La Saintélyon – récit d'une nuit et d'un matin

Nous sommes donc partis à 6-8 pour courir la 57ème édition de cette course particulière, de nuit, dans des paysages enneigés : rallier Saint Etienne à Lyon en relais (17km-30km-22km) ou, pour les plus valeureux, en solo (68 km)…
Samedi soir, après une pasta party chargée en ail, nous avons vu le départ des solos : une ambiance hivernale (-4°), nocturne (minuit) et magique, avec tous ces coureurs qui avaient allumé leur lampe frontale pour former un long fleuve lumineux. Noël et ses décorations, avant l’heure.
Une fois les solos partis, nous avons comaté sur les bancs du gymnase de départ, en attendant notre heure.
La répartition des équipes était la suivante :
– Didier (dossard 3136) et Hervé (dossard 3137) devaient démarrer à 2h du matin pour courir ensemble les 17 km du premier tronçon, à la frontale, puis passer le relais (en fait la puce électronique) vers 4h du matin à
– Corinne (deuxième dossard 3136) et Laurent (deuxième dossard 3137), qui devaient courir les 30km du deuxième tronçon, toujours à la frontale, pour rallier le deuxième point de relais vers 7h du matin et transmettre le relais à
– Christian (troisième dossard 3136) et votre serviteur (troisième dossard 3137), qui devaient parcourir la distance restante (22 km) avant de rejoindre le Stade Gerland à Lyon au matin.

Enfin, c’est comme ça que c’était marqué.

Avant ma course

Nous avons laissé les deux premiers dans leur attente dans le gymnase, et sans attendre leur départ, avons déplacé les voitures pour aller nous poser au premier point de relais. Route tortueuse dans les étendues enneigées. Par moments, du côté droit, on voyait le ruban lumineux des coureurs solos qui progressaient de vallon en côte, de ruisseau en butte, parallèlement à notre route.
Arrivée vers 1h30 du matin. Nous nous installons vaguement pour dormir dans la voiture, mais peu d’entre nous y arrivent. Au loin devant nous, le serpentin lumineux des coureurs descend en zigzag dans les champs enneigés, c’est superbe de voir cette petite chenille qui s’étire en clignotant dans la distance, dans une nuit noire et glacée. Un demi-verre de thé, un aller-retour pour voir comment ça se passe dans l’autre voiture, puis l’attente. Vers 4h du matin, on reçoit un SMS des premiers : ils sont à 5 km du point de relais, il est temps pour les deuxième relais de s’équiper. Nous sommes tous déjà habillés en tenue de guerre, mais il faut enlever les couches en trop, lacer correctement les chaussures, installer le bonnet, la lampe frontale, prendre la couverture de survie (obligatoire) et vérifier qu’on n’oublie rien.

Nous partons tous dans la nuit pour rejoindre le point de jonction. Une tente au bout d’un terrain de football, une foule massée à l’intérieur, et les coureurs qui arrivent par un couloir, qui cherchent leur deuxième relais, font la jonction, et commentent leur montée tout en se passant la puce électronique. Super ambiance, comme toujours sur ces courses. De toute façon, prenez des personnes qui ont décidé de faire une nuit blanche et de courir en équipes :  l’ambiance ne peut être que collective, rigolarde, bon enfant.
Nous attendons longtemps, semble-t-il, le flux des coureurs ne s’arrête pas, on guette dans la foule, enfin, après une vingtaine de minutes, on les voit, Hervé et Didier, bien transpirants, bien glacés, qui arrivent. La montée a été dure, ils ont fait comme tous les autres : quand on ne pouvait plus courir dans la montée, on marchait. Laurent et Corinne s’équipent vite, une tape sur l’épaule, et les voilà partis dans la nuit pour l’étape la plus longue, 30 km dans les sentiers et la forêt.

Nous faisons un arrêt à la tente-ravitaillement pour restaurer les deux coureurs (et chouraver des gteaux pour les autres), ils nous racontent leur départ, le flot des coureurs, les 8 km sur terrain à peu près plat, et puis tout-à-coup, la côte, celle qu’on ne peut monter qu’en marchant. Tout cela semble irréel, ou plutôt, un coureur comme moi qui n’a pas encore couru ne peut pas visualiser les choses comme eux les ont vécues.

Nous reprenons les voitures. Routes encombrées (à plus de 4h du matin !) par toutes les voitures qui rallient le deuxième point de relais. Je mange un dernier muffin au chocolat et sans vraiment m’en rendre compte, je sombre.
Mon gène Clock faisant correctement son travail, je m’éveille un peu avant 7h. La voiture est froide, noire, les 3 autres dorment. Un petit coup d’oeil au tél portable : pas de nouvelle des coureurs. Peu à peu, les 3 autres émergent, on se prend un peu de thé, on va voir l’autre voiture. Ils ont eu des nouvelles de Laurent et Corinne : trajet dur, ils sont tombés une dizaine de fois, ils ont aussi dû passer des passages en descendant sur les fesses, donc ce n’est pas une course sur bitume tout plate, non Monsieur, c’est de l’Aventure et de la Souffrance, yes.

Le point de jonction prévu initialement à 7h s’achemine plutôt vers les 8h du matin, au mieux. Réveillés pour réveillés, nous nous équipons. J’enlève deux couches en haut (pull et manteau) ce qui fait qu’il m’en reste 3 (t-shirt technique, polaire, coupe-vent) ; en bas, j’enlève le pantalon de k-way, reste donc le fuseau en tissu respirant et la polaire (et les trois couches de chaussettes). Une des voitures doit aller récupérer le fou furieux soixante-huitard au stade Gerland à Lyon, arrivée prévue vers 8h, elle nous quitte.

Nous allons à pied vers le point de relais.
Le ciel est bleu nuit, on sent que la nuit noire se lève peu à peu, mais rien ne laisse penser que le soleil va se lever, il s’agit plutôt d’une clarté diffuse, à peine perceptible, qui commence à se répandre. Il fait super froid, les -1° que l’on avait au relais précédent se sont retransformés en -4°, il y a un peu de vent, c’est frigorifiant.
Nos accompagnateurs Hervé et Cathy n’ont pas le droit de se joindre à nous dans la tente relais, on se claque la bise et Christian et moi allons nous installer pour l’attente. Nous alternons des stations debout dehors, et quand le froid ou le vent nous délogent, nous rentrons sous la tente. Le temps passe, l’aube se lève doucement, tandis que les coureurs arrivent toujours, passent leur puce à leur compagnon, et commentent leur course. Quelques textos plus tard, nous sommes prêts à voir arriver Laurent et Corinne. D’abord Laurent, en forme, mais nous le confirme : ça a été dur, un terrain très technique, des glissades, de nombreuses chutes, bref, un Vietnam. Corinne arrive aussi, elle n’en peut plus mais elle sourit, ça y est, c’est terminé pour elle. Échange des puces, une dernière photo, et nous voilà partis.

Ma course

L’aube est quasiment levée, les frontales ne serviront pas. Descente dans le village, nous passons les coureurs solos qui marchent (ça fait plus de 8h30 qu’ils sont dans la course), en revanche, les relais comme nous (reconnaissables à leur chiffres rouges sur le dossard) nous passent à bonne vitesse, ils sont comme nous, avides de courir après cette attente de plus de 14h (nous étions à 18h dans le gymnase de Saint Etienne).
Très vite, nous débouchons dans la campagne, un chemin de terre (enfin, de neige glacée) qui serpente entre les arbres dénudés. Il fait très froid, nous ne le sentons plus trop, mais l’air est glacé dans le nez et la gorge. Très vite, nous passons le panneau « 20 km », allez, c’est une distance raisonnable
à courir.
Je découvre des nouvelles sensations, et pour tout dire, ça n’est pas très agréable. Je me rends compte en effet que cela n’a rien à voir de courir sur bitume sec, et de courir sur neige tassée et glacée. Sur bitume sec, on tape du talon, on déroule le pied, et hop, d’une impulsion des orteils, on relance la foulée. Tout est en fait un processus de réaction par rapport à sol : on prend fortement appui sur le sol pour se relancer. Sur la glace, inutile de rêver faire cela : tout appui un peu fort se transforme en glissade. Il faut donc courir le pied léger, la foulée raccourcie, en frôlant la surface plutôt qu’en s’appuyant dessus. C’est rendu compliqué par le fait que le sol alterne entre de la neige molle, de la glace, et du bitume : les appuis ne sont pas les mêmes, et d’autres coureurs « monopolisent » le tracé le plus sec, bref, il faut zigzaguer. Le sol est irrégulier aussi, avec des petits tas de neige qui tordent les pieds, il faut donc faire attention, je n’ai pas envie d’une nouvelle entorse.

Un plateau nous donne l’occasion d’avoir une vue sur le paysage, tout est blanc, on voit les vallées au loin, et la forêt qui descend devant. Nous passons par des chemins forestiers bien pentus, mélange de neige et de gadoue, certains marchent prudemment, d’autres trottinent en espérant se rattraper en cas de glissade (scénario inévitable). Tout cela donne des cassures de rythme, des essouflements dont je ne mesure pas encore les conséquences futures. Les jambes sont lourdes, et je me dis plus d’une fois « tu sens dans ton corps le manque d’entraînement et de sorties longues ».
A la sortie d’une forêt, un homme nous promet un ravito dans 2 km. Cela me semble durer une éternité, les cuisses sont fatiguées, et on n’en est même pas à la moitié (et bon sang, c’est censé n’être qu’un 22 km !)
On descend dans un village, une grande tente sur un parking, c’est la pause, on est au km 12. Deux verres de thé bouillant, très parfumé, très sucré, des ptes de fruits, une demi-banane. Un petit texto aux copains (qui viennent d’arriver au stade de Gerland) et on repart dans les rues du village, puis une côte bien pentue : Christian continue à mouliner des guibolles, il grimpe régulièrement, mais moi, je marche. Au ravito, je lui ai dit « Mes sensations, c’est presque comme si j’étais au 30ème km d’un marathon ». Manque d’entraînement, clairement, mais aussi, je pense que j’ai brûlé beaucoup de mon glycogène (= carburant) dans la première partie.
Je mets ma musique et ça commence par Abacab tandis que je grimpe en marchant toujours. En haut de la côte, on redémarre, Christian est clairement en meilleure forme (et puis l’ge, mon bon monsieur…), nous abordons le relief dans des villages endormis, en passant toujours régulièrement des dossards à chiffres noirs, avec ou sans btons de ski.
Puis vient un sentier forestier à nouveau, en sortie d’un virage. Descente vers des ruisseaux, une passerelle métallique sur une petite rivière, des chemins blancs et beiges, des feuilles mortes mélangées à de l’herbe piétinée, de la boue et des flaques d’eau.

Je le sens, dès qu’on a un faux-plat ou une vraie montée, je ralentis, j’ai du mal à garder ma cadence. Je me guide à ma fréquence cardiaque : essayer de ne pas dépasser 92% de ma FCmax, même si je dois ralentir fortement. Par moments, ça ressemble à de la marche sautillante, tellement c’est lent. Christian toujours devant, à m’encourager.
On arrive à des marches en descente, c’est-à-dire que tous les deux mètres, on descend une marche de +/- 60 cm. Il y a des grosses pierres qui peuvent rouler sous les pieds, avec la fatigue accumulée (nuit blanche + temps de course), il s’agit de rester attentif. Descente technique, fatigante, ça tape dans les cuisses et le dos. Puis c’est la pente avec au loin une route en descente. Et derrière, une remontée en forêt à nouveau. Les pressés essaient de passer vite, les chemins sont étroits, on se faufile ou on se range.

Puis on arrive enfin dans la pente, c’est une route qui descend sur Lyon, et j’en profite à mort : dans mes écouteurs, c’est successivement un des morceaux de Chicken run (building the crate ?) puis Butkus (B.O. de Rocky). Certains se ralentissent, limitent leur descente en amortissant avec les genoux et les cuisses, moi je me laisse aller au rythme de la musique et de la pente, toute seconde gagnée ici est une seconde gagnée pour plus tard. Grand sentiment d’exaltation, je garde cette longue descente comme un excellent souvenir de cette course.
Et l’arrivée à Lyon, on bifurque à droite le long du fleuve, c’est du plat à nouveau, et de la neige mélangée à de la glace et du sable sur les quais. Depuis avant le ravito, j’ai une ampoule à chaque pied. Quand on pose le pied à plat, on ne sent presque rien. Mais là, le pied est toujours un peu déporté, un peu tordu, et la peau frotte, et la douleur des ampoules me minent le moral.
Le vent s’est levé (comme toujours, le long d’un fleuve) et la progression est lente, fatigante, déprimante, il reste 5 km et c’est en même temps tout proche et l’autre bout du monde.
La remontée le long des quais se fait dans un brouillard de fatigue et de musique, les bourrasques nous font nous pencher en avant, et je fixe les graviers devant pour éviter les chutes ou les pertes d’équilibre. Arrivé au bout d’un quai, nous découvrons… qu’il faut tourner à gauche et repartir en sens inverse de l’autre côté, c’est le confluent de la Saône et du Rhône, on a le sentiment de s’être fait avoir avec ce demi-tour.

Un pont, escaliers à gravir, le fleuve à traverser avec des bourrasques qui nous déséquilibrent, j’ai l’impression qu’il suffirait de peu pour que je bascule vers l’eau, 30 mètres plus bas.

On arrive sur l’autre rive, petit chemin de hlage avec une alternance de boue, de sable, de glace, d’herbe gadouilleuse. Et quelqu’un qui dit « Courage, 900 mètres ! »
Nous savons ce que c’est : les spectateurs croient nous faire plaisir, mais la plupart du temps, ils croient que c’est 900 mètres, mais ils n’ont aucun moyen d’en être sûrs. Là, à 5 minutes de distance, j’entends deux fois « 400 mètres », et c’est démoralisant la deuxième fois…
Nous croisons de plus en plus de promeneurs du dimanche, il est plus de 11h, c’est une matinée comme une autre pour les Lyonnais, il y a juste dans leur champ visuel quelques joggeurs portant, tiens c’est original, des dossards.

Je n’en peux plus, chaque pas est douloureux, je me sens comme au 39ème km d’un marathon, pas mieux. On cherche le stade des yeux et on ne le voit pas, c’est déprimant. Un tournant à gauche, une longue ligne droite, et rien à part des poussettes et des retraités. Et puis au fond, là-bas, on voit des coureurs qui tournent à gauche. On y arrive. Tournant à gauche. Une autre ligne droite, et au fond, une arche gonflable rouge.
Encore une fois, nous avons notre expérience des courses : l’arche annonce l’arrivée prochaine, elle n’est pas la ligne d’arrivée. Un panneau annonce « 100 mètres » et Christian, qui en a marre autant que moi, me crie « Allez !!! Allez !!! » et commence à accélérer. Avec mon expérience, et ma fatigue, je sais que 100 mètres, ça peut être très long. J’accélère, mais pas à fond, disons que j’allonge la foulée. 75 mètres. Christian est déchaîné, il crie comme un boeuf, on sent que la délivrance va être au bout de la ligne droite, j’accélère encore, 50 mètres. Christian ralentit un peu dans le virage, il se tourne vers moi, j’arrive au pas de course, on s’attrape la main et on accélère encore dans le virage, nous déboulons comme deux fusée
s devant les photographes avant la ligne, dernière ligne droite, celle-là je ne la vois pas passer, on passe la ligne en trombe, et vite vite, décélérer pour ne pas percuter les coureurs massés à 10 mètres de là, un peu étonnés de voir ces deux fous furieux arriver comme des comètes.
Un coup de sifflet au loin, je lève la tête : Laurent et les copains derrière les barrières, je rejoins Christian et je m’effondre dans ses bras, ça y est, c’est fait.

Au final, notre équipe est 150ème sur 300, et nous avons mis, à trois coureurs en relais, plus de temps qu’Alex qui lui a couru seul les 68 km…
Rétrospectivement, je ne sais même pas comment ceux qui ont couru les 30 km ont réussi à faire cette distance. A leur place, je serais mort dix mille fois.

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11 Responses to La Saintélyon – récit d'une nuit et d'un matin

  1. Runningchou dit :

    Quelle aventure !!! A l’arrivée le célèbre Doc en tube s’était vidé de toute sa substance … Orbites creusés, teint livide, cheveux transparents … J’ai des photos à disposition. Les rois (ou rats) des villes et du bitume ne sont pas ceux des champs.
    Mais à nos enfants et petits-enfants les soirs d’hiver où il fera grand froid, à la veillée nous pourrons dire: "j’y étais".

  2. Claudio dit :

    Je pense ne rien vous apprendre en disant que vous êtes des cinglés ! Parce que si vous lisiez seulement ce récit sans l’avoir vécu vous reprendriez conscience. Qu’avez-vous donc comme fautes à expier ? Même en relais, c’est un calvaire palpable et angoissant tant c’est bien écrit. Un marathon ? C’est du pipi de chat à côté de ce parcours du combattant. Donc, masos ou inconscients, je ne vois pas d’autre alternative.
    Mais pourquoi dormir dans une voiture quand on doit prendre un relais à 07h du matin ? Je comprends bien l’exploit de groupe, la camaraderie, l’émulation, la convivialité, mais là, les conditions climatiques constituaient un cas de force majeure indiscutable pour dénicher un hôtel près du point relais.
    Bon je finis quand même par des félicitations car ça me dépasse. Bravo.

  3. ulysse dit :

    Félicitations ça avait l’air épique!
    Et effectivement il faisait vraiment froid à Lyon ce Week end mais le paysage était magnifique, tout blanc 🙂

  4. Christian dit :

    La difficulté de la course alliée à la beauté du parcours, comme si on y était…

  5. le loup de l'ourcq dit :

    SUBLIME cette narration, Christophe ! Je viens de refaire ma portion une deuxième fois ….. et en plus je viens de comprendre un peu plus ce qu’ont vécu les autres relayeurs ….. En tous les cas, dans cette aventure "dantesque" (le mot n’est vraiment pas trop fort), le principal lien, le thème le plus évident, le mot le plus fort, la ressource incontournable, auront bien été résumés par une vraie notion : SOLIDARITE, de laquelle naissent toutes les autres dans ce type de circonstance (amitié, unité, joie, plaisir intense qui arrive après avoir accompli cet espèce de chemin de croix étonnant et un rien déboussolant-on n’est plus tout à fait pareil après, me semble-t-il) . C’est pour ça d’ailleurs, que la nuit dans les voitures (dur dur!) aura été significative malgré tout, d’une ambiance très particulière, et probablement indispensable d’une certaine manière. J’ai découvert une épreuve hors norme, hors temps, et surtout une bande de fous enthousiastes (nos accompagnantes dévouées et nos relayeurs bipèdes) MERVEILLEUSE !

    Quelle aventure !

    Ce matin je suis allé bosser, dans la même tenue, en passant par l’Ourcq, dans la nuit triste d’une banlieue grise…… Vous me manquiez tous !

  6. Docthib dit :

    En fait, ça sonne vraiment comme une Berezina, alors que c’était très marrant (avant). Et c’est vrai qu’on aurait pu trouver un hôtel, mais certainEs ont dit « on est parti ensemble pour faire la nuit, on fait la nuit ensemble !! » Rétrospectivement, il me semble que ça n’aurait pas pu être autrement. Mais ça ne s’explique pas, ça se vit 😉

  7. Yann dit :

    Avec 2 trains et trois intercontinentaux de retard, du très grand: pour la course et pour le récit. Bravo!

  8. Docthib dit :

    Hello Yann, tu es encore de ce côté de l’Atlantique ?

  9. Yann dit :

    Retour pour les vacances de Noel en France demain. Je passe très rapidement du cote de Paris la semaine prochaine, arrivée le 31 et depart le 2 dans l’après-midi. Ca risque d’etre court mais peut-etre un café?

  10. nerik dit :

    congrats doc !!!

  11. Docthib dit :

    @ Yann : chaud en effet, on verra si c’est possible, mais je serai entre deux Tupolev à ces dates-là, donc peu probable…

    @ Nerik : alors, quand est-ce que tu t’alignes, brigand ? 😉

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