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  <title>Blogthib, ou thibierge.flou</title>
  <description><![CDATA[Le pendant flou de thibierge.net, à contenu et géométrie variables]]></description>
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<item rdf:about="http://www.blogthib.com/index.php/2010/08/28/1032-blackout">
  <title>Blackout</title>
  <link>http://www.blogthib.com/index.php/2010/08/28/1032-blackout</link>
  <dc:date>2010-08-28T08:57:51+02:00</dc:date>
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  <dc:creator>Docthib</dc:creator>
  <dc:subject>Perso</dc:subject>
  <description>Hier soir, panne d'électricité. 
Après les réflexes de geek ("c'est bon, j'ai encore 1h30 d'autonomie
sur le Mac, et 5h sur le mobile"), vient l'optimisme forcé ("ça va être
rétabli fissa !") puis lentement, l'inquiétude sourde ("c'est quand
même une nuit d'orage, et je suis dans un...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Hier soir, panne d'électricité. <br>
Après les réflexes de geek ("c'est bon, j'ai encore 1h30 d'autonomie
sur le Mac, et 5h sur le mobile"), vient l'optimisme forcé ("ça va être
rétabli fissa !") puis lentement, l'inquiétude sourde ("c'est quand
même une nuit d'orage, et je suis dans un bourg isolé.").<br>
La nuit tombe ("Tiens, aucune lumière dans les maisons au loin..."), et
j'envisage alors de passer la soirée sans lumière. Il fait désormais
très sombre, et comme tout individu stupidement hyper-moderne,
j'utilise la clarté de l'écran de mon mobile pour chercher des bougies.
<br>
Une allumette, un bougeoir, <span style="font-style: italic;">fiat lux</span>.<br>
Et soudain, mon monde se met à changer. C'est fou ce que ça éclaire,
une bougie. Elle laisse dans l'ombre les choses peu importantes, elle
se concentre sur le cercle immédiat, on est loin de la furie éclairante
d'une ampoule qui veut à tout prix <span style="font-style: italic;">tout
montrer</span>. Quand l'électricité revient finalement, je reste avec
un sentiment de regret.<br>
<br>

<blockquote>Il faut souvent que je m'éloigne de toi<br>
Que je sois privé<br>
Pour que je puisse voir à nouveau<br>
Combien tu m'éclaires.<br></blockquote>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.blogthib.com/index.php/2010/08/27/1031-caillou-fin-d-ete">
  <title>Caillou - Fin d'été</title>
  <link>http://www.blogthib.com/index.php/2010/08/27/1031-caillou-fin-d-ete</link>
  <dc:date>2010-08-27T16:11:11+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Docthib</dc:creator>
  <dc:subject>Caillou</dc:subject>
  <description>Route de campagne déserte
Le soir tombe, ainsi que quelques gouttes.
Dans un jardin invisible
"1 2 3 soleil"....</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <blockquote>
<br>
Route de campagne déserte<br>
Le soir tombe, ainsi que quelques gouttes.<br>
Dans un jardin invisible<br>
"1 2 3 soleil".</blockquote>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.blogthib.com/index.php/2010/08/27/1030-caillou-fin-d-ete">
  <title>Caillou - Fin d'été</title>
  <link>http://www.blogthib.com/index.php/2010/08/27/1030-caillou-fin-d-ete</link>
  <dc:date>2010-08-27T16:10:40+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Docthib</dc:creator>
  <dc:subject>Caillou</dc:subject>
  <description>Route de campagne déserte
Le soir tombe avec quelques gouttes
Dans un jardin invisible
"1 2 3 soleil"....</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <blockquote>
<br>
Route de campagne déserte<br>
Le soir tombe avec quelques gouttes<br>
Dans un jardin invisible<br>
"1 2 3 soleil".</blockquote>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.blogthib.com/index.php/2010/08/27/1029-les-5-s-de-septembre">
  <title>Les 5 S de septembre</title>
  <link>http://www.blogthib.com/index.php/2010/08/27/1029-les-5-s-de-septembre</link>
  <dc:date>2010-08-27T12:26:21+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Docthib</dc:creator>
  <dc:subject>Productivité</dc:subject>
  <description>Fin des vacances, période de bonnes résolutions. En n'oubliant pas la
saillie d'Oscar Wilde : "les bonnes résolutions sont des chèques tirés
sur une banque dans laquelle on n'a pas de compte ouvert". 
Bonne résolution de rentrée : faire le ménage.
Tout a commencé par l'électronique,...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <br>
Fin des vacances, période de bonnes résolutions. En n'oubliant pas la
saillie d'Oscar Wilde : "les bonnes résolutions sont des chèques tirés
sur une banque dans laquelle on n'a pas de compte ouvert". <br>
Bonne résolution de rentrée : faire le ménage.<br>
Tout a commencé par l'électronique, et une discussion avec un collègue
sur Mohamed Yunus, subtilement relayée par ma connaissance des 5 S chez
Toyota.<br>
<br style="font-weight: bold;">
<span style="font-weight: bold;">L'électronique</span><br>
<br>
Je suis un geek, on ne se refait pas. J'achète donc des gadgets (iPod,
camescope, transmetteur FM pour l'iPod, appareil photo numérique...)
qui me semblent essentiels. Le problème est multiple, comme les prises
du même nom :<br>
<ul>
<li>chaque gadget qui arrive n'arrive jamais seul : il apporte
régulièrement un mode d'emploi, un CD, des cables, un chargeur...</li>
<li>tout cela prend de la place, et nécessite de l'ordre ("où est le
cable de tel appareil photo numérique ?)</li>
<li>chaque départ en vacances (ou en week-end) nécessite une
check-list digne de la NASA : chargeur de téléphone, appareil-photo (+
chargeur), cables, MacBook(+ chargeur)...</li>
</ul>
<span style="font-weight: bold;">Mohamed Yunus</span><br
style="font-weight: bold;">
<br>
J'ai commandé un de ses livres, mais en attendant, je sais que l'homme
prône la décroissance économique, ou en tout cas, l'utilisation
raisonnable des ressources économiques, notamment par le truchement
d'une consommation responsable.<br>
<br style="font-weight: bold;">
<span style="font-weight: bold;">Les 5 S de Toyota</span><br>
<br>
Toyota a mis en place une méthode d'organisation de l'espace de travail
fondée sur 5 mots japonais commençant tous par S. Un des mots recouvre
l'utilisation des objets, avec la logique suivante :<br>
<ul>
<li>Si l'objet sert moins d'une fois par an, le faire recycler ou le
jeter</li>
<li>Si l'objet sert moins d'une fois par mois, l'archiver proprement</li>
<li>Si l'objet sert moins d'une fois par semaine, le mettre sur une
étagère dans le bureau</li>
<li>Si l'objet sert moins d'une fois par jour, le poser sur l'espace
de travail : plus il sert souvent, plus il doit être proche</li>
<li>Si l'objet sert très souvent, le placer à portée de main, voire
le fixer sur l'opérateur</li>
</ul>
<span style="font-weight: bold;">Cristallisation</span><br
style="font-weight: bold;">
<br>
Gestion du stock existant : appliquer drastiquement le principe
ci-dessus des 5 S.<br>
Gestion du flux : "pour tout objet qui rentre, un objet doit sortir
(définitivement)". À appliquer en priorité à l'électronique /
informatique.<br>
Champ d'application : mon bureau chez moi ; mon bureau au boulot ; ma
bibliothèque de 1 200 livres chez moi ; ma bibliothèque de 300 livres
au bureau ; ma CD thèque / ma bibliothèque de mp3 ; mes outils de
(excusez-moi, je rigole, hahaha) bricolage.<br>
Principes d'application : utiliser au maximum les possibilités de
recyclage, afin de jeter le minimum. Donner aux étudiants, aux amis, à
l'école / au collège, au commissariat, amener à la déchetterie, faire
recycler.<br>
<br>
"Si tu veux débarrasser un hippie de ses poux, commence par le raser"
(Pinaud, dans un livre de San-Antonio, probablement <span
style="font-style: italic;">J'ai bien l'honneur de vous buter</span>).<br>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.blogthib.com/index.php/2010/08/20/1028-insomnia">
  <title>Insomnia</title>
  <link>http://www.blogthib.com/index.php/2010/08/20/1028-insomnia</link>
  <dc:date>2010-08-20T10:56:45+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Docthib</dc:creator>
  <dc:subject>Perso</dc:subject>
  <description>De retour des Etats-Unis (côte Ouest, de surcroît), je n'ai jamais autant souffert du décalage horaire que cette semaine. Vertiges, nausées, horloge biologique complètement décalée et qui ne s'ajuste pas, malgré mes petits trucs (exposition à la lumière avec ma lampe de luminothérapie...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ De retour des Etats-Unis (côte Ouest, de surcroît), je n'ai jamais autant souffert du décalage horaire que cette semaine. Vertiges, nausées, horloge biologique complètement décalée et <em>qui ne s'ajuste pas</em>, malgré mes petits trucs (exposition à la lumière avec ma lampe de luminothérapie dès le petit matin - et le petit matin, c'est 6h15 actuellement). Je repense au film <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=d1_mETVsCac">Insomnia</a></em>, où Al Pacino est dans le même type de décalage et d'épuisement, avec tout ce qui va avec le manque de sommeil : perte de repères, maux de tête, tension dans le corps, irritabilité, yeux qui clignotent. Déjà que j'avais le sentiment de vivre cela physiquement quand je regardais le film, mais là, c'est carrément IRL.<br />
Que voulez-vous, c'est l'âge, ma bonne dame.<br />
Si quelqu'un a une recette miracle ("boire un jus de citron pur en se pinçant le nez"), je suis preneur...]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.blogthib.com/index.php/2010/08/18/1027-livre-lu-digital-fortress-de-dan-brown-et-pensee-romanesque">
  <title>Livre lu - Digital Fortress, de Dan Brown et pensée romanesque</title>
  <link>http://www.blogthib.com/index.php/2010/08/18/1027-livre-lu-digital-fortress-de-dan-brown-et-pensee-romanesque</link>
  <dc:date>2010-08-18T09:11:29+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Docthib</dc:creator>
  <dc:subject>Livres</dc:subject>
  <description>Je viens de lire "Digital fortress", de Dan Brown : le hasard d'une
location de vacances m'a mis ce livre dans les mains, et le début était
tellement prometteur que je l'ai acheté. Sirènes du marketing, ou
comment soigner ses premiers chapitres : après, ça devient moins bien.
La pensée du...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Je viens de lire "<a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2253127078/sitecompdelouvrf/">Digital fortress</a>", de Dan Brown : le hasard d'une
location de vacances m'a mis ce livre dans les mains, et le début était
tellement prometteur que je l'ai acheté. Sirènes du marketing, ou
comment soigner ses premiers chapitres : après, ça devient moins bien.<br>
La pensée du jour, pour tous les romanciers en herbe : n'essayez pas
d'avoir l'air modernes, le monde bouge trop vite. Imaginez que vous
preniez un roman écrit il y a 12 ans (c'est le cas de Digital
fortress), et que vous y lisiez un passage sur les ordinateurs
personnels. Vous y découvririez des perles du genre

<blockquote>"Il décida d'envoyer un e-mail. C'était une technologie
révolutionnaire, qui allait bientôt supplanter la télécopie. À peine
avait-il cliqué send que son interlocuteur, comme par magie, recevait
le message"</blockquote>
(j'invente ce passage, mais cela donne la tonalité)<br>
Ou encore, dans un livre de Maurice G. Dantec, <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070406369/sitecompdelouvrf/">La sirène rouge</a>, je
crois, il y a avait un passage du type :

<blockquote>"C'était un ordinateur portable dernier cri, avec processeur 486 et 2
mégas de RAM"</blockquote>

(encore une fois j'invente).<br>
En résumé : si vous voulez que votre roman dure, ne mentionnez pas les
dernières perles de la technologie de votre temps : elles seront
pratiquement obsolètes au jour de la publication, et probablement
périmées quand vous commencerez à percer. Faites plutôt comme Dantec (à
nouveau, cette fois dans <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070407756/sitecompdelouvrf/">Les racines du mal</a>) : inventez des ordinateurs
qui n'existent pas encore. Vous serez au mieux un visionnaire, au pire,
un fictionnaire.<br>
Et finalement, rappelons une évidence : ce qui fait la durée d'un roman
dans son lectorat, c'est son caractère intemporel. Il y a donc deux
types de romans : les produits de grande consommation, les romans de
l'année, destinés à être des consommables, et les romans de référence,
ceux qui sont destinés à rester, bref, les investissements.<br>
Les premiers se fondent sur une nouveauté éphémère, l'actualité, un mouvement de mode. Les seconds se focalisent sur les êtres humains et leurs relations.]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.blogthib.com/index.php/2010/07/19/1026-faustbook">
  <title>Faustbook</title>
  <link>http://www.blogthib.com/index.php/2010/07/19/1026-faustbook</link>
  <dc:date>2010-07-19T17:31:50+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Docthib</dc:creator>
  <dc:subject>Informatique et Internet</dc:subject>
  <description>L'analogie entre le mythe de Faust et les services gratuits / les
réseaux sociaux sur Internet. Dans les siècles passés, plus d'un homme
s'est laissé tenter à vendre son âme, en échange d'un avantage
forcément limité dans le temps : un supplément de vie.
Ce qui motive ces hommes dans...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ L'analogie entre le mythe de Faust et les services gratuits / les
réseaux sociaux sur Internet. Dans les siècles passés, plus d'un homme
s'est laissé tenter à vendre son âme, en échange d'un avantage
forcément limité dans le temps : un supplément de vie.<br>
Ce qui motive ces hommes dans ce choix a priori inégal (une vingtaine
d'années gagnées face à une éternité perdue), ce sont deux choses :<br>
<ul>
  <li>la prééminence du présent dans nos décisions. Je veux tout,
tout de suite.</li>
  <li>la mauvaise évaluation du coût final. «&nbsp;Perdre son
âme, ouais, on verra plus tard&nbsp;». Cette mauvaise évaluation
est renforcée par le fait qu'il s'agit d'un bien immatériel, pour
lequel il est donc difficile d'estimer un coût, une valeur.</li>
</ul>
L'analogie me semble évidente avec Facebook, ou d'autres services
prétendument gratuits (gmail, MSN...). En échange d'une satisfaction
immédiate (avoir un compte, accéder à un service), on abandonne des
informations qui vont pouvoir servir sur nous (contre nous) pendant des
dizaines d'années. Je liste les quelques informations qui sont
régulièrement demandées:<br>
<ul>
  <li>Nom, prénom</li>
  <li>identifiant (pseudo)</li>
  <li>mot de passe</li>
  <li>adresse e-mail</li>
  <li>date de naissance</li>
  <li>adresse postale</li>
  <li>numéro de téléphone</li>
</ul>
Qu'on ne s'y trompe pas : il suffit de quelques informations (par
exemple nom prénom adresse e-mail) pour croiser ces données avec
d'autres bases de données et retrouver une adresse ou une date de
naissance. Et plus les années passent (j'ai 15 ans de présence sur
Internet derrière moi), plus il devient impossible de disparaître, même
en pratiquant l'<a
 href="http://www.blogthib.com/index.php/2010/02/03/994-demarchage-et-identite-numerique">uncrosslisting</a>.
D'autant plus qu'après un temps d'errance, on se fixe dans la vie : on
garde le même numéro de portable, on se fixe à une adresse postale.
Comme le dit George Clooney à Catherine Zeta-Jones dans <span
 style="font-style: italic;">Intolérable cruauté</span>
: "You're exposed. Just like a sitting duck."<br>
Quand j'étais étudiant en prépa, dans les annales d'examen, il y avait
des dessins de Mathieu, illustrateur phare de L'Etudiant. Sur un de ces
dessins, Clothaire Legnîdu disait «&nbsp;J'intègre une école de
commerce. J'ai vendu mon âme au diable !&nbsp;» Et un camarade de
lui répondre «&nbsp;Combien ?&nbsp;»<br>
Non seulement nous vendons notre âme un peu plus à chaque fois que nous
nous inscrivons en ligne, mais en plus, nous la vendons très peu cher. <br>
<br>
En résumé : contre l'utilisation d'un service temporaire – en attendant
que Twitter soit remplacé par une nouvelle coqueluche – nous donnons la
possibilité d'utiliser nos données personnelles <span
 style="font-style: italic;">ad vitam aerternam</span>.
Comme le disait Sénèque il y a quelque temps, "Les hommes jouent avec
le bien le plus précieux d'entre tous&nbsp;; mais ils ne s'en
rendent pas compte parce qu'il s'agit d'un bien immatériel, parce
qu'ils ne l'ont pas sous les yeux et de ce fait, il est estimé à un
prix très bas, je dirais même à un prix pratiquement nul." (Sénèque, <a
 style="font-style: italic;"
 href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2842053257/sitecompdelouvrf/">De
la brièveté de la vie</a>, Ch. VIII, Par. 1.)<br>
<br>
Miracle de la sérendipité : après avoir rédigé ce thibillet, je tombe
sur la nouvelle suivante dans le <span style="font-style: italic;">Herald
Tribune</span> du jour : <a href="http://bynamite.com/">Bynamite</a>, une startup américaine,
propose aux internautes une extension de navigateur web qui permet (1)
de voir ce que les sites de e-commerce savent déjà sur vous ; (2) de
modifier ces informations, je cite, "pour permettre un meilleur ciblage
des offres commerciales". Ainsi, l'internaute indique ses intérêts. La
prochaine étape serait de troquer ses informations en échange de
réductions commerciales. Je te dis qui je suis, et en échange de mes
données, tu me vends moins cher tes produits. À suivre ?...]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.blogthib.com/index.php/2010/07/07/1025-novela-la-stele-de-l-atlantide-4-4">
  <title>Novela - la Stèle de l'Atlantide (4/4)</title>
  <link>http://www.blogthib.com/index.php/2010/07/07/1025-novela-la-stele-de-l-atlantide-4-4</link>
  <dc:date>2010-07-07T07:21:55+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Docthib</dc:creator>
  <dc:subject>Novela</dc:subject>
  <description>[Début de la nouvelle]


Des années passèrent. Le jeune homme se maria, et Dieu lui donna deux
enfants, un garçon aux yeux d'obsidienne et une fille éclairée de
lumière. La petite famille aimait voyager, et les parents firent
découvrir à leurs enfants les richesses de différents...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <br />
<br />
<a href="http://www.blogthib.com/index.php/2010/07/01/1022-novela-la-stele-de-l-atlantide-1-4">[Début de la nouvelle]</a>
<br />
<br />
<br><img style="width: 400px; height: 300px;" alt=""
src="/dotclear/images/Stone_Carving2.jpg" 
align="right" hspace="20" vspace="10">Des années passèrent. Le jeune homme se maria, et Dieu lui donna deux
enfants, un garçon aux yeux d'obsidienne et une fille éclairée de
lumière. La petite famille aimait voyager, et les parents firent
découvrir à leurs enfants les richesses de différents pays des terres
émergées. <br>
<br>
Un jour, dans un musée lointain, le jeune homme cherchait ses enfants
qui avaient disparu en courant dans des salles ensoleillées. Il prit un
couloir et aboutit à une pièce sombre, sobrement illuminée, vide de
toute présence. L'atmosphère était silencieuse et la température
fraîche. Des agrandissements photographiques montraient des courants
marins sur le globe terrestre, et quelques vitrines contenaient des
galets. Le jeune homme pénétra dans la pièce, et découvrit une grande
vitrine dans un coin retiré. Une grande pierre, plutôt un rocher, en
occupait tout l'espace. Elle était couverte de ces signes atlantes que
l'homme reconnaissait après tant d'années, comme une poignée de
virgules frappées dans le roc non taillé. Au pied du rocher se
trouvaient quelques petites pierres de silex aux arêtes vives, ainsi
qu'une étiquette d'explications. L'homme lut le texte bref : «&nbsp;Une
autre illustration de la force des courants marins dans les fosses
abyssales. Ces courants, prisonniers de cheminées basaltiques souvent
abruptes, tournoient avec force en entraînant de gros rochers. Ceux-ci,
constamment percutés par des pierres de plus petite taille et de grande
dureté, finissent par porter des marques caractéristiques&nbsp;».
L'homme passa derrière la vitrine. L'autre côté du rocher portait les
mêmes marques irrégulièrement espacées, sculptées au hasard des reliefs
de la pierre. Ému, il reconnut (ou crut reconnaître), au milieu de ce
fatras de marques aléatoires, une des inscriptions que le vieil homme
avait identifiée comme signifiant «&nbsp;la nuit&nbsp;». <br>
Il quitta la salle, retrouva ses enfants, puis il prit l'appareil-photo
de sa femme et revint prendre plusieurs photographies du rocher sous
tous les angles possibles. Le reste de ses vacances se passa comme en
rêve, il n'était plus avec ses proches, des signes dansaient dans sa
tête. Une nuit, il rêva du visage du vieil homme, et ses rides, quand
il lui souriaient, prenaient la forme des caractères atlantes. Elle lui
disaient «&nbsp;je vais bien, j'écris tous les jours&nbsp;». <br>
<br>
À son retour de vacances, il se mit au travail. Il rédigea un long
document expliquant la découverte de la stèle, la croyance du vieil
homme sur le fait que les deux côtés étaient sculptés de la main de
l'homme, et l'impossible travail de traduction. Le but de cet article
était de calculer la probabilité qu'un tel assemblage de signes frappés
au hasard par des rochers puisse correspondre à la langue sculptée de
l'autre côté de la stèle. Au cours de sa rédaction, l'homme se disait
par moments que cette écriture des atlantes était en fait l'écriture de
l'océan, celle de la nature, celle de Dieu. Malgré ses calculs
rigoureux et les références aux travaux majeurs dans ce domaine,
l'article fut refusé par toutes les revues académiques, tant les
journaux mathématiques que les cahiers de recherche en océanologie ou
les revues de probabilités. L'homme rédigea plusieurs versions de
l'article, aucune d'entre elle ne trouva clémence auprès des comités
scientifiques de revues. Il abandonna le sujet.<br>
<br>
Je m'appelle Ishmaël Bustos. Je suis aujourd'hui chercheur au
laboratoire de sémantique générale de San Domingo, et je suis cet
homme. Si je publie cet article dans un journal de contes populaires,
destiné au grand public et à la jeunesse, c'est parce qu'il a été
refusé dans des journaux dits sérieux. J'en ai donc enlevé toutes les
parties scientifiques, les calculs, les analyses sémiologiques et j'ai
vulgarisé le texte. J'espère que le public y verra une fable, et qu'il
en aura tiré quelque distraction.<br><br>
<br>
<br><br />
<br />

<br>
<br>
<!--Creative Commons License--><a rel="license"
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Cette nouvelle, comme tout sur ce blog, est publiée sous un <a rel="license"
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Et aussi sous licence <a
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<item rdf:about="http://www.blogthib.com/index.php/2010/07/06/1024-novela-la-stele-de-l-atlantide-3-4">
  <title>Novela - la Stèle de l'Atlantide (3/4)</title>
  <link>http://www.blogthib.com/index.php/2010/07/06/1024-novela-la-stele-de-l-atlantide-3-4</link>
  <dc:date>2010-07-06T16:19:11+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Docthib</dc:creator>
  <dc:subject>Novela</dc:subject>
  <description>[Début de la nouvelle]


Il manquait toutefois à la machine un sens des mots, et les deux
humains validaient ou invalidaient manuellement les propositions
faites. Ce n'était pas si facile, car la langue des Atlantes semblait
être très poétique, par contraste avec la sécheresse...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <br />
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<a href="http://www.blogthib.com/index.php/2010/07/01/1022-novela-la-stele-de-l-atlantide-1-4">[Début de la nouvelle]</a>
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<br><img style="width: 300px; height: 300px;" alt=""
src="/dotclear/images/Data_Matrix.jpg" 
align="right" hspace="20" vspace="10">Il manquait toutefois à la machine un sens des mots, et les deux
humains validaient ou invalidaient manuellement les propositions
faites. Ce n'était pas si facile, car la langue des Atlantes semblait
être très poétique, par contraste avec la sécheresse descriptive de
l'araméen. Par exemple, pour parler d'un roi qui avait gagné en
sagesse, les araméens disaient prosaïquement «&nbsp;le roi Gatta a
gagné en sagesse pendant 10 années&nbsp;», alors que la langue
atlante parlait ainsi : «&nbsp;le rocher Gatta, brut, fut taillé
(coupé) pendant 10 cycles (périodes), et la statue finale était belle
et juste&nbsp;». Cela veut dire qu'à l'automatisme combinatoire et
informatique, il fallait souvent substituer la sensibilité de langage
d'un poète. Dans cette circonstance, il devenait difficile d'invalider
certaines phrases. Quand les araméens disaient de manière désespérément
plate que «&nbsp;la récolte de blé de cette année a été
excellente&nbsp;», l'ordinateur décryptait les signes atlantes de
cette manière : «&nbsp;les naissances (croissances) de la nature en
cette période donnèrent du blé qui réjouissait les esprits et les
animaux&nbsp;». Il y avait des phrases parfaitement valides, car
correspondant précisément au discours araméen, d'autres phrases
correctes mais teintées de poésie, d'autres encore très imagées, et
puis il y avait des phrases qui ne semblaient pas avoir de sens.<br>
Le retraité proposa une symétrie aux 7 cercles de l'enfer. Il suggéra
que, suivant la précision des phrases, on les classe dans 7 cercles du
paradis, plus ou moins parfaits. Les phrases clairement surréalistes,
sans aucun sens (comme «&nbsp;Les chats agriculteurs creusaient le
cerveau des tables&nbsp;») appartenaient au 7ème cercle du paradis,
tandis que les phrases les plus sensées étaient dans le premier cercle.
Parfois, après de longues minutes de discussion, les deux acolytes
décidaient de sanctifier une phrase, en la faisant progresser d'un
cercle de paradis à un cercle meilleur. Ils damnaient rarement une
phrase, en la faisant déchoir d'un cercle élevé à un cercle plus
fruste. C'était toujours un déchirement, mais ils s'amusaient beaucoup
de leurs discussions sur la religion du langage. <br>
<br>
Et puis le vieil homme mourut subitement, un matin, tandis qu'il
faisait son marché. Le vieillard n'avait plus de famille, et les
autorités appelèrent le jeune chercheur, dont les coordonnées étaient
clairement mentionnées dans le portefeuille du défunt. Le médecin
légiste lui annonça que la mort avait été soudaine, le retraité étant
déjà mort avant que son corps ne touche le sol. Les dispositions
testamentaires étaient claires : le jeune homme héritait de toutes les
possessions du vieillard. Il ne s'agissait pas d'une grande fortune,
mais elle permit au jeune chercheur de terminer sa thèse dans de bonnes
conditions. Les recherches cryptographiques sur la stèle lui avaient
donné matière à plusieurs articles de combinatoire appliquée, et sa
thèse fut reçue avec tous les honneurs académiques. Le jeune homme
conserva les photographies de la stèle, et tous les écrits. Il ne
réussit pas à progresser beaucoup plus en terme de traduction : les
deux tiers des caractères étaient décryptés, mais peu de phrases
appartenaient aux trois premiers cercles du paradis. Rien de tout cela
ne permettait d'envisager une publication sérieuse. De plus, peut-être
par incurie des conservateurs, ou tout simplement parce que le temps
résout tout en poussière, la stèle originale restait introuvable.<br>
<br>
<br><a href="http://www.blogthib.com/index.php/2010/07/07/1025-novela-la-stele-de-l-atlantide-4-4">
[à suivre...]</a><br>
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Et aussi sous licence <a
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<item rdf:about="http://www.blogthib.com/index.php/2010/07/02/1023-novela-la-stele-de-l-atlantide-2-4">
  <title>Novela - la Stèle de l'Atlantide (2/4)</title>
  <link>http://www.blogthib.com/index.php/2010/07/02/1023-novela-la-stele-de-l-atlantide-2-4</link>
  <dc:date>2010-07-02T18:21:38+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Docthib</dc:creator>
  <dc:subject>Novela</dc:subject>
  <description>[Début de la nouvelle]


Le texte araméen racontait une dynastie sur une île perdue au milieu
des mers. Les noms des souverains étaient inconnus pour le retraité, de
même que plusieurs mots qui étaient visiblement des transcriptions
phonétiques du langage atlante. La stèle...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <br />
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<a href="http://www.blogthib.com/index.php/2010/07/01/1022-novela-la-stele-de-l-atlantide-1-4">[Début de la nouvelle]</a>
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<br><img style="width: 300px; height: 338px;" alt=""
src="/dotclear/images/300px-Rub\'_al_Khali_(Arabian_Empty_Quarter)_sand_dunes_imaged_by_Terra_(EOS_AM-1).jpg" 
align="right" hspace="20" vspace="10">Le texte araméen racontait une dynastie sur une île perdue au milieu
des mers. Les noms des souverains étaient inconnus pour le retraité, de
même que plusieurs mots qui étaient visiblement des transcriptions
phonétiques du langage atlante. La stèle racontait des guerres, des
périodes d'abondance, et la litanie des souverains qui avaient gouverné
cet îlot. <br>
Quand le vieil homme fut satisfait de sa traduction araméenne, il
s'attaqua au verso de la stèle, à l'écriture inconnue. Sa fraîcheur
intellectuelle (toute relative, car il avait 77 ans) lui permit
d'envisager tous les possibles : un signe pouvait représenter un mot,
une syllabe, une lettre, ou encore un son ou une idée. Il envisagea
même que cette écriture put se lire de droite à gauche, de haut en bas
ou même, de bas en haut. Il est vrai que l'absence de ponctuation –
autant en araméen qu'en atlante – ne permettait pas facilement de
délimiter les phrases. L'homme savait que l'on commence généralement
par retrouver les noms des souverains, rochers inamovibles dans le
texte, puis que l'on navigue de manière concentrique autour de ces
points de repère, à la recherche de courants favorables. Mais dès le
début, cette stratégie de décryptage montra ses limites : les noms des
rois n'étaient jamais écrits deux fois identiquement dans le texte en
araméen. Certains souverains portaient alternativement plusieurs
appellations (le fils de la lumière, l'élu des dieux, l'astre
humain...) qui prêtaient à confusion. Refusant à recourir aux lumières
d'un expert, le retraité s'échina pendant des mois sans réel progrès.
Il était arrivé à isoler des bouts de phrases, pour lesquelles il avait
une correspondance correcte avec le texte écrit au verso de la stèle,
mais la plus grande partie du texte restait cryptée. Finalement, quand
il constata que deux mois supplémentaires s'étaient écoulés sans qu'il
aie découvert le sens d'un seul nouveau mot, il décida de requérir de
l'aide. Mais l'homme était fier de sa découverte. Il écrivit donc à
plusieurs journaux académiques dont il avait découvert l'existence à la
bibliothèque de l'Institut des sciences, en indiquant quelques
résultats, tout en masquant l'essentiel de son travail. Ses lettres
restèrent sans réponse. Il s'adressa alors au conservateur du musée,
qui le renvoya dans des dédales administratifs, des labyrinthes
d'adresses de chaires de sémiologie, des hypothétiques chercheurs, des instituts fantômes. <br>
Entre temps, la stèle avait quitté sa vitrine au cours d'une
réorganisation des collections, et personne ne savait – ou ne voulait –
dire où elle se trouvait désormais.<br>
&nbsp;<br>
Le vieillard se proposa une dernière démarche qui, contre toute
probabilité, se révéla décisive. Il fit publier une annonce d'énigme,
avec récompense «&nbsp;à celui qui réussirait à traduire cette écriture
secrète&nbsp;». Cette offre, faite dans un journal populaire à fort
tirage, n'aurait dû attirer que les aventuriers, les chômeurs et les
excentriques. Mais au milieu des répondants statistiquement conformes à
ce genre de demande se trouvait un doctorant en cryptographie. Celui-ci
voyait là une occasion de tester ses algorithmes de décryptage, et de
gagner facilement un peu d'argent. On peut imaginer la rencontre entre
le vieil homme autodidacte, encore poussiéreux des rouleaux de papyrus
vieux de plusieurs dizaines de siècles, et le jeune doctorant qui
n'éteignait jamais son ordinateur ultraportable. <br>
Ce bizarre assemblage permit à nouveau une grande ouverture d'esprit.
Pour le jeune, ce n'était qu'un jeu, assorti d'un gain financier qui
lui permettrait de financer 6 mois de sa thèse. Pour le vieil homme,
revenu de toute illusion, c'était une occasion de poursuivre en
solitaire, ou presque, sa quête. Il plaisantait en disant qu'il faisait
ainsi une transfusion de cerveau neuf. &nbsp;<br>
<br>
L'informatique apporta une mise à distance, et en même temps un souci
des détails. Par exemple, les deux investigateurs décidèrent de scanner
l'ensemble des photographies. Cette mise à distance numérique, qui leur
fit quitter le support physique de la stèle, posa le problème de la
précision du scanner : fallait-il récupérer tous les signes gravés sur
la pierre, même les plus infimes, ou se contenter de ceux qui étaient
suffisamment larges et profonds pour indiquer une intervention humaine
? En d'autres termes, à quel niveau devait-on mettre le filtre, entre
les éclats superficiels dûs aux chocs, et la gravure de véritables
signes ? L'entreprise s'avéra plus ardue que prévu : de nombreux signes
semblaient superficiels, et auraient pu autant avoir été causés par des
chocs sous-marins ou terrestres, que sculptés par la main d'un scribe
un peu négligent. Le jeune doctorant raisonna donc sur plusieurs
ensembles de caractères, qu'il appela les 7 cercles de l'enfer : le
premier cercle contenait les caractères indubitablement sculptés, et
uniquement ceux-là ; le deuxième cercle contenait un peu plus de
signes, parmi les plus marqués ; et ainsi de suite jusqu'au 7ème
cercle, qui contenait toutes les marques visibles sur la pierre, sans
exception. <br>
<br>
Tout cela semblait rigoureux, méthodologique, et portait la garantie de
résultats futurs. La complexité même des 7 ensembles de caractères ne
posait pas de problème à un ordinateur qui peut réaliser plusieurs
millions d'opérations à chaque seconde. Mais le ver était dans le
fruit, et ce ver était l'être humain. La traduction depuis l'araméen
avait été prise depuis le début comme référence absolue. C'était
ignorer les possibles erreurs du retraité – qui n'était après tout
qu'un autodidacte en cette matière – mais pire encore, c'était faire
une impasse sur toutes les subtilités de traduction d'un discours.
L'aube peut signifier en même temps l'arrivée du soleil, ou un vêtement
blanc&nbsp;; certains mots peuvent être pris au propre ou au figuré. Le
jeune informaticien devait donc développer des algorithmes sémantiques
qui tiennent compte du flou possible autour d'un mot ou d'une phrase.
En résumé, ce n'était plus seulement une histoire de comptage de
caractères et de probabilités, il fallait que l'ordinateur puisse
s'accommoder de variations de sens. <br>
C'est là où le retraité, qui n'avait aucune connaissance de
l'informatique, introduisit une avancée majeure: il proposa
d'introduire une part aléatoire dans les programmes informatiques. Il
s'agissait de changer quelques caractères, au hasard dans le texte,
avant de lancer la traduction automatique. Par exemple, si la séquence
de caractères à traduire était A B C D E, le programme pouvait proposer
en fait A B C X E, ou bien G B CD E. C'était, selon le vieillard, une
manière de compenser aléatoirement les hasards de sa propre traduction,
ou les double-sens. Cela peut paraître paradoxal de rajouter du flou à
un système déjà peu fiable, mais les résultats furent très
encourageants. Alors que le retraité avait traduit, péniblement, un
tiers du texte total, le programme arriva à une bonne moitié de
caractères traduits. <br>
<br>
<br>
<a href="http://www.blogthib.com/index.php/2010/07/06/1024-novela-la-stele-de-l-atlantide-3-4">[à suivre...]</a><br>
<br><br>
<br>
<br>
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Creative Commons</a><!--/Creative Commons License--><!-- <rdf:RDF xmlns="http://web.resource.org/cc/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:rdfs="http://www.w3.org/2000/01/rdf-schema#">
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<span style="font-weight: bold;">]]></content:encoded>
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