Blogthib, ou thibierge.flou

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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

jeudi 16 novembre 2006

Ô Sole miiiiiooooooo...

Comme annoncé hier, j'ai héliotropé, notamment suite à la demande de Magdalena. Ce thibillet tombe d'autant mieux qu'aujourd'hui, il fait gris. j'en profite pour tester un autre type d'hébergement de mes photos : à distance avec Flickr. Cela signifie notamment que les photos sont désormais cliquables, pour être vues en plus grand.
Voici la moisson.

Pont soleil
Ô Soleil ! Toi sans qui les choses
Ne seraient que ce qu'elles sont !

Edmond Rostand, Chantecler, Acte I, scène 2.
Arbre anneau

Statue dorée

Facade

arbre

Statue ombre
Chaque jour est comme le cerceau de feu que les lions essaient de sauter.

Philippe Djian, dernière phrase de Bleu comme l'enfer (phrase reprise quelques années après dans Echine)
Cerceau

mercredi 25 octobre 2006

Nyctalope

By day give thanks
By night beware
Half the world in sweetness
The other in fear
[...]
I would shelter you,
And keep you in light
But I can only teach you
Night vision
Night vision


De jour, remercie-les
De nuit, fais attention
La moitié du monde dans la douceur
L'autre dans la peur
[...]
J'aimerais te protéger
Te garder en pleine lumière
Mais je ne peux que t'enseigner
La vision de nuit
La vision de nuit


Suzanne Vega, Night Vision, in Solitude Standing, A&M, 1987.

jeudi 19 octobre 2006

Les araignées de lumière

Comment bâtir une toile qui ne risque pas d'être détruite ?
En la construisant dans un espace hermétiquement clos,
Une bulle sous vide.
Quand on déteste le risque à ce point,
On doit accepter de jeûner longtemps...

lundi 2 octobre 2006

A Michel Audiard, la patrie reconnaissante

"Je discute pas le coté farce, mais question fair-play, il y aurait à redire ..."
Derniers dialogues de Ne nous fâchons pas, de Michel Audiard, 1966.


Quand je prenais ce drapeau, cet été, j'ai repensé au "Colonel" et à son armée de boys chevelus à mobylette, face aux indécrottables Lino Ventura et Michel Constantin.

jeudi 20 juillet 2006

L'oeil graphique

Lundi, pour la première fois, j'ai emporté mon appareil numérique pour aller au boulot. Cela change la vie. On a l'oeil graphique : on regarde mieux, tout, à l'affût de toute géométrie, construction, idée, mise en scène que l'on pourrait capturer, figer sur le capteur numérique. Il y a quelques années, j'avais formulé – et mis en pratique – un aphorisme qui était On regarde souvent ses pieds, on ne regarde jamais en l'air. Depuis, je regarde souvent vers le ciel, on découvre toutes sortes de choses qui nous surplombent, des trucs sur des toits, des fenêtres ouvertes, sans parler des nuages. Il y a un dicton aux échecs qui dit si tu ne sais pas quoi jouer, joue tes cavaliers. Mon diction serait Si tu ne sais pas quoi regarder, regarde les nuages.

Avoir l'oeil graphique, c'est regarder mieux, ne plus se contenter de voir passivement, mais rechercher activement ce qui pourrait mériter une (bonne) photo. Évidemment, j'en ai déjà parlé avec plusieurs ami(e)s, on peut facilement tomber dans la compulsion :
  • tout regarder à travers un cadrage mental
  • trafiquer la réalité, déranger la nature
  • ne plus regarder vraiment, et ne découvrir ce qu'on a « vu » qu'au moment où l'on visualise les photos
Bref, trop d'oeil graphique tue l'oeil graphique. Je n'en suis pas encore là, heureusement.

mardi 18 juillet 2006

Lithochromie

On se dit d'abord :
- Ah ouais, c'est intelligent, il est en train de peindre la porte par laquelle il pourra sortir...



Et puis on se demande :
- Mais où se tenait-il, quand il peignait le balcon ?

dimanche 16 juillet 2006

Tisane d'été

jeudi 29 juin 2006

Poussez l'escarpolette



- Bonjour, vous venez souvent ici ?
- Poussez-vous, Monsieur !
- Vous êtes cristalline, laissez-vous bercer par le vent du soir,
Nos haleines embuées chercheront la fraîcheur.
- Grand fou ! Fais-moi des goutelettes...

lundi 19 juin 2006

Caillou et Pellicule

J'avais écrit le caillou, et Yann en a fait la photo. Sa photo me rappelle un album BD de Cosey, L'espace bleu entre les nuages (Editions du Lombard, janvier 1983), notamment les pages 29 et 34. Comme disait Charlie Baudelaire, tout est correspondances...

mercredi 7 juin 2006

Caïn et Abel

dimanche 14 mai 2006

H5N1



H5N1

A force de manger du E330 dans des emballages PVC
Des OGM enrichis en vitamines et regazéifiés au H2S
Nous développerons un exosquelette de couleur vive
et nous emprunterons les canaux de la Seine
pour rejoindre notre travail.

lundi 3 avril 2006

Skydiving

Parmi les 250 photos que j'ai prises en Normandie ce week-end, je sélectionne celle-là. Je l'intitule Skydiving, ou Si tous les ours du monde...




PS : J-6

vendredi 31 mars 2006

Indécent

Je suis un des cent à avoir acheté un D 100 (indécent, non ?). Je remercie Yann au passage, qui m'a donné la solution, comme mentionné à la fin de ce billet. Mon matériel photo se composait de 2 boitiers argentiques (Nikon F 601, Nikon F 801) et de 3 objectifs (Nikkor 35-70 à 3,3-4,5 ; Nikkor 80-200 à 2.8 ; Tamron 28-200 à 3.8-5.6), ainsi que d'un doubleur de focale Vivitar. C'est Yann qui a souligné que ce qui coûte cher, ce sont les objectifs, et que l'achat d'un boitier Nikon numérique me permettrait, à peu de frais (hum hum), de passer de l'argentique au numérique. C'est aussi Yann qui m'a démontré, utilisation à l'appui, qu'un reflex numérique déclenchait aussi rapidement qu'un argentique... et bien plus rapidement qu'un appareil numérique compact.

Et ici je tiens à exprimer ma théorie récurrente, celle de la qualité de service comparée au coût. J'ai déjà parlé des coûts cachés. Ici, il s'agit plutôt de parler de la qualité de service, et de son prix. Deux anecdotes, à deux jours d'intervalle :
  1. Je me retrouve dans un restaurant BoBo, à compulser un menu bio-aware, et à essayer de comprendre comment une entrée composée de sardines peut coûter 14 €. Je sais, je ne suis pas hype. J'avise le serveur qui ressemble à Daniel Emilfork, y compris l'accent et le sourire, et lui demande : "Dites-moi, qu'est-ce qu'il y a dans le Vegeburger Bio Boa ?" Silence, sourire. "Euh, eh bien, il y a des légumes". Je souris aussi (c'est contagieux) : "J'entends bien, mais quels légumes, if you please ?" Et lui de me répondre, toujours souriant, et un peu gêné "Euh, je ne sais pas vraiment, ils nous sont livrés tels quels". Voilà, voilà, voilà. A 14 € le bio-burger, on ne sait même pas si c'est du chou ou du rutabaga. Sachant qu'on est dans un des temples du BoBo, rue Saint Honoré, cela prête à sourire.
  2. Après le déjeuner, lesté de quelques coupes de champagne, je reviens à mon turbin, quand j'avise une vitrine de photographe à deux pas de mon école. Les bulles de champagne me poussent à entrer pour demander quelques renseignements sur les boitiers numériques reflex de Nikon. Et je tombe sur un vendeur compétent, sérieux, qui connaît son domaine, c'est un vrai plaisir de parler avec lui. Le lendemain, après qu'il m'aie laissé tester l'appareil avec mes objectifs, en me prêtant une carte mémoire, il me donne d'autres conseils précieux, me déconseille certains modèles, m'informe sur les possibilités de développement en ligne. Je ressors de la boutique délesté de plusieurs centaines d'euros, mais j'ai trouvé une adresse où je sais que je serai toujours reçu par des gens compétents. Et eux ont gagné un client reconnaissant, et technophile, donc c'est du gagnant-gagnant.
En conclusion : de même qu'en bourse, on a un couple risque-rentabilité (et il ne faut pas se focaliser uniquement sur la rentabilité, ce sont deux axes que l'on cherche à optimiser), de même dans nos achats, il y a un couple prix-service. Je n'ai rien contre ceux qui ne se focalisent que sur le prix, qui vont en hard discount, je veux juste souligner qu'ils ne peuvent pas exiger en plus du conseil avisé. Depuis des années, je souffre de vendeurs formés à la va-vite, sous-payés, qui pourraient vendre des balais-brosses avec la même démotivation que des chaussures (ah, les vendeurs de chaussures...). Tout cela malgré tout est une question de qualité de vie, et de qualité de la relation.
Comme c'est mon discours de boy-scout, je vous livre une citation qui m'accompagne depuis des années, et j'essaie de puiser quotidiennement à son humilité.
Je ne sais pas très bien ce que c'est que le monde :
Mais je chante pour mon vallon en souhaitant
Que dans chaque vallon un coq en fasse autant.

Edmond Rostand, Chantecler, Acte II, sc. 3.