Paradoxe : plus le temps passe, plus l'accès à l'information devient facile ; mais plus celle-ci devient évanescente.
Bon, je recommence.
Je suis en train de travailler sur des séries historiques, des chiffres économiques, me demande pas, je vais te prendre la tête, et tu as ton hamster à nourrir, je sais bien que je ne suis pas grand chose dans ta vie, juste quelques pixels sur un écran, ou un pantin en amphi, tu vois le topo.
Arrête de m'interrompre, je perds le fil.
Je compile des séries économiques, et j'utilise mon chéri OpenOffice pour faire mes calculs sous tableur.
Ce qui me frappe, c'est qu'il faut développer la virtuosité du mécanicien. Bidouiller dans le cambouis.
Bon, je recommence.
Un tableur, c'est un ensemble de fonctions. Plus le temps passe, plus les producteurs de tableurs (OpenOffice, Google Documents, Zoho...) développent des trucs en plus. Et que je te mets des tableaux croisés, de l'auto-complétion de cellule, des liens web, un distributeur de viagra, des slips en polaire.
Mais les vrais aventuriers, les conquistadors, ce sont ceux qui, il y a 10 ans, inventaient tous les moyens possibles pour contourner les limitations du logiciel.
D'où aphorisme :
Plus l'outil est simple, plus tu es contraint à être ingénieux.
Plus l'outil répond à tes besoins, moins tu es imaginatif.

Voilà un aphorisme que les gars de l'Oulipo ne démentiraient pas.


Après, j'ai continué à écrire, mais ça partait en trucs filandreux, donc je m'arrête là :

Chéris ta clé anglaise, le vrai pouvoir est dans ta main, qui prolonge ton cerveau.