Magnolia Express – Chronique d'un roman

Ceci est mon 800ème thibillet, et comme à chaque centaine, j’en profite pour faire un point d’étape (précédents thibillets centenaires : 100, 200, 300, 400, 500, 600, 700).

Dans deux jours, j’aurai terminé de mettre en ligne mon roman Magnolia Express.

Je souhaiterais donc revenir sur cette expérience, et mettre en ligne le roman entier sous forme d’un seul fichier.

Tout a commencé en 1990. J’ai voulu écrire un roman pour une personne, que l’on pourrait appeler Aline. Je voulais lui écrire, pour elle, un roman d’amour sur elle. J’ai commencé par des textes courts, car j’avais été influencé par les prodiges que Richard Brautigan arrivait à faire avec ces petits textes qui n’ont pas de nom : ce ne sont pas des chapitres, ni des paragraphes. Le terme Saynètes correspond à peu près, je crois.
Une fois que j’avais rédigé une partie entière, je l’envoyais par la poste à cette personne.
Ce qu’elle ne savait pas, c’est que j’étais guidé dans ma rédaction par quelques morceaux de musique, qui donnaient leurs titres à certaines de mes Saynètes ou Parties.
J’ai terminé ce roman le 26 octobre 1994.
Pendant quelques mois (années ?), je n’en ai rien fait, sinon le faire lire à quelques ami(e)s. Qui ont tous/tes été enthousiasmé(e)s, ben voyons, et je me suis laissé prendre à leurs compliments : « Tu devrais essayer de te faire publier, franchement ! »
J’ai donc essayé. J’ai envoyé une première salve de manuscrits aux 10 plus grands éditeurs français (qui ne risque rien n’a rien), puis une deuxième salve en 2000, à 10 autres éditeurs que j’aimais bien. Et puis 3 envois à trois petits éditeurs. J’ai reçu à chaque fois quasiment la même lettre, à croire qu’ils ont une lettre-type qu’ils se refilent. En gros, je n’étais pas le nouveau Tolstoï. Une analyse fine du contenu de la lettre, et surtout des différences entre les lettres, me permit d’en conclure qu’au moins 3 éditeurs (sur 23) avaient lu une partie du manuscrit. Un a pris la peine de recopier à la main un passage jugé « faible » (et il l’était en effet, que la honte me submerge). Un autre a répondu après 15 mois. Un n’a jamais répondu, mais je ne perds pas espoir !
J’en étais resté là, et puis un jour, j’ai eu une illumination : ces saynètes, rédigées avant qu’Internet ne débarque en France, avaient le format de billets de blog… Un titre, un texte (relativement) court, et même les inspirations musicales pouvaient trouver leur place sous forme d’un petit lecteur en Flash inséré dans la page concernée. Et le tout allait se présenter sous forme chronologique.
Il ne me restait plus qu’à déclarer ce roman sous licence Creative Commons, ce qui équivalait pour moi à dire : « je vous l’offre, vous ne me devez rien, vous pouvez même le diffuser, en revanche : (1) j’en ai la paternité, et vous devez le mentionner (2) vous ne pouvez le modifier sans mon accord (3) vous ne pouvez le commercialiser sans mon accord ».

Pour ceux qui ne la connaissent pas, voilà la page récapitulative des textes publiés.
Et voici donc le roman, en un seul fichier PDF. La licence Creative Commons s’applique évidemment à ce fichier.

Je vous proposerais bien un CD de « La B.O. du roman », mais comme vous le savez, je ne suis pas propriétaire des morceaux musicaux. Pour mémoire, la voici :

Bande Son Originale Magnolia Express

1.    The Old Man and Me – JJ CAle
2.    Mississipi River – JJ Cale
3.    Preludin’ Fugue – Eric Clapton
4.    Slip Slidin’ Away – Paul Simon
5.    Hey Joe – Jimi Hendrix
6.    Everything Will Be Alright – JJ Cale
7.    Tijuana – JJ Cale
8.    Cars are Cars – Paul Simon
9.    They Call Me The Breeze – JJ Cale
10.    Bob Brozman 1
11.    Bob Brozman 2
12.    I’ll never leave you – Tuesday Jackson (connue aussi sous le nom de Nicole Croisille)
13.    Tamalpais High, At About 3 – David Crosby
14.    Ghost Train – Spencer Bohren
15.    Sitting on this train – JJ Cale
16.    If you’re ever in Oklahoma – JJ Cale
17.    Traces – JJ Cale
18.    Magnolia – JJ Cale
19.    Aspen Colorado – Tony Joe White
20.    River boat song – JJ Cale

Merci à tous d’avoir participé.

Cette entrée a été publiée dans Magnolia. Placez un signet sur le permalien.

6 Responses to Magnolia Express – Chronique d'un roman

  1. mamzelle dit :

    Doc, c’est une démarche bien plus originale que celle d’alain barrière ( qui lui , rapppelons le , ne savait que crier "Aliiiiiine" pour qu’elle reviennne
    mais la vôtre, celle qui vous inspira , , telle mathilde (c’est le jour
    vous est-elle revenue ?

  2. Docthib dit :

    Nan.
    Et c’est pas Alain Barrière, c’est Christophe qui chantait "Aline", et toc.

  3. matthieu dit :

    hop hop hop, je vais honteusement imprimer ce PDF sur l’imprimante de mon entreprise et commencer à m’en délecter dans le train du retour à la maison!

  4. mamzelle dit :

    Han, Doc, non seulement je ne comprends pas votre humour financier
    mais en plus je connais mal mes classiques !
    est-ce que je peux revenir, quand même, en deuxième saison?:-)

  5. Docthib dit :

    C’est pas comme Doggy Bag, de Djian, il n’y aura pas un Magnolia Express saison 2 😉
    Mais oui, vous savez que vous êtes toujours la bienvenue.
    Tiens, c’est marrant, le CAC en est à -10,8% pour aujourd’hui…

  6. Atchoum dit :

    C’est dommage, parce que Magniolia Express, c’est bien (Doggy Bag aussi, cela dit).
    Remarque, au fond, vu le format que tu as choisi et la publication progressive, c’est comme si on en avait eu plusieurs saisons, Léon 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.