Blogthib, ou thibierge.flou

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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

samedi 8 septembre 2007

Business model

Vu dans le Télérama de cette semaine : Prince donne ses CDs, et se fait de l'argent avec les concerts. Certes, le modèle n'est pas trasnposable à tous, encore faut-il avoir foi dans ses prestations scéniques. Mais quand même, ça m'amuse : certains artistes se sont cantonés dans le statu quo ("les internautes sont des voleurs, les maisons de disque sont un mal nécessaire, je continue à faire mon métier"), d'autres se sont ouverts au dialogue ("pourquoi pas une license globale, où les abonnements à Internet sont facturés plus cher, et la SACEM reçoit le surplus"), d'autres ont décidé de s'affranchir des maisons de disque, partiellement ou totalement, en utilisant le diabolique Internet : MySpace a réduit la distance entre l'artiste et le consommateur (en supprimant quelques intermédiaires au passage...), et puis là, le Prince, royal, donne ses disques.
Jeune créateur d'entreprise, cherche le business model ! Appâte avec du gratuit, bâtis-toi une audience, puis trouve le moyen de faire du blé avec quelque chose quelque part. Zoho a l'air de réussir ce tournant. Netvibes, à moins d'avoir comme ambition d'être racheté, je ne vois pas encore comment ils peuvent gagner de l'argent... mes 2 centimes de réflexion, avant d'aller dîner chez des potes (j'ai choisi le vin, donc ça va être Château Gloria 2004, et Clos du Marquis (deuxième vin de Léoville Las Cases) 1998). Pas plus de deux verres, demain matin un semi-marathon m'attend...

lundi 3 septembre 2007

Escrofules

Quand les hommes ont choisi les mots, ils ont pris soin de prendre des sonorités qui correspondent au mot. "Meugler", c'est l'exemple typique. J'aime bien "abruti", aussi.
Maintenant, il y a des mots qui m'évoquent d'autres choses, qui sont à contre-emploi. J'en ai deux exemples, ce qui est suffisant pour justifier d'une famille, et donc d'un nom. Ces mots sont des escrofules, car ils nous font miroiter une signification, un concept, alors même que le dictionnaire leur a attribué - parfaitement arbitrairement - un autre sens.

Option à barrière désactivante :
(définition réelle, selon moi :) Outil de protection utilisé par le Capitaine Kirk pour se défendre des Klingons. L'option à barrière désactivante est un bouclier invisible, un champ de force, qui non seulement protège des tirs de pistolaser, mais qui de surcroît détruit les armes à chaque fois qu'elles sont utilisées. Son fonctionnement consiste à absorber acoustiquement la décharge mortelle, et à la renvoyer sur une onde porteuse à haute fréquence, qui fait entrer l'arme en résonance, la disloquant proprement. Nécessite 2 piles de 9V (non fournies).
(définition des sites de finance :) Instrument financier analogue à une option simple, mais l'option s'annule (disparaît) si un certain prix est atteint.

Psychopompe :
(définition réelle, selon moi :) Arme utilisée par le Gobelin Vert pour annihiler les cerveaux. La psychopompe envoie des ultrasons dans la boite cranienne, repoussant la matière grise jusqu'à ce que celle-ci devienne une masse extrêmement compacte. Cela a un grand avantage : les neurones sont plus proches, et l'information circule donc de manière plus rapide et plus efficace. Les victimes deviennent donc très intelligentes, pendant quelques microsecondes, avant de sombrer dans une catatonie fatale.
(définition courante :) Qualification des prêtres ou des dieux qui sont "convoyeurs des âmes". Cela peut avoir une signification "aller simple" (Anubis) ou "aller retour" (méditation chamanique pour quitter - puis réintégrer - son corps). Il n'est pas précisé si le billet aller-retour coûte moins cher que deux allers.

Et dans le registre fin et subtil : eschatologique et éburnéen, bien sûr.