Epistémologie ontologique du sabre laser
Par Docthib, mardi 6 mai 2008 à 22:42 :: Réflexions :: #669 :: rss Mots-clefs :
Quand mon grand-père avait vu "la guerre des étoiles" (on ne disait pas encore Staroirz), dès le début (attaque du vaisseau diplomatique de la Princesse Leïa par les forces de l'Empire), il avait tiqué.
On voyait des braves soldats se faire dézinguer à coups de pistolasers, et ça faisait Piou Piou tandis que des éclairs lumineux et brefs jaillissaient de la bouche fumante des pistolasers.
Mon grand-père, qui n'était pas Polytechnicien pour rien : "Ce ne sont pas des pistolasers ! Un laser, c'est comme une lampe-torche, tu l'allumes et la lumière en sort, et si on n'éteint pas, le faisceau lumineux s'allonge sans rupture. Là, ce sont des balles traçantes."
Mon grand-père avait laissé son âme d'enfant quelque part, il raisonnait en froid polytechnicien. Personne n'est parfait.
D'où mon interrogation du jour, dont la profondeur égale la question sur le demi-tour d'Actarus dans Goldorak :
comment fonctionne un sabre laser ?
Prolégomène :
un sabre laser produit un laser qui
- est limité en hauteur
- est analogue à une épée, qui peut couper de taille (avec son tranchant) ou d'estoc (avec sa pointe). Par exemple, quand Krung Grop Tep, le mentor d'Obi Wan, se fait trouer par Dark Maul, c'est un coup d'estoc.
Interrogation suite au prolégomène :un vrai laser, version 2008, et pas version "il y a très très longtemps, dans une galaxie très très lointaine", est un rayon lumineux qui troue et coupe, mais qui n'est pas limité en longueur. Donc ma question, c'est "qu'est-ce qui stoppe le laser du sabre laser à 1m20 du fourreau pour lui donner cette ergonomie d'épée archéo-futuriste ?"
La première idée est : un miroir. J'y ai beaucoup réfléchi dans le métro, et j'aboutis au dessin ci-joint. Alors tu vois, le manche bleu pâle, c'est le manche, celui qu'on tient à la main et que R2D2 envoie à Luke dans "Le retour du Jedi" pour abattre l'infâme Jabba. On pousse sur un bouton, et hop, le générateur de laser (carré rouge) envoie le laser (trait rouge). Ce laser passe à travers un miroir sans tain (noir pointillé) et va taper dans un miroir (noir plein), hop, le laser bondit vers le haut, et à 1m20 de hauteur, un autre miroir biface décomplexé (triangle noir en haut) renvoie le laser vers le bas, ad vitam aeternam. Ainsi, on a un laser limité en longueur, mais qui coupe bien, avec en plus un raffinement : plus le sabre laser est allumé longtemps, plus le rayon est concentré (multiplication des allers-retours), plus il est puissant. On pourrait appeler ça "La concentration de préchauffe de Thibierge", en toute modestie.
Mais argh, je ne serai jamais prix Nobel : - Il n'y a pas de miroir en haut (ou alors, on ne voit pas comment il tiendrait tout seul dans l'air)
- Si on se débrouillait pour en installer un ("on dirait que quand on allume le sabre, un miroir se matérialise en haut"), il n'y aurait plus d'effet d'estoc, et Krup Gong Couic n'aurait pas pu être troué par Dark Maul.
Cf. la figure suivante, où le champ de force - appelons-le "Field Castro" - est figuré sous forme d'un mignon nuage moutarde. Mais reste le problème de l'estoc : un champ de force capable de repousser un laser, il ne va pas permettre de toucher son ennemi, le dit ennemi sera lui-même expulsé de la zone de combat par le champ de force (effet blocus de Field Castro).
Je ne m'en sors plus. Des idées, quelqu'un(e) ?
Commentaires flous
1. Le mardi 6 mai 2008 à 23:41, par Yann
2. Le mardi 6 mai 2008 à 23:42, par Yann
3. Le mercredi 7 mai 2008 à 01:04, par Christian
4. Le mercredi 7 mai 2008 à 12:19, par Ulysse (bourrin libidineu)
5. Le jeudi 8 mai 2008 à 20:25, par Docthib
6. Le vendredi 9 mai 2008 à 02:18, par Ulysse (bourrin libidineu)
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