Blogthib, ou thibierge.flou

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

A propos

Ce blog est le pendant flou et libre de thibierge.net. L'auteur vit essentiellement dans le monde cyber et nocturne. Il surgit parfois dans le monde réel pour donner des cours et boire des expressos. Il passe aussi une partie de son temps à collecter les batanas et ubuntus. Ah oui, il met aussi progressivement en ligne un roman.

lundi 30 avril 2007

Magnolia Express - 2ème partie - # 28

Big Salmon Inc. (1)
 
- Qu'est-ce que c'est que ce truc, me demanda le moniteur en ajustant mon harnais, de vouloir aller dormir au fond d'un lac ? C'est une nouvelle secte, une mode pour rajeunir ?

Je le regardai avant de répondre, il avait des cheveux gris ébouriffés, des yeux clairs, un visage tanné et ridé par le soleil.

- Nous allons à la recherche du Grand Saumon, celui qui s'est endormi au fond d'un lac quand la Terre était jeune.
- Han han, a-t-il fait, pas vraiment convaincu.
- Vous comprenez, le Grand Saumon, on ne le retrouve pas quand on ouvre une boite de conserve de la Civilisation (et en disant ce mot, je montrai l'ouest en prenant un air tragique), même si c'est une boite de saumon extra-fin...

Il s'éloigna en hochant la tête, pour aller vérifier le harnachement d'Aline. Je l'entendis qui renouvelait sa question à Tiny Aline.






Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
.

Caillou - Mousson

Arrosage du jardin
Quelques brins d'herbe dans les flaques
Je crée une rizière.

vendredi 27 avril 2007

Magnolia Express - 2ème partie - # 27

Vénus
 
On a passé le temps à sucer des brins d'herbe dans le soleil, sur la berge à côté de la jetée. Il n'y avait quasiment personne, il était encore tôt et on voyait juste quelques pêcheurs, assis sur leurs pliants, surveiller leurs lignes avec un sérieux ecclésiastique. Conrad consultait fréquemment sa montre, se levait, allait vers son taxi, rebroussait chemin, se rasseyait en bougonnant, Aline restait bien tranquille contre mon épaule. Grand calme intérieur.
Une heure s'est écoulée et Conrad avait mâchonné douze petits bouts de bois, il avait fini par enfoncer sa casquette sur les yeux et ne voulait plus rien voir, à ressasser des pensées noires comme un seau rempli d'anguilles.

- Conrad ?
- Mmgrrff ?!
- Ils font surface...

Il a soulevé sa casquette, a regardé les deux petites têtes dans l'eau là-bas au bout de la jetée, nous étions déjà debout mais il restait assis là, les yeux étrécis, les bras passés autour de ses genoux.

- Allez, vieil homme, elle a besoin de ton aide...

Il s'est levé comme un grizzly neigeux, a commencé à marcher vers la jetée.

- Hey Conrad, attends-nous !
- Dépêche fiston, dit-il en riant et en accélérant, elle a besoin de nous.

Quand nous sommes arrivés au bout de la jetée, Conrad l'aidait à se débarrasser du harnais et des bouteilles, il ne disait rien mais souriait d'une oreille à l'autre et portait son harnais, ses bouteilles, ses palmes, son tuba, il avait passé son masque autour du cou et avait jeté la ceinture de plombs sur son épaule, tout ça dégoulinait, on aurait dit un mercenaire aquatique de retour de mission.

- Alors, Eileen ?

Elle nous regarda tous les trois un moment, secoua la tête, son regard était lumineux comme si elle était passée à travers une cascade, ou si elle avait caressé le museau d'une louve en liberté. Elle passa son bras autour de la taille de Conrad : "Pas de mots pour ça".

Aline se tourna vers moi, le regard interrogateur, je dis "Si tu veux" puis me tournai vers Conrad. Il me regardait, il était toujours jubilant, mais il a compris doucement et le sourire s'est effacé de sa figure comme le vent efface les traces dans la poussière.

- Ah non, a-t-il fait, certainement pas, c'est hors de question !
- Ben quoi ? a dit Eileen.





Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
.

jeudi 26 avril 2007

Magnolia Express - 2ème partie - # 26

Gros Bêta
 
Nous étions sur la jetée, Eileen s'est tournée vers moi, toute harnachée des pieds à la tête avec des bouteilles d'oxygène, des palmes aux pieds, des tubes partout et une espèce de harnais gonflable autour du buste. Elle a cligné de l’œil derrière son masque, a fait OK avec les doigts, puis HOP elle a sauté à l'eau pour rejoindre le moniteur. L'eau bleue moussait de bulles et d'écume blanche, puis le nuage s'est dissipé, Eileen et le moniteur se sont préparés et ont basculé vers le fond bleuté. Bientôt la surface a repris son teint de jeune fille, nous étions penchés sur la rambarde, à regarder silencieusement nos reflets dans l'eau.
 
Conrad s'est tourné vers moi en grimaçant : "Bon sang mais quelle idée ! Tu as déjà voulu faire ça, toi, dormir au fond d'un lac ? Est-ce que ça rime à quelque chose ?!". Je ne savais pas très bien , c'est vrai que quand elle nous avait dit ça, on s'était regardés entre nous en se demandant ce qu'il fallait en penser. Eileen nous a dit qu'elle en rêvait depuis longtemps, que dormir tout au fond d'un lac, ça devait être reposant, et calme surtout, si calme, elle voulait le faire.

On aurait pu en rire, mais elle nous regardait sérieusement et Aline a dit qu'elle comprenait. Alors bon, si Aline comprend, il n'y a plus de questions à se poser. En tout cas, je le dis au risque de perdre mon indépendance intellectuelle chèrement acquise au fil des années, pour moi il n'y avait plus de questions à se poser. Mais pour Conrad, bernique ! Lui il ne comprenait pas, et qu'Aline lui dise ça, ça ne lui faisait ni chaud ni froid : il n'en voyait pas l'intérêt et on sentait qu'il était inquiet, peut-être qu'il imaginait que le fond d'un lac est toujours rempli de pieuvres d'eau douce et autres aquamonstres lacustres. Il n'avait jamais autant parlé et il faisait NON avec sa tête mais Eileen répondait avec un OUI têtu, avec un air un peu boudeur (et pourtant Eileen, habituellement elle n'était pas difficile, pas embêtante pour deux sous), et au bout d'un moment Conrad s'est tu. Puis il a fait un effort pour sourire et il est allé voir le moniteur de plongée, a passé un bras autour de ses épaules et lui a expliqué calmement qu'il lui couperait le nez si jamais il arrivait quelque chose à Eileen, le moniteur acquiesçait un peu nerveusement et il essayait de s'échapper mais Conrad faisait peser son bras un peu plus lourd tout en faisant semblant de rien, à lui expliquer qu'il tenait à Eileen et qu'on peut toujours vivre avec un nez coupé mais que c'est moins drôle en général. Quand il est revenu vers nous en grommelant, Eileen l'a pris par la taille en riant et en disant Gros Bêta.





Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
.

Discussion dans mon corps, après le marathon

- Allez, plus vite que ça, les globules, on aura jamais terminé sinon...
- Ouais, on y va, mais alors, on ne sait plus où donner de la tête !
- Mais dépêchez-vous : vous voyez pas que ça s'écroule, là ? Allez, colmatez-moi ça !
- Mais ça va pas être beau, Chef...
- On s'en fout, que ça soit pas beau, vous croyez qu'on a le temps de faire du beau ? Vite, viiiiite, ça va nous tomber sur la gueule !
- Oh ça va, hein, j'ai pas dix bras non plus...
- Chef ?
- Ouais ?
- Qu'est-ce qu'on fait de cet organe ?
- Mais qu'est-ce que c'était, à l'origine ?!
- Ben, on sait pas, il est dans un sale état, on reconnait plus bien...
- Pfff, y a rien à rattraper, balancez-moi ça dans la vessie, ni vu ni connu.
- Ok, à la une, à la deux, à la trois ! (splaouf)
- Et ces tisssus, là, pourquoi ils sont encore tous violets ? (quelle odeur, mon dieu !). Ho, je te cause ! Pourquoi tissus encore nécrosés, 4 jours après La Grande Catastrophe ?
- Ben Chef, il a pas mal de cours actuellement, alors il est tout le temps debout (et y a pas beaucoup de strapontins libres dans le métro...)
- Mais il est cinglé ! Cin-glé ! Moi je vais rendre mon tablier, hein ! Demandez au cerveau ce qu'il fait pendant ce temps, j'ai l'impression qu'il est encore réveillé.
- Il a rangé tous ses papiers administratifs, et là, il écrit pour son blog en mangeant du chocolat blanc.
- Y a encore le foie qui va brâmer, tiens. Bon allez, rideau, envoyez-lui quelques hormones du sommeil, qu'on puisse bosser tranquilles...
- C'est parti, j'ai envoyé Samantha, Ambre et Maëva.

RIDEAU

mercredi 25 avril 2007

Magnolia Express - 2ème partie - # 25

Lac
 
Conrad a garé le taxi sur la berge et nous avons remonté la jetée, une jetée de bois blanchie par le soleil avec une vieille rambarde noueuse pour empêcher les otaries de grimper sur les planches. Conrad et Eileen se sont arrêtés devant, quand nous les avons rejoints il lui parlait tandis qu'elle regardait l'étendue d'eau avec une main en visière.
On entendait Conrad qui disait :
- ... et tu comprends, c'est à ce moment seulement que tu verses les poivrons émincés, évidemment il y a toujours des impies qui mettent tout en vrac au départ, et après on s'étonne du manque d'amour dans les familles, non, ce qu'il faut, c'est procéder avec énormément de précautions et de tendresse...
 
Eileen regardait l'étendue d'eau tout en se protégeant les yeux avec sa main en visière.

- Hey, tu m'écoutes ? C'est quand même important, non ?

Elle restait appuyée à la rambarde, les yeux fixés sur le lac, puis elle nous a regardés, a souri bizarrement, et elle a dit :





Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
.

Le syndrome LIFO

En gestion des stocks, notamment en comptabilité, LIFO, c'est Last In First Out : avec une matière première au prix volatil (pétrole), au lieu d'aller chercher au fond de l'entrepot le baril acheté à prix avantageux il y a 5 ans, on sort le dernier baril arrivé, au prix qu'on l'a payé.
Les mails suivent le syndrome du LIFO : on répond en premier aux mails les plus récents. On pourrait même définir la loi du LIFO :
  • Mail arrivé dans la minute : réponse générale dans la minute
  • Mail arrivé dans la journée, quand on n'était pas là : réponse éventuelle dans la journée
  • Mail en attente depuis une semaine : oh, il faudra bien une dizaine de jours
  • Mail depuis plus d'une semaine : il n'y a tellement plus de règle, qu'on peut considérer raisonnablement qu'on n'y répondra jamais.
Dans ma boite mail, en attente de traitement, le mail le plus ancien date de 2002. Qui dit mieux ?

Batana - Cracrer

Voici la batana du mois :

Cracrer : v. i. Dans la cuisine, marcher pieds nus (ou en chaussettes) et sentir des miettes se coller sous ses pieds.
Par extension : trouver, posé sur son bureau, un gobelet en plastique rempli d'un fond de café froid et de 7 mégots ; trouver, sur sa chaise de bureau, un sandwich thon-mayonnaise périmé ; voir, sur sa moquette de bureau, une tache, aux contours prêtant à l'imagination, et à l'aspect sans équivoque.

Surhumain

Voici donc mon commentaire sur les 42,2 km du Marathon de Madrid. Il est tard, et j'ai déjà commenté abondamment mon Marathon de Paris d'il y a un an, et mes quelques semi-marathons. J'aurais donc un sentiment de redite, si je reprenais tout par le menu. Or, le but est de raisonner en différentiel : qu'ai-je appris ? (ou : qu'y avait-il à retenir ?)

J'ai appris que le Marathon de Madrid est un marathon très dur, à cause de son parcours très en relief. Je ne savais pas que Madrid est la plus haute ville d'Europe (750m, d'après un de mes collègues), ce qui explique de fortes différences de relief. Nommément, +/- 80 m sur le parcours. Cela peut paraître anecdotique, 80 m sur 42 200 m de distance, mais le côté spirituel de cet exercice, c'était que l'on subissait une suite de côtes et de descentes. C'est simple, si l'on cherche non pas à durer longtemps, mais au contraire, à se cramer le plus vite possible, il y a une solution idéale : enchaîner des côtes et des descentes. J'ai testé, ça marche bien, on se crame plus vite qu'il n'en faut à une bougie pour célébrer la Pâque bouddhiste.


Je me retrouve donc, en soupirant, avec le même type de graphique de vitesse qu'il y a un an. (rappel : c'est bien quand la vitesse se maintient stable, selon une droite horizontale, c'est moins bien quand la vitesse suit une courbe qui part en fléchissant comme la tête d'un canasson fourbu. Exemple ci-dessus).

En sus de ma lassitude physique s'ajoute une lassitude morale : l'impression de retomber dans la même ornière.

Ah, et puis tant qu'à faire, parlons un peu de mon accéléromètre. J'avais recalibré la bête, qui n'était pas très précise : pour le semi de Paris, il m'affichait 21 km 880, au lieu des 21 km 100 attendus. Hop, j'avais fait ma règle de trois, et recalibré le bouzin avec un coefficient de réduction. Las, à la fin de ce marathon, il m'affichait triomphalement une distance de 40 km 590, au lieu des 42,200 officiels. Comme je doute que les hispanos aient raboté presque deux bornes au supplément infligé par la reine d'angleterre (c'est une longue histoire, lisez vos classiques), j'en déduis que ce cardio-fréquencemètre m'a estampé cette fois par défaut, donc que j'ai couru trop vite. Tu m'étonnes, dès le km 23 je trottinais tel un hamster blessé.

Je pourrais continuer la liste des horreurs, je résume :
  • des ravitaillements nombreux, mais souvent erratiques. Par exemple, pas d'eau entre le km 8 et le km 15. Par 40°, ça calme les ardeurs.
  • un soleil assassin, une boule de feu qui a décidé d'exterminer tous les neurones des chauves, et de faire blondir au fer à friser les cheveux des ibères pourtant sombres.
  • des côtes qui tuent les cuisses suivies de pentes qui tuent les mollets suivies de côtes qui tuent l'amour suivies de pentes qui donnent envie de se décapsuler les deux rotules et de les mettre dans le bac à glaçons
Les points positifs (qui l'emportent finalement) :
  • une super ambiance, rythmée par les encouragements de la foule "Venga, venga ! Animo !" J'ai découvert à cette occasion que cela booste vraiment la motivation
  • une équipe de pom-pom girls et gogo boys spécialement affrétée pour nous, qui m'ont plusieurs fois surpris, alors que je roulais de bord en bord telle une barrique ivre, à me remettre sur les rails de mon enfer par des piaulements d'enthousiasme juvénile
  • enfin, et surtout, je n'ai pas battu mon temps prévu (4h40), certes, j'ai pris 7 mn de plus, mais tout cela mérite considération : le vainqueur de Paris fait 2h05, celui de Madrid, 2h11. Ces 6 mn sont non seulement le prix du relief (+/- 80 m), mais cela va en s'amplifiant : 6 mn de différence pour 2h de course à plus de 20 km / h, se transforment probablement en 15, 20 ou 30 mn de différence pour des temps plus longs.
Je ne vais pas essayer de me leurrer avec un temps corrigé, du genre "si le parcours avait été plat, j'aurais fait claquer un chrono", mais cela me regonfle pour le prochain marathon. Berlin, 30 septembre, c'est presque demain.
J'attends toutefois que mes semelles refroidissent, et que mes blessures intimes cicatrisent. Je vais me reposer. C'est bien parti : j'ai 20h de cours en 3 jours...

mardi 24 avril 2007

J+2

4h 47' 45".
Soit 7 minutes de plus que mon objectif. Mais sur un parcours qui a été le plus dur que j'aie connu jusqu'à présent : des côtes à n'en plus finir, des dénivelées successives de +80 m, -80 m, + 80 m...
Des courbatures, évidemment, des coups de soleils cuisants, mais une motivation renouvelée : une superbe expérience, des ami(e)s et de nombreux soutiens, des belles histoires individuelles qui nous construisent collectivement. Grands moments.
Maintenant, un mois de repos physique, et beaucoup de choses à rattraper dans ma vie.
Plus d'infos (décomposition de la course, pensées profondes et méditations à la mord-moi-le-noeud) plus tard...
Merci à tous pour votre soutien, vos petits messages d'encouragement, vos pensées positives.
:-)

vendredi 20 avril 2007

J-2

Suis à la bourre, et surtout, très stressé (ce qui n'est point bon pour la performance).
Occasion rêvée pour faire la check-list en live.
Donc thibillet qui va être modifié jusqu'à 18h30, heure de mon taxi.
Je reprends, sans vergogne, la check-list publiée par Christian, et je l'amende (la check-list, pas Christian).

Avant de partir pour Madrid :
  • Billets d'avion (ou références si billets électroniques), coordonnées de l'hôtel + retro-planning pour le retour - check
  • Passeport ! - check
  • Playlist pour l'éventuel lecteur MP3 de la course - pas encore, pas sûr
  • Téléphone rechargé - check
  • Boules quiès pour l'hôtel, qui est bruyant, paraît-il - retrouvées ! (dans un endroit peu chrétien...)
  • Mon carnet de notes et de croquis - perdu ? :-( retrouvé !
  • Mon carnet de pouèmes - check
  • gafas de sol - check
  • carte européenne d'assurance-maladie - check
  • recommander mon âme à Dieu - plus tard, coco...
  • prendre la carte Pokemon de Colossinge que mon fils m'a donnée pour ce voyage - double-check
Nécessaire pour le jour de la course :
  • Réveil matin ? - nan, montre cardio-fréquencemètre
  • Gâteau qui bourre la gueule pour le petit-déjeuner de dimanche - nan, soit réveil à 4h30 pour petit-déjeuner, soit "nouilles liquides" (héhé...)
  • Short moule-à-gaufres - 2 !
  • T-shirt respirant rouge pétard aux couleurs de l'école (et propre!) - 2 ! (manches courtes, manches longues)
  • Chaussures, chaussettes (propres), semelles orthopédiques, slip sans coutures (propre) - ouais
  • Sparadrap pour mettre sur les tétons !! - check !!
  • 3 doses de gel au glucose pour les kilomètres 20, 30 et 40 - 5 doses + nouilles liquides pour avant (déjà bu 2 litres)
  • 4 épingles de sureté pour le dossard - 6, je te bats
  • Cardio-fréquencemètre et accéléromètre (changer la pile éventuellement avant le départ) - check + chargeur + piles (4)
  • Lecteur MP3 / ipod + écouteurs qui vont bien ! - check, mais pas le temps d'une playing list, je compterai sur les copains
  • Sac poubelle pour m'enrober avant la course (super pour la motivation, "je suis une ordure, un résidu, un déchet"), éventuellement vêtements pour la pluie - check
Conseils pour avant la course :
  • Boire beaucoup (de l'eau), 2-3 litres par jour avant (Si pipi pas transparent, Toi boire encore des torrents) - tu crois que je t'ai attendu ?!
  • Manger des pâtes, des pâtes, des pâtes (et d'autres sucres lents) - depuis 3 jours
  • Ne pas boire d'alcool (quelques semaines avant ?) - check, sauf le soir de mon anniversaire
  • Prendre la température des copains qui courent, échanger conseils et insultes - check (et c'est pas fini, ça va bâcher !)
  • Copains sur le parcours - très bonne idée, à organiser sur place
  • Répondre patiemment à la question "et quel temps tu comptes faire ?" - nan, là c'était "alors, quel temps tu as fait au Marathon de Paris ?"
  • Fixer rendez-vous départ / arrivée
  • Retrouver le livre de Michel Delore et les numéros de Jogging International - pas besoin, connais par coeur, j'en rêve la nuit (enfin, quand j'arrive à dormir)
  • Lire tout ce qui a trait au Marathon - 3 fois...
  • Trouver la crème pour les pieds et les parties délicates (Akaïne) - Moi c'est nok, mais on fait comme tu veux, dans ta chambre ou dans la mienne ?
  • Calculer mon temps moyen au kilomètre, en fonction du chrono - à faire ! (samedi...)
  • Me coucher avec un bon livre sur le Zen, ou des poésies - Récit de cette calligraphe française qui est partie en Chine
  • Bien dormir - ça c'est pas joué
  • Ecouter la B.O. de Rocky en me préparant - si les copains l'ont
  • aller prendre mon taxi - il est 18h25, j'y vais
Je suis heureux de vous avoir connu...
;-)

Retour lundi soir, tard, pas de connexion d'ici là.

jeudi 19 avril 2007

Magnolia Express - 2ème partie - # 24

Tribunal de lapins
 
Quelques heures après, nous étions toujours au même endroit, nous avions fini de manger, le dos appuyé contre les rochers tièdes, et nous profitions du champ de bruyère et de serpolet et de la forêt qui nous entourait. Eileen et Conrad regardaient fixement un endroit depuis quelque temps, j'ai touché silencieusement le coude d'Aline.
Deux lapins étaient venus vers les rochers en se cachant, ils devaient se demander si nous faisions partie de la race des Dangereux ou des Inoffensifs. Ils devaient aussi se croire bien cachés, derrière leur rocher à une vingtaine de mètres de nous, se dire avec fierté :

- Tu as vu, Moses, ils n'ont rien vu ! Nous sommes très forts ...
- C'est normal, Lincoln, nous sommes discrets. Et bien cachés.
 
Mais voilà, tout discrets qu'ils étaient, ils avaient oublié leurs oreilles longues et neigeuses, et on en voyait de temps en temps une paire qui se levait au-dessus du rocher quand un oiseau chantait, et puis l'autre paire d'oreilles se pointait, elles se tournaient brusquement d'un côté quand on entendait une branche craquer, puis l'une se retournait vers l'autre et les deux lapins recommençaient à discuter.
 
- Alors Moses, comment juger de leur inoffensivité ?
- Il y en a un qui a l'air d'un ours avec un pyjama à carreaux. Un ours qui se prépare à hiberner, ça n'est pas dangereux, dit Moses.
- Mais les trois autres ?
- Eh bien, il y en a une qui secouait sa crinière en riant, or les chevaux, fussent-ils sauvages, ne nous font jamais de mal. Ils nous poussent un peu avec leurs naseaux et soufflent un air tiède, et en hiver ça fait du bien. Donc en voilà une qui est inoffensive.
- Ah.
- Oui. Il en reste donc deux.
- Le petit chat n'a pas l'air dangereux : elle a les yeux dorés, et puis regarde-la s'étirer en plein soleil.
 
Aline me sourit, elle avait passé l'examen. Ne restait plus que moi.
 
- Il en reste donc un ...
- Ami des renards ...
- Donc fourbe et cruel ...
- Animé de mauvaises intentions à notre endroit ...
- Lui, quand il regarde un lapin, il voit un civet ...
 
Eileen s'agitait un peu, me jetait des regards en coin.
 
- En plus, il n'a pas l'air très malin, a dit Lincoln.
- Oh non, ho ho ho, moins malin qu'un lapin, ça c'est sûr, a répondu Moses.
 
Alors Eileen s'est levée, a mis ses poings sur ses hanches, et a grondé :
 
- Hey, les deux mangeurs d'herbe, montrez-vous un peu !
 
On a vu deux paires d'oreilles pointer vers nous avec effarement.
 
- Allez, venez présenter vos excuses !
 
Silence dans le camp lapin.
 
- Montrez-vous, ou je viens vous chercher à coups de sabots !
 
Alors on a vu un nez de lapin pointer d'un côté du rocher, à nous regarder piteusement. C'était Moses. Et puis Lincoln est apparu de l'autre côté, avec un air si effaré que j'ai ri tout seul, à voir ses oreilles pendantes et ses yeux écarquillés. Eileen a vu que je riais de leur déconfiture, alors elle a grommelé :
 
- Allez, c'est bon pour une fois, vous pouvez circuler...

Et ils se sont enfuis dans les hautes herbes, dépités, le bout de leur petite queue blanche a disparu dans la bruyère. Et nous, nous sommes repartis dans les hautes herbes, allégés, les pans de nos chemises flottant dans le soleil, nous avons repris le taxi surchauffé.
La route a commencé à descendre doucement, on voyait un lac au loin.





Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
.

Projets et TouDoux

Je me fais dépasser par les événements, ou plutôt, il y a trop à écrire, et trop peu de temps. Quelques boulite poïntz en attendant mieux.
  • En dépit de mes insultes aiguillonnantes, tous vos commentaires sur Proxy for Love méritent mieux qu'un commentaire de réponse : ce sera un thibillet, y a plus qu'à l'écrire (mais pas cette nuit)
  • Yves Duel s'insurge et fulmine, oulala, cela méritera un thibillet sur la Causalité, notre tourment à nouzaut' chercheurs d'oeufs de pâques. Je sais déjà qu'Yves Duel et moi nous sommes d'accord, il s'agit juste de trouver les mots qui nous conviennent à tous les deux.
  • Christian a posté la check-list du marathonien, reste à l'amender dans un thibillet genre J-3 ou J-2
  • Sahoura aimerait des précisions, cela méritera un thibillet court sur l'efficience des marchés (One more time ! we're gonna celebrate ! One more time...)
  • Monsieur Jean a réactivé mes idées de batanas, et même si son idée est encore à l'état de projet, j'en ai une autre : cracrer.
  • Nouvelle rubrique de ce blog, à lancer : productivité. Mes outils, quoi.
  • Le 400ème billet m'est passé sous le nez sans que je ne fasse mon thibillet récapitulatif sur les livres à lire. J'avais une excuse : je venais de fêter mon anniversaire. Donc : thibillet à faire sur les livres à lire (depuis le temps...) et ça n'attendra pas le 500ème thibillet.
  • Une autre chose que je m'étais promis de faire avant le 400ème thibillet : le projet Rubicon, avec l'aide de Julien, s'il veut bien. Pour l'instant, dans les cartons le rubicon.
  • Aujourd'hui, pas mal de temps passé sur le projet Phenix. Là aussi, j'ai plusieurs TouDoux...
  • Et le projet Augias qui avance, mais recule en même temps.
Viendra un jour où tous ces thibillets auront été écrits, et tous les TouDoux cochés.
Quand tous les TouDoux cochés,
Moi aller me coucher.

mercredi 18 avril 2007

Proxy for Love Revisited

Vous n'êtes pas des amoureux. Asservis par vos ordinateurs tentaculaires, frénétiquement rivés à vos écrans CAC40, vous n'avez qu'un dieu, Boursorama, qu'un idéal, l'ISF.
Vous me décevez tous cruellement, avec une constance qui frise un R² de 100%.
J'aurais mieux fait de me faire moine (sans rien sous ma robe) ou ascète pour m'en faire de 5 à Sète.

Tels des étudiants névrotiques, vous avez mal lu le sujet d'examen. Il ne s'agissait pas de trouver des proxies du mariage d'intérêt, mais des proxies du mariage d'amour. Donc de réduire l'amour à une dimension statistique, froide et calculée. Je repose la question : quels paramètres observables permettraient de dire "non, ce mariage n'a pas l'air d'un mariage arrangé comme tous les autres, mais plutôt d'un mariage par amour" ? (chose rare, j'en conviens, mais bon, on est dans un monde théorique).
Vous avez quelques heures, tous documents autorisés.

J-4



Point positif : on sera au frais (ce qui n'est pas le cas dans mon bureau, où il fait 40°)

Point négatif : les chaussures gorgées d'eau, c'est lourd, surtout pendant 42 bornes (et 195 mètres).

Mais que diable suis-je allé faire dans cette galère ?

Magnolia Express - 2ème partie - # 23

Repos
 
Le taxi a grimpé le long d'une route en lacets, peu à peu la forêt s'est développée jusqu'à ce qu'il y ait un rideau d'arbres de chaque côté, Conrad conduisait en faisant Pom Pom Popom, on avait ouvert toutes les vitres et Eileen avait son bras sur la portière. On s'est arrêtés un peu avant le sommet, il y avait un petit chemin de terre sur la droite et on voyait plus loin une clairière et des champs. On s'est installés dans l'herbe à côté de rochers grisonnants, le champ descendait en pente douce vers la forêt plus bas. Eileen a posé sa tête sur une cuisse de Conrad et s'est endormie, et lui essayait de ne pas bouger, clignant des yeux dans le soleil, environné d'insectes vrombissants de chaleur.





Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
.

mardi 17 avril 2007

Proxy for Love

J'avais une discussion intéressante avec un collègue, à midi, sur un de ses papiers de recherche. Je ne peux pas en parler ici, des fois que des espions du KGB (comment, ça existe plus ?) voudraient piquer ses idées de recherche à mon collègue, et publier avant lui dans International Journal of Big Ideas and Small Salaries.
En revanche, cela m'a ouvert des horizons vertigineux. Vous savez ce que c'est qu'une variable proxy ? Non ? Oulala, la honte, c'est pas possible d'avoir un tel ramassis de bras cassés !
Prenez vos cahiers, vos crayons, et notez scrupuleusement, c'est âchement utile (enfin, uniquement quand on fait de la Recherche).
J'apprends avec les profs : une proxy, virgule, c'est une variable observable d'un phénomène non observable directement. Par exemple, on pourrait dire que les vaguelettes concentriques qui s'élargissent à la surface d'un lac sont une proxy de ce qu'on a pas vu, à savoir que Raoul a balancé sa belle-mère à l'eau il y a 2 minutes. Bon, mais là, le balancement à l'eau aurait pu être observé, et quantifié, c'est juste qu'il fallait pas tourner la tête à ce moment précis pour regarder les faucons, triple buse !
Dans ma thèse de doctorat (téléchargeable ici, je suis comme ça, moi), je prenais un autre exemple : pour mesurer le niveau d'éthique d'un dirigeant ou d'un homme politique (variable difficile, ou impossible, à mesurer), on peut prendre comme proxy son nombre de mises en examen, parce que ça, c'est de l'information bien publique, bien connue.
Bref, le papier de recherche de mon collègue porte sur le mariage, et notamment le mariage par intérêt.
Moi qui suis fleur bleue et candide, je lui dis "mais enfin, est-ce que tu contrôles par l'amour ?"
Pouf, pouf, j'explique.
J'apprends avec les profs : une variable de contrôle, c'est une variable "grain de sel", qu'on rajoute pour vérifier qu'on ne se trompe pas dans ses hypothèses. Par exemple, Vadoncq & Min Abl ont montré que quand la température baisse, le nombre de suicides augmente. Mais en fait, il n'y a pas de corrélation directe entre les deux phénomènes : c'est juste que l'origine des deux phénomènes est la même. En effet, en hiver, il fait froid, et il fait gris, donc les gens dépriment, donc on a plus de suicides. Si, dans le modèle "Froid = suicide", on avait introduit la variable de contrôle "Saison", on aurait vu que ce n'est pas le froid qui explique les suicides, mais l'hiver. Bref, le pouvoir explicatif du froid disparaît quand on contrôle par la saison. Fin de la séance.
Quand je demandais à mon collègue "est-ce que tu contrôles par l'amour ?", je voulais dire deux choses :
  1. Le mariage ne se réalise pas que par intérêt, il peut aussi être un mariage d'amour. Alors comment identifier les mariages d'intérêt ? (ce qui représente ce que mon collègue recherche)
  2. En fait, je voulais souligner qu'il n'existe pas une variable mesurable de l'amour, et c'est tant mieux, ça veut dire que l'odieuse recherche dissectrice et formolée n'arrivera jamais à profaner le sanctuaire de l'amour vrai.
"Eh ben si", m'a répondu en substance mon collègue. Et il m'a cité à l'appui quelques variables proxy qui permettent, raisonnablement, de dissocier les mariages d'intérêt des mariages d'amour.
Effrayant.

lundi 16 avril 2007

Magnolia Express - 2ème partie - # 22

Stuffy beans
 
Vers l'aube, Eileen prit une route latérale et le taxi alla s'arrêter en chuintant en face d'une auberge illuminée. Elle se tourna vers nous, vers Aline qui émergeait et ouvrait de grands yeux, et dit "C'est le meilleur Stuffy Beans de toute la région, je vous l'offre". Et tandis qu'elle descendait, qu'Aline me quittait, ouvrait la porte et allait rejoindre Eileen qui était déjà partie vers l'entrée de l'auberge, Conrad se retourna vers moi, me fixa. Je lui souris : "Ça n'est pas moi qui lui ai dit que le Stuffy Beans était ton plat préféré. Ni Aline. Et puis après tout, elle a aussi le droit d'aimer le blues et les Stuffy Beans...".
Il hocha la tête, le regard fixé loin derrière moi, puis soupira et grommela pour la forme : "Le meilleur Stuffy Beans ! Qu'eski faut pas entendre !"
Stuffy beans : arg. cuis. Sorte de plat intermédiaire, dont la recette varie avec la latitude et l'heure. Si l'on s'en tient à la froideur des faits, le Stuffy Beans est un plat de haricots blancs ou rouges (cuits au beurre), dans lequel siègent avec grâce des tranches épaisses de jambon, lui-même doré-sauté-grillé à la poêle. Certains esprits pointilleux ont cherché à décortiquer, décomposer, analyser le principe du Stuffy Beans, ils ont cru cerner ce plat avec des livres et des citations, mais ça n'est pas la bonne approche. Le Stuffy Beans, ce sont simplement des haricots et du jambon d'un côté, et un affamé de l'autre.
(extrait de L'art du mijotage, par Horace Diantredesdeux).
On s'est attablés dans la lumière, on a commandé quatre Stuffy Beans avec du café, Conrad a poivré ses haricots pendant qu'Eileen versait du Tabasco dans les siens, ça sentait bon le jambon doré.
Quand on est sortis de l'auberge-relais-routier, Conrad a passé son bras autour des épaules d'Aline et ils sont repartis vers le taxi, je restai sur le seuil à les regarder, à regarder les nuages blancs dans le petit matin. Méditation. Puis Eileen sortit de l'auberge et vint vers moi. Bon. Elle me regarda, piétina un peu, puis me dit : "Vraiment, ça ne vous gêne pas que je sois là ?"
Elle semblait avoir un problème. Dans ces cas-là, il faut rassurer, prouver que Rien N'est Problème Si l'On a La Foi. Alors je soulèvai un sourcil étonné. "Non", dis-je, "pourquoi ?"
(Dans la discussion, c'est toujours le premier qui dit pourquoi qui a l'avantage, après on n'a plus qu'à se laisser glisser. C'est à ce genre de choses que je dois d'être encore en vie, sémillant et véloce comme au premier jour).

- Ben, vous étiez trois, et maintenant on est quatre...
- Mmmm... , fis-je.

Je pris un air songeur. Quand quelqu'un se pose un problème comme ça, il ne faut pas tout de suite le prendre à la légère, il faut communier avec lui, montrer qu'on pèse le pour et le contre de nos petites misères. Nous sommes tous humains après tout.
Enfin, je crois.
Je pris donc l'air sérieux, bien qu'intérieurement mon âme flottât telle une bulle de savon colorée. Et je dis :

- Oui, évidemment, c'est un problème.

Eileen eut l'air un peu rassurée : son problème était devenu notre problème.

- En effet, dis-je, avant, on partageait nos rations de voyage en trois (j'aime bien parler de rations de voyage, ça fait Organisé). Maintenant, que faire ?

- On pourrait peut-être les partager en quatre ? suggèra-t-elle, tout en se demandant si je me payais sa fiole.

- C'est ça ! dis-je, C'est l'idée ! Voilà, tout est réglé ! Heureux d'avoir résolu ton problème ! Et ...

Et je la laissai là, c'était pas tout ça, il fallait que j'aille voir Aline pour refaire mon électrolyse interne.

- De quoi parliez-vous ? me demanda Alinette.
- Boff, de logistique nourricière, tu sais ce que c'est, l'intendance quoi.

Je regardai là-bas Eileen qui me regardait, les pieds plantés dans les touffes d'herbe desséchée. Et puis elle secoua la tête et vint nous rejoindre en souriant.

- Bienvenue à bord, dis-je.






Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
.

J-7

Vendredi, dernier entraînement, qui a consisté à courir sur un tapis de course à Marathon Expo, pour notre sponsor Spira, les chaussures à ressort, boïng boïng.
En regardant la liste de mes entraînements, je vois quelques stats amusantes :
  • 18 sorties en 63 jours, soit 2 sorties par semaine (en fait, plusieurs semaines à 3 sorties par semaine, et quelques semaines vides)
  • 185 km parcourus, soit une moyenne à 10,3 km par sortie (mais fort écart-type : 7 sorties à plus de 12km, dont le semi-marathon de Paris)
  • 23h18 de course, soit 2h35 par semaine en moyenne

Dans 7 jours, ce sera le test de toute cette accumulation. J'ai déjà du mal à dormir, si quelqu'un à des conseils de relaxation, je suis preneur. Il faudra aussi que je mette à jour ma check-list d'avant marathon, et son codicille.

Sinon, pour parler un peu finance, ça commence à se déchaîner en terme de dons : j'ai instauré une page des cotations, quasi turfiste, qui permet de savoir qui est vraiment aimé, héhéhé.
Rappel : 100% des dons vont à une association humanitaire, et Dieu t'aimera pour ça.

vendredi 6 avril 2007

Magnolia Express - 2ème partie - # 21

Etape de nuit
 
Eileen avait allumé un petit cigare brun et je la voyais, depuis la banquette arrière, une petite lueur orange illuminait son visage régulièrement. Devant moi, je ne voyais que la nuque de Conrad, mais c'était comme si j'avais vu son visage, une nuque c'est très expressif, surtout quand c'est la nuque d'un plantigrade itinérant. Eileen conduisait en douceur, on avait quitté la ville et elle n'hésitait pas à pousser la vitesse, on aurait dit qu'elle était guidée par la lueur des phares devant nous, qu'elle cherchait à les rattraper.
De la nuque de Conrad, si expressive, que pouvait-on dire ? Ouragan sur les rizières, tourment des âmes, l’œil ne voit que l'essentiel. Eileen brancha la radio, tourna le bouton à la recherche d'une station audible, et s'arrêta sur une intro à la guitare : Everything's gonna be alright, un des blues préférés du vieux Conrad. Habituellement, quand il entendait ce morceau, il souriait, on avait l'impression qu'il était ailleurs, et il se mettait à accompagner le morceau d'une voix de basse profonde, les yeux au loin. Y avait pas à dire, elle savait y faire. Je vis la nuque se détendre, il tendit le bras, attrapa doucement le petit cigare au coin de la lèvre d'Eileen, en tira une ou deux bouffées songeuses, puis lui rendit, sa grosse patte avait la délicatesse d'un papillon qui ne veut pas réveiller les fleurs. Il étendit les bras, les mit derrière sa tête, je l'entendis rire un peu, pour rien, comme ça, il devait se dire "Bon sang, bon sang de bois" en rigolant, puis il dit "Ah, bah !" et tout fut dit, tout fut réglé pour lui.





Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
.

Y a Pâques le boulot dans la vie

Interruption temporaire émission thiblogiques.
Repos, jogging, bouffes, soleil... et correction de copies (j'ai rempli mon stylo-plume rouge, ça va saigner).
Ré-apparition fugitive la semaine prochaine (jeudi) et encore, pas sûr.

jeudi 5 avril 2007

Magnolia Express - 2ème partie - # 20

Wells Fargo Inc.
 
Quand nous sommes arrivés au taxi, il y a eu un moment de flottement, flottement de la chemise d'Eileen dans le vent, flottement de sa crinière dans la nuit sombre, elle était l'étendard de notre indécision.
 
- Passe-moi les clés, je vais te relayer, a-t-elle dit à Conrad.
 
Il y a eu un petit moment de silence, c'était compréhensible, je n'avais jamais vu personne avoir le droit de conduire le taxi de Conrad, il était comme ces conducteurs de diligence qui fouettent et jurent et conduisent leur attelage dans les plaines désolées de l'Ouest en sacrant comme des beaux diables, mais qui jamais jamais ne laisseraient leur fouet à un pied tendre, une corne verte, ils sont nés sur la route, ont été bercés sur les cahots des chemins poussiéreux et c'est leur Mission à eux que de maintenir un lien entre les Hommes perdus à l'horizon.
Conrad s'est tourné à demi vers Eileen, elle le regardait en tendant la main, il n'avait qu'un effort à faire. Il mâchonnait son tuyau de pipe, regardait Eileen, se passait la patte dans les cheveux, marmonnait. On a entendu des grommellements du genre "Mmmfffboite de vitesses... pas facile... liquide de refroidissemfff... d'mande du doigté... Mmmf ... doigté..." et puis il a plongé la main dans sa poche de jean, a tendu les clés qui brillaient dans la nuit bleue. Passation de commandement.
Conrad s'est juché sur le siège du passager, Aline et moi étions à l'arrière, curieux de voir ce qui allait se passer. Eileen est montée sur le siège du conducteur, a desserré les freins, a fouetté l'attelage en criant "Hoahey, Giddyap !", Conrad a ouvert la bouche, aucun son n'est sorti, il l'a refermée avec un air renfrogné. La diligence a pris de la vitesse dans la rue principale, s'est arrêtée au bar-étable où Eileen a récupéré son sac de voyage, et puis les chevaux sont partis au galop sur la piste poudreuse, balisée par les cactus chandeliers, pour notre étape de nuit.





Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
.

Usine à gaz ou Ferrari

J'ai passé pas mal de temps avec mon buddy sur la réalisation du site web du projet Mercure. Tout cela a été réalisé sous Mac, avec iWeb. Pour un utilisateur lambda, qui ne souhaite pas savoir ce qu'est une balise HTML, c'est génial : du glisser-déposer, tout est fluide, graphique, intuitif, bref, de l'ergonomie façon Mac, tout est orienté vers l'utilisateur final. Enfin une société qui a compris, depuis des années, que c'est à l'informatique d'aller vers l'utilisateur, et pas l'inverse.
Donc, super, on a réalisé notre site, et hop, il a été mis en ligne.
Puis vint le moment de corriger quelques petits trucs : typos, photos à remplacer, pages à ajouter.
Et là, l'horreur. Je suis sous PC. J'utilise Nvu, déjà évoqué, qui a une interface visuelle (WYSIWYG) mais qui permet aussi d'accéder au code source, pour mieux visualiser. Mamma mia, il y a 117 mondes entre la perfection graphique affichée, et la complexité du code source caché derrière. Et là, encore une fois, je tire mon chapeau à Apple : l'exploit est non seulement d'offrir à l'utilisateur un programme très simple et intuitif, mais aussi de traduire ce graphisme apparemment simple en code efficace qui rendra exactement ça à l'écran. Quand on voit le code généré, c'est moins beau. Efficace, 100% conforme à ce qui est demandé, mais un Chat (prononcer Tchat) n'y retrouverait pas ses petits.
Résultat : comme je n'ai pas de Mac, j'ai passé quelques heures pour rajouter un texte qui soit placé au bon endroit. Je ne parle même pas des photos à insérer, voire des codes pour les dons en ligne (Rappel : vous pouvez donner).
J'en viens à ma remarque, qui est plutôt une interrogation.
  • On a Apple, qui offre des produits très intuitifs, des programmes beaux, fluides, et terriblement bien pensés en terme d'ergonomie pour le grand public. Mais cela cache une usine à gaz derrière. L'exploit est réel, j'en suis content, mais il faut surtout se cantoner au rôle d'utilisateur lambda : vouloir aller voir sous le capot, c'est se perdre dans la Mer des Sargasses...
  • On a Windows, qui a toujours un train de retard pour copier Apple. Mais l'avantage, c'est que le dessous du capot est mieux rangé (avec ses failles de sécurité, certes...)
  • On a enfin Linux, qui a un dessous de capot certes complexe, mais extrêmement bien rangé et sécurisé. Puis ils ont rajouté, progressivement, une couche d'ergonomie.
Je ne défends pas un système, car la satisfaction dépend de ce que demande l'utilisateur. Mais je constate que le Mac, c'est parfait tant qu'on reste dans les sentiers balisés.

Flapi-flapo

Phase d'over-burn. J'ai passé pas mal de temps ce derniers jours sur le projet Phenix, en sus de mes activités par ailleurs. Augias n'est toujours pas terminé, mais très consommateur de temps. Mercure aussi, qui bouffe des heures de nuit (et d'entraînement !), et Magnolia, quand même. Prométhée est complètement dans les choux pour l'instant, je ne peux pas tout faire.
Ce matin, vrai bon coup de pompe : depuis 10 jours, j'étais en productivité maximale, là je sens que tout se dégonfle. Demain soir, quelques jours de vacances, dormir, dormir, dormir. (et courir courir courir...).

mercredi 4 avril 2007

Engagement

La notion d'engagement n'a plus vraiment de sens. Je m'engage aujourd'hui, je te trahis demain, c'est la loi de la jungle mon ami, on n'est pas liés.
La notion d'engagement à long terme n'a plus aucun sens. Je m'engage aujourd'hui, je te trahis dans 2 ans, eh, on n'est pas mariés, chacun sa vie.
Quelques réflexions à ce sujet :
  1. La loi de la jungle est évoquée par des personnes qui n'ont jamais vécu dans la jungle. Qui seraient perdues loin de leur téléphone portable ou de leur ordinateur.
  2. Le "je te trahis car les choses ont changé" (= tu as changé), je l'entends essentiellement comme "dès le départ, je savais que je ne marcherais pas avec toi (mais je en te l'ai pas dit)".
  3. "Chacun sa vie". C'est difficile à défendre, car nous vivons tous en société. "Chacun sa vie" est défendable, quand cela signifie "dans la communauté, je veux un peu de temps à moi." Mais signifier par là "je rompts avec toi", c'est signifier "je n'ai besoin de personne". Que celui ou celle qui n'a besoin de personne vienne me voir, ça m'intéresse.

mardi 3 avril 2007

Magnolia Express - 2ème partie - # 19

Rêve nocturne au milieu de l'été
 
Nous sommes sortis de l'étable au milieu de la nuit, tous les quatre, Aline était pelotonnée contre moi et Eileen et Conrad se tenaient bras-dessus bras-dessous. Dans le ciel nocturne, une écharpe d'étoiles enveloppait la lune frileuse, on entendait le bruit des peupliers dans le lointain, le vent de la nuit qui soufflait et peignait nos cheveux.
Nous sommes aussi des vers luisants, des gardons qui remontent un torrent de montagne, je dis bien des gardons, pas des saumons, et notre Quête est de celles qui transcendent l'espace, les seules barrières qui puissent nous arrêter sont celles que nous érigeons. A chaque pas que nous faisons vers notre étape, nous distillons une buée de rêve et rien ne peut se comparer à cela, nous sommes des écrivains en trois dimensions et cette nuit bleue est notre page blanche. Les façades des maisons projetaient de grands lacs d'ombre sur le sol, nous passions d'une plaine éclairée par les réverbères à la nuit d'une forêt de maisons, puis débouchions à nouveau dans une vallée de lumières et nos semelles buvaient le pavé. Au bout d'un moment, on a longé une barrière sur la droite, avec un parc derrière, silencieux et glacé sous la nuit, de grandes étendues d'herbe froide, des arbres solitaires et des réverbères blancs éclairant les allées désertes.
- Brrr ... a fait Aline.
Eh oui, si Titania devait aujourd'hui se chercher un lit de mousse, une clairière parfumée où elle puisse dormir, irait-elle dans ce parc aseptisé, sur cette pelouse-motel-confort-minimal-garanti ?
Je ne pense pas.
Je ne pense pas.





Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
.

Caillou - In Fusion

Dans ma tasse de thé
Un pétale s'est posé.
Cerisier en fleur sur mon palais.

Batana - Tobogueur (ou Boubit)

ça m'énerve, je trouve plus de tracas quotidiens (batanas) que de petits bonheurs quotidiens (ubuntus).

Tobogueur (ou Boubit) : n. m. Bol, verre ou cuillère posé dans l'évier de telle manière que, quand on fait couler de l'eau, un jet rebondit directement, et précisément, sur les vêtements.
Par extension : personne qui élève la voix pour terminer sa phrase, parce qu'un autre a tenté de l'interrompre.

lundi 2 avril 2007

Magnolia Express - 2ème partie - # 18

Eileen
 
Elle a dû sentir que je soulevais un chapeau imaginaire, car elle s'est détendue un peu, a souri, j'ai eu l'impression de voir un poulain gambader dans l'herbe verte.
- Laisse, dit Conrad-le-rêveur-fumeur-de-pipe, ce sont les amis dont je t'ai parlé...
Elle m'a reposé sur le tabouret, j'étais content d'être à nouveau assis, elle se pencha par dessus la table, tendit la main à Aline :
- Eileen (air sérieux, regard volontaire).
- Aline (air espiègle, regard-sourire). Ne me l'abîmez pas, il peut encore servir.
Puis elle me tendit la main :
- Eileen. Excuse-moi, il y a tellement de malotrus qui abusent d'une faible femme...
- ...
Elle s'assit sur mes genoux et recommença à parler avec Conrad, je regardais Aline d'un air effaré (ce n'est point ma faute), il fallait tout de même reprendre la situation en main...
Eileen demandait à Conrad : "Alors tu ne veux pas m'expliquer pourquoi vous faites le taxi de nuit tous les trois à 300 miles de ton port ?"
Conrad hochait la tête, le regard un peu vague. Et je répondis :
- il ne peut pas le dire, parce qu'il ne le sait pas. De nous trois, il n'y a que moi qui sache.
Eileen me regarda, ça y est, j'existais, je n'étais plus simplement un coussin pour boire de la bière. Conrad me regardait en tirant une ou deux bouffées de sa pipe de maïs. Et Aline me regardait aussi, l'air interrogateur. Les yeux d'Eileen trottèrent de mon visage à celui de Conrad, firent un détour par Aline, revinrent sur moi.
- Alors ?
- Je ne sais pas si je peux te le dire, tu comprends, on ne te connaît pas vraiment...
Je jouais le jeu, il fallait bien qu'elle comprenne l'Enjeu. Elle me regarda en fermant un œil, allait-elle me tire-bouchonner à nouveau le col de chemise, me soulever de ce tabouret reposant, allait-elle me faire subir un interrogatoire troisième degré ? Elle racla du sabot sous la table. Allez, elle avait l'air vivante après tout, je pouvais bien lui en parler, même si je ne savais pas encore ce que j'allais dire. Je respirai et puis :
- Nous sommes des Pèlerins allant vers la Frontière.
C'est notre Mission, c'est notre Vœu. A tous les trois.
Silence.
Et puis Conrad se racla la gorge, réfléchit, et dit "Oui, c'est bien ça, le petit a raison". Aline ne dit rien mais Aline n'a jamais besoin de parler, c'est sa magie à elle.





Creative Commons License
Roman, publié progressivement, sous un contrat Creative Commons. Et aussi sous licence Touchatougiciel.

Le roman, dans l'ordre, est
.

Pensée américaine - pédagogie

Le prof américain est très interactif : il interroge la salle, fait intervenir, répond. Il a l'air malheureux quand la salle ne réagit pas. Cela a des avantages certains. Par exemple, le fait de faire préparer une présentation à l'avance est un plus : les étudiants qui doivent présenter mouillent la chemise, la salle écoute (ce sont leurs camarades) et l'interaction qui suit est généralement intéressante. Le prof n'est alors plus un transmetteur de concepts, façon enseignement magistral à l'européenne, mais plutôt un facilitateur de discussion.
Inconvénient, perçu par certains : une certaine dilution des propos, on ne va pas forcément loin en profondeur.
L'inconvénient majeur, que j'ai bien perçu lors de ma semaine à Austin : le professeur arrive avec des questions, et dès les premières minutes, il essaie d'interagir avec la salle. Mais la salle est composée d'Européens, dont la logique, la culture, sont différentes. L'étudiant européen (et je parle de cadres en MBA Exec, pas de jeunes de 20 ans) attend d'abord, il veut prendre ses marques, en écoutant un professeur, avant d'intervenir. Il faut au moins 20-30 mn de conférence du prof pour chauffer l'ambiance, au minimum. Le problème est que le professeur américain n'est pas habitué à celà : il prend ce silence pour de la torpeur, de la stupidité, ou un manque d'intérêt.
J'ai notamment vu un intervenant essayer de secouer la salle, en disant des choses du type "allez, enfin, je vous pose des questions vraiment très très simples..." et s'étonner de l'absence de réponses : l'audience en était d'autant plus crispée, parce qu'elle avait le sentiment d'être forcée. On ne change pas sa culture facilement.
  • Conclusion 1 : à chaque culture, sa pédagogie. Le one best way ne marche que pour one (best?) country.
  • Conclusion 2 : je pense que les Européens sont plus intériorisés, et qu'ils limitent volontairement leurs interventions en public (peur d'être ridicule, mais aussi respect du groupe) tandis que les américains sont plus ouverts, quitte à parler trop. Encore une fois, pas de système absolu...

dimanche 1 avril 2007

Je blogue avec...

C'est donc une chaine, du genre "passe la patate bouillante à ton voisin", et c'est Julien qui m'y a collé.
Ainsi, il paraît que vous êtes 1,114,274,426 internautes souhaitant savoir avec quoi je blogue.
Ben avec mes mains, mon bon monsieur.

Et pour plus de précision, voici mes réponses au questionnaire de la chaine :

Qui héberge mon blog : 1&1 depuis le début. J'en ai dit du mal, mais à tort : ils ont toujours été efficients, y compris dans la facturation des Gigaoctets surnuméraires que je leur faisais subir. Je ne resterai peut-être pas chez eux, mais je n'ai rien à leur reprocher.

Sous quelle plate-forme tourne ce blog : Dotclear 1.2.4. Je n'en suis pas entièrement satisfait, et depuis des mois, Julien me nargue avec son Wordpress. J'y passerai... dès que j'aurai du temps. Cela me permettra de remettre à jour mon thème, ou plutôt, de démarrer un vrai thème perso (celui que j'utilise est une variante paresseuse et sans personnalité que j'ai faite à partir d'un kit excellement développé par Kozlika, une des flammes de l'équipe Dotclear). Ce que j'aimerais dans une plate-forme : garder la main sur tout ; pouvoir modifier des éléments graphiques sans avoir à me fader du PHP ; avoir trois colonnes ; avec des petits gadgets genre tagcloud ; avoir des stats intégrées (celles de 1and1 n'excluent pas les robots...) ; permettre la gestion des photos sans passer par trois menus différents.
Par ailleurs, un petit truc qui me plaît bien intellectuellement, c'est Blogotext : pas de base MySQL, les billets sont des fichiers texte, donc logistique légère et pas d'embrouille. Mon rêve. C'est probablement celui que j'utiliserai sur mon blog secret.

Editeur de billets : Là, j'ai testé plusieurs trucs, et je continue à alterner suivant mes besoins. L'éditeur de Dotclear est très bien, mais un peu "ligne de commande" (ex : retirer le gras, ou le lien, demande à supprimer les balises à la main). Pour les billets classiques, rédigés au fil de la plume : l'éditeur de Dotclear est parfait, rapide, fonctionnel, et intégré à la plate-forme. Pour les billets longs, mis en forme, où j'ai besoin d'une sauvegarde régulière (automatique...), j'alterne entre Zoho Writer et Google Docs : les deux sont en mode WYSIWYG, et proposent l'export/la visualisation en code HTML. Comme ledit code HTML est parfaitement interprété par Dotclear, je n'ai qu'à faire un copier-coller dans l'éditeur de Dotclear. Un seul regret : ces deux éditeurs n'aiment pas Opera, il faut donc que je les utilise sous Firefox (pas dramatique...) Enfin, pour certains billets qui nécessitent une rédaction hors-ligne, ou une mise en forme particulière (je pense notamment aux nouvelles, ou aux parties de roman...), j'utilise l'excellent éditeur HTML Nvu : c'est celui qui m'a servi à développer quantité de sites web, il est clair et suffit amplement à mes besoins.

Lecteur de flux RSS : Netvibes forever ! Des pages claires, des onglets classés, des post-its dans lesquels j'ai mis mes liens indispensables, c'est ma maison virtuelle, mon marque-pages dynamique, mon écran sur le monde. Un peu addictif, certes, mais il me suffit de tourner la tête pour regarder le ciel et les nuages (chez moi ou au bureau).

Promotion de ce blog : Je n'utilise aucun référenceur, aucun tag Technorati, je ne me fais pas spécialement connaître. Je trouve que ces outils sont bien compliqués (j'ai regardé, quand même, hein) et je n'ai pas le temps d'apprendre à les utiliser.
  1. Je ne suis pas sûr que je serai plus heureux quand mes contributions seront regroupées avec 1 826 477 autres dans une rubrique Technorati.
  2. Ce blog est flou, donc la notion même de tag est difficile. Je les ai utilisés au début, en me disant que cela me servirait à faire un tagcloud pour moi, mais j'ai laissé tomber pour l'instant.
  3. Me faire référencer, c'est mettre le doigt dans l'odieuse machine des classements, "allez, qui est-ce qui m'a pingué ?", je préfère laisser faire Google, et le buzz. Et si Google ne me trouve pas, et que le buzz ne se fait pas, ben, je décapsule une bière et je bois à la santé de tous ceux qui font les choses par amour de l'art.
Je ne passe le flambeau à personne, car ceux qui m'auraient intéressé ont déjà répondu, ou alors je connais leurs plateformes : des trucs en ligne où l'on n'a jamais à se casser la tête pour aller voir sous le capot. En revanche, s'il y en a qui ont des trucs à me recommander pour gagner du temps et simplifier mes sessions, ils/elles sont les bienvenu(e)s.

Google Tisp : révolution dans les WC

Aujourd'hui, Google, toujours à la pointe de l'actualité, propose une alternative à nos fournisseurs d'accès, en proposant de connecter soi-même une fibre optique à un réseau gratuit (offre réservée aux US et au Canada pour l'instant) par le truchement des WC (les fosses septiques sont exclues de l'offre). C'est simple, rapide, et Google propose de surcroît "une analyse de nos conditions alimentaires, pour proposer des publicités ciblées".
Je dis : c'est chié.
PS : Tisp se traduirait par FAIT : Fournisseur d'accès à Internet par les Toilettes.