Merci à Pepita de m'avoir fait découvrir, il y a plusieurs vies, une saga de BD comme je n'en ai jamais vu. Exit les Garulfo ou Lanfeust, je trouve que là, on est bien au-dessus. Etant un fan d'Edmond Rostand, tombé dans Cyrano quand il était petit (pas si petit, mais bon, c'était dans le bibliothèque de ma grand-mère, je l'ai lu juste après Le Salteador de Victor Hugo), je ne pouvait que vibrer à cette BD qui est un monument de déconne, de références et de dessins superbes. Non, je ne touche pas de commission.
Cela ne dira probablement rien à vous tous, qui avez des cerveaux de poulpes adolescents, mais quand le Captain Boone parle à son second, Mr. de Cigognac, j'y vois immédiatement la référence aux titres de Cyrano, Baron de Sigognac... et autres états et empires du soleil.
Un site amateur (littéralement, "celui qui aime") recense les références et autres correspondances de la saga De cape et de crocs. Je ne saurais dire le plaisir que j'ai eu, que j'ai, à lire ces BDs. Certes, il y en a d'autres qui me plaisent, depuis des années : Corto Maltese, Blacksad, toutes les BDs de Cosey, Sillage, les BDs de Bilal, et je ne veux pas oublier les délires du Génie des Alpages ou même Tintin ou Lucky Luke, dont j'ai des exemplaires originaux et historiques des premiers albums (La mine d'or de Dick Digger, Rodeo, Arizona).
Je veux juste dire qu'il y a une BD qui m'a fait éclater de rire la première fois que je l'ai lue, et c'est tellement bon d'avoir un fou-rire qu'il ne faut pas l'oublier. Je veux remercier Jean-Luc Masbou et Alain Ayroles à qui, pour reprendre les derniers vers de Cyrano de Bergerac, "je serrerais bien la main".