Blogthib, ou thibierge.flou

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A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

mercredi 27 mai 2009

Caillou - Grand écart


J'ai tout fait.
Tout.

J'ai été gentil,
Et j'ai franchi les barrières sombres
Plus d'une fois.

J'ai été compréhensif
Et inhumain.
Ouvert
Et farouche.
Aimant
Et cassant.

J'ai tout fait.
J'ai vu la lumière
Je vois l'ombre.
J'attends demain
Ce soir
Sans attente.

mardi 19 mai 2009

les murs ? Rien...

D'après mon ami Bruno, on est partis dans un mur écologique.
Du genre, on était une Ferrari à 300 à l'heure sur la voie de la consommation gaspillante, et sur les 30 derniers mètres, on a eu une alerte, donc on a pris conscience, mais rapidement, donc on a freiné à mort, résultat, on a percuté le mur à 280 à l'heure. En terme de bilan écologique, c'est clair : le discours officiel est rassurant, mais on s'y est pris trop tard.
Là où Bruno s'arrête, et là où je commence, c'est sur la suite.
(en fait, Bruno et moi avons bâti la suite)
Une Ferrari à 280 à l'heure qui percute un mur, elle ne s'arrête pas là. A cause de l'énergie cinétique, et de choses que je ne connais pas, mais que Bruno détaillera, la Ferrari, cette grosse vache, elle va continuer sa trajectoire de bolide fracassant.
Chance, ou plutôt, malchance, il y a un deuxième mur derrière.
Les puristes auront noté que je dis deuxième, donc ça n'est pas fini.
Bruno et moi n'avons pas le même ordre de percussion des murs, et surtout, le même nombre de murs. Je vous les livre ainsi au fil du clavier.
  • le mur financier, qui va péter grave (ah bon, il a déjà pété ? roh, chsavais pas moi, c'est pas dieu possib, il a pété ? mais que va devenir l'écureuil qui met ses noisettes où qu'il peut ?)
  • le mur économique. J'ai pas tout compris, mais selon Bruno, ça va envoyer, et Internet va disparaître. Vouê. Un grand cataclysme et le terme Big Bang étant déjà copyrighté, on appellera ça Le Syndrome Gutenberg. Y aura plus d'Internet. Tu sais, le truc qui permet de passer du temps sur Fessebouc et touiteur, eh ben voilà, y avait pas de garantie, ça va s'estomper dans les brouillards numériques.
  • Je postule aussi la fin du mur sentimental. La Ferrari aura encore un peu de vélocité, et il restera un mur, certes affaibli, quelques briques qui tiennent encore parce qu'elles sont liées. Et la Ferrari cassera ce dernier mur.
Et il restera quelques briques et une épave, Le tout en fin de course.
Ce sera le moment de reconstruire.
Avis aux amateurs, ceux qui n'ont pas peur des murs qui s'écroulent.
S'il y a des murs à reconstruire, appelez-moi.

lundi 11 mai 2009

Electrosynchro

Une nouvelle idée de startup.

Pitch :

Encore ce week-end, j'ai rencontré ce specimen féminin : elle ne sait pas faire marcher un camescope, elle oublie de recharger son téléphone mobile, et quand elle emporte son appareil photo compact en vacances, elle a oublié (1) le chargeur (2) de recharger la batterie (3) de vider la carte photo.

Il faut aider ces pauvres bêtes.
Même moi. (moi, c'est dire). Je trouve assez fastidieux de devoir brancher mon Mac pour l'alimenter quand la batterie est en fin de course, de connecter mon téléphone portable à mes 17 ordinateurs pour synchroniser mon agenda et mes contacts, et de mettre le cable USB dans le fion de mon appareil pour récupérer mes photos.

Deliverable :

Il existe déjà dans les cartons un tapis de rechargement : on pose son mobile device dessus (ipod, tél portable, hamster) et celui-ci se recharge par induction, sans branchement de cable. Je propose l'étape suivante : on pose le mobile device sur le tapis (appareil photo numérique, puce RFID, femme) et cela recharge (par induction) et synchronise (par Bluetooth, par plasma, par exemple).

Avant : je rentre, je pose mon Nicon, j'allume le Maque, je lance iPhoto, je connecte le Nicon par USB au Maque, j'allume le Nicon, et je dis "OK, importer".
Après : je rentre, je pose le Nicon sur le Tapis Giga Virtuel (TGV), et le Nicon synchronise les photos avec le Maque, tout en rechargeant sa batterie.
NB : marche super bien avec l'iPod aussi, et le tél portable, le cahier.

Final word :

Pas de fils à brancher. Pas d'oubli. Un monde où les femmes seront femmes et geeks, sans se rendre compte qu'elles sont geeks. Des millions d'informaticiens boutonneux me worshipperont comme un god.

jeudi 7 mai 2009

Souris, montre toutes tes dents...

Comme je vis une vraie vie d'aventurier et que j'ai toujours refusé de céder à la barbarie, je me suis dit, comme ça : et si je prenais un caramel mou ?
Et parce que la vie est faites d'actions audacieuses, le caramel mou j'ai pris.
Et là, le drame.
Je me dis, "Tiens, dans ce caramel mou, il y a du dur.
Un gros morceau de sucre, probablement !"

Nan.

À 41 ans, je dois me rendre à l'évidence : il est révolu le temps des caramels mous.
Ma consolation : je vais mettre la dent sous l'oreiller et attendre la petite souris. Parce que si des gosses de 6 ans peuvent récolter, allez, 1 euros en échange d'une dent de lait, le calcul est simple (mais je le détaille en ayant une pensée émue pour mes élèves de 1ère année qui sont en train de fouetter pour l'examen de lundi prochain) : valeur future d'un euro placé pendant 35 ans au taux complètement arbitraire de 6% l'an, mais capitalisé quotidiennement parce que c'est plus fun :
VF = 1 ¬ * (1+ 6%/365)^(35*365) = 8,16 ¬.
Ah.
Compte-tenu des coûts de dentiste, la VAN est négative.

mardi 5 mai 2009

Caillou - 5 mn

Cinq minutes pour te dire quoi,
Dans ce bruit et ces fâcheux.

Cinq minutes ensemble,
Mais il reste les autres dans ma tête.

Cinq minutes
Où je refuse mon masque habituel.

Il nous faudra beaucoup de fois
Cinq minutes.

samedi 2 mai 2009

Mise en abyme

De temps en temps, je reçois des mails un peu limite de la part de mes étudiant(e)s. Mes collègues me disent que je suis trop gentil, et que mes étudiant(e)s se permettent trop de choses. Mais là, c'est autre chose : il faut que je me ré-éduque.



Certes, je suis content de voir que je parle bien (...) anglais, et que je sais toujours écrire des sujets percutants qui poussent à lire le mail. Mais quand même, quelle familiarité avec moi-même, ç'en est un peu dérangeant.