Ce que je voeux

Voici à nouveau ce temps de l’année, avec son déferlement de voeux (mails, SMS, et même, c’est dingue, cartes de voeux par la poste). Je me suis déjà exprimé à ce sujet. J’en rajoute une couche : ce qui fait fureur, c’est le SMS-envoyé-à-250-personnes-mais-que-tu-crois-que-tu-es-le-seul-à-le-recevoir, ou comment lyophiliser la sincérité.

Avec les voeux viennent les résolutions (cf. le même thibillet). Alors à défaut de résolutions, une même idée, déclinée de 3 manières différentes.

Présentation 1, ou « de la sagesse des tortues supposément ninja »

Hier, c’est déjà de l’histoire. Demain est un mystère. Mais aujourd’hui est un cadeau, c‘est pourquoi nous le nommons le Présent.

Maître Oogway, dans Kung Fu Panda.

Présentation 2, ou « du lien entre le conseil en management et le dernier samouraï »

Suivant le conseil de Peter Bregman, je saisis chaque instant où je bois du thé (et cela arrive souvent dans une journée) pour me recentrer sur le présent, les sensations du moment, et ainsi, m’extirper de cette fuite en avant qui consiste à ne pas vivre le présent, trop occupé qu’on est par l’avenir.

Présentation 3, ou « le MBTI est partout dans ma vie actuellement »

L’inconvénient d’être N, c’est justement de vivre totalement dans le potentiel, de fantasmer des scénarios, ce qui va jusqu’à ignorer / abolir la situation présente. Avec une Ne en Dominante, j’ai tout intérêt à entraîner ma Si (en Inférieure) avec tout ce qui est détail, instant présent, concentration sur une seule chose à la fois. Exemple du jour : reconstruire le Chteau de Poudlard (pardon, de Tygrelis) en Lego. 2 heures à nouveau à chercher des petites pièces, consulter des plans, et monter très progressivement cette merveille architecturale qu’un anniversaire de garçons décomposera à nouveau en éléments simples.
C’est important, d’entraîner son Inférieure : je sors de plusieurs jours où j’ai pu voir une personne totalement sous l’emprise de son Inférieure (non éduquée, non maîtrisée) : ça fait vraiment peur à voir…

Cette entrée a été publiée dans MBTI. Placez un signet sur le permalien.

3 Responses to Ce que je voeux

  1. Atchoum dit :

    Hello Doc, et que 2011 te soit propice. Amour, gloire et beauté ! Luxe, calme et volupté !
    Santé, rire et chansons !

    Juste une question : comment peut-on être "sous l’emprise de son inférieure" ?
    Je visualise mal la scène…

  2. Docthib dit :

    Par exemple, une personne réputée pour son calme, son analyse rigoureuse des situations et sa logique, va se mettre à tenir des propos catégoriques (et non étayés), voire, hurler sur ses collaborateurs ou ses proches. Être sous l’emprise de son inférieure, c’est montrer un aspect (1) très différent de notre comportement habituel (2) maladroit dans sa manière de faire, comme si c’était un enfant ou un adolescent qui exprimait des caprices (3) incompréhensible à tous, *y compris celui qui a ce comportement*, qui se demande ce qui lui arrive (et trouve, généralement, une mauvaise réponse pour se dédouaner).
    A ma connaissance (encore très balbutiante), les périodes de stress ou de changement de situation (changement de travail, déménagement, divorce, etc.) sont propices à l’irruption de l’Inférieure *mais aussi, cela peut arriver comme un continuum* : des années de mauvais fonctionnement conduisent une personne à se caricaturer elle-même, sans s’en rendre compte. Les résultats (imagine 10, 15 ou 30 ans comme ça…) sont très effrayants.

  3. Atchoum dit :

    Ah mais oui ! Absolument. Alors je vois tout à fait de quoi il est question, pour l’avoir observé à de nombreuses reprises chez certains. Je comprends mieux !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.