Blogthib, ou thibierge.flou

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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

vendredi 1 décembre 2006

Coin-coin cidence

Voici mon aéropage du jour. Je lis ce matin le passage suivant dans Cyrano de Bergerac, L'Autre Monde ou les Estats et Empires de la Lune :
A ces mots, je me levé et il me conduisit par la main derriere le jardin du logis, où l'un des enfants de l'hoste nous attendoit avec une arme à la main, presque semblable à nos fusilz. Il demanda à mon guide si je voulois une douzaine d'allouettes [...] A peine eus-je respondu ouy que le chasseur descharge en l'air un coup de feu, et vingt ou trente allouettes cheurent à nos piedz touttes cuittes. "Voilà, m'imaginés-je aussi tost, ce qu'on dit par proverbe en nostre monde d'un pays où les allouettes tombent toutes rostyes !"
Vous n'avés qu'à manger, me dit mon demon. Ilz ont l'industrie de mesler parmi la composition qui tue, plume et rostit le gibier, les ingrédiens dont il le fault assaisoner."

Cyrano de Bergerac, L'Autre Monde ou les Estats et Empires de la Lune, texte établi, présenté et annoté par Madeleine Alcover, Société des Textes Français Modernes, 1996, p. 85.
Cette invention correspond évidemment, à peu de choses près, à la Balle à carabine assaisonnée, sur l'excellent blog Etrange produit, dont j'avais déjà dit tout le bien que j'en pensais.

lundi 27 novembre 2006

Blogs et fantasmes

Avec un titre comme ça, je devrais rattraper mon retard de lecteurs, et remonter vite à 90 000. Bande de petits libidineux.
Beaucoup de personnes bloguent de manière anonyme. On ne connaît pas leur vrai nom, non plus que leur ville d'appartenance, et leur description physique est inexistante, ou très parcellaire (on sait que Yog pèse "63 kg de bonnes vibes" - mais au moins on a des photos de sa tronche - que Joséphine chausse du 38 - et on a deux photos de son pied - et que Monsieur Jean porte des chaussettes - et on a une photo de sa manche). Le reste, c'est une affaire de rêve ou d'imagination.
Quand j'étais petit, je visualisais tout. Les chiffres avaient des couleurs : 1 noir, 2 bleu, 3 rose, 4 rouge, 5 noir, 6 marron, 7 vert, 8 rouge, 9 orange. A bleu, E blanc, I jaune, O marron, U orange. (n'en déplaise à Arthur Rimbaud).

Je "connais" deux sortes de bleuggueurs : ceux que je connaissais d'avant, et avec qui je buvais des bières ; ceux que j'ai connu après, c'est-à-dire que je ne connais pas dans le monde réel. Les inconnus, je les ai imaginés. Même si, après coup, j'ai pu en rencontrer, j'ai gardé en tête le fantasme que j'avais d'eux. Voici donc mes fantasmes. Si certain(e)s d'entre vous préfèrent leur fantasme à leur corps actuel, il y a toujours des solutions.


Joséphine, personnage fantasmé : 1m72. Cheveux chatains, coupés au carré, lisses. Teint frais, rose. Yeux noisette. 85 B, pointure 36. Alterne jupe  (avec chaussures à petits talons aiguille) et jean (avec grosse ceinture et tennis pastel), et des pulls près du corps. Fume quelques cigarettes par jour.

Boisson : du rosé. Du thé. Du thé à la rose.

Quand il pleut : va nu tête, ou sort un adorable petit chapeau pliable en plastique qui lui donne l'air des Parapluies de Cherbourg.


Monsieur Jean, personage fantasmé : 1m75-1m77, plutôt fin, mais pas maigre. Cheveux blonds, légèrement sombres. Coupe "moderne", avec léger brushing naturel (ni une brosse, ni un brushing George Michael, hein !), éventuellement petite mèche par devant. Yeux gris-bleu. Toujours tiré à quatre épingles : en semaine, costume gris clair, chemises épaisses, cravate discrète (mais pas triste) au noeud bien ajusté, chaussures anglaises bien cirées ; le week-end, pantalons de toile, polos bleu glacier, chaussures de ville (en daim ? pas sûr).

Boisson : du vin de Bordeaux ou du sud (pour les tanins). Du thé Lapsang souchong (pour les tanins).

Quand il pleut : va nu tête (mais prend une écharpe). Ne se rend pas forcément compte qu'il pleut. Ses pensées s'évaporent au-dessus de sa tête.


La grande Loulou, personnage fantasmé : 1m85 en talons. Cheveux bruns, frisés, longs, et souvent attachés en queue de cheval. Teint café crème, à peine café. Yeux brun profond, avec de longs cils. 80 C, pointure 40. Plus souvent en jean qu'en jupe (mais ça lui arrive). Ses jambes sont des compas qui arpentent le monde. Fume toute la journée. Trimballe un énorme sac à main (limite sac de voyage). Rigole souvent. Le genre de fille qu'on a envie de faire rire.

Boissons : des expressos au comptoir, du rhum arrangé, du vin de Loire.

Quand il pleut : va nu tête, ou sort un bonnet en laine multicolore.

Yves Duel, personnage fantasmé : 1m80, un peu maigre, cheveux gris, un peu longs (tombent sur la nuque, mais n'appellent certainement pas un catogan, brrr, quelle horreur). Yeux gris. Visage qui se fendille de partout quand il sourit. Fume des cigarettes fortes. Chemises à carreaux, pantalons de velours, chaussures confortables (Paraboots, voire mocassins).

Boissons : les bons Bourgogne rouges (mais ne dédaigne pas les bons Bordeaux rouges). Caféïnomane comme tout le monde.

Quand il pleut : va nu tête (parce qu'il aime ça).

Mamzelle Lili, personnage fantasmé : 1m65, blonde frisée aux cheveux mi-longs, en queue de cheval. 80 B, pointure 36. Petites lunettes ovales, petit nez. Yeux bleus, ou verts, et pétillants. Souvent surprise en flagrant délit de rêverie.

Boissons : Porto blanc, vin blanc d'Alsace, eau pétillante, infusions.

Quand il pleut : prend un parapluie pliable, mais l'oublie souvent, alors elle met sa capuche, comme tout le monde.

L'inconnu du 3ème étage, personnage fantasmé : là je sèche pas mal. 1m85, fin. Brun, cheveux amples (pas coupés à ras, quoi), yeux marron. 27 ans. Porte souvent des pulls. Fait plus mûr que son âge. Une certaine incapacité à travailler dans une entreprise classique : trop de propension à dire ce qu'il pense, peu d'appétence aux jeux politiques. Mais pas asocial, non non.
Boissons : de la bière ? (pas sûr), du vin sûrement. Gin en soirée.
Quand il pleut : va nu tête (parce qu'il n'a rien pour se protéger quand il pleut).

Voilà ma moisson du jour. Les autres, je les connais, ou je ne les imagine pas encore assez. Quant à ceux que j'ai fantasmés : n'oubliez pas que je suis votre créateur.

Rhaaaaa !

C'est super les extensions pour écrire un billet de blog rapidement. Hop, on écrit directement dans le navigateur. Hop, on insère des liens en surfant en même temps. Hop, on laisse libre cours à son imagination sans réfléchir, sans contrainte.
Hop, on efface tout par erreur.
Hop, on a tout perdu.
Je n'en peux plus de cette technologie. Tant pis, vous n'aurez pas le billet "Blogs et fantasmes".
ça m'énerve...


powered by performancing firefox

vendredi 24 novembre 2006

Des torrents de bits...

Bad Days Comme annoncé, voici un long thibillet sur mes pérégrinations dans le no man's land de l'erreur 404, et quelques réflexions émincées par dessus.


En quelques boulite poïntz :
1. mon blog a subi un dépassement de trafic
2. mon hébergeur m'a facturé (et continue à me facturer) les Gigas de trafic en trop
3. je n'ai pas payé avant de comprendre ce qui se passait
4. mon hébergeur m'a couiqué hors de la toile
5. j'ai donc payé... mais ma vengeance sera terrible !!!

Déroulé des opérations, avec quelques leçons d'existence à chaque étape, voire des interrogations technologico-économiques


A. Les statistiques, tiqueu tique


En Octobre, j'ai eu 127 869 visiteurs, dont 89 696 visiteurs uniques (les autres, c'est pas qu'ils viennent à plusieurs, c'est que ça peut être plusieurs fois le même, par exemple, moi, je me visite beaucoup, pour voir si je suis là, ou dans les limbes de l'erreur 404). En Novembre, 84 303 visiteurs uniques (et c'est pas fini).

La classe.

Pour mémoire, le "pape des blogs" (ce qui est une contrepèterie : le pope des blagues, ou le plop des bagues) a, selon son propre aveu, 130 000 visiteurs uniques par mois.

La grande classe pour moi, je tutoie les grands. (Mais il m'en coûterait que ces grands ne me vouvoyâssent pas) (oui, je sais, c'est simplement "vouvoient", mais je suis chez moi, tant que l'huissier ne gare pas sa 404 devant ma porte).

Tout cela c'est du vent, à double titre. D'abord, et c'est évident, parce que ce n'est pas le nombre qui fait la qualité, au contraire, comme disait Chamfort, « Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle a convenu au plus grand nombre. » (merci à bribes.org, qui cite ses sources, je croyais que cette citation, dont j'abusais, était de Michel Foucault...)

Ensuite, et surtout, parce que la majorité de ces visiteurs uniques a commencé à débarquer, que dis-je, à se déverser, à dégouliner, depuis le 12 octobre 2006. Certains (moi le premier) en ont conclu que ces visiteurs étaient de ces spammeurs que j'ai fustigé à de nombreuses reprises. Pas du tout, c'est moi qui ai introduit le loup dans la bergerie.


B. Ils veulent tout pour la musique, tout pour la musique...


Le 12 octobre, c'est le lendemain du 11. Jusque là, tout le monde suit ? Et le 11 octobre, j'ai mis en ligne deux thibillets, dont un juke-box de mes intros préférées, d'abord sous Radioblogclub, puis avec Zanorg.

C'est depuis ce jour là que je suis passé, grosso-modo, de 18 000 visiteurs uniques par mois, à presque 90 000.

Vous allez dire : "De quoi se plaint-il, ce gros verrat ? Il s'engraisse de visiteurs, il mange l'IP des Français" etc.

Il se plaint des faits suivants :

  1. les 72 000 visiteurs surnuméraires ne viennent que pour pomper les fichiers musicaux (ce dont je me battrais l'oeil, s'il n'y avait les points suivants)
  2. les fichiers musicaux sont lourds
  3. 72 000 x 2 megas, ça fait 144 gigas
  4. mon fournisseur d'accès m'autorise 25 gigas de traffic par mois, tout giga supplémentaire étant facturé 1 € pièce (ça fait pas cher de l'octet, certes, mais quand même...)

Le dilemme était donc : continué-je à mettre en ligne des morceaux de musique, dont les chiffres montrent clairement qu'ils sont téléchargés massivement au mépris des droits d'auteurs (voui, voui !), et c'est moi que je paie le transport,
ou bien,
supprimé-je les dits morceaux ? (tout en payant les factures accumulées)

J'ai supprimé les dits morceaux. D'autant plus que, les petits malins, ils ne téléchargeaient pas seulement les morceaux de zanorg (que j'avais mis sur la page), mais aussi ceux de radioblogclub (que j'avais initialement mis, puis supprimés de la page, mais pas de mon site).


C. Savez-vous planter des sous ?


A l'époque, je m'étais frotté les mains : pour un symbolique 12 € / an (formule Mega Top Premium Club), j'avais non seulement un nom de domaine (blogthib.com, pour ceux qui ne suivent pas), mais aussi un hébergement de mon site.

Content j'étais.

J'avais oublié la sacro-sainte loi d'Internet (et notamment du Web 2.0) : "quand c'est gratuit, ou pô cher, cherche quel est leur business model".

Le business model, en l'occurence, c'est "on va laisser ce gros porcidé engraisser son site, et là, TCHAC ! on va lui tondre du 80 € par mois d'excédents de traffic jusqu'à ce qu'il passe à la formule Excellency Golden Standard VIP (5 € / mois), voire à la Super Mammouth Ambassador of  the Eldorado (20 Teraoctets de traffic quotidien, 10 000 adresses e-mail, 1 zillion de spams, 257 € / mois HT)"

J'en profite alors pour énoncer une autre sacro-sainte loi de la Vie : "quand tu veux économiser trois sous, quelques mois après, tu en perds dix". C'est une loi valable pour les services, et pour la plupart des biens (mais pas les fers à repasser, et je ne pense pas, non plus, les ordinateurs portables).

D. I want to break free !


Je me suis dit "Mes cocos, il fera chaud avant que je ne vous renouvelle mon abonnement pour l'année 2007". Et j'ai cherché des solutions. Du genre
  1. je me crée un autre site chez un hébergeur gratuit qui accepte le SQL le PHP et les porcinets comme moi
  2. je transfère mon nom de domaine chez Gandi (qui administre déjà l'excellent thibierge.net)
  3. j'active une redirection vers mon site libre
  4. j'installe dotclear 1.2.5 sur ce site libre
  5. je sauvegarde ma base MySQL et la dumpe (ouais, je me la pète) sur ce nouveau site

Classieux, non ?
Eh ben ça marche pas :-(

E. Nous n'avons pas les mêmes valeurs... et les vôtres sont les bonnes

Là, on commence à toucher à la quête philosophique. Si j'ai opté pour Dotclear comme plate-forme de blog, ce n'est pas par snobisme ("moi je triture du PHP au petit-déjeuner") ni par radinerie (parce qu'à 5€ par mois, je pense que je peux me le payer), mais pour garder un contrôle total. Cela me permettait de sauvegarder régulièrement mes billets, voire l'architecture totale du blog, et le jour où je change de serveur, hop, je réinstalle tout là-bas, et l'internaute ne voit rien (ce qui est le but).

Las.

Depuis 11 mois, j'ai passé des heures à écrire des trucs en PHP, j'y comprends rien mais je m'accroche, je cannibalise des forums, je fais des copier-coller sauvages dans des lignes de code sans savoir ce que je fais ("mais c'est quoi un padding ?"), tout ça pour pouvoir être libre. Résultat : dès que je transporte mon blog ailleurs, a marche pas.
Par la malepeste.
Donc, vous avez tous raison, avec vos plate-formes de blog préformatées en ligne : moindre perte de temps, aucun souci technique, bref, vous êtes au coeur de l'objectif : bloguer.
Cette frustration, je l'éprouve aussi avec OpenOffice. Bon sang, j'y crois, au modèle d'une suite qui serait libre et gratuite pour tous, mais aussi complètement intégrée (UNE suite, pas PLUSIEURS logiciels rassemblés), et j'y ai consacré du temps sur les dernières années. Mais il y a des fois, j'ai envie de jeter l'éponge et de repasser tout sous Word, Excel et PowerPoint. (soyons francs : pour l'instant, je n'ai pas pu les quitter entièrement).
Et c'est aussi pourquoi j'hésite à passer à Linux (pourtant, une distribution qui s'appelle Ubuntu, ça ne promet que du bonheur...)

Ajoutez à cela que ça fait 15 jours que je n'ai plus de téléphone, et que je n'ai plus eu d'ADSL pendant 6 jours : hier soir, je me suis dit "basta, retour chez France Télécom, y en a marre".
Marre d'une liberté trop cher payée, moi je veux juste que ça marche.

jeudi 23 novembre 2006

Perdu dans la 2.0 ème dimension

Les plus assidu(e)s parmi vous l'auront noté : j'ai eu comme un passage à vide. Pas moi perso (quoique, ma nuit de lundi à mardi, ça a été Grand Grand Grand), pas moi non, mais mon moi identité 2.0 (et quelques cornichons), c'est-à-dire mon bleug.
Plouf, disparouch un jour.
Aujourd'hui, plouf, réapparouch !

Je sais parfaitement pourquoi, mais c'est le comment qui m'intéresse le plus. Et pour cela, je vais investiguer. Cela donnera lieu - à court terme - à un thibillet techno-web-économique comme j'en mitonne trop rarement, et - à plus long terme - à un changement possible d'hébergeur, parce qu'on ne me la fait pas.
Mais notez déjà que c'est de votre faute, à vous tous.
Et que plus vous me lisez, plus je risque de re-disparaître, pffuit.
Voici donc le temps du sevrage (car entre sevrage et servage, il y a juste la plaçounette d'une lettre qui change).

vendredi 17 novembre 2006

Spam dans ta tronche

Depuis un mois et quelque, mes 3 lecteurs assidus, et les deux blondes qui essaient de comprendre, auront vu proliférer quantité de commentaires qui avaient la particularité :
  • de vendre des trucs vasodilatateurs
  • de disparaître dès que je faisais un peu de ménage
Mais les journées sont courtes, les nuits occupées, et je ne conçois pas de définir mon rôle de héros du quotidien par ces mots : "heu bonjour, mon rôle dans la vie, c'est de supprimer les commentaires spam sur mon blog".

Il a fallu l'effet 1-2-3.
  1. La première lame coupe le poil. C'est Spamplemousse qui s'y colle. C'est un plugin Dotclear (utilisateurs de plate-formes de blog, passez votre chemin, tout en m'envoyant un chèque) que l'on peut éduquer manuellement avec des mots comme "porn", "teen", "viagra" et "caniche". C'est la Grosse Bertha, ça dézingue tout ce qui passe dans le ciel, efficace, certes, mais plus le temps passe, plus les artilleurs fatiguent (ou plus les spammeurs apprennent à zigzaguer dans les nuages).
  2. La deuxième lame tire le second poil et recoupe le premier. C'est Spamclear, qui est un filtre anti-spam bayesien (Monsieur Jean, vous pouvez expliquer aux autres, que je comprenne ?) qu'on éduque en disant "ça c'est blanc, ça c'est noir, ça c'est blanc, etc." Fastidieux, mais efficace, mais fastidieux. Et il reste encore des spammeurs darwinniens qui s'adaptent aux mutations de l'environnement.
  3. La troisième lame, lame ultime, lame fatale. Spamtimeout, je t'explique, même que tu vas rien comprendre avec ta cervelle de singe, c'est une lame qui déplace le poil à couper. Depuis que je l'ai installé (hier) et que j'ai modifié les fichiers php avec des instructions en volapük, ya plus rien qui passe. Glâbre, le blog.
Ce qui est merveilleux, ou affligeant, c'est que je viens de faire un thibillet pour dire, en substance, que j'ai réussi à supprimer des choses ne devraient pas exister dans un monde gentil, bref, des choses immatérielles et immorales. C'est ma croisade, c'est mon mandat.

mardi 19 septembre 2006

200ème billet - Batanas et Ubuntus

Pour fêter ce 200ème billet (et je ne compte plus vos commentaires, notamment tous ces sympathiques vendeurs de Viagra), voici un compte-rendu, je l'espère exhaustif, des batanas et ubuntus répertoriés à ce jour. C'est cliquable (cliquez sur les pitites croix grises), mis à jour régulièrement, et en méta lien dans la colonne de gauche. Bref, du web 2.0 (je ne sais pas ce que ça signifie, mais c'en est, c'est sûr !)
Les derniers ajouts sont en bleu.

Batanas et Ubuntus All + All -

Batanas et Ubuntus

lundi 18 septembre 2006

Blogana - Filoguer

Ce n'est pas vraiment une batana, mais assurément, elle peut appartenir à la catégorie "blogueurs".

Filoguer : v.t. Le fait de faire quelque chose nous fait penser qu'on devrait faire autre chose. Par exemple, quand on écrit un billet de blog, on pense à deux ou trois autres billets à écrire. Quant on fait une liste de courses, on pense qu'il faut étendre la lessive. Quand on se mêle de faire la cuisine, il faut d'abord ranger le lave-vaisselle.

On n'est pas loin du zapping.

mercredi 13 septembre 2006

Pour changer de thème - test

Message de service

J'ai changé la structure des commentaires. Désormais, je réponds à chacun(e) directement en-dessous de son commentaire. Avantage : plus clair, plus linéaire. Inconvénient : mes commentaires ne sont plus signalés dans la liste des derniers commentaires. C'est gênant ?

jeudi 31 août 2006

BlogDay2006

Je le vois dans deux blogs amis, je suis même relancé par mail pour participer à cet événement, et pourtant, ça ne me tente pas. Le BlogDay, donc, c'est aujourd'hui, et la règle du jeu, c'est de faire découvrir 5 blogs qu'on a découvert récemment pour faire partager la bonne nouvelle (il faut pointer vers leur site et utiliser un tag Technorati), créer un effet de maillage, j'en sais rien moi, ça doit juste être pour faire un billet de plus.
Cela dit, les deux billets que j'ai lus m'ont donné envie d'aller visiter quelques uns des blogs mentionnés, donc pourquoi pas. Le problème est que je n'ai pas découvert de blogs récemment, je tourne sur ceux que j'apprécie, avec peu de nouveautés. Mais je vais faire un effort. Simplement, contrairement au narrateur de Haute Fidélité, je ne suis pas sûr d'arriver à 5.

(je ne fais pas d'ordre de préférence)
  • Bon pour ton poil. J'en ai déjà parlé, je trouve cet auteur suisse particulièrement savoureux. Je le trouve très drôle, il y a des fois, je ris jusqu'aux larmes (bon, OK, c'était après 3 verres de vin, mais quand même). C'est un blog classique, c'est-à-dire sans véritable thématique, sinon des pensées, des idées floues, des déconnes. Devrait être remboursé par ma sécurité sociale. En plus, il est fortiche, le tyrolien : il a publié son billet sur le BlogDay avec, comme d'hab, son traitement décalé. Pas à dire, c'est bon pour mon poil.
Voilà, c'est tout. Il y a deux catégories de blogs que j'ai fait exprès de ne pas mentionner : 1. les blogs de copains ou de connaissances découvertes au fil de mes lectures sur la toile (cf. ma liste à gauche de cette page + Monsieur Jean, Maviesansmoi, Je lis des journaux etc.) et 2. les blogs informatifs sur la techno et Internet (le Standblog en premier). Et je ne lis pas du tout les blogs des papes de la blogosphère.

Je me disais "comme ça fait pas bézef, une liste d'un seul élément, je vais procéder à un petit surf rapide et informel, pour dénicher des blogs qui m'ont l'air sympa" mais c'est complètement illusoire : comment les trouver ? par mots-clés ? mais quel mot-clé m'intéresse, à part "toi, mon frère humain (j'embrasse aussi les femmes) qui me fais réfléchir, rire ou méditer dans les rues crottées de Paris".

C'est hallucinant comme ce thibillet est un non-billet. Désolé les gars.

Allez, quand même, une idée qui surgit. Dans les années 80, j'avais lu dans Le Point une nouvelle de l'été dont l'argument était amusant : il existait 10 personnes en France qui étaient "statistiquement parfaites", je veux dire par là, il n'y avait plus besoin de sonder 10 000 personnes, il suffisait de poser la question à ces 10 personnes, et quel que soit le sujet, leur réponse donnait ce que donnerait un sondage sur 10 000 personnes au hasard. Marrant, non ? Bon, après, la nation était en pataquès parce qu'un des 10 avait disparu, ou bien il y en avait qui avait un jumeau inconnu, je ne me souviens plus. Le rapport avec la fondue ? Je me disais "il y a des gens qui lisent 10 000 blogs pour s'informer, moi je recommanderais bien de n'en lire que très peu (1 ?), au hasard, Bon pour ton poil". Bon sang, ça va lui faire grimper son PageRank sous Google, à ce sympathique helvète (et je suis sûr qu'il s'en tamponne le coquillard avec une patte d'alligator femelle).

mardi 29 août 2006

Bac Trac

L'excellent blog Bon pour ton poil donne vraiment envie d'aller passer des vacances au Bhoutan (sérieux). Un pays qui publie des timbres-poste au format de disque microsillons (écoutables) et surtout, qui prône le BNB (bonheur national brut) mérite sincèrement une visite.
Mais ne vous arrêtez pas là. J'aime bien l'histoire romancée de Mickey l'ange, qui commence par
En Italie, y a deux périodes où le bâtiment a bien marché: l’Antiquité, où ils fabriquaient des ruines, et la Renaissance.
Je dis : respect.

A propos de ce temps...

J'ai deux enfants à garder pendant encore une semaine, et il pleut comme vache qui broute. Soit je décapsule une bière (mais je n'en ai pas), soit je me tire une balle, soit je fais un feu. Je crois que je vais faire un feu.

Par ailleurs, pour mémoire, je me note la liste des thibillets en attente (je mettrai les liens quand j'aurai rédigé) :
  • pensée d'après-vacances : l'efficience des embouteillages
  • pensée d'après-vacances : location ou achat
  • La retraite, ou "est-ce qu'on tous finir à la rue ?"
  • Livre lu : Enfantines, de Valery Larbaud
  • Livre lu : Haute Fidélité, de Nick Hornby
  • Livre difficile à lire : Waltenberg, de Hedi Kadaré
  • Livre lu : Ubuntu, de Caccinolo, Dricot, Markoll
  • Disque écouté : la septième vague, de Laurent Voulzy (et des coïncidences blogiques et batanesques)
  • Actifs immatériels, argent fictif et valeur psychologique, la synthèse absolue (ou, plutôt, une petite anecdote)
Je ne me fais pas trop d'illusions : dans ma précédente liste, il y a encore des billets qui restent à écrire.

Bon, ce feu, il va pas se faire tout seul...
Skritch, pfffu, pfffu, vloufff, clac, pschhhh, ça y est (en théorie). Comme le dit Roland Magdane "Tu te demandes comment des hectares de forêts peuvent partir en fumée à cause d'un petit mégot, tandis qu'avec une boite d'allumettes modèle familial, 10 kg de charbon et 2 litres d'alcool à brûler, je ne peux pas réussir à allumer un barbecue !"

jeudi 20 juillet 2006

</ Devoirs de vacances>

Fin de nos émissions. Vous pouvez rester à l'antenne, au cas – improbable, mais pas impossible – où un signal intermittent serait émis. Ou vous pouvez vous repasser les extraits passés, ou encore changer de fréquence. Mais revenez, par pitié...

<Devoirs de vacances>

Je profite d'un trajet en train pour mettre à jour mes pensées, et comme je pense à vous, mes lecteurs chéris, je vous livre dans les billets qui vont suivre une mise à jour, ainsi que du stock de victuailles, avant de vous la souhaiter bien belle, et de me taire pendant plusieurs semaines (probablement à partir de la dernière semaine de juillet, assurément les 3 premières semaines d'août, et peut-être aussi la 4ème). Vous voilà prévenus.
Si vous avez des fringales de lectures, allez sur les blogs des commentateurs, regardez les blogs qu'ils lisent, et back-lisez les messages (vous pouvez aussi tester les produits délirants, comme la broche à guimauve rotative). On trouve des merveilles, par exemple je viens de découvrir Bon pour ton poil (grâce au blog de Mitternacht), qui est un joyeux délire très bien écrit. Je pourrais presque écrire ça, si j'étais plus doué. C'est dire...