Si on pousse à l'extrême…

blabla.jpgDans les joutes oratoires (que je contemple désormais plus en tant qu’observateur qu’acteur, car nous allons tous mourir, alors à quoi ça sert de faire son lit chaque matin), il y a un argument qui a l’air imparable, alors qu’il est inepte.

C’est « Ce genre d’argument ne tient pas, parce que si on le pousse à l’extrême… »

Ben oui, toute chose qu’on pousse à l’extrême ne peut donner que des choses extrêmes, ça ne prouve donc rien…

Exemple :

  • surveiller son poids, c’est bon pour la santé. Ah ben non, parce que si on pousse cet argument à l’extrême, ça reviendrait à se peser chaque minute, et on ne pourrait plus rien faire d’autre. Donc c’est bien la preuve que surveiller son poids est mauvais.

La prochaine fois, nous verrons l’intérêt de l’enchaînement des expressions « en même temps c’est pas faux ».

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2 Responses to Si on pousse à l'extrême…

  1. Francois dit :

    Bonjour Maître Thib,
    Pour participer à la réflexion, ce vieil adage de Philippe Noiret dans « coup de torchon »:

    « J’dis pas qu’tais tort, mais j’dis pas qu’t’as raison non plus. Parce que de toutes façons, même si je suis ce que tu dis, c’est pas des choses à m’reprocher parce que j’suis pas tout seul à être comme ça »

    Je dis ça je dis rien…

  2. Docthib dit :

    @ François : je ne saurais mieux dire… ou peut-être que si 🙂

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