Paradoxe pédagogique

J’aimerais faire une petite histoire dessinée dans le style de Boulet (je suis en train de relire toutes ses Notes). On voit un homme qui travaille le soir, qui prépare des trucs sur son ordinateur. Quand il se couche, il s’endort en préparant ses séquences. Le matin, il se lève, et tout en buvant son thé vert, il réfléchit à l’ordre des présentations, à telle notion qu’il pourrait illustrer comme ceci, à telle idée. Il monte doucement en régime et en activité. Pendant son trajet, une bulle de pensées tourne autour de sa tête. Et quand il arrive en salle de cours, il est chargé à bloc, plein d’énergie, et il a envie d’en découdre. Et il se retrouve face à des élèves à peine réveillés et amorphes. Contraste.

Je vais la dire autrement, pour ne pas sonner comme « Bande de petits ingrats, je me casse les amandons depuis 25 ans pour vous et vous ne daignez même pas m’admirer ! », car ce n’était pas mon propos.

En fait, quand j’étais étudiant, et que j’arrivais mal réveillé et amorphe dans ma salle de cours, je n’aurais jamais imaginé le processus intellectuel et physique qui animait la plupart de mes profs depuis l’aube, voire la veille… Cela tient du feu sacré, mais aussi du baptême du feu, et du spectacle. There is no business like show-business.


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