lundi 30 juin 2008
Par Docthib,
lundi 30 juin 2008 à 21:52 :: Magnolia
Mots-clés :
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Ceci est une citation à des fins d'illustration
musicale (détails ici).
Il s'agit d'un extrait, en mono, de I'll never leave you,
par Tuesday Jackson, sur le CD De
vous à moi, Universal, 2003
(réédition de la version originale de 1968). Le disque est en vente ici.
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Quatrième partie :
Magnolia
I'll
never leave you
I'll never leave you
I know that you know
that my life
would be nothin'
without you
I'll stay with you forever
I'll stay
with you
For what else can I do ?
Tuesday Jackson

Roman, publié progressivement, sous un
contrat
Creative Commons.
Et aussi sous licence
Touchatougiciel.
Le roman, dans l'ordre,
est là.
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Par Docthib,
lundi 30 juin 2008 à 20:55 :: Réflexions
Mots-clés :
Goals are dreams with deadlines.
Helen Scharf Hunt
Citation d'origine discutée (
ça me rappelle quelque chose), mais qui permet de revenir à
un peu de bon sens (ou d'inspiration).
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vendredi 27 juin 2008
Par Docthib,
vendredi 27 juin 2008 à 13:49 :: Réflexions
Mots-clés :
Quand, après des heures de calcul, tu te rends compte que le fichier initial était vérolé.
Respiration, rationalisation.
Et puis tu recommences. Tout.
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Par Docthib,
vendredi 27 juin 2008 à 13:17 :: Productivité
Mots-clés :
Paradoxe : plus le temps passe, plus l'accès à l'information devient facile ; mais plus celle-ci devient évanescente.
Bon, je recommence.
Je suis en train de travailler sur des séries historiques, des chiffres économiques, me demande pas, je vais te prendre la tête, et tu as ton hamster à nourrir, je sais bien que je ne suis pas grand chose dans ta vie, juste quelques pixels sur un écran, ou un pantin en amphi, tu vois le topo.
Arrête de m'interrompre, je perds le fil.
Je compile des séries économiques, et j'utilise mon chéri OpenOffice pour faire mes calculs sous tableur.
Ce qui me frappe, c'est qu'il faut développer la virtuosité du mécanicien. Bidouiller dans le cambouis.
Bon, je recommence.
Un tableur, c'est un ensemble de fonctions. Plus le temps passe, plus les producteurs de tableurs (OpenOffice, Google Documents, Zoho...) développent des trucs en plus. Et que je te mets des tableaux croisés, de l'auto-complétion de cellule, des liens web, un distributeur de viagra, des slips en polaire.
Mais les vrais aventuriers, les conquistadors, ce sont ceux qui, il y a 10 ans, inventaient tous les moyens possibles pour contourner les limitations du logiciel.
D'où aphorisme :
Plus l'outil est simple, plus tu es contraint à être ingénieux.
Plus l'outil répond à tes besoins, moins tu es imaginatif.
Voilà un aphorisme que les gars de l'Oulipo ne démentiraient pas.
Après, j'ai continué à écrire, mais ça partait en trucs filandreux, donc je m'arrête là :
Chéris ta clé anglaise, le vrai pouvoir est dans ta main, qui prolonge ton cerveau.
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jeudi 26 juin 2008
Par Docthib,
jeudi 26 juin 2008 à 19:46 :: Caillou
Mots-clés :
Dans la mousse du champagne,
Diamants.
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mercredi 25 juin 2008
Par Docthib,
mercredi 25 juin 2008 à 19:05 :: Réflexions
Mots-clés :
Discussion avec un ami sur le coût de la vie. (et son augmentation, ma pauvre dame).
Lui : "Il n'y a pas un indice commun à tous".
Moi : "Ah ouais, génial, il faudrait avoir un taux d'inflation par catégorie socio-professionnelle (et idéalement, par région)."
On se sentait très intelligents, tous les deux, à refaire le monde, comme des énarques aux petits pieds.
Bon, après consultation de l'
Oracle de Delft :
Cela dit, je pense qu'il serait intéressant de savoir précisément ce qui est inclus et exclus dans les calculs officiels. Par exemple, j'ai appris que les prix de l'immobilier ne sont pas inclus dans l'IPC, car l'immobilier c'est un investissement, pas de la consommation. Par ailleurs, est-ce que les primes des banques d'affaires sont intégrées dans la production nationale ou dans les calculs du taux de croissance économique ?
Un ourson en chocolat, ou une bière, à qui m'éclaire pédagogiquement.
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mardi 24 juin 2008
Par Docthib,
mardi 24 juin 2008 à 21:31 :: Réflexions
Mots-clés :
L'heure est grave. C'est vrai, de plus en plus de blogs que je connais ont soit arrêté, soit se sont mis en stand-by, soit publient tous les 36 du mois, du genre "alala, j'ai pas le temps, alors je poste juste un billet pour dire que j'ai pas le temps. Ou une vidéo. Ou un truc du genre "tel journal dit ça
". Le monde cyber qui nous a enfantés est en train de nous laisser sur place.
Moi je m'en fous, d'après une collègue qui vient de m'appeler, je serais en train de passer du côté obscur. J'ai essayé de lui répondre que ouais, c'était pas mal, j'y apporterais ma lumière, elle n'a pas eu l'air de recevoir l'argument. Visiblement, je ne me rendais pas compte de la gravité du truc, elle voulait juste me prévenir. Extrait "parles-en a untel, il a rencontré le Yéti dont je te parle" Réponse : "je te remercie, mais si je veux avoir de l'info, j'irai voir directement le Yéti". Incompréhension.
J'en ai raté le début de Dr House, pfouh.
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lundi 23 juin 2008
Par Docthib,
lundi 23 juin 2008 à 22:14 :: Caillou
Mots-clés :
La lampe d'étude
Dans ma tasse fumante
Attend que la lune se lève.
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vendredi 20 juin 2008
Par Docthib,
vendredi 20 juin 2008 à 20:34 :: Caillou
Mots-clés :
Doré en bulles
Et le salto d'une pièce de cuivre,
Égalité.
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Par Docthib,
vendredi 20 juin 2008 à 17:21 :: Blog
Mots-clés :
Je connais une personne, que j'aime, et qui mourra jeune. Dans sa famille, on n'en parle pas, on le passe sous silence, parce qu'elle est censée être guérie, donc c'est fait, hein, pourquoi on reviendrait sur ces épisodes désagréables du passé ?
Jusqu'à récemment, j'attribuais cela à de l'égoïsme, du
bovinage : "elle est guérie, donc elle n'est plus malade".
Mais une discussion à midi, avec une autre personne que j'aime, m'ouvre les yeux. Là où je ne voyais que de l'égoïsme (je me protège de l'inconnu, j'annule cette peur de la mort en niant le fait que cette personne puisse mourir), il peut y avoir une autre explication : la pudeur des autres, qui n'osent pas parler ouvertement de leur peur, par bienséance, par éducation, que sais-je. Le problème, c'est que cette attitude - très respectueuse - les éloigne d'elle, car elle se dit "ils ne se rendent pas compte", alors même, peut-être, qu'ils se rendent compte, mais n'osent pas / ne veulent pas en parler avec elle. Avant de la perdre pour de bon, ils la perdent déjà par leur silence. Et c'est pourtant de l'affection, et de la protection, de leur part, que de ne pas intervenir. Chaque être humain est une île. Le problème est que, le jour où elle mourra, ils regretteront probablement leur silence, tous ces moments dont ils auraient pu profiter ensemble, au lieu de se retrancher derrière leurs conventions. Et probablement, ils l'aimaient. Ils n'ont juste pas trouvé le bon moyen de l'exprimer.
Mais du côté positif, il reste tant de choses à faire. Chaque minute compte. Nous sommes des feux qui brûlent, et comme le dit Tyrell dans Blade Runner, tout est une question d'intensité et/ou de durée du feu.
Notre but, finalement : transmettre de la chaleur, et donner la force d'affronter la nuit.
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mercredi 18 juin 2008
Par Docthib,
mercredi 18 juin 2008 à 12:08 :: Informatique et Internet
Mots-clés :
A cette minute, 181 807 Français ont téléchargé Firefox 3, contre 143 534 Italiens. Alors que les Italiens avaient émis plus de promesses : ils étaient au-dessus de 100 000 promesses hier soir, et la France en-dessous de 100 000. Mais la France va a-delà des promesses, dans tous les sports !
Si le coeur vous dit de participer, c'est
ici.
5 millions 648 mille 764 téléchargements à cette minute. En 12 heures, moi ça m'impressionne...
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mardi 17 juin 2008
Par Docthib,
mardi 17 juin 2008 à 19:33 :: Informatique et Internet
Mots-clés :
Depuis 19h, la France peut télécharger Firefox 3.
Mauvaise note à un serveur commercial, qui proposait déjà de télécharger FF3 dans la journée, avant la date officielle, avec deux conséquences : mensonge, puisqu'ils ne proposaient que la RC3 (ok, c'est le même code, mais c'est un mensonge par omission) ; réduction des statistiques pour le record du monde, puisque la version n'était pas téléchargée depuis un serveur officiel.
Mauvaise note aussi à des petits profiteurs qui avaient réservé des noms de domaine en faisant croire que leur site est le site officiel. Oui, je sais, en bas de page et en petits caractères, il y a l'info. Mais la démarche est vulgaire.
Depuis 19h, la France peut télécharger Firefox 3.
Résultat : le site spreadfirefox est inaccessible, le blog de Tristan Nitot itou, ça fait fumer la bande passante !
Moi, je m'en fous, j'attendrai demain matin - ou après - pour mettre à jour mes 3-4 ordis. En attendant, je télécharge Ubuntu 8.04 comme un goret (le fichier torrent est aussi dans les choux).
edit : ou alors, je peux essayer de télécharger pendant une des deux mi-temps de ce soir, pas à la mi-temps bien sûr, mais avant ou après, il va y avoir un répit dans la bande passante, je pense...
edit 2 : c'est beau, un réseau qui est down.
edit 3 : écrit sous Firefox 3. Je ne suis pas testeur exhaustif, mais ça me semble bien plus rapide...
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lundi 16 juin 2008
Par Docthib,
lundi 16 juin 2008 à 19:03 :: Informatique et Internet
Mots-clés :
Chacun souhaiterait avoir ses 15 minutes de célébrité tant promises par Andy-la-Tignasse, mais la sélection à Questions pour un champion devient vraiment drastique, alors que faire ?
Réponse : faire un truc bien, pour gratuit, et participer à un grand élan populaire, vouéééé.
- Il y a Firefox 3.0 qui sort le 18 juin.
- Chacun(e) peut le télécharger gratuitement, et profiter de ses fonctionnalités du futur, qu'Internet Explorer, à côté, c'est Mosaïc.
- Des geeks ont décidé de lancer un appel au peuple, pour essayer de battre le record du monde du nombre de téléchargements en 24h.
- D'où mon appel.
Quoi faire ?
- Aller sur ce site.
- Cliquer sur "Participer".
- Télécharger Firefox 3.0 le 17 juin au soir, ou le 18 juin, bref, dans les 24h.
- Si toi avoir plusieurs ordis, toi télécharger plusieurs fois.
- Accessoirement, en dehors du record, cela vous permettra de disposer d'un navigateur rapide, respectueux des standards, et sécurisé.
Enfin, pour ceux qui diraient "mais pourquoi passer d'Internet Explorer à Firefox ?", voilà une liste de liens clairs et à peine orientés :
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vendredi 13 juin 2008
Par Docthib,
vendredi 13 juin 2008 à 08:57 :: Batana
Mots-clés :
Zonfler : v.i. Avoir une chaussure qui grince quand on marche.
Ousse-zonfler : Avoir une chaussure qui grince et le pantalon qui fait zouip zouip quand on marche vite.
Par extension : parler fort dans son portable.
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jeudi 12 juin 2008
Par Docthib,
jeudi 12 juin 2008 à 19:52 :: Réflexions
Mots-clés :
Hier matin, dans le train, dans la torpeur de l'aube. J'entends un cri, un remue-ménage, d'autres cris. Plusieurs passagers refluent du compartiment du bas, ils fuient. Encore du remue-ménage, on ne comprend rien, j'aperçois juste une dame qui se trémousse en criant.
Et puis le mot passe : c'était une araignée. Pas grosse, en plus, mais il y a des peurs qui ne se commandent pas.
Plusieurs personnes rient, commentent, y vont de leur bon mot. Je souris, mais je ne trouve pas la situation amusante : il y a trop de personnes qui ont commencé par s'écarter, et fuir, avant même d'essayer de comprendre.
Une foule peut annuler 10 000 années de développement du cerveau. Et ce que j'ai vu là, c'est vraiment la mauvaise part de l'homme. C'est une combinaison d'instinct grégaire issu du Précambrien, mais aussi de réflexes intégrés très récemment : individualisme, fuite devant l'incompréhensible, absence d'empathie, chacun pour soi.
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mardi 10 juin 2008
Par Docthib,
mardi 10 juin 2008 à 12:26 :: Réflexions
Mots-clés :
Les jours de grève, il y a peu de trains, mais ils sont à l'heure, et aucun n'est annulé.
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lundi 9 juin 2008
Par Docthib,
lundi 9 juin 2008 à 22:21 :: Perso
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Puis enfin c'est le soir, assis devant leur maison
Les concierges déclarent avec satisfaction
"Il fait bon".
Dans le ciel assombri, les hirondelles font,
En poussant des petits cris, une partie de saute-moucherons
Il fait bon.
Les Frères Jacques, Il fait beau,
Paroles: Jacques Grello. Musique: Guy Béart.
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Par Docthib,
lundi 9 juin 2008 à 22:16 :: Blog
Mots-clés :
Ceci est un point d'étape, c'est normal, 700ème thibillet oblige, mais
on va faire
moins effroyable que le 600ème thibillet : il s'agit
d'analyser la fréquentation de ce blog.
Notre ami Google Analytics, que j'ai installé il y a quelques semaines,
me donne une coupe instantanée de la fréquentation, et j'y glane des
choses amusantes, que je m'en vais lister ci-dessous.
- Il y a entre 86 et 150 visites par jour. Je pourrais
détailler quels jours tapent à 150, et lesquels atteignent les tréfonds
des moins de 90 visiteurs, mais on va pas se faire du mal. Ce qui
compte, c'est que ça fait 3 412 visites sur les 30 derniers jours, on est loin des 90 000 visiteurs
par mois que me donne mon hébergeur d'accès.
- Et toc, voilà pour l'ego, ça ne fait jamais de mal de se
faire remettre à sa place.
- Je pense que la grande différence (merci Julien pour
l'info), c'est que mon hébergeur compte tous les trucs qui viennent
grogner à ma porte virtuelle, tandis que Google ne compte pas les
robots fureteurs. C'est marrant, parce que Google c'est un robot
fureteur, mais voilà, il ne travaille pas pour ses semblables,
il obéit à la première loi de la robotique, donc c'est "les humains
avant tout".
- Mais ce qui transforme tous les 1 qui me restaient en 0,
c'est que sur ces 3 412 visiteurs, 78% arrivent par des moteurs de
recherche, 14,4% par des sites référents, ce qui ne me laisse qu'un
petit 7,7% d'accès directs, c'est-à-dire ceux qui sont venus
directement sur mon bleug parce qu'ils avaient l'adresse. Soit 261
visiteurs par mois. Yo, champagne.
- Et si là-dedans, on enlève mes connexions, qui reste-t-il
? (en fait, je pense / j'espère que Google Analytics enlève mes
connexions, mais bon, Christian, Julien, vous coninfirmez ?)
- Cela dit, cela exclut tous ceux qui m'ont mis en fil RSS
(mais combien y en a-t-il ?)
- Maintenant, un peu d'analytique (c'est bien le moment),
avec cette première question qui me taraude - et vous aussi, j'en suis
sûr, sinon vous ne m'auriez pas suivi jusqu'à cette ligne - c'est "Et
ceusses qui viennent par les moteurs de recherche, qu'ont-il tapé pour
arriviendre ici ?" Réponse par ordre décroissant :
- exemple de mail
- blog thib
- nouveau business
- efficience des marchés financiers
- exemple mail
- Mon blog est donc référencé comme un lieu d'exemples, que
ce soit de mails, ou de nouveaux business. Allez, pour un prof, on fait
pire. Si j'avais eu "Madonna" ou "compost", je ne sais pas si je
l'aurais pris aussi bien.
- Maintenant, le petit coin du geek. Moins de 57% des
visiteurs utilisent Internet Explorer, plus de 36% sont sous Firefox,
il y a même du Konqueror, c'est dire si on est entre nous. Windows 90%,
boum. Mac 6,3% (et 0,8% pour l'iPhone...) et Linux 1,3%, y a du boulot
;-)
On finit par une analyse interne, par rubrique du blog. Dans quelles
rubriques ai-je le plus publié, par ordre décroissant ?
- Réflexions, 94 thibillets. Moi je suis un gars qui fume du
neurone, jamais un moment de répit (en même temps, 94 réflexions sur 2
ans et demi...)
- Perso, 83 thibillets, quel exhibitionnisme.
- Magnolia, 82 thibillets, et c'est pas fini, mais c'est
particulier, une oeuvre cyber.
- Caillou, 81 thibillets, ça me plaît bien.
- Livres, 49 thibilets, et c'est fini, ou presque.
Et puis après, ça se dilue. 47 en "blog", 37 en "courir" (mais c'est
vraiment par périodes), 36 en "informatique et Internet", 33 en
"finance". 30 en "productivité", et je me demande si je vais garder
l'autre blog, on verra après l'été.
Enfin, 23
Batanas pour 16
Ubuntus, l'heure est grave.
Et, ce qui me fait bien rire, parce qu'il faudrait que je classe mieux
: 3 "projets". En presque 3 ans, wow, je suis un conquistador.
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Par Docthib,
lundi 9 juin 2008 à 08:59 :: Perso
Mots-clés :
Quand le soleil s'est levé là-bas derrière Pantin
Ça n'a été qu'un cri dans le petit matin
"Il fait beau".
Les oiseaux de Paris filochant ventre à ciel
Aux quatre coins de la ville ont porté la nouvelle
"Il fait beau".
De la Muette à Pigalle, on se l'est répété
Une bonne nouvelle ça vaut le coup d'en parler
"Il fait beau, il fait beau".
Et tout Paris bientôt fredonne obstinément
Ce refrain de trois mots monotone et charmant
"Il fait beau", tout le monde est content.
Les Frères Jacques, Il fait beau,
Paroles: Jacques Grello. Musique: Guy Béart.
Et aussi
Héliotrope.
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samedi 7 juin 2008
Par Docthib,
samedi 7 juin 2008 à 12:48 :: Caillou
Mots-clés :
Ta peau élastique
Pour un piqué sur la nuque
Juste à la naissance des cheveux.
Tiédeur.
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Par Docthib,
samedi 7 juin 2008 à 12:40 :: Réflexions
Mots-clés :

On va supposer que vous avez réussi
à monter dans la rame. Il s'agit maintenant de se placer. Reprenons
notre analogie fondée sur le
Jeu de Go. Au Jeu de Go, il y a deux
choses à noter :
- on place une pierre en fonction des degrés de liberté
qu'elle permet d'obtenir
- il y a une hiérarchie des placements. Celle-ci est fondée
sur cette notion de degrés de liberté, mais aussi sur des critères
absolus (par exemple, un point parfaitement défini par ses coordonnées
X Y dans l'espace de jeu) ainsi que des critères relatifs (la distance
par rapport à un autre groupe de pierres).
Pour l'instant, je ne vais traiter que des placements absolus, car les
placements relatifs dépendent de la foule et de sa viscosité. Nous
allons donc nous placer dans un monde hypothétique (ou alors, dans le
monde réel à 6h du matin) dans lequel nous avons une relative liberté
de mouvement dans la rame. En bref, supposons qu'il n'y a pas de trop
de pékins sentant l'ail et les aisselles sur notre chemin.
Avisons d'un oeil sagace le crobard de gauche. Le point idéal est le 1,
opposé à la porte, adossé à la porte opposée (oui, ça rappelle
les
PNC). De là, vous êtes indélogeable, et relativement confortable, car
adossé. Une remarque sur 1 : certains pékins en 2 profitent du fait
qu'ils vous
tournent le dos pour vous foutre sous le nez, soit leur dos gras, soit
leur sac à dos rêche. Je n'ai pas vraiment de solution à cela, sinon la
respiration stoïque, ou la pression comme-par-hasard dont le sens, en
pékin, est "il y a quelqu'un derrière toi, ô dos fumeux !"
Si 1 n'est pas libre, prenez position sur 2, et attendez que 1 se
libère. Éventuellement, optez pour un des 3 (celui près du poteau
central est le meilleur, de là, basculement vers 2, puis recul vers 1).
Évidemment, les 3 aux strapontins sont des zones à chaud, il s'agit de
juger, c'est selon.
Quant aux 9, ils marquent clairement des zones inconfortables, car de
passage. Cela impose des gymnastiques, mise de face, de côté, repli
latéral, insertion des épaules, double axel, contorsion, épanchement de
synovie, salto piqué...

Passons maintenant au crobard de droite, qui donne la disposition d'une
rame plus moderne. Notez le placement des banquettes, qui supprime la
moitié des strapontins, ceux-ci étant une abomination, puisqu'un
strapontin, c'est la possibilité de s'asseoir dans une zone où on se
tient debout, c'est con.
Dans cette rame nouveau genre, le point d'adossement central
(précédemment 1) n'a plus qu'une valeur de 2, non pas qu'on puisse
moins bien s'adosser que précédemment, mais parce qu'il existe une
meilleure position : le 1. Ce 1 permet de s'enclencher dans un coin, de
protéger son côté, voire de plonger dans le décolleté de Camille qui
est en train de lire.
Si 1 n'est pas libre, on peut envisager la figure désormais classique :
4 prise de position, puis rotation centrale : 3, repli de dos : 2,
translation latérale : 1.
Notez le 3 du bas, qui est une position à ne pas négliger, j'ai fait
attention avec mes gros doigts à bien montrer qu'il existe vraiment un
espace sécurisé entre la porte et la banquette. En françexte dans le
tais, c'est un endroit dont vous n'avez pas besoin de bouger quand les
pékins descendent / montent.
Bien bien bien.
La prochaine fois, je ne sais, soit on traitera des entrées sorties,
soit on quittera la rame de métro pour parler des grappes de pékins,
grappes statiques, grappes mobiles.
Vaste programme, comme disait le Général après qu'on lui eût dit "Mort
aux cons !"
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jeudi 5 juin 2008
Par Docthib,
jeudi 5 juin 2008 à 10:21 :: Réflexions
Mots-clés :
Les
placements dans le métro me font penser au
Jeu de Go. Dans le Jeu de
Go, il y a une

grille
quadrillée (le Go-Ban), délimitée par les
montagnes (les côtés) qui encadrent la plaine (le
centre). Poser une
pierre sur le Go-Ban, c'est prendre possession d'un territoire.
Analysons le territoire d'un compartiment de métro. On a les banquettes
dont les dossiers supportent les strapontins, et le poteau central
figure le nombril du monde.
La première difficulté consiste à monter dans le métro. Il y a deux
écoles : l'entonnoir civique, et la prise en tenaille.
Dans l'entonnoir civique (figure de gauche), les pékins laissent la
voie dégagée pour descendre, mais on a intérêt à descendre vite, car
l'entonnoir s'effondre rapidement par le centre, et il est difficile de
combattre le flux montant.
Quant à la prise en tenaille, c'est une variante virile, illustrée par
la figure de droite : au moment de descendre, on ne voit plus l'agora
accueillante de la figure de gauche, où on peut descendre en patricien
libre, tandis que la foule plébéienne s'écarte avec respect ; on est
plutôt en présence du défilé des Thermopyles, qui se termine en goulet
menaçant, ça sent l'assassinat de César.
Nous verrons plus tard le placement dans le wagon, tout un art.
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mardi 3 juin 2008
Par Docthib,
mardi 3 juin 2008 à 22:51 :: Ubuntu
Mots-clés :
Boubardine : n.f. Différence de taille optimale entre un homme et une femme qui permet de s'embrasser sans se cogner le nez, sans que l'homme se penche / la femme se suspende. Estimée à 22cm, voire plus.
Par extension : laps de temps au bout duquel elle appelle / envoie un mail, et on se dit "chic, déjà !"
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lundi 2 juin 2008
Par Docthib,
lundi 2 juin 2008 à 20:03 :: Réflexions
Mots-clés :
Dans les années 80 était paru un petit livre intitulé "les mouvements
de mode expliqués aux parents", je me souviens de l'émission
d'Apostrophes mettant en scène les auteurs (dont Hector Obalk), Jean
d'Ormesson et évidemment Bernard Pivot. Il y avait dans ce livre très
bien argumenté un plaidoyer pour l'attaché-case. Je résume : dans les
années 50, la rigueur est dans le costume, et le cartable est en vieux
cuir mou. Car la dureté est dans l'homme, dans son costume fuselé
(grandes épaulettes, petite taille cintrée), et non dans son
porte-documents. Dans les années 70, inversion : la reconstruction est
faite, nous sommes des enfants-fleurs, dont les épaules deviennent
cintrées, et tout devient flottant en descendant de là. Et la rigueur ?
Paf, coincée dans l'attaché-case, valisette rectangulaire qui concentre
l'exigence et décharge les (frêles) épaules du cadre de ce fardeau.
Transposons au monde moderne. Il y a le sage, le sérieux, le sans
fantaisie : il porte un costume gris, ou anthracite ou (pour les
enterrements ou les corporate conventions) noir. Puis il y a le sage
qui annonce qu'il aurait pu être artiste maudit, mais comme il avait de
la tension, il est devenu banquier. Voilà l'apparition du costume
rayures tennis. Le bel anthracite est discrètement rehaussé de fines
rayures qui annoncent la couleur : fines, donc l'homme est fin
(épaisses, c'est pour les mafieux ou les entrepreneurs de travaux
publics), mais discrètes, parce que l'homme est discret, il est
banquier (et pour les banquiers suisses, c'est clic gauche, Format,
Bordure, 0,05 point, OK, et là, c'est hyper discret). Mais
attention, dans toute cette débauche, une règle absolue : les rayures,
fines, impalpables, sont régulièrement espacées. Une rayure, un
milliard, deux rayures, deux milliards, ça permet de juger son homme
dans les boites de nuit sans sortir un mètre de couturière.
Et aujourd'hui, j'ai vu le top, probablement issu des marchés
financiers à dominante stochastique. Le trader est chagrin : soit on
l'envie à cause de ses bonus, soit on le conspue à cause de ses prises
de risques. Le croupier voudrait changer de livrée. Alors arrive le
costume logarithmique. Les rayures sont espacées suivant une
progression logarithmique (ou semi-logarithmique, je n'ai pas eu le
temps de dériver la fonction sur la cuisse de mon interlocuteur). Et
là, ça en jette sauvage. Pour ceux qui visualisent pas, souvenez-vous
du papier millimétré, ou des tableaux de Vasarely, et transposez-le sur
une courbe de température : les rayures s'espacent progressivement,
découplant la forme de la cuisse, une rayure, un milliard, deux
rayures, dix milliards, trois rayures, cent milliards, etc.
Autrefois, les rockers portaient un aigle en clous dorés dans le dos de
leur blouson de moto. Je rêve maintenant d'un costume
semi-logarithmique avec l'indice Nikkeï brodé dans le dos, en fil d'or
évidemment.
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