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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

lundi 29 septembre 2008

Magnolia Express - 14 poèmes pour Aline - IX

Un étourneau s'ébroue
Dans la brume
Elle me dit Allons au jardin.




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Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
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mercredi 24 septembre 2008

Magnolia Express - 14 poèmes pour Aline - VIII

Ses joues hier
Un bol de thé sous la tonnelle.




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Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
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mardi 23 septembre 2008

Magnolia Express - 14 poèmes pour Aline - VII

Ses joues aujourd'hui
Fleurs de rosée dans la montagne.




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Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
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vendredi 19 septembre 2008

Magnolia Express - 14 poèmes pour Aline - VI

Tremble
la flamme de la lampe
chante autour d'elle
son ombre.




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Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
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mercredi 17 septembre 2008

Magnolia Express - 14 poèmes pour Aline - V

Torrent dans la montagne froide
Ruisseau le long du pré
Larme sous sa paupière.




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Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
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lundi 15 septembre 2008

Magnolia Express - 14 poèmes pour Aline - IV

Le matin frais
Sur la couette
Ses cheveux rêvent
au vent de la moisson.




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Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
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dimanche 14 septembre 2008

Magnolia Express - 14 poèmes pour Aline - III

La fenêtre du soir
un éclat dans ses yeux
Elytres de grillon.




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Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
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samedi 13 septembre 2008

Magnolia Express - 14 poèmes pour Aline - II

La fenêtre du matin
un éclat dans ses yeux
Grains de café.




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Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
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mercredi 10 septembre 2008

Magnolia Express - 14 poèmes pour Aline - I

La douceur du repos
Mes doigts sur sa nuque
Blé noir et argile tiède.




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Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
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mardi 9 septembre 2008

Magnolia Express - Epilogue 2

Ceci est une citation à des fins d'illustration musicale (détails ici). Il s'agit d'un extrait, en mono, de River Boat Song, par JJ Cale, sur le CD Travel Log, Jive, 1990. Le disque est en vente ici.
La chanson du bateau de rivière
 
Le matin quand je me réveille, sa place est vide à côté de moi. Je descends à la cuisine, la brume se lève à peine, la rivière est encore tranquille, glacée comme un miroir et transpercée ça et là par quelques roseaux pointus. Quand je descends vers la berge, j'entends un petit tchik tchik tchik, elle doit taper à la machine au grenier, écrivant son livre avec la fenêtre ouverte. L'herbe me chatouille les pieds, et que le ciel soit gris ou bleu, j'entends arriver le bateau du vieil homme, comme une horloge qui ferait Touk Touk Touk Touk. Quelquefois je me suis fait un café, et je descends avec ma grande tasse serrée dans les mains, d'autres fois j'ai juste les poings au fond des poches, les yeux plissés à attendre l'apparition de son vieux bateau au tournant de la rivière.
Il passe chaque matin, pour aller pêcher plus bas, vers la mer, on se fait juste un signe, ça nous suffit pour la journée. J'aime bien le voir glisser doucement vers la mer. Il ne pourra rien m'arriver tant que le vieil homme passera chaque matin devant ma maison.










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Le roman, dans l'ordre, est
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lundi 8 septembre 2008

Magnolia Express - Epilogue 1

Ceci est une citation à des fins d'illustration musicale (détails ici). Il s'agit d'un extrait, en mono, de Aspen Colorado, par Tony Joe White, sur le CD Polk Salad Annie, Intermusic, 1993 (album original : Black and White, 1969). Le disque est en vente ici.


 

 

 

 

Epilogue

 

 

 

 

But there comes a time in everybody's life

When you have to search for peace of mind

 

Tony Joe White

 











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Le roman, dans l'ordre, est
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vendredi 5 septembre 2008

Magnolia Express - 4ème partie - #19

Pas plus qu'un autre
 
Je ne sais pas comment tourne le monde, je ne sais rien, j'ai souvent l'impression d'être né à la mauvaise époque, ou sur la mauvaise planète. Je ne sais pas prévoir les réactions de mes semblables et je m'en réjouis, cette part d'imprévisible me remplit de joie, pas plus qu'un autre je ne peux y faire.
Je ne sais pas grand chose du monde, je vois des ambitions et des misères en chacun, et pas plus qu'un autre je n'ai trouvé le chemin.
Je ne suis qu'un arbre charrié sur un fleuve boueux, je m'en remets à ce flot qui m'emporte toute ma vie, je ne désire rien et j'accueille tout, chaque être humain m'apporte un nouveau bonheur, un nouvel enrichissement, une nouvelle incertitude.
Je ne suis sûr de rien, ni de mes actes, ni de mes renoncements.
 
Mais toujours,
de plus en plus,
pour des motifs futiles et grands,
sous le givre d'hiver et dans la touffeur de l'été,
sous le vent, les embruns et la brise,
sous ce ciel bleu et éternel,
éternellement changeant,
je sens, je pressens, je devine,
je vois dans les herbes sauvages,
ou sur les ailes des hérons,
ou dans les yeux des chats
que j'aime Aline.
Que j'aimerai toujours Aline.




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jeudi 4 septembre 2008

Magnolia Express - 4ème Partie - # 18

Grande Pensée ?
 
Je fis demi-tour, me sentant tout seul, j'entendais encore les mêmes cris, les mêmes rires, la vie continuait autour de moi, je me demandais si je l'avais perdue, si elle n'avait pas tout simplement disparu après m'avoir donné un peu de lumière.
Je marchais dans l'allée, tout gris tout triste, et repassai devant le court où j'avais vu cette jeune fille (jeune femme ?) qui rayonnait de vie et d'assurance. Je m'arrêtai, appuyai mon front sur le grillage, essayant de grappiller un peu de cette clarté avant de repartir. Elle me tournait toujours le dos, superbe et libre, et je l'enviai douloureusement. Puis elle se retourna vers moi, me vit, et me fit signe en souriant. C'était Aline.
Et je me suis dit ...




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mercredi 3 septembre 2008

Magnolia Express - 4ème partie - #17

Haïku du vide
 
Aline n'était ni ..., ni ..., encore moins ...
Aline n'était rien du tout, le court était vide, et je restais avec mon sourire figé, la main sur la poignée de porte grillagée, le court était vide vide vide, silencieux, le filet pendait au milieu, immobile.
 
Feuilles mortes sur le gravier,
froissement dans la haie.
Je marche dans mes pas.




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mardi 2 septembre 2008

Magnolia Express - 4ème partie - #16

Expectative
 
En poursuivant mon chemin, réduisant la distance qui me séparait de mon Aline, je méditais légèrement, les pensées s'écoulaient sous mon crâne avec un glissement sage, je pensais qu'Aline n'était pas comme ça, nous nous connaissions depuis quelques jours mais elle était douceur et apaisement, elle propageait une aura autour d'elle, on avait envie d'être gentil avec elle, ça faisait plaisir de lui faire plaisir. J'étais sûr qu'elle devait jouer au tennis différemment, tout en nuances, et puis elle n'aurait certainement pas un vidangeur pour partenaire, ça non. Plus j'y pensais, plus je me disais qu'Aline n'était pas du tout comme ça, mais que, néanmoins, elle semblait avoir une force intérieure qui ...
Je pensais souvent à Aline.
 
J'arrivai au court n°3, j'allais enfin avoir confirmation de mes pensées légères, j'allais voir comment elle jouait, j'étais sûr qu'elle était ... et peut être un peu ...
Parfois, elle devait aussi ...
J'arrivai devant la porte grillagée du court, ouvris en souriant.




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lundi 1 septembre 2008

Magnolia Express - 4ème partie - #15

Sautillons sautillons
 
Il y a longtemps, quelques jours après que j'aie rencontré Aline, alors que je la connaissais encore peu, je devais la retrouver non loin de chez moi, il y avait un club de tennis à côté de la forêt et elle y jouait de temps en temps. Je laissai Libellule à l'entrée du petit chemin et me dirigeai vers le court n°3. J'avançais dans un couloir de verdure entre les courts et de temps en temps je jetais un coup d’œil dans la haie à droite, un coup d’œil à gauche, à travers le feuillage grillage on voyait des joueurs blancs sortis de la machine à laver et on entendait "OUT !", "HAN !", "Tiens mieux ton revers !" ou bien simplement des rires.
Je m'acheminai donc benoîtement vers le court n°3, il était à une cinquantaine de mètres devant, quand soudain, jetant un coup d’œil distrait à droite, je ralentis, m'arrêtai, regardai franchement. L'homme se préparait à servir, il me faisait face tout au bout du court, faisant soigneusement rebondir la balle sur le terrain, se préparant à l'assaut. La jeune fille (jeune femme ?) me tournait le dos, attendait, bien campée sur ses jambettes qui dépassaient de sa jupette. Dans cette attitude, légèrement penchée en avant, immobile, elle semblait ne rien voir, ne rien entendre que le toc toc toc de la balle de tennis là-bas.
 
L'homme servit comme une brute, comme un vidangeur, il asséna son coup comme s'il avait voulu assommer un taureau avec sa raquette. Un éclair de jupette, un choc sourd et je vis la balle qui retournait à l'envoyeur avec autant de force tandis que la jeune fille (jeune femme ?) sautillait en attendant le coup suivant, elle était passée d'une immobilité totale à ce sautillement comme si elle était chargée à craquer d'énergie lumineuse, pleine d'impatience de chaleur de puissance de volonté, prête à se battre et à y prendre du plaisir. Pendant l'échange qui suivit, elle sautillait entre les coups, se replaçait rapidement, et puis elle partait d'un coup, plantait ses pieds fermement dans le sol et là, bien campée, le bras étendu, préparait son coup, dans lequel elle mettait toute cette énergie, ça faisait POW ! et on voyait des étincelles dans ses cheveux qui flottaient librement. L'échange s'est terminé quand le vidangeur du fond du court a raté la balle d'un bon mètre, il avait la figure rouge et transpirait, et elle, pendant qu'il ramassait deux balles, elle attendait, immobile à nouveau, et puis tout a coup elle a sautillé sur place, comme ça, pour rien, pour évacuer le trop-plein, et je me suis dit "Dieu tout puissant, mais quelle vitalité ! Quelle vitalité !" Elle piaffait sur place comme un jeune fauve entre deux combats et j'étais admiratif, j'aime voir ce genre de choses, il existe encore des gens vivants, ceux qui ont faim, soif, qui ont envie que tout arrive, qui poussent des "Oh!" des "Ah!" devant la beauté toujours renouvelée de la vie et qui débordent d'énergie vitale, qui la communiquent aux autres comme un brasier qui s'étend dans les âmes et les consume d'une jubilation sans fin. On ne peut pas être mortel quand on éprouve ça.

Je repris mon chemin après un dernier coup d’œil, elle me tournait toujours le dos, sérieuse, concentrée, sans avoir vu son visage je sentais qu'elle devait avoir une vraie beauté naturelle. Mais je balayai vite ce bouillonnement de pensées, là-bas, au bout, m'attendait Aline, et rien d'autre n'était important.



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