Lait après soleil enrichi à l’Aloe Vera, ou comment avoir le crâne qui sent comme un thé cannelle-ginseng-kumquat (avec des pétales de rose).
Caillou – Magenta
Nemesis now
Commencer sa journée en envoyant un mail cinglant.
« J’aime l’odeur du Napalm au petit matin ».
(Référence).
Petite pensée
Avoir la preuve, par une discussion de ce jour, qu’un collègue peut-être intelligent sans pour autant être fin. Et c’est ce manque de finesse qui le perd.
L’intelligence ne suffit pas. Ou plutôt, et ça me semble évident : l’intelligence qu’on définit comme telle (logique, acuité), et qui est mesurée par le QI, n’est pas ce qu’on devrait appeler « la vraie intelligence », qui inclut forcément la finesse…
Batana – Syncrétin
Syncrétin : n.m. Emmerdeur de la dernière minute quand on n’a vraiment plus le temps.
Par extension : Loi de Murphy incarnée par un unique agent.
Merci à Guillaume pour cette proposition de Batana, et son extension
Un bon exemple de syncrétin (un objet peut être un syncrétin) est donné au tout début du roman de Fred Vargas, Pars vite et reviens tard : de mémoire, Joss est à la bourre, il n’a pas le temps, donc il jette rapidement le filtre à café (rempli de café humide) dans le sac poubelle avant de partir. Hélas, le sac poubelle bascule et tout le café moulu se répand par terre. Et là, Joss s’agenouille humblement devant les événements, il sera encore plus en retard, mais il prend le temps de tout ramasser, c’est une leçon…
Pour la loi de Murphy* réduite à un seul agent, il faudrait un exemple… Guillaume, une idée ?
* La loi de Murphy est une de mes grandes favorites - et veuillez noter que Guillaume y apparaît déjà… et Loi de Murphy oblige, tous les â ont disparu de l’article…
Batana – Digiaphone
Un Gala que Dali aurait aimé
L’autre jour, coincé dans l’antichambre d’un praticien, j’ai lu un Gala (le numéro de fin février). Une fois qu’on a passé la couverture, on tombe sur les pubs. Et puis d’autres pubs. Et encore d’autres pubs. je ne me plains pas, ce sont des mannequins filiformes au regard blasé, dans des tenues qui représentent de quelques semaines à quelques mois de salaire, c’est selon. Du beau linge qui fait rêver en attendant le dentiste.
J’ai donc compté : il y a 30 pages de publicités entre la couverture et le premier article. Puis une paginette d’article sur le petit ventre rond de Katie Middleton. Puis quelques pages de pub. Et enfin, non pas une, non pas deux, mais 5 pages de sommaire (sommaire Actu, sommaire Beauté, etc.), évidemment placées en vis-à-vis d’autres publicités. Donc, si je compte bien, pour arriver au début officiel du journal, c’est-à-dire l’Édito situé en page 47, et en excluant la paginette sur Pippa Windsor et les 5 pages de sommaire, on a donc 41 pages de publicité sans contrepartie éditoriale pour se reposer les yeux.
Conclusion numéro 1 : très bon business model. Les pubs (nombreuses) avant le contenu, voire dans le contenu (toutes les tenues des stars sont identifiées dans les articles, bonjour le branding). Je serais intéressé de connaître la répartition des revenus de Gala entre les ventes de numéros et abonnements (il doit bien y avoir des gens abonnés à Gala) et les ventes de pages de publicités.
Conclusion numéro 2 : un numéro de Gala est une oeuvre d’art ultimo-post-moderne, éphémère, avec une esthétique luxueuse mais jetable, un happening permanent d’infotainement. Un peu comme si on payait une place de cinéma pour voir deux heures de pubs (ce qui serait délirant, avouons-le). J’imagine ce que Salvador Dali ou Andy Warhol aurait pu faire comme collages avec cette esthétique de papier glacé.
Caillou – Mars
Brève de bar sur la presse écrite
- Ah, tu lis XXI ? Alors, comment c’est ?
- Bien, bien, les sujets sont fouillés, et puis surtout, les journalistes savent écrire, c’est pas comme…
- Libé ?
- Oui, Libé ou le Figaro, je ne dis pas que tous les journalistes ne savent pas écrire, mais c’est souvent le niveau zéro de l’écriture. C’est pour ça que j’aime Le Parisien : rien que du fait brut, pas d’analyse, pas de prose pseudo verbeuse…
- Mais dans Le Monde, au moins, les journalistes savent écrire, non ?
- Oui, dans le Monde, ils savent écrire, c’est juste nous qui ne savons pas lire…
Batana – Velcrotter
Velcrotter : v.i. (Par exemple dans les transports en commun) avoir le velcro de son manteau qui s’accroche au velcro d’un inconnu. Subir cette intimité non voulue avec stoïcisme, en attendant la prochaine station.
Par extension : subir la conversation d’une personne qui, malgré tous nos signaux de body language (regarder ailleurs, hocher la tête d’un air absent, silence…), ne se rend pas compte qu’on n’en a rien à faire, de ce qu’elle dit.



