(nous avons gagné, en grec antique).


Voici donc quelques éléments de mon Marathon d'Athènes, de la ville de Marathon au stade olympique d'Athènes, ce 9 novembre 2008.
Mon temps : 4h 23' 08", ce qui en fait mon deuxième meilleur temps sur la distance. Mais apportons quelques précisions :
  • Mon meilleur temps (4h 18') a eu lieu à Berlin, qui est un marathon plat comme une limande. Le meilleur temps à Berlin est de 2h 04' (record du monde).
  • A Athènes, le record est de 2h 12', ce qui démontre bien que c'est un marathon bien raviné. 
  • En première analyse : les champions mettent 8 minutes de plus pour courir le marathon d'Athènes, j'ai juste mis 5 minutes de plus qu'à Berlin, yo.
  •  Si l'on compare ce qui est comparable, on peut prendre un autre marathon où les champions terminent en 2h 12' : Madrid. J'ai couru Madrid en 4h 47'.
  • En deuxième analyse, j'ai donc gagné 24 minutes par rapport à une distance de même difficulté. YES !
Une bonne gestion de la course

Résolu à ne plus retomber dans les ornières de Madrid ou Turin, j'avais décidé de gérer toute côte avec énormément de circonspection : ralentir pour ne pas brûler mon précieux glycogène, maintenir une fréquence cardiaque constante, quitte à perdre un peu de temps. La leçon avait été amère, et bien digérée : ne pas réduire sa vitesse en côte, tout ça pour gagner quelques dizaines de secondes au kilomètre, conduit très souvent à exploser en vol et à terminer en souffrance sur les derniers 15-20 km, en perdant... des dizaines de minutes.
Je visais à maintenir une vitesse moyenne de 6 minutes au km (soit pile-poil 10 km / h), mais en adaptant cette vitesse en fonction des côtes. Hélas, Marathon-Athènes, c'est sur le papier :
  • 18 km de plat, puis
  • 13 km de côte, puis
  • 11 km de descente


Ce qui en fait le marathon à la côte la plus longue au monde. En réalité, c'était encore pire : il n'y a guère que 7 km de plat au début avant que des petites côtes, des côtelettes quoi, ne commencent à perturber le jeu. La gestion de la course a donc été extrêmement compliquée, et angoissante. Comme on le voit sur le graphique, j'ai réduit ma vitesse dans les côtes, jusqu'à ce qu'enfin la montée s'arrête, mais on était déjà au Km 32...
Ce que j'ai abandonné vite (et sans trop de regrets) : la volonté de maintenir 6 minutes au km. J'ai préféré ralentir fortement pour m'économiser.
Ce que j'ai gagné : je n'ai pas eu de mur. Ni au km 26 (comme à Paris) ni au 23 (comme à Turin ou Madrid). Bref, une bonne récompense.

En résumé : un superbe soleil, un parcours dur, mais exaltant, sur les traces de Phidippidès, assez peu de monde pour encourager les coureurs, mais l'arrivée finale au stade olympique (celui qui a été bâti en 1896) était un grand moment de ma vie de marathonien.
Je soigne mes courbatures, et je repars bientôt pour Londres (avril 2009)...