Blogthib, ou thibierge.flou

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

samedi 9 janvier 2010

En vrac - Réflexions et résolutions

La période des fêtes et sa fin programmée m'ont inspiré quelques réflexions en vrac, comme la rubrique du même nom :
  • Les gens qui ne parlent pas. Certaines personnes ne parlent que très peu en privé, en réunion de famille par exemple. La plupart du temps, ce n'est pas parce qu'elles n'ont rien à dire, c'est parce qu'elle souhaitent garder le silence. L'erreur que je vois, c'est quand les autres se mettent à combler ce vide, ce silence, en parlant encore plus. Une personne qui ne parle pas, très souvent, c'est parce qu'elle apprécie la saveur du silence, et qu'elle n'aime pas le bruit. Rien ne sert à rien d'essayer de combler à tout prix ce silence.
  • "Untel ne changera pas, on ne vas pas le changer". J'en ai marre de ce discours défaitiste. Tout le monde peut changer un minimum, pour peu qu'il soit ouvert sur le monde et les autres. Dire qu'untel ne changera pas, c'est conforter untel dans sa position privilégiée. Demander à tous les autres de s'adapter, c'est staflonner, c'est-à-dire emmerder 90% des personnes pour 10% de privilégiés, puisque soit disant, ces 10 %, "on ne va pas les changer". Je ne suis pas d'accord.
  • Les fêtes, avec leur débauche de consommation, auront eu l'avantage de me faire évoluer. Alors que je possédais déjà un iPod depuis 3 ans (acheté d'occasion, faut pas pousser), je me suis mis enfin à utiliser l'iTunes store, avec quelques remarques :
    • la démarche d'achat est tellement simplifiée que je prends enfin plaisir à découvrir de nouvelles choses... et à payer pour les morceaux pour lesquels je n'avais pas encore payé, hum hum ;
    • mais la démarche d'achat est tellement simplifiée que cette dématérialisation (j'en parlais ici et ) a des effets pervers : on ne se rend plus compte qu'on est en train d'acheter, puisque l'on a donné son numéro de carte bancaire lors de l'installation, une seule fois. Un peu comme les achats sur Amazon : cliquer une fois ne donne pas l'impression d'avoir déboursé de l'argent, ou comment réduire les résistances à l'achat compulsif. J'en parlais aussi avec les factures téléphoniques.
    • cela dit, la richesse de l'offre en podcasts me laisse admiratif. Lors d'un jogging, je me suis écouté "le blog de Jean-François Zygel" sur Léon-Noël, et "2 000 ans d'histoire" sur Zola/Dreyfus d'un côté, et la fin du monde de l'autre, tout cela est passionnant comme ressource gratuite mise à la disposition du plus grand nombre.
  • Joggings de rentrée. Je commence l'entraînement pour le Marathon de Paris, le dernier des 5 marathons sur 5 campus (on en reparlera). Même si c'est dur de courir 1h / 1h30 par -2° C, magie des chemins enneigés et des bassins pris par le gel. Il suffit d'un rayon de soleil pour mettre tout cela en état de grâce.
  • Résolutions de début d'année et voeux. Je n'aime pas les voeux, dans leur répétition et leur manque d'originalité (air connu). Et je trouve les bonnes résolutions de début d'année, hypocrites et simplistes. Dans les "bonnes résolutions pour la nouvelle année", j'entends trop "je vais prendre le contre-pied de tout ce qui m'a frustré l'année précédente, tout ce que j'ai fait mal". Et c'est souvent (invontairement) hypocrite, parce que c'est tellement facile de s'engager, juste pour quelques semaines de début d'année, sur un discours qu'on ne tiendra pas au-delà du mois de janvier... ce qui nous donnera la justification de nouvelles résolutions l'année suivante. Mes résolutions, je les prends tous les mois, tous les jours, et j'essaie de n'en pas dévier, en tout cas, j'en fais le point régulièrement au fil des mois, et pas uniquement au 1er janvier. Mais si je devais nommer une choses que j'ai mal faite ces dernières années, et que je vais transformer en résolution de béni oui-oui pour les mois prochains : je vais essayer de faire moins de choses, et mieux pour chaque chose. Idem pour les personnes. Voir moins de personnes, mais les voir mieux.

vendredi 19 juin 2009

En Vrac

  • Recherche en finance, logiciels libres et yaourt. Une bonne recherche (académique) est réplicable, c'est-à-dire que le chercheur a donné la recette. Je me souviens d'une intervention de deux supposés grands chercheurs en finance français,  il y a de cela quelques années. Le commentateur du papier de recherche, un sud-africain, avait commencé son intervention en disant "vous avez utilisé un échantillon bâti et collecté par vos soins, sans le détail de sa construction ou sa composition (c'était une base de données propriétaire que les chercheurs gardaient jalousement), votre modéle n'est pas détaillé, ce qui veut dire qu'en l'état, je ne pourrais donc pas refaire votre étude pour la compléter ou la contester, ce n'est donc pas un article scientifique". Ce qui me frappe, c'est le parallèle avec les logiciels libres : si vous donnez la recette, vous autorisez les autres personnes à remettre en cause vos ingrédients (dans le but d'améliorer la recette) et surtout, c'est la condition de votre légitimité, car vous montrez exactement ce que vous avez fait. Nous atteignons ici les limites des modèles de concurrence : au paradigme initial, qui était que la meilleure condition pour réussir, c'est la confidentialité et le brevet (notre recette est secrète, ou protégée), on superpose désormais un autre modèle plus transparent. Cela touche tous les rangs de la société. Aujourd'hui, de plus en plus de personnes sont gênées de voir que la composition d'un produit de consommation courante mentionne des choses aussi vagues que "extraits végétaux, arômes, épaississants, exhausteur de goût" etc. Dévoiler sa recette permettrait un travail collaboratif d'amélioration, et donc un succès prolongé. Par exemple, comme le rappelle aujourd'hui Tristan Nitot, "Sans logiciel Libre, Internet n'existerait pas !"

  • Le gyroscope du planteur. J'ai fait un saladier de planteur (jus de mangue, de goyave, d'ananas, rhum agricole, citrons verts) pour les petites soifs vers 3h du matin. En déplaçant ce saladier dans un escalier en colimaçon (protocole expérimental, vous voyez, je donne la recette), j'ai constaté que lorsque l'on fait pivoter le saladier, les citrons verts restent à la verticale du même point. Un peu comme quand on tourne un bocal de poissons rouges, sauf que là, ça peut être biaisé, car les poissons rouges nagent, alors que les citrons verts font la planche. Et je me demande pourquoi, quand on fait pivoter un saladier de planteur de 30°, les citrons ne pivotent pas de Pi/6 ? Je ne pense pas que ce soit dû à la Force de Coriolis, alors quoi ?

  • Point barre. Je n'aime pas ignorer l'étymologie ou la provenance d'une expression. Dans le cas de "point barre" (traductible par "un point c'est tout"), je pensais que cela avait à voir avec l'alphabet Morse. Mais point barre, en Morse, c'est la lettre A. Je ne vois pas pourquoi on terminerait un message en Morse par "A" (d'autant plus qu'on termine par ···-·-). L'explication la plus couramment avancée est que cela correspond à une utilisation du clavier : point, barre (d'espacement), donc terminé. Mais comme souvent souligné, le vrai point final, ce n'est pas point barre d'espacement, c'est point retour chariot, pour rester conforme à l'expression synonyme "point à la ligne". J'ai lu aussi une explication délirante, comme quoi point barre, c'est " ! ". Bref. Il semble que point barre vienne soit du Telex, soit des correspondances ministérielles (et plus globalement, administratives). Dans ces deux cas, on avait coutume de terminer un paragraphe ou un texte par "./" (point barre oblique) pour, dans le cas du Telex, signifier que le message était bien arrivé à sa fin, sans coupure de transmission (l'équivalent de "terminé" ou "over"), et dans le cas des correspondances ministérielles, éviter que quelqu'un ne rajoute des phrases après. Un peu comme, quand on rédige un chèque, on tire un trait après le texte, pour que l'ordre ne puisse pas être changé de Trésor Public en Trésor Publicité... Voilà donc la vraie explication de cette expression. Point barre.

  • Lecture active. Je suis bien accroché au roman Les Falsificateurs, d'Antoine Bello (Folio, 4727, 2008), et au début du chapitre 13 (id. p. 162), un protagoniste demande "[...] pourquoi croit-on à une histoire ? On distingue généralement quatre ressorts essentiels, mais je préfèrerais les entendre de votre bouche [...]". Je me suis surpris à arrêter ma lecture, et à y réfléchir pour trouver mes éléments de réponse, avant de voir ce que le roman donnait comme solutions. J'étais passé d'une lecture passive d'un roman (comme un vase qu'on remplit) à une lecture active (comme un feu qu'on allume). J'aimerais bien écrire un (des) livres qui favorise cette lecture active, avec si possible des injonctions un peu moins simplistes que "arrêtez-vous maintenant de lire, et réfléchissez à telle question, avant d'aller voir les réponses page suivante".

lundi 6 avril 2009

En vrac - Fumée sur les braises, pensées dans la nuit

Conversation samedi soir avec Sardar, en surveillant le barbecue.
  • Le Soufisme. Discipline, pensée, philosophie. Zoroastre, et les pensées du bouddhisme qui sont liées.
  • Frank Herbert. Dune et les Zensunni. Il a réalisé un syncrétisme de pensées. Néo dans Matrix n'en est pas loin. En résumé : les objets ne sont qu'une apparence, si on les prend comme tels, on devient esclave. Ce n'est pas exactement "there is no spoon", c'est "the spoon is not a spoon".
  • J'aimerais bien écouter à nouveau de la musique Gnawa.
  • Il faut que je rachète la saga de Gilgamesh, que Sardar m'avait prêtée, et qui est un livre fondateur.
  • Le bouddhisme est imbitable. Essayer de faire simple, pour expliquer ce que je comprends du bouddhisme, en tant qu'occidental. C'est pas donné.
  • Les Koan sont des énigmes dont la réponse est toujours personnelle. Celle qui fait résonner ta personnalité, celle qui te satisfait.
  • Selon Sardar, La vie sexuelle de Catherine M. est un traité mystique. Donner sans recevoir.
  • Quand tu fais preuve de compassion, et qu'il n'y a pas de réponse (en clair, en langage d'occidental : et que tu te fais entuber), montre qui tu es. Moi, j'avais compris par "montre qui tu es" : venge-toi. Les autres m'ont dit : mais non, c'est : défends ta place. Et moi, je comprends finalement : ce n'est pas une question de place. Défends tes idées. Quand tu fais preuve de compassion, et que tu n'es pas compris, explique. Si tu es volé, explique. Si tu es bafoué, explique.
  • Suites pour violoncelle de Bach, par Rostropovitch. Variations Goldberg par Glen Gould.

jeudi 2 avril 2009

En vrac

  • La progression dans la rencontre amoureuse. On se donne son prénom, première étape. Puis son numéro de mobile (étape importante !) Puis son adresse (avec le code et l'étage !) Quand tu as le code, tu y es. (non, c'est pas vrai, c'est quand tu as un double de la clé...)
  • Un couple, jeune, beau, habillé tout en noir (normal, jeune, beau, bobo), marche dans la rue. Elle lui parle, et elle le regarde souvent de biais, pour appuyer ses propos. Elle quête une approbation. Et lui, il répond, par monosyllabes, les yeux fixés devant lui, sans jamais la regarder.

jeudi 12 mars 2009

En vrac

  • Vu sur le Semi-marathon de Paris : à Bastille, vers le KM 13, un homme qui tenait une grande pancarte avec marqué "Vas-y mon Gros !" Et les coureurs autour qui disaient "Merci, on y va !"
  • Une des phrases du Dalaï Lama : "Si ton problème a une solution, alors ce n'est plus un problème. Si ton problème n'a pas de solution, alors ce n'est pas un problème".
  • Beaucoup de personnes rêvent à des mondes parallèles. Mais c'est nul, si le monde est parallèle, il réplique le monde présent. Il faut rêver à un monde perpendiculaire. Voire, un monde en biais. Mais bien en biais, du genre "le biais ne se définit pas, le biais, c'est, tu vois, en biais quoi". Si tu arrives à définir le biais, alors ce n'est pas un vrai biais.

vendredi 6 février 2009

En vrac

  • Pendant très longtemps, voilà ce que je pensais, et que je disais : certains d'entre nous ont besoin d'un moyen d'expression. Ça peut être la musique, la peinture, la sculpture, l'écriture, mais c'est quelque chose où l'on a envie de projeter nos... désirs, projets, idées. Certains n'ont pas de moyen d'expression. D'autres en ont un. Comme moi : l'écriture (et un peu la photo et la vidéo). D'autres encore en ont plusieurs en même temps, et je les envie. Un Charlélie Couture ou un Paul Personne provoquent mon admiration, avec ce côté homme-orchestre. Et puis, tout ce que je disais vient de connaître un changement majeur. Nous avons des moyens d'expression, mais nous avons aussi des moyens de réception. Des moments où nous ne sommes pas producteurs, mais consommateurs. Définition rapide : un moyen de réception, c'est un domaine où l'on est passif, mais on se sent transporté. Certains n'ont pas de moyen de réception (je ne compte pas la télé, elle ne transporte pas, elle déporte). D'autres en ont un. D'autres encore (la plupart je pense) en ont plusieurs en même temps. Les miens : la lecture, évidemment, la musique, depuis toujours, le cinéma, depuis très longtemps.
  • Discussion avec une collègue. Je lui demande un Kleenex. Elle me dit "j'en ai un, mais usagé". Je lui réponds que c'est pas génant, nos ADNs vont se mélanger, et j'aimerais bien voir le résultat, j'imagine un Blob surgissant, enfant tératogénéré de la morve de deux professeurs sur-diplômés, ça pourrait être dégoûtant, mais le monstre se met à asservir le monde, et Bill Murray vient le combattre avec Sigourney Weaver, et il finit comme bloc en résine pour saluer les performances pédagogiques exceptionnelles.
  • Discussions avec des copains le lendemain d'une soirée très arrosée. Eux : "t'as l'air très songeur". Moi : "Non, mais j'ai juste deux neurones qui jouent au ping-pong, je suis pas très opérationnel". Après un temps, eux : "ça va mieux ?". Moi : "Nan. Mes deux neurones sont collés. Ils essaient d'en faire un troisième."
  • Dans la rubrique "analogies de gros con", j'en ai pondu une en courant : voir un film au cinéma ou voir un film sur son ordinateur, les deux ont leur avantage, mais c'est pas la même chose. C'est comme participer à une partouze, ou regarder une vidéo d'une partouze sur son ordinateur. Fin de l'analogie de gros con.

jeudi 8 janvier 2009

En vrac

  • Opération Bonhomme de Neige accomplie. Ils m'étonnent, tous ceux qui se plaignent du froid, de la neige et du verglas. Un hiver, c'est fait pour être froid, non ? Moi, quand y a de la neige (et c'est rare), je fais des bonhommes de neige.
  • Barbarisme. Ce matin, sur FIP, "c'est définitivement le meilleur etc.". Nan. Definitely, c'est "tout à fait", ou "finalement", c'est pas "définitivement". Idem pour Ultimately. Ultimately, c'est pas "ultimement". Ultimately, c'est "finalement", c'est pas "au point ultime".
  • Les téléphones portables nous font frire la cervelle. J'ai vu une émission qui déconseillait de garder le téléphone près de son oreille tant que le correspondant n'avait pas décroché (bref, d'utiliser le kit piéton). Hier, le chauffage de l'école de mes enfants était en rade, donc j'ai contribué à appeler les différents parents... depuis mon téléphone portable collé à mon oreille. Est-ce psychosomatique parce que je pensais à cette émission ? Le tout est que j'ai commencé à avoir un début de migraine au bout de 10-15 appels. (NB : voilà ce qui m'exposait le plus, je pense : une succession de personnes que j'appelle, donc qui décrochent. Ne me demandez pas pourquoi la cervelle frit plus quand le correspondant décroche, je ne sais pas.)







mardi 6 janvier 2009

En vrac

Lancement d'une nouvelle catégorie, en hommage à Tristan Nitot, qui pratique la chose depuis longtemps. Pour ma part, je le vois plus comme un Twitter personnel, nous verrons bien.

  • A tout seigneur tout honneur : l'excellent Tristan Nitot, au détour d'une phrase de ce billet, dit "Quasiment tout le monde a peur de perdre son boulot et fait ce que demande l'actionnaire (produire plus, vendre plus...)". Ce n'est pas une attaque ad hominem, car je respecte le personnage, et c'est juste l'exemple d'un glissement de langage désormais commun. Le problème est que cela véhicule aussi un glissement de sens. Reprenons : dans une entreprise, il y a les salariés, les clients, les fournisseurs, les dirigeants, les banquiers, les actionnaires (et d'autres). On appelle tout cela les stakeholders (parties prenantes), par opposition aux seuls shareholders (actionnaires). Je veux bien qu'on parle des exigences des actionnaires - car ils en ont, et pas toujours justifiées - mais qu'on n'oublie pas que tous les autres cherchent aussi à tirer leur épingle du jeu. Alors, tout mettre sur le dos du méchant actionnaire, c'est simpliste. Et le méchant dirigeant qui trafique les comptes et licencie ? Et le méchant banquier qui déclenche des crises et des faillites ? Et le méchant salarié qui déclenche des grèves ? Et le méchant client qui pressure les prix ? Et le méchant fournisseur qui n'est pas consciencieux ? J'ai l'impression qu'on a mis dans l'Actionnaire une figure symbolique, une poupée vaudou, qu'on invoque à tout bout de champ, l'Ogre d'Euronext. Ce qui est amusant, en conclusion, c'est que le dirigeant, il est méchant, on le licencie, voire on le juge (mais il ne reste pas longtemps en prison, et il garde la majeure partie de son argent), mais après on l'oublie, il a disparu. Alors que l'Actionnaire, rah, il est toujours présent, infecte vermine qu'il est !
  • Dématérialisation. Tout se dématérialise, les billets électroniques, les photos numériques, les livres. Je me demandais juste si ça nous poussait à devenir moins matérialistes. Je vois mes CDs : depuis qu'ils sont encodés, je ne les utilise plus, j'envisage même de m'en débarrasser. Je vois deux niveaux du matérialisme : l'accumulation d'objets matériels ; l'accumulation, quelle qu'elle soit. Se débarrasser des objets physiques ne signifie pas que je suis moins matérialiste, si je tiens à mon iPod comme à la prunelle de mes yeux. Mais je vois une amélioration : entre mes caisses de photos argentiques que je ne regarde jamais, et mes photos numériques, ces dernières sont dépoussiérées / visualisées sur une base plus régulière. Idem pour l'encodage de mes CDs, qui me permet (mix de morceaux) de redécouvrir des pépites au fond d'un obscur CD. Il n'empêche, il reste, de plus en plus, la volonté d'accumuler. Un jour viendra (il est déjà présent), où en plus des Shurgard qui nous proposent de nous louer un garage pour loger nos objets, on aura des loueurs de serveurs pour engranger notre bordel numérique qui ne tient plus dans l'espace de nos disques durs.
  • Idée de startup, en lien avec l'idée de la phrase précédente : un logiciel / un service qui permette de se sortir de la hiérarchisation / du classement des documents, fichiers, dossiers. Un utilitaire de recherche qui permette de retrouver tout sans souci. Sans avoir à faire un taggage fastidieux. Sans arborescence complexe. (vous verriez, pour accéder à mes cours du MBA, je dois ouvrir successivement 8 dossiers...). Bref, un truc du genre de Spotlight sous Mac.
  • Marrant : suite à mon thibillet Voeux, j'ai eu un commentaire en ligne, et deux commentaires Off. Les trois par des femmes. Un peu tôt pour en tirer une modélisation statistique...