Blogthib, ou thibierge.flou

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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

mercredi 28 juin 2006

Et pourtant...


83ème minute.
"L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme."
Victor Hugo, Waterloo, in Les Châtiments, livre V.

Chronologie

Ce matin, pluie lourde et grasse
Et puis matinée dans la touffeur.
Midi arrosé, sans une goutte de pluie.
Dans l'après-midi, entre l'obscurité chaude de deux stations de métro,
Une flaque de soleil en surface,
Avant un nouvel engloutissement dans le boyau.
Ce soir, soleil voilé et barbecue sur le bitume.
Population de tous âges. Ambiance de partage.

Bagarre de jeunes, un est à terre, tous tapent sur lui,
A coups de pieds dans la tête.
Il saigne, son arcade sourcilière a doublé, il titube.
Nous sommes là, j'entends la pauvre voix d'une pauvre femme,
qui n'a rien compris "arrêtez, je vous en supplie", au milieu de la mêlée.
C'est la guerre, ils n'ont plus de limites,
et nous, avec nos cheveux gris, avec nos dérisoires "calmez-vous".
Il saigne, il crache du sang.
Le cinéma travestit la réalité, ça ne se passe pas comme sur la pellicule,
C'est à vomir, en vrai.
La police arrive, on reprend nos verres,
Des femmes lui apportent des glaçons
Tandis que certains refont le match de cette bagarre.
Et le barbecue continue,
Avec un peu moins de chaleur, un peu plus de comblement.

mardi 27 juin 2006

Chateaubriand, ou retourner le steak pour finir la cuisson

J'ai rencontré aujourd'hui mon éditeuse sur un terrain neutre et gastronomique, pour évoquer diverses servitudes collaborations futures, et autres discussions sur l'écriture, les écrivains, les écrits, et l'écrivance (malédiction de ceux qui écrivent sans être publiés).
La donzelle (Repentir : une donzelle est définie comme une fille de mauvaise vie, "aux moeurs légères", je fais donc amende honorable, et dis plutôt la vestale du temple de la connaissance), fidèle à sa parole, m'a offert un livre, dont vous vous délecterez à lire la critique, dès que j'aurai fini mon Simenon (il faudrait aussi que je commentusse Clérambard, de Marcel Aymé, que je lus en deux jours).
L'éditeuse a mis un point final à la controverse qui nous anima ces derniers jours. En effet, non seulement elle a reconnu que j'étais le gagnant du défi prométhéen qu'elle lança, mais elle apporta une réponse claire à MA question littéraire. En effet, à la fin du billet sus-cité, je démontrai que Jean d'Ormesson était un sycophante vendu à la solde des éditeurs, et touchant un pourcentage pour faire acheter des livres qui ne contiennent finalement pas la citation "et la maison leva l'ancre pour la traversée de la nuit".
L'éditeuse a été foutrement subtile, là où je n'étais que disert : elle a tapé la citation telle quelle sous Gougueule (décidément...) et a obtenu la réponse, sous la forme d'un roman qu'elle m'offrit. Cette citation n'était ni dans Les enfants terribles, ni dans Le bal du comte d'Orgel, mais dans Isabelle, d'André Gide. Et allez donc, encore un livre à lire et une critique à écrire.
Pour sa peine, elle gagnera un livre offert par mes soins. Après accord tacite, nous sommes convenus que je lui offre De cape et de crocs, tome 1. Ce n'est que justice.

vendredi 23 juin 2006

Prunes

Ce rêve a commencé comme dans la vie réelle. J'étais en salle de cours, et la journée avait été saumâtre. J'ai attaqué la séance comme un bouledogue, et les étudiants m'ont répondu comme une écuelle. Et puis l'heure a passé. Puis une autre. J'ai réussi à les intéresser, ou bien, j'ai réussi à m'intéresser. Il ne restait plus que 20 minutes, mais j'étais à nouveau détendu, on a parlé.
Je me suis retrouvé dans une pièce improbable, assis dans un fauteuil jaune, à boire du champagne. Un directeur d'usine nous livrait des bouteilles d'alcool fort, et ce qui m'a frappé, c'est que les femmes avaient des bouteilles d'une certaine forme, et les hommes, d'une autre. De là à penser que les femmes sont différentes des hommes...
Je me souviens d'un match où le Brésil s'était pris un but, et ça les avait énervés.
Puis j'ai vu Stéphanie. Elle était réelle, et attentive, là où Alain Taccoen était absent, et soucieux. Stéphanie a prévenu mes besoins, et abreuvé mes compagnons. J'ai dansé des rocks sur des musiques qui n'étaient pas du rock, au son d'un DJ qui était suspendu au dessus de nous, coincé dans sa bulle métallisée, comme un conducteur de grue.
Quelques bouteilles de champagne plus tard, je marchais dans la nuit. J'aurais bien bu un Perrier, mais dans les rêves, on ne choisit pas son destin, donc j'ai été condamné à avoir soif. Clément avait filé, restaient Fred et Cathy. Le reste se dissout dans l'aube naissante. J'ai vu des feux rouges, des taxis, des cafés fermés et des bus qui roulaient à vide. Je suis resté transi, ému, réchauffé et inexplicablement optimiste. Demain était un nouveau jour, j'étais heureux.

mardi 20 juin 2006

Retour de formation...

Lever 6h, 1h30 de route, formation de 9h à 18h, 1h30 de route au retour.
Je suis sur les genoux,
d'avoir tant braillé.
Ma chemise est mouillée,
ma guitare désaccordée...

Bill Deraime, Un dernier blues, BMG.

vendredi 9 juin 2006

Grand Chelem, ou La meilleure nouvelle du jour