Livre lu - Nick Nornby : Haute Fidélité
Par Docthib, lundi 18 septembre 2006 à 14:32 :: Livres :: #198 :: rss Mots-clefs : Livres, Musique
Je commence aujourd'hui le long trajet de mise à jour de mes critiques de livres / disques. Les mails viendront après, puisque je suis toujours en over-danaïdes.
Haute Fidélité (10/18, n°3056, 1999, 254 p.) fait partie de ces livres à listes, je trimbalais ce titre dans ma tête depuis plusieurs mois (années ?), car je l'avais coché dans mon petit guide Fnac des 200 livres des 10 dernières années. Au passage, c'est une merveille, ce petit guide Fnac (j'en avais parlé ici), avec son système de correspondances ("si vous avez aimé untel, vous aimerez untel").
Donc, qu'ai-je aimé dans Haute Fidélité, et quelles sont les correspondances spontanées qui me viennent à l'esprit ? C'est un livre à la première personne, qui, plus qu'une autobiographie, est une mise au point de la vie du héros, anti-héros trentenaire qui baigne dans la musique, étant donné qu'il a un magasin de disques. Le style est évidemment pince-sans-rire (tout cela est très anglais), avec de très bonnes observations, et puis une histoire qui, ma foi, balaie 30 ans de déconvenues personnelles sur fond de musique pop et R'n'B.
Cela me donne envie (tout livre bien écrit me donne envie de faire quelque chose) de refaire des listes, comme ce soir d'il y a quelques années, où sur le comptoir d'un bar estudiantin, j'avais fait la liste des plus grandes intros de rock...
De voir ce personnage se dépatouiller de ses histoires pourrait être uniquement drôle, mais il y a un fond plus profond, plus personnel : on hésite à rire de sentiments, de pensées, dont on se dit qu'on pourrait les avoir un jour, ou bien, qu'on en est pas passé loin... Je m'attendais aussi à ce que la musique soit plus présente, mais la vérité est que la musique est très présente dans ce livre, simplement, je ne connais pas tant de morceaux que cela, à mon grand dam. Avis aux musicophiles...
Haute Fidélité (10/18, n°3056, 1999, 254 p.) fait partie de ces livres à listes, je trimbalais ce titre dans ma tête depuis plusieurs mois (années ?), car je l'avais coché dans mon petit guide Fnac des 200 livres des 10 dernières années. Au passage, c'est une merveille, ce petit guide Fnac (j'en avais parlé ici), avec son système de correspondances ("si vous avez aimé untel, vous aimerez untel").
Donc, qu'ai-je aimé dans Haute Fidélité, et quelles sont les correspondances spontanées qui me viennent à l'esprit ? C'est un livre à la première personne, qui, plus qu'une autobiographie, est une mise au point de la vie du héros, anti-héros trentenaire qui baigne dans la musique, étant donné qu'il a un magasin de disques. Le style est évidemment pince-sans-rire (tout cela est très anglais), avec de très bonnes observations, et puis une histoire qui, ma foi, balaie 30 ans de déconvenues personnelles sur fond de musique pop et R'n'B.
Cela me donne envie (tout livre bien écrit me donne envie de faire quelque chose) de refaire des listes, comme ce soir d'il y a quelques années, où sur le comptoir d'un bar estudiantin, j'avais fait la liste des plus grandes intros de rock...
De voir ce personnage se dépatouiller de ses histoires pourrait être uniquement drôle, mais il y a un fond plus profond, plus personnel : on hésite à rire de sentiments, de pensées, dont on se dit qu'on pourrait les avoir un jour, ou bien, qu'on en est pas passé loin... Je m'attendais aussi à ce que la musique soit plus présente, mais la vérité est que la musique est très présente dans ce livre, simplement, je ne connais pas tant de morceaux que cela, à mon grand dam. Avis aux musicophiles...
Les gens s'inquiètent de voir les gosses jouer avec des pistolets, les ados regarder des films violents ; on a peur qu'une espèce de culture du sang ne les domine. Personne ne s'inquiète d'entendre les gosses écouter par milliers - vraiment des milliers - de chansons qui parlent de coeurs brisés, de trahison, de douleur, de malheur et de perte. Les gens les plus malheureux que je connaisse, sentimentalement, sont ceux qui aiment la pop music par dessus tout.Correspondance : David Lodge, s'il s'était focalisé sur un gars qui aime bien la musique pop, aurait pu écrire ce genre de livre. De l'analogie avec David Lodge, je retiens aussi la pratique d'effets de style qui changent, c'est-à-dire, l'utilisation d'un style particulier à un moment donné, pour transmettre des sensations patriculières (par exemple, dans Thérapie, David Lodge utilisait à un moment des "rapports" (rapport de police, compte-rendu à une psy, etc.) pour retransmettre les points de vue des différents personnages.)
Nick Hornby, Haute Fidélité, 10/18, n°3056, p. 25.
Commentaires flous
1. Le mardi 19 septembre 2006 à 16:13, par Yann
2. Le mardi 19 septembre 2006 à 16:38, par Vero
3. Le mardi 19 septembre 2006 à 17:09, par Yann
4. Le mardi 19 septembre 2006 à 20:56, par Cuné
5. Le mardi 19 septembre 2006 à 21:05, par Docthib
6. Le mardi 19 septembre 2006 à 21:19, par L'inconnu du 3ème étage
7. Le mardi 19 septembre 2006 à 21:39, par Yves Duel
8. Le mardi 19 septembre 2006 à 22:38, par Docthib
9. Le mercredi 20 septembre 2006 à 00:22, par Yann
10. Le mercredi 20 septembre 2006 à 12:13, par Docthib
11. Le mercredi 20 septembre 2006 à 19:20, par Vero
12. Le jeudi 21 septembre 2006 à 23:30, par Docthib
13. Le samedi 30 septembre 2006 à 12:43, par almost parisian
14. Le dimanche 1 octobre 2006 à 21:29, par Docthib
15. Le mardi 3 octobre 2006 à 22:20, par almost parisian
16. Le mercredi 4 octobre 2006 à 16:21, par Docthib
17. Le vendredi 6 octobre 2006 à 00:09, par almost parisian
18. Le jeudi 1 février 2007 à 16:21, par shada
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