Blogthib, ou thibierge.flou

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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

mardi 19 décembre 2006

La Grande Faille d'Utopie

Les mondes virtuels et leur économie parallèle, j'en ai déjà parlé. Dans la même veine, je lis que des hackers vendent aux enchères des failles de sécurité non encore patchées dans Windows Vista.

J'apprends avec les techno-beaufs : une faille de sécurité, c'est une brèche dans les bits. Certains hackers découvrent que, en réalisant une séquence d'opérations données (ex : j'envoie une requête en AnarchicBasic dans une table MySQL en même temps que je fais Alt-Z-O-R-R-O sur le clavier), on peut déclencher des choses non prévues, qui permettent par exemple de "rentrer" dans le système d'exploitation pour, just for fun, reformater un disque dur à distance, envoyer des miyards de spams, ou faire en sorte que l'ordinateur acquière une conscience supérieure.
Il existe des dizaines de failles de sécurité non corrigées dans Internet Explorer ou dans Windows.

Cela devient extrêmement gloussatoire. Que des gens vendent aux enchères une faille de sécurité (un actif hautement immatériel) sur un système d'exploitation non finalisé (Windows Vista n'est pas encore sorti - et à mon avis, une version non bugguée ne verra même jamais le jour), c'est de la virtualisation de virtuel. Et que d'autres personnes achètent cette information pour des dizaines de milliers de dollars, ouloulou, ça promet une dévaluation du dollar. Ou de l'action Microsoft. Ou de la place boursière virtuelle des mondes en ligne comme Second Life. Ou du sous-jacent électronique des écritures de bourse passées dans les chambres de compensation.
En finance, on a les options. Option d'acheter une action. Option de vendre du cacao à terme. On a aussi les options d'options (option d'acheter une option de vente de blé à 3 mois), les options d'options d'options etc. Cette mise en abyme devient vertigineuse : à quand des hackers virtuels, vivant uniquement comme avatars sous Second Life, qui attaqueront le système informatique de la Bourse de Second Life, bref, des informaticiens d'informaticiens d'informaticiens attaquant la Bourse d'un jeu d'une société.
Une seule certitude : les ventes d'aspirine vont flamber.

vendredi 15 décembre 2006

Free, Free, set me Free

(Note technique, et note d'humeur)

Non-Freenautes, passez votre chemin, ou continuez à lire, pour vous foutre de moi. Freenautes, ceci est un thibillet très long. Alors je teste les ancres :

Etat du problème

1ère réaction : « ça doit être de ma faute »

2ème réaction : « j'ai fait le boulot, que va me répondre Free »

3ème réaction : « foin des messageries, engueulons-nous avec un humain »

Conclusion : quelques conseils, qui me serviront aussi de pense-bête

Epilogue

Executive summary

Cette note sert à délayer mon exaspération, mais aussi servir d'aide-mémoire, pour moi, mais aussi pour mes petits camarades freenautes qui ont des problèmes de connexion. Accessoirement, cela servira, peut-être, à faire résoner le tam-tam de la jungle, à créer du fuzz, du buzz (non, pas de la beuze).

Etat du problème :

  • je suis abonné à Free, en dégroupage total (plus aucun abonnement France Télécom), je suis donc censé avoir de l'ADSL, de la téléphonie, de la télé (plus de 100 chaines)

  • je dépends du DSLAM de Charleville (CHA92), à 3400 m de mon domicile

  • j'ai une Freebox version 3 ou 4 (je ne sais plus) depuis 2005

  • depuis 4 semaines, je n'ai plus de téléphone (plus de tonalité, pas de possibilité d'appeler, pas de possibilité d'être appelé)

  • depuis plusieurs semaines, j'ai des déconnexions intempestives de la Freebox : 88:88, chenillard lent, chenillard rapide, et là, soit 88:88 à nouveau (et c'est reparti) soit rectangle cligno, rectangle fixe, et 88:88, et c'est reparti. Mais de temps en temps, ça connecte, quand même. (à 30 € par mois, vous me direz, ça peut).

1ère réaction : « ça doit être de ma faute »

  1. hard reboot de la Freebox : nada
  2. lecture de la FAQ Free : nada
  3. contact de Free par mail (dans la console d'administration) : réponse en 2 jours pour mon premier message, et j'attends toujours la réponse au deuxième message. C'est marrant, parce que j'ai commandé hier soir une alimentation de rechange, depuis la même console d'administration, et là, j'ai tout de suite eu un mail qui m'a dit que j'allais être débité du montant d'achat + frais de port...
  4. lecture des excellents forums de l'ADUF (association des utilisateurs de Free) : éléments de réponse, notamment sur le nettoyage d'une ligne de téléphone

2ème réaction : « j'ai fait le boulot, que va me répondre Free »

  1. envoi d'un premier mail, en substance « j'ai des déconnexions intempestives de la Freebox, quid ? »
  2. réponse en 48h (48h, quand même...) : « veuillez suivre la liste de tests suivants, et seulement quand vous avez fait tous les tests, et que c'est négatif, recontactez-nous ». On me propose notamment :
  • de faire un soft reboot (c'est fait, coco)
  • de faire un hard reboot (c'est fait, 12 fois)
  • de vérifier si tout est branché (hin hin hin)
et là, on commence à entrer dans le paranormal :
  • de tester ma Freebox avec une autre alimentation. Ah ouais, pas con, mais je la trouve où, l'autre alimentation ? Un voisin compatissant, semble-t-il, parce que Free, il veulent que je fasse le test avant de les rappeler.
  • Si ça marche pas, de tester ma connexion avec une autre Freebox que la mienne. Petites annonces de mon bled : « particulier échangiste, bien sous tous rapports, échangerait Freebox potentiellement naze contre Freebox qui marche, pour test de plusieurs jours ».
  • De tester une autre installation électrique que la mienne, dans une autre maison (non, là je déconne)

3ème réaction : « foin des messageries, engueulons-nous avec un humain »

J'appelle la hotline dédiée au dégroupage total. Là, que des points positifs (au début) : interlocuteur qui décroche tout de suite, poli, et bien équipé. Il teste à distance (depuis le Maroc, c'est là où est délocalisée la hotline, semble-t-il Edit : depuis Paris, comme me le signale un Freenaute respectueux et courtois) et me diagnostique une alimentation probablement défectueuse. Bon, on progresse. Il me recommande chaudement de trouver un voisin échangiste, car il ne peut pas m'envoyer d'alim de test. Bon, je fais un effort, je trouve (merci la solidarité de quartier, des inconnus m'ont répondu pour me dire qu'ils étaient chez Neuf, chez Cegetel, donc qu'ils ne pouvaient pas m'aider, mais c'est tout de même sympa de répondre...)

Je vais chez ce voisin que je ne connais pas, contact fort sympathique, il teste mon alim sur sa Freebox et me confirme qu'elle est naze (mon alim). Il est dans la partie (informaticien) et commence à me dessiller les yeux : moi, je suis à 3400 m du DSLAM et je n'ai jamais réussi à avoir les chaines de télé correctement. Lui est à 3500 m et reçoit les chaines parfaitement. Mais son voisin d'à côté, rien du tout.

Je rentre chez moi et recompose le numéro de la hotline au Maroc. Le gars me dit : « OK, c'est l'alim, il faut que vous en achetiez une autre ». Je tombe de haut, et lui explique que Free me rend un service, pour 30 € / mois, et ce service consiste à mettre à ma dispo une Freebox qui marche, une alim qui marche, et une connexion ADSL qui marche. Lui me répond « l'alim n'est plus sous garantie, donc c'est à vous de la payer ». Dialogue de sourds (moi : "ce que vous dites, c'est que Free ne garantit la qualité de ses alim que la première année, en bref, qu'elles ont une espérance de vie d'un an ?" Lui : "mais non, je n'ai pas dit ça"), dialogue que je coupe, car à 34 centimes la minute, le hotliner a tout intérêt à palabrer sans fin. Moi pas, car je suis un mec hyper important.

Pour conclure, quelques conseils, qui me serviront aussi de pense-bête :

  • à plus de 2500 m d'un DSLAM, il ne faut pas trop espérer avoir les chaines de télé. Dans ce cas, passer au cable (numericable) ou la fibre optique (erenis) et abandonner Free.
  • essayer de nettoyer sa ligne téléphonique comme indiqué ici : enlever les condensateurs des prises, déconnecter les fils inutiles, passer tous les fils de cuivre au Mirror, tirer un cable neuf depuis le DSLAM, demander de l'aide à E.T., frotter tous les électrons de l'air ambiant pour qu'ils conduisent l'électricité statique, faire appel à Pikachu...
  • Si Freebox déconnecter régulièrement, regarder l'alim d'un mauvais oeil.

Dans les différents moyens de s'en sortir, voici ma note (5/5 = très bien, 1/5 = d'un faible intérêt)

  • lire la FAQ Free : 3/5
  • envoyer un mail : 1/5 (quand je pense qu'il y a des personnes qui écrivent une lettre...)
  • appeler la hotline générale : 2/5
  • appeler la hotline dédiée : 4/5
  • se connecter sur les forums de l'ADUF : 5/5 (mais nécessite du temps de lecture...)

Et une ultime interrogation, qui entrera en résonance avec ma critique du livre d'Yvon Chouinard (d'ici quelques semaines...) :

Qu'est-ce que je pense acheter à Free, pour 30 € / mois ?

Qu'est-ce que Free estime me vendre pour 30 € / mois ?

mercredi 13 décembre 2006

Spim Spam Spoum

Sans y passer des heures, la lecture des spams est instructive. D'abord parce qu'elle permet de savoir quels sont les secteurs dynamiques sur Internet, les business models qui marchent. Et là je vous réponds tout de suite, c'est l'assurance auto et la vente de médicaments de toute sorte, point, même les 3615 Ulla tendent à se raréfier, le big business model, le coeur de cible, c'est l'aumobiliste avec malus qui a besoin de médicaments (de toutes sortes...)
L'autre information qu'apportent les spams, c'est une meilleure compréhension de la langue anglaise, qui est en même temps imagée, poétique, mais surtout, parfaitement adaptée à des phrases courtes, percutantes (c'est-à-dire, l'idéal pour un sujet de message, ou de commentaire.)
Démonstration de cette puissance poétique :



Il n'y a pas à dire, je reste admiratif. Non pas tant devant la promesse, à laquelle je crois peu. Mais devant l'inventivité poétique. A tel point que j'ai du mal à traduire en termes aussi imagés. Je m'y essaie néanmoins, mais si quelqu'un peut m'aider (à traduire, hein, pour le reste, je me débrouillerai) :
  • nous pouvons doubler la taille de votre, ça c'est la partie facile, mais après :
    • bâton de bélier ?
    • manche de ramoneur ?
    • boute-en-train ?
    • tige de piston ?
Aidez-moi, je sens que ça va me titiller toute la nuit...