En vrac
Par Docthib, mardi 6 janvier 2009 à 12:46 :: En vrac :: #848 :: rss Mots-clefs :
Lancement d'une nouvelle catégorie, en hommage à Tristan Nitot, qui pratique la chose depuis longtemps. Pour ma part, je le vois plus comme un Twitter personnel, nous verrons bien.
- A tout seigneur tout honneur : l'excellent Tristan Nitot, au détour d'une phrase de ce billet, dit "Quasiment tout le monde a peur de perdre son boulot et fait ce que demande l'actionnaire (produire plus, vendre plus...)". Ce n'est pas une attaque ad hominem, car je respecte le personnage, et c'est juste l'exemple d'un glissement de langage désormais commun. Le problème est que cela véhicule aussi un glissement de sens. Reprenons : dans une entreprise, il y a les salariés, les clients, les fournisseurs, les dirigeants, les banquiers, les actionnaires (et d'autres). On appelle tout cela les stakeholders (parties prenantes), par opposition aux seuls shareholders (actionnaires). Je veux bien qu'on parle des exigences des actionnaires - car ils en ont, et pas toujours justifiées - mais qu'on n'oublie pas que tous les autres cherchent aussi à tirer leur épingle du jeu. Alors, tout mettre sur le dos du méchant actionnaire, c'est simpliste. Et le méchant dirigeant qui trafique les comptes et licencie ? Et le méchant banquier qui déclenche des crises et des faillites ? Et le méchant salarié qui déclenche des grèves ? Et le méchant client qui pressure les prix ? Et le méchant fournisseur qui n'est pas consciencieux ? J'ai l'impression qu'on a mis dans l'Actionnaire une figure symbolique, une poupée vaudou, qu'on invoque à tout bout de champ, l'Ogre d'Euronext. Ce qui est amusant, en conclusion, c'est que le dirigeant, il est méchant, on le licencie, voire on le juge (mais il ne reste pas longtemps en prison, et il garde la majeure partie de son argent), mais après on l'oublie, il a disparu. Alors que l'Actionnaire, rah, il est toujours présent, infecte vermine qu'il est !
- Dématérialisation. Tout se dématérialise, les billets électroniques, les photos numériques, les livres. Je me demandais juste si ça nous poussait à devenir moins matérialistes. Je vois mes CDs : depuis qu'ils sont encodés, je ne les utilise plus, j'envisage même de m'en débarrasser. Je vois deux niveaux du matérialisme : l'accumulation d'objets matériels ; l'accumulation, quelle qu'elle soit. Se débarrasser des objets physiques ne signifie pas que je suis moins matérialiste, si je tiens à mon iPod comme à la prunelle de mes yeux. Mais je vois une amélioration : entre mes caisses de photos argentiques que je ne regarde jamais, et mes photos numériques, ces dernières sont dépoussiérées / visualisées sur une base plus régulière. Idem pour l'encodage de mes CDs, qui me permet (mix de morceaux) de redécouvrir des pépites au fond d'un obscur CD. Il n'empêche, il reste, de plus en plus, la volonté d'accumuler. Un jour viendra (il est déjà présent), où en plus des Shurgard qui nous proposent de nous louer un garage pour loger nos objets, on aura des loueurs de serveurs pour engranger notre bordel numérique qui ne tient plus dans l'espace de nos disques durs.
- Idée de startup, en lien avec l'idée de la phrase précédente : un logiciel / un service qui permette de se sortir de la hiérarchisation / du classement des documents, fichiers, dossiers. Un utilitaire de recherche qui permette de retrouver tout sans souci. Sans avoir à faire un taggage fastidieux. Sans arborescence complexe. (vous verriez, pour accéder à mes cours du MBA, je dois ouvrir successivement 8 dossiers...). Bref, un truc du genre de Spotlight sous Mac.
- Marrant : suite à mon thibillet Voeux, j'ai eu un commentaire en ligne, et deux commentaires Off. Les trois par des femmes. Un peu tôt pour en tirer une modélisation statistique...
Commentaires flous
1. Le mardi 6 janvier 2009 à 23:29, par PA...si vite! ;-)
2. Le dimanche 18 janvier 2009 à 21:20, par Yves Duel
3. Le lundi 19 janvier 2009 à 19:01, par Docthib
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