Je ne suis plus un FaceBouc
Par Docthib, mercredi 21 novembre 2007 à 17:11 :: Informatique et Internet :: #561 :: rss Mots-clefs :
J'ai été invité il y a quelques semaines (mois ?) par un ami, alors je me suis inscrit sur FaceBook. J'ai testé ce service pendant quelques semaines, et hier soir, hop, j'ai désactivé mon compte.
En susbtance :
En susbtance :
- sous couvert de réseau communautaire, ce truc est une application d'un mauvais cours de marketing : si tes clients sont des gogos, tu leurs créeras des besoins là où ils n'en avaient pas précédemment. Si tes clients ont du temps à perdre, tu vas les satisfaire dans ce besoin.
- je suis mal à l'aise avec la collecte des données personnelles qui est faite, et son utilisation par la suite.
- je ne comprends pas comment une personne peut avoir 327 amis sur FaceBook. Le terme ami est évidemment galvaudé, et je préférerais, comme sous LinkedIn, le vocable de « Connexion ». Cela conduit à des comportements d'accumulation qui contiennent leur propre limite. Je vais enfoncer une porte ouverte : ce qui fait la valeur de mon réseau personnel, ce n'est pas le nombre de mes contacts, mais la qualité de ces contacts. Par exemple, je comprends parfaitement Tristan Nitot quand il annonce qu'il ne va plus utiliser sa messagerie FaceBook, mais je ne comprends pas (bis) quand il dit « Cela ne vous empêche pas de vous déclarer mes amis ». Qu'obtient-il ? (je m'interroge sincèrement, le garçon a l'air intelligent et de bon sens).
- Plus rien n'a de valeur, le temps moins que toute chose. On passe du temps à apprendre des choses peu intéressantes sur nos « amis » (Untel s'est fait maraver la tête par un vampire de Classe 3, et il a perdu son statut d'Egorgeur ; tel autre dit qu'il va se coucher ; tel autre a toiletté son hamster virtuel).
- Les rares événements intéressants auxquels on peut s'inscrire ne sont pas spécifiques au système FaceBook, ce réseau ne sert ici que de medium. Et je ne comprends pas (ter) la valeur psychologique d'une action telle qu'adhérer au groupe « je suis contre les fonctionnaires » ou « je ne dis jamais 'des fois, je vais au coiffeur' ». Je vois bien qu'il s'agit d'un affichage social, mais il me semble 10 000 fois plus passif que celui de rédiger un billet de blog.
- En revanche, je comprends très bien, de l'autre côté du miroir, ceux qui tiennent les données de FaceBook. Ils ont en effet une base de données très fouillée, où ils peuvent croiser les informations volontairement données par les utilisateurs (on va les appeler Les FaceBoucs). Qui sait, peut-être qu'en prenant les FaceBoucs qui ont adhéré à « je ne dis jamais 'des fois, je vais au coiffeur' » et ceux qui ont adhéré à « Je suis total web 2.0 », on peut cibler une campagne de marketing sur le dernier livre électronique de BHL ? (qui est tellement bien écrit, il vaut son pesant d'or...)
Commentaires flous
1. Le mercredi 21 novembre 2007 à 18:34, par Julien
2. Le mercredi 21 novembre 2007 à 19:07, par joséphine
3. Le mercredi 21 novembre 2007 à 19:09, par joséphine
4. Le mercredi 21 novembre 2007 à 20:25, par Christian
5. Le jeudi 22 novembre 2007 à 12:31, par Docthib
6. Le jeudi 22 novembre 2007 à 19:23, par joséphine
7. Le jeudi 22 novembre 2007 à 20:35, par Yves Duel
8. Le vendredi 23 novembre 2007 à 10:41, par joséphine
9. Le mercredi 19 décembre 2007 à 06:02, par mamz"elle
10. Le mardi 2 septembre 2008 à 15:48, par tara
11. Le mardi 2 septembre 2008 à 15:55, par lola
12. Le mardi 2 septembre 2008 à 18:26, par Docthib
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