Blogthib, ou thibierge.flou

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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

lundi 9 juin 2008

The end of a perfect day

Puis enfin c'est le soir, assis devant leur maison
Les concierges déclarent avec satisfaction
"Il fait bon".
Dans le ciel assombri, les hirondelles font,
En poussant des petits cris, une partie de saute-moucherons
Il fait bon.


Les Frères Jacques, Il fait beau,
Paroles: Jacques Grello. Musique: Guy Béart.

Héliotrope II

Quand le soleil s'est levé là-bas derrière Pantin
Ça n'a été qu'un cri dans le petit matin
"Il fait beau".
Les oiseaux de Paris filochant ventre à ciel
Aux quatre coins de la ville ont porté la nouvelle
"Il fait beau".
De la Muette à Pigalle, on se l'est répété
Une bonne nouvelle ça vaut le coup d'en parler
"Il fait beau, il fait beau".
Et tout Paris bientôt fredonne obstinément
Ce refrain de trois mots monotone et charmant
"Il fait beau", tout le monde est content.


Les Frères Jacques, Il fait beau,
Paroles: Jacques Grello. Musique: Guy Béart.
Et aussi Héliotrope.

lundi 19 mai 2008

Projet Thanatos

J'aimerais bien écrire mon épitaphe, ou plutôt, mon discours d'adieu, le truc qu'on pourrait lire quand je serai mort. C'est pas tant que je me méfie de ce que mes proches diront de moi, mais comme ils livreront des versions différentes (toutes vraies en partie), j'aimerais juste rajouter ma version, une touche de peinture de plus sur le tableau.

jeudi 17 avril 2008

14 610 jours

Il y a des gens qui dépriment au moment du passage d'une dizaine, ils pleurent avant, dépriment pendant, et remâchent après. Pour ma part, même si je n'ai pas atteint tous les objectifs que je m'étais fixés il y a 1 an et demi (le projet Phénix est dans les choux, et Prométhée a du mal à atteindre la vitesse de croisière), j'ai quelques point d'étape satisfaisants (projets Mercure et Magnolia).
Mon frère me donne ce matin LA citation :
"Maintenant, j'ai passé l'âge de me faire repasser par des petits cons"
La tante Léontine dans "Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages", de et par Michel Audiard.
Bref, ça baigne.

jeudi 3 avril 2008

Caillou - Ephémère

Mon cerisier
Flamme blanche et parfumée
Encens dans l'azur.

mercredi 19 mars 2008

Et le jour ou je mourrai...

... le nombre de personnes qui diront "je le connaissais bien".
Pfuh.

samedi 1 mars 2008

Madonna

If we took a holiday
Took some time to celebrate
Just one day 7 days out of life
It would be, it would be so nice...

dimanche 17 février 2008

Promesses

Trop de promesses, trop d'accords donnés trop vite à trop de personnes. Vient un moment où l'on se dit : je suis au sommet de ma courbe, à partir de maintenant, si je ne fais rien, je ne vais que glisser vers le bas.
Cyrano aurait dû mourir au siège d'Arras.

lundi 4 février 2008

Silent night, holy night

Je l'avais déjà dit, je le pense à nouveau.
Et puis aussi, en combinant nanotechnologies et implantologie : avoir un bouton "volume", près des oreilles, qui me permette de réduire le bruit du monde ambiant, voire de mettre le potentiomètre sur zéro. Heureux comme un poisson dans son bocal, à regarder les humains s'agiter et ouvrir la bouche.

jeudi 31 janvier 2008

Entre gris clair et gris foncé

(merci à Jean-Jacques Goldman pour le titre)
  • Côté pile : je suis pris par un virus déchirant, qui me transforme la tête en coucourde, je suis tellement bourré de médicaments que je n'ai plus besoin de me nourrir par ailleurs.
  • Côté face : je reste chez moi.
  • Côté pile : à bosser.
  • Côté face : iTunes, notamment Paul Personne, Ben Harper, JJ Cale, Mecano.
  • Côté pile : Noir désir, Manhattan transfer...
  • Côté face : je détruis tous les morceaux que j'aime pas, je fais le vide, Getting Things Done ! (m'en fous, j'ai les CDs)
  • Côté pile : c'est bien les todo listes, mais ça lasse vite.
  • Côté face : j'avance dans mon travail. Péniblement, mais j'avance. Et je prends des notes sur "comment faire les choses qu'on n'a pas envie de faire".
  • Côté pile : il fait gris.
  • Côté face : je suis en train de construire la Feuille de Tableur Ultime, toute la finance en une feuille, avec des relations que moi-même je sais plus ce que j'ai fait, mais tout boucle, tout retombe sur ses pieds, je suis un Docteur Frankenstein en train de créer une vie artificielle, logique, précise, et je peux la faire évoluer, lui imposer Ma Volonté. Aujourd'hui, une feuille de tableur, demain le monde, après demain, je verrai que tout cela était bon et je prendrai un jour de repos.
  • Côté pile : tout le monde s'en fout, je suis un génie méconnu.

vendredi 25 janvier 2008

Coup de calcaire, coup de soleil, et projets 2008

Mon projet à court terme (ce week-end) :
  • DORMIR
Mes projets à 1 mois :
  • M'exposer au moins une heure par jour au soleil, avec un livre.
  • Recommencer à courir régulièrement.
  • Mettre au point ma formation "gestion du temps / de l'agenda / des urgences".
  • Préparer mes cours avec suffisamment d'anticipation pour éviter... les urgences.
Mes projets sur l'année :
  • Ecrire régulièrement pour le Projet Prométhée. Objectif : terminer le manuscrit pour août.
  • Reprendre la mise en ligne de Magnolia Express.
  • Prendre du temps à perdre du temps avec les autres, pour en gagner.
Je continue à travailler sur la méthode GTD, et je viens de reprendre le livre de S. Covey sur "les gens à qui tout réussit" (quel titre, mon dieu...). Derrière cette quête de la productivité, il y a bien évidemment une quête de priorités de vie, de valeurs profondes qui donnent du sens à nos actes. Vous pensez bien, si c'était uniquement pour savoir gérer ses mails, ça ferait longtemps que j'aurais lâché l'affaire. La suite viendra donc, dans des thibillets que j'essaierai de faire courts (et j'ai pas trop de temps, non plus). Le prochain : comment capturer tout dans un système simple, exhaustif et motivant.

jeudi 24 janvier 2008

600ème thibillet - Point d'étape

Voilà 600 thibillets.
Comme le 500ème, le 400ème, et les précédents, j'essaie, dans ce thibillet spécifique, de faire un point d'étape.
Celui-là n'est pas drôle, ni triste, il est juste factuel. Tu vas me pardonner, je vais te parler de moi (Haha ! c'est un changement ! Haha !). Bon, ta gueule, là je te parle de moi.

Ce mois de janvier, je suis environné par la mort.
  • Un homme de 47 ans, de mes connaissances, en bonne santé physique (il courait, faisait de la boxe) s'est arrêté sur un chemin pour reprendre son souffle après un jogging avec un copain. Quelques heures après, des promeneurs retrouvaient son corps, victime d'une crise cardiaque, trop tard pour faire quoi que ce soit, évidemment.
  • Une femme d'une quarantaine d'année, de mes connaissances, en instance de divorce, avec 4 enfants, fait un arrêt cardiaque et tombe dans le coma.
  • Une amie, d'un peu plus de 35 ans, subit une intervention chirurgicale pour nodules cancéreux dans la thyroïde. Elle s'en sort avec une moitié de thyroïde, c'est une super chance, elle n'aura pas de traitement :-(
  • Une autre amie a vu mourir son enfant, et elle doit vivre avec ça chaque jour.
  • Une autre amie, subit depuis presque 20 ans les conséquences de son cancer, traité par radiothérapie. Je ne suis pas sûr qu'elle vive longtemps.
Maintenant, je vais te parler de moi, une bonne fois pour toutes. J'ai perdu ma mère quand j'avais 5 ans, j'ai perdu mon père quand j'avais 6 ans.
Si tu veux voir le côté positif des choses, ça fait depuis ce moment-là que j'ai un portefeuille boursier.

Mais ce n'est pas mon propos actuel.
Je suis dans l'année de mes 40 ans, je vis entouré de la mort (et mon petit doigt me dit que la tendance va s'accentuer au fil du temps... ;-) ) et tout à coup, ce jour un peu libre, j'entends Joe Dassin, que mes parents écoutaient avant moi.
(j'ai la chanson, qui est plus dynamique que les paroles ne le laissent supposer. Joe Dassin était vraiment bien.)

On est à peine un gosse qu'il faut déjà grandir un peu
On est à peine un homme que l'on se sent devenir vieux
On veut forcer la chance, on veut changer la vie
Et on s'en va, et puis on s'en va
Et puis la vie nous change, on n'en a plus envie
Et on s'en va, on s'en va

La terre promise, on ne la voit que de loin
La terre promise, c'est toujours pour demain
Quand on s'arrête sur le bord du chemin
Voilà qu'on nous réveille de nos rêves avant la fin

Le jour ou l'amour passe, on croit que l'on s'envole
Et on s'en va, et puis on s'en va
Mais les amours se cassent, le rêve dégringole
Et on s'en va, on s'en va

La terre promise, on ne la voit que de loin
La terre promise, c'est toujours pour demain
Quand on s'arrête sur le bord du chemin
Voilà qu'on nous réveille de nos rêves avant la fin

Nos amitiés finissent souvent au bout de la saison
Et toi mon vieux complice, quels vents d'hiver t'emporteront ?
On entre dans la ronde, on y fait quelques pas
Et on s'en va, et puis on s'en va

Le temps d'une seconde et c'est la fin du monde
Et on s'en va, on s'en va.

Dark City

Je me souvenais hier de ce film, avec William Hurt : dans une ville façon années 50, tout le monde travaille, y compris ce lieutenant de police, qui enquête sur un truc un peu mystérieux. Il se déplace dans des rues obscures, il y pense dans sa chambre la nuit. Peu à peu, il en vient à se rendre compte que toute la ville est plongée dans la nuit, depuis toujours, sans que personne ne s'en rende compte : ils se lèvent quand il fait encore nuit, prennent des métros souterrains, vont travailler dans leurs bureaux sans fenêtres, et quand ils sortent le soir, ben évidemment, il fait nuit. Lui se rend compte qu'il fait toujours nuit, qu'il ne peut plus se souvenir d'une journée de lumière.
Depuis décembre, à quelques exceptions près, je vis dans Dark City.
Et je me suis rendu compte que je fais partie de cette petite frange de la population qui souffre de ce syndrome saisonnier de manque de lumière.
Quand je dis "qui souffre", il faut bien entendre "qui souffre".
Je me suis documenté (merci Grougleuh), et je vous livre quelques conclusions, confirmations de ce que je savais déjà ou réelles découvertes :
  1. Les UV dans les salons soleil ne servent à rien, sinon à donner bonne mine (donc, peut-être, indirectement, à améliorer le moral social, mais ça s'arrête là)
  2. Le déficit de lumière est une réalité, qui se traite, avec un grand flou entretenu par les vendeurs de produits de luminothérapie (luxthérapie) :
  • Les "simulateurs d'aube" servent à rétablir les rythmes jour / nuit, en agissant sur la Mélatonine. Utile en cas de troubles du sommeil, ou décalage horaire. Lire "Guérir", de Servan-Schreiber.
  • Les "ampoules lumière du jour" sont une escroquerie marketing, par travestissement du discours. Vendues au rayon "luminothérapie", ce sont en fait des ampoules qui permettent de voir les vraies couleurs, comme si elles étaient à la lumière du jour. Aucun effet thérapeutique à ma connaissance.
  • Les lampes de luminothérapie servent à donner la dose de lumière dont on manque en hiver, et agissent sur la sérotonine ("l'hormone du plaisir" ! C'est Paris-match qui le dit, alors, c'est le pois-démo). D'après mes lectures, on a besoin d'au moins une heure de luminosité à 5 000 lux, voire 10 000 lux. La lumière agit par les yeux, et les UV ne servent à rien. Donc, une cabine de bronzage avec lunettes de protection, c'est l'opposé de ce qu'il faut faire... Inconvénient de ces lampes : sont volumineuses, et chères. Tout est relatif : je viens d'en trouver une à 189 €. Allez, si l'Eurostoxx est remonté depuis que j'ai acheté au plus bas (hier à 14h), je peux me la payer ;-)
Pour plus d'info (sur la luminothérapie, pas sur l'investissement boursier...), wikipedia, encore et toujours.

jeudi 20 décembre 2007

Petit Papaaaaa Noyeeeeel...

Mon cadeau rêvé pour cette fin d'année : un brouilleur de portable. Rien d'autre, j'ai tout eu dans ma vie, et ce que je n'ai pas eu, je le prendrai. Juste un brouilleur de portable, pour réduire le bruit ambiant. Parce que la FNAC en décembre, ou les wagons de trains de banlieue toute l'année, c'est plus qu'une épreuve, c'est un sacerdoce.
Tiens, une devinette : à quoi sert le pénis des félins ?

ça m'amuse

ça m'amuse, car je suis mon propre prisonnier.
Prisonnier de quantité de choses, je vous le résume, essentiellement prisonnier des engagements que j'ai pris vis-à-vis des autres.
Et ils ne s'en privent pas, les ragondins, pour réclamer leur dû.
Mais ce qu'ils croient être leur dû, c'est mon temps, c'est mon sang.
Etonnez-vous après que je travaille autant sur la productivité. Le but n'est certainement pas de trouver des trucs ultimes pour mieux gérer son temps : j'ai dépassé ce stade-là, qui nous confine au rang de bêtes. La vraie quête est celle de notre propre but dans la vie. Et y a du boulot.
Donc je ne poste pas, parce que ça n'est pas mûr.
Mais je progresse. Et je ne vous oublie pas, mes vampires ;-)
(ou mes symbiotes, cf. la stratégie du champignon)