi 16 octobre 2006

Short note, long run

Oui, je sais, vous n'êtes pas tous intéressés, mais pour ceux qui suivent de loin, du coin de l'oeil : 1h 58' 20" au semi-marathon d'Amsterdam. Mon meilleur temps à ce jour sur cette distance (Repentir : eh non, ce n'est pas mon meilleur temps, finalement...). Debriefing détaillé plus tard... ici.

vendredi 13 octobre 2006

Courir comme un hamster dame

(La radio marche pus, m'énerve, je voulais mettre Training montage, dans la B.O. de Rocky)

  • Demain samedi, départ avec une bande de joyeux lurons pour Amsterdam.
  • Après-demain dimanche, certains joyeux lurons courront le Marathon, d'autres (dont moi) se contenteront du semi-marathon. Reste à réviser la check-list.
  • Et dimanche soir, je pourrai enfin
    1. manger autre chose que des pâtes (1 semaine de régime)
    2. boire de la bière ou du vin (1 semaine de privation)
    3. boire du café (4 jours sans)

mercredi 12 juillet 2006

Bratatatata !

Il y avait la Mésopotamie, l'Exopotamie explorée par Boris Vian, on a désormais la Mésothérapie. Ça fait bratata dans les lombaires, à coups de petites aiguilles piquantes, et c'est censé faire passer le lumbago.

Rencontre avec un médecin sympathique, parce que débonnaire et catégorique dans son côté non catégorique.

- L'acupuncture ? Ça marche, mais on ne sait pas comment ça marche. Tenez, un exemple, le lumbago, c'est inexpliqué. Des chercheurs découpent des petits bouts, de plus en plus fins, pour leur recherche, mais le lumbago, c'est du global, de la tête, du corps, on ne sait pas.

Et dans une veine différente (je dis veine, c'est une image, la mésothérapie est intradermique) :

- Courir ? Ça ne fait pas maigrir...
- Ah.
- Bon, cela dit, c'est bon pour la santé, hein, mais pour maigrir, c'est pas ça...
- Ah.
- Il faut pas manger de pain.
- Ah.
- Pas de fromage.
- Ah.
- Pas boire d'alcool.
- Ah.

Tiens, et un malheur n'arrivant jamais seul, je prends quelques jours, là. C'est Madrid, avec sa cuisine à l'huile d'olive, ses cañas fraiches et ses Riojas fruités. Et pour le jogging, y fait trop chaud, pas possible. D'autant plus qu'après un lumbago, le repos à l'ombre est primordial.
Hasta la vista, muchachos.

vendredi 26 mai 2006

Mare à thons, ou le marché à terme des poissons volants

Nous sommes une bande de joyeux fondus à nous être inscrits à la loterie du Marathon de New York. C'est une loterie, avec les règles suivantes : 35 000 places pour 121 759 845 622 postulants
  • si toi membre d'une charity, d'un club qui a payé des pots de vin respectable, si toi père d'une créature sculpturale et peu farouche, toi sélectionné, bravo
  • si toi américain mais pas membre des happy few ci-dessus, toi tiré au sort. Une chance sur deux.
  • Si toi pas américain, et pas happy few, toi tiré au sort. Une chance sur quatre.
Et c'est là où c'est beau, the american dream, yes man, god bless you all :
  • si toi pas tiré au sort 3 années de suite, toi automatiquement sélectionné la 4ème année. Yeah.
Avec les copains, on a tenu le même raisonnement que pour le placement par capitalisation : plus tu pars tôt, plus que t'as de pognon de chance à l'arrivée. Donc on s'est tous inscrits à la loterie. Les résultats viennent de tomber. La bonne nouvelle, c'est qu'aucun d'entre nous n'est cocu. La mauvaise, c'est qu'on a tous été recalés. Donc ça fait 1 au compteur de la loterie. Voici maintenant le dilemme (2 M, coco) et sa formalisation financière.
  • Nous être 5 à faire joujou avec la loterie
  • objectif affiché : être tous recalés 3 fois, pour pouvoir courir le même marathon de New York, la même année (c'est-à-dire 2009, on est jeunes)
  • Mais chaque année, chaque pékin a 1 chance sur 4 d'être sélectionné. Quid si un est tiré au sort ?
  • Et c'est là qu'arrive le Joker : quand on est tiré au sort, on peut demander à reporter d'un an.
Donc la config est la suivante :
  • 2007, personne tiré au sort : peinardos, si certains tirés au sort en 2008, reportent à 2009, et tout le monde court ensemble
  • 2007, tous tirés au sort : peinardos, on se fait le Pont du Verrazzano ensemble en 2007, on est jeunes.
  • 2007 : un ou deux sont tirés au sort, et les autres recalés. Si les tirés reportent, rien ne dit que les recalés seront tirés l'année suivante. La seule année sure, c'est 2009, mais les tirés ne peuvent reporter que jusqu'en 2008.
Bref, la possibilité de reporter, c'est une option financière, à l'américaine (à date fixe, contrairement à une option à l'européenne). Et là, on n'est même plus dans la finance, avec la formule de Black-Scholes pour évaluer les options : on est dans le psychologique, dans le comportemental, le non-dit, le mystique, caché derrière comme dit le philosophe Laurent Voulzy, bref, dans le Da Vinci Code.
Soupir désabusé. La grande pomme est encore loin...

mardi 11 avril 2006

Oeil d'aigle, jambe de cigogne, Moustache de chat, dents de loups

Merci à Cyrano pour le titre de ce thibillet. Merci à Yann pour l'info : les photos du calvaire sont dispos sur le site de Maindru Photo. Hélas, saturation du serveur (35 000 personnes qui se connectent, ça fatigue...). Donc, dès que j'arrive à me faufiler dans une fenêtre espace-temps, hop, je chourave et poste.
MàJ : ça y est !
Flapi et Flapo .

En attendant les photos de Laurent N.

lundi 10 avril 2006

Marathon Man (ou Voyage au bout de l'enfer)

Et voilà, pour la deuxième fois, je suis marathonien.

Les faits bruts
  • 4h 52' 07" ce qui me place
    1. moins bien qu'en 2002 (4h 40' 54")
    2. 27 743ème sur 35 000 (mais combien d'abandons ?). Une petite recherche me donne 30 744 arrivants. La dernière est Andrée Degoumois, en 6h 25' 45". Bravo Andrée, tu es la dernière des premiers. Après cette arrivée, ils ont arrêté les chronos, mais il y a probablement (sûrement) des participants qui continuaient à arriver...
    3. 8ème sur 10 ESCP / ESCP-EAP répertoriés pour l'instant

  • J'ai vécu ce que je vais appeler Le syndrôme classique, étant donné que tous ceux à qui j'ai parlé ou dont j'ai entendu parler (Laurent, Damien, Christian, Sébastien, Jean-Philippe) l'ont eu aussi : départ bien motivé, vigilant mais optimiste, passage du semi-marathon (donc, la moitié de la distance, à 21,1 km) en se disant "bon, jusque là, ça va" et après, effondrement. Suivant les interlocuteurs, l'effondrement n'a pas lieu au même kilomètre, pour ma part, en précurseur, cela a été dès le 26ème kilomètre. Et après cela, l'enfer. Et pour paraphraser Anna Gavalda dans une des nouvelles de Je voudrais bien que quelqu'un m'attende quelque part, "tu l'as sûrement lu rapidement, donc je te le réécris pour que tu t'en rendes bien compte : j'ai vécu l'enfer pendant 16 km".
Remerciements

Je souhaite remercier
  • mes jambes, pour avoir accepté cette connerie pendant presque 5h (sans compter l'after : la remontée de l'avenue Foch, le métro avec escalator en panne, la voiture...)
  • les amis qui sont venus nous encourager : Marie-Cécile au km 20 qui m'a accueilli avec "Tu peux le faire, Christophe !" et a couru à mes côtés ; Laurent au km 29, après quelques méchants tunnels ; et Angelika, qui a eu la patience d'attendre à l'Etoile plus d'une heure, entre l'arrivée de Laurent et la mienne.
  • les anonymes qui nous ont encouragés sur tout le parcours. Des enfants à qui on tape dans la main, de jolies femmes, des jeunes papas, des pépères casquettes, des beurs survêt, tout ce Paris qui a certes des défauts, mais aussi des qualités dans les fêtes populaires. Je salue la nonyme (quel est l'antonyme d'anonyme ?) Madame Raymonde, dite Ray (photo ici), la patronne de La boutique du Marathon, 100 marathons à son actif, et qui était présente au km 40 à nous encourager.
  • les bénévoles de l'organisation qui distribuaient les bouteilles et aliments, la Croix-Rouge et ses tentes et ses blessés, les pompiers de Paris qui sont toujours encourageants, tout au long du parcours, les orchestres (Satisfaction m'a trotté dans la tête pendant quelques kilomètres)
Déroulé (rapide) et analyse de la course
  • Départ et premiers kilomètres : bonne ambiance, nous sommes tous avec nos bobs jaunes, et c'est impressionnant de voir cette étendue de foule qui couvre les Champs-Elysées jusqu'à la Concorde (et au-delà, bien sûr, les premiers doivent déjà être rue de Rivoli...). J'hésite alors entre me fixer 5'30" au kilomètre (objectif 4h00) ou la jouer plus raisonnable : 6'00" au kilomètre (objectif 4h20), en attendant de voir comment je serai au semi. Comme je suis stupide et optimiste (synonyme ?), je me cale à 5'30". A côté de moi, un gars dit "Quand même, c'est beau". Il a raison, il fait beau, et de la rue de Rivoli, on voit la colonne de la Bastille au loin, si loin, si proche.
  • Ravitaillements : tous les 5 km, je prends de l'eau à chaque fois, et en trottinant, je vide la bouteille consciencieusement, puis retour à la vitesse de croisière, coup d'oeil au cardio-fréquencemètre, moyenne à 5'40" au kilomètre, mes jambes savent ce qu'elles font.
  • Entrée dans le bois de Vincennes au km 10 (déjà 1h de course), on dépasse un fauteuil roulant Handisport, qu'on applaudit.
  • Km 20 : Marie-Cécile surgit comme un lapin blanc hors du chapeau du bitume, et court à mes côtés. Rhhaaa, remotivé je suis.
  • Passage du semi (21,1 km) en 2h07', là je me dis "tiens, je pourrai peut-être faire 4h20 ?" Hahaha, j'en ris encore.
  • Arrivée à Bastille (un peu avant km 25), je me souviens que je ne voyais pas grand chose, au même endroit, il y a 4 ans. Je me re-dis "Je suis plus frais qu'il y a 4 ans, vas-y jojo, attaque..."
  • A partir des quais de Seine (km 25-26), ça part en déconfiture. J'ai beau me houspiller, les jambes ne suivent plus, et marchent au ralenti. Le graphique ci-après illustre ce qui va être ma souffrance sur les 16 km suivants : alors qu'en 2002, j'étais parti plus lentement, puis j'avais accéléré, cette fois-ci, cela n'a été qu'une lente descente vers l'enfer.
  • Je convoque mon Loup, vers le km 26, il m'aide pendant un petit kilomètre, je me sens carnassier et sauvage, je le sens galoper à mes côtés, grogner avec moi, aspirer l'air glacé, et puis il s'en va, ou s'enfonce à nouveau au plus profond de mon être
  • Une pensée à la volée, vers le km 27 : si l'énergie pouvait être dérivée de la souffrance, un Marathon de Paris suffirait à éclairer Paris pendant un an. Mais n'importe quelle journée d'une Maternité ferait le même boulot, après tout, nous autres, les hommes, nous sommes ben douillets...
  • Rencontre avec Laurent, km 29, après quelques tunnels éprouvants. Petit papotage pendant que je fais des étirements, et puis re-départ. Nouveaux tunnels. ambiance sombre et confinée : vers la fin d'un tunnel, j'avais l'impression de ne respirer que le gaz carbonique des concurrents. Arrivée à l'air libre - et montée - perçue comme un soulagement.
  • Aux ravitaillements de 30, 35 et 40 km, je marche, je mange de la banane, je bois ma bouteille. Chaque kilomètre arrive de plus en plus lentement, les crampes menacent, je les sens tapies au fond des muscles, prêtes à bondir. Je masse les endroits où les crampes palpitent, courbé en deux, tout en continuant à trottiner comme un hérisson blessé. Grosse souffrance.
  • Km 39, je prends ma dernière dose de glucose, celle estampillée "Coup de fouet". cela ne suffit pas : même si je m'étais juré de ne pas marcher en dehors des ravitaillements, je craque : à 39,500 je me mets à marcher, en attendant le ravito de km 40. Arrivé là, je bois, je me tape une banane entière, et puis je me remets à courir, c'est tout un effort, il faut marcher un peu vite, balancer les épaules, oser soulever le premier pied pour faire une foulée, ressentir le choc, serrer les dents, continuer, et on se retrouve à carapater... comme un ragondin agonisant.
  • La fin n'est pas descriptible. Gros effort pour maîtriser mon visage et mes sentiments. L'avenue Foch, où j'avais bien accéléré il y a 4 ans, pour finir en beauté, me semble une montée morne et grisâtre. Pas la force ou l'envie de sourire aux photographes officiels.
  • Et voilà, ça c'est fait.

dimanche 9 avril 2006

J

  • Bien dormir - Check
  • Ecouter la B.O. de Rocky en me préparant - Check
  • Ecrire mes dernières volontés - Not Yet
  • Partir - Check

vendredi 7 avril 2006

Check-list avant décollage


C'est J-2 J-1, donc je poste la check-list qui va bien, et que je vais éditer au fil de mes oublis (rhoooo, c'est pas bien, dans la Blogosphère, d'éditer des billets après coup, méchant, méchant).
  • short moule-à-gaufres - Check
  • T-shirt respirant rouge pétard aux couleurs de l'école - Check
  • Chaussures, chaussettes (propres), semelles orthopédiques, slip sans coutures (propre) - Check
  • Sparadrap pour mettre sur les tétons - Check
  • Boire beaucoup (de l'eau), car comme dit le proverbe que j'invente à l'instant :
  • Si pipi pas transparent,
    Toi boire encore des torrents
  • Manger des pâtes, des pâtes, des pâtes - Check (soupir)
  • Ne pas boire d'alcool - Check
  • Prendre la température des copains qui courent, échanger conseils et insultes - Check permanent
  • Gâteau qui bourre la gueule pour le petit-déjeuner de dimanche - Check
  • 3 doses de gel au glucose pour les kilomètres 20, 30 et 40 - Check
  • 4 épingles de sureté pour le dossard - Check
  • Cardio-fréquencemètre et accéléromètre - Check
  • Copains sur le parcours - Check (3 à ce jour, merci Angelika, Marie-Cécile, Laurent)
  • Faire testament - Not Yet
  • Répondre patiemment à la question "et quel temps tu comptes faire ?" - Check permanent
  • Fixer rendez-vous - Check
  • Retrouver le livre de Michel Delore et mes numéros de Jogging International - Check
  • Lire tout ce qui a trait au Marathon - quasi Check
  • Faire transmettre mes temps par SMS à deux personnes - Check
  • Repérer un endroit à Neuilly pour garer la chignole - Check
  • Trouver la crème pour les pieds et les coucougnettes - Check
  • Vérifier la météo (merci Nerik) - Check et merde, c'est de la pluie, ce qui est OK pour la course (rafraichissant), mais qui alourdit les chaussures :-(
  • Préparer toutes les affaires - Check
  • Sac poubelle pour m'enrober avant la course (super pour la motivation, "je suis une ordure, un résidu, un déchet") - Check
  • Calculer mon temps moyen au kilomètre, en fonction du chrono - Check... c'est là où l'électronique va m'aider
  • Me coucher avec le tome 6 et 7 de De cape et de crocs - Check

lundi 6 mars 2006

L'homme qui valait 3 milliards

Voilà, ça c'est fait. J'ai couru le Semi-Marathon de Paris hier matin, et j'ai mon temps et celui de mes petits camarades (dont Stéphane Diagana, dont je viens de modifier la fiche Wikipedia pour ajouter son diplôme de l'ESCP-EAP).

Je me faisais l'effet d'un cosmonaute (cardiofréquencemètre au poignet, accéléromètre fixé à une chaussure, puce électronique du semi-marathon fixée à l'autre chaussure, capteur cardiaque fixé au torse, deuxt-shirts respirants - dont LE t-shirt ESCP-EAP - un coupe-vent respirant, des gants en polaire), vu de l'extérieur, ça avait un air de NASA, mais d'un autre côté :
- il faisait 0° C
- la technologie a du bon, dans une certaine mesure, et c'est le propos de ce billet.

Je suis beau, je suis jeune, donc je me suis dit "faisons péter mes temps précédents (meilleur temps en 2005 : 1h 59' 35" sur semi-marathon). Allez, je vise 1h50', qu'est-ce que ça donne en terme de vitesse ?"
1h50 = 110 mn = 110 / 60 = euh... 1,833 h, que je prends 21,1 km divisé par 1,833, gneugneu, hop, 11,51 km/h.

Premier effet kiss-cool de la technologie de mon cardiofréquencemètre (CFM) : il papote toutes les secondes avec l'accéléromètre, qui est le truc accroché à la chaussure pour mesurer la distance parcourue, hop hop, 112 cm, hop hop, 109 cm, etc. Et mon CFM que je l'ai payé cher, il m'affiche : vitesse moyenne = 9,03 km/h.
Mais le problème de cette mesure est qu'elle est mise à jour toutes les 2-3 secondes. Donc ça fait : vitesse moyenne = 9,03 km/h... 9,68 km/h... 12,17 km/h... 10,49 km/h... Pour les Sportifs de Haut Niveau comme moi, c'est intolérable (de lapin). Mais c'est là qu'arrive la deuxième lame qui coupe le poil :

Deuxième effet kiss-cool de la technologie de mon cardiofréquencemètre (CFM) : il peut aussi afficher la vitesse en minutes / km. Re-calcul : 21,1 km en 1h50, ça fait 5mn21s par km. Avantage de cette mesure : elle a un dénominateur plus faible (mn par km, au lieu de km par heure). Et donc j'ai géré précisément ma course, en essayant (péniblement) de me maintenir dans la zone 5 mn - 5 mn 30 / km. Bon, à part sur les 3 derniers kilomètres, où une créature a tapé - non-intentionnellement, quoique - du coude sur mon CFM, et que je n'ai plus réussi à ré-afficher les mn /km après.
Ce que c'est, que d'avoir fait une école de commerce, au lieu d'une école d'ingénieux...
Mais heureusement :

Il y a une vie après la technologie, ou le troisième effet kiss-cool de l'Humain : la fin a été dure, voire très dure. Une longue avenue qui n'en finissait pas, la promesse d'une arrivée qui reculait à chaque pas, des crampes dans tous mes membres, bref, je payais mon ambition de 1h50. C'était rapé de toute façon : un peu après le 20ème kilomètre, j'étais déjà à 1h 55 mn...
Et voilà l'effet kiss-cool : je repère un jeune d'une école concurrente, pas loin devant. Vas-y Jojo, montre-lui que tu en as encore dans les chaussettes. Je le double péniblement, en poussant des ahanements d'éléphant asthmatique, et là, tout s'est joué au mental, oui, oui.
Imagine la scène, lecteur : le vieux boxeur de la nouvelle de Jack London "a piece of steak", face au jeune qui veut monter, le combat est inégal, l'un s'épuise, l'autre puise à des ressources insoupçonnées : sa jeunesse.
L'affrontement était le même, à une exception près, qui fait toute la différence : en boxe, on est face à face, on voit venir l'adversaire. Là, j'étais devant lui, donc je ne le voyais plus. Il pouvait être étendu dans le fossé (non, je ne l'ai pas poussé), ou bien anéanti, les yeux emplis de larmes, à 200 mètres derrière, ou encore, il était en train de me souffler son haleine chaude et nauséabonde dans la nuque. Donc je me suis arraché comme jamais, poursuivi par une idée, un concept. J'ai fini en 1h 56' 53", bien devant. Jamais mon CFM n'aurait pu me pousser comme ça.

Donc la techno, c'est beau, mais l'humain, c'est bien.

mercredi 1 mars 2006

Semaine très informatique

Bon, je ne suis point couché, et je fais le point sur cette semaine, riche en enseignements et progressions informatiques : (non, je ne suis pas encore passé à Ubuntu Linux)
  1. J'ai travaillé sur un projet de T shirt avec logo pour ESCP-EAP Running
  2. (Rappel : semi-marathon de Paris ce dimanche, marathon de Paris le 9 avril)
    • Après contact avec un imprimeur de T shirts, il a fallu retravailler redessiner le logo (dispo sur le blog d'ESCP-EAP Running) pour le mettre en bichromie, au lieu de quadrichromie
    • L'imprimeur me dit "il me faudrait un logo au format vectoriel". Je lui dis "Pas de problème, OpenOffice a un module de dessin vectoriel. Le gars me dit "Euh, moi, il me faudrait un fichier que je puisse lire sous Adobe Illustrator, c'est-à-dire soit .AI, soit .EPS"
    • C'est l'horreur, parce que je ne fonctionne quasiment qu'avec des logiciels libres, et là, le gars me demande un format propriétaire (AI), non documenté par Adobe, en clair : je n'ai aucun utilitaire pour lui fournir son format. Un peu comme si un opérateur de téléphone me disait "OK, je veux bien vous abonner, mais il faut que vous construisiez vous-même le téléphone portable qui va pouvoir capter mon réseau, et évidemment, je ne peux pas vous donner la nomenclature technique du portable, car c'est propriétaire".
    • Je télécharge donc Inkscape, une des références des logiciels libres de dessin vectoriel, et je me paluche de redessiner tout cela. Evidemment, Inkscape ne sauvegarde pas au format AI, mais heureusement, au format EPS. Optimiste que je suis, je sauvegarde aussi au format SVG, le standard du dessin vectoriel, libre, documenté, bref, du vrai bon travail informatique. Et donc, comme de bien entendu, ça ne servira à rien.
    • Envoi par coursier depuis la boite d'un ami entrepreneur et jogger vendredi à 17h30, et aujourd'hui à 15h, le gars n'avait toujours rien reçu. A 18h, ça y est, il a le colis. Il ne peut pas lire les formats. Super. Il me conseille au téléphone de lui envoyer un mail avec les fichiers AI ou EPS. Je passe 3/4h sur Internet pour trouver le fichier ps2ai.ps qui marche avec gsview, lui-même nécessitant une ligne de commande sous DOS (toute ma jeunesse...)
    • Finalement, je prends mon baton de pélerin, ma clé USB, et je file à sa boutique. 1 heure de plus, mais voilà, j'ai les T shirts.
    • Je les montre aux joggers ce soir, et je demande à mon entrepreneur chéri de les prendre en photo avec son téléphone-portable-appareil-numérique. Puis après, comme c'est simple, il suffira qu'il les transfère sur son Macintosh avec la fonction Bluetooth, et je les récupérerai sur ma clé USB. 20 minutes, et un résultat, à la fin, que même l'échographie de mon fils elle était plus précise. Tout ça pour ça, comme dit Gérard Darmon dans le film éponyme.
    • Donc je me rentre, je pose le T shirt sur le sol, et je le prends en photo numérique.
    • Rédaction d'un mail collectif à tous les coureurs, envoi des photos en fichiers attachés (2,98 mégas), allez, il est déjà 01h45.
    • A 2h01, mail d'un des responsables d'ESCP-EAP running (il devait rentrer d'un entraînement...) : il me dit "ce serait bien que tu prennes des photos du T shirt et que tu les joignes à ton message". Réponse de ma part à 2h03 : "elles étaient jointes au mail".
    • A 2h08, mail de mon entrepreneur préféré : il a pris en photo numérique son propre T shirt et m'envoie les fichiers (3,44 mégas).
    • J'attends avec impatience les mails des autres coureurs (3h43 ? 6h07 ? 19h22 ?)

  3. J'ai mis en forme une partie de ce blog, et c'est pas fini
    • ça part d'une idée conne ("je voudrais que les messages récents soient affichés"), ça continue par le forum de Dotclear, et j'apprends au final que tout cela, c'est une question de programmation PHP.
    • Et hop, téléchargement par FTP des fichiers concernés,
    • Téléchargement de Arachnophilia, éditeur gratuit de PHP,
    • Modifications du code des deux ou trois fichiers PHP qui vont bien, re-téléchargement par FTP, test sur le blog, retour à la case départ
    • Finalement, j'ai mes messages récents, j'ai récupéré des infos sur comment avoir trois colonnes dans son blog, j'ai amélioré les tags, pfou, je m'attaquerai à la bannière une autre fois, là, je vais me coucher.

  4. J'ai lancé une présentation OpenOffice.org en cours
  5. Deux étudiantes m'ont rendu un cas, non pas avec le sempiternel PowerPoint, mais avec Impress d'OpenOffice. Je décide donc, en live, de montrer cette présentation. Et j'en profite pour faire un petit laïus sur les différences entre Microsoft Office et OpenOffice : 1. OpenOffice est compatible à 99,9% avec MS Office ; 2. OpenOffice est gratuit (combien d'entre vous ont des copies pirates de MS Office ?) ; 3. OpenOffice peut fonctionner depuis une clé USB (bonne chance pour faire la même chose avec MS Office)(en fait, c'est une déclinaison d'OOo, portableopenoffice, nantie des fichiers francisés qui vont bien), ce qui veut dire, plus de problèmes d'installation sur un ordinateur temporaire, plus de problèmes de droits d'accès, la liberté itinérante.

  6. (MàJ) J'ai inondé la planète avec mes méta-données de jogging
  7. Bon, il y aurait une manière moins Marketing de le dire, mais j'ai pu envoyer les données de mon Cardio-Fréquencemètre (CFM) sur le site Internet du constructeur, ce qui me permet, par exemple, de comparer dimanche dernier (13 km, 11 km/h) à ma performance d'aujourd'hui (??,??) où j'ai craché ce qui me restait de poumons.
    J'ai quand même mis 1/2h à rester bêtement, avec mon CFM qui faisait Grichchggrriiiiichhchhgggr... face au microphone branché sur l'ordinateur, tandis qu'un con de site Internet me disait "No signal".
    Enfin, un ami est venu m'aider, en disant "c'est pas possible qu'un ordinateur aussi bô n'ait pas un micro intégré !"
    (Moi : ) "Euh, ah, ouais ?"
    (Lui : ) "Tiens, là, c'est quoi ce trou ?"
    (Moi : ) "Euh, je sais pas, peut-être un truc pour aérer les circuits ?.."
    (Lui : ) "Fous-z-y ton CFM devant, et recommence..."
    Grichchggrriiiiichhchhgggr...
    "Signal detected, we have the data, you are a poor jogger"

En conclusion, je cite Feu mon oncle Yves : "l'informatique, c'est passer deux heures pour en gagner une".
J'ai froid, je vais me pieuter.