Nos retraites : rien que du bonheur…

Cela fait plusieurs semaines/mois/années que je souhaite mettre à plat une réflexion sur le financement des retraites. Donc, je voudrais réaliser, et mettre en ligne, un petit utilitaire de calcul de retraite, avec le pré-requis suivant : c’est pessimiste, mais ce modèle supposerait que la retraite versée par répartition sera dérisoire, bref, ce sera un modèle de retraite par capitalisation (je verse de l’argent sur un compte, il fructifie au fil du temps, et à ma retraite, hop, je me paye tout le Viagra que je veux). Je ne prends aucune position politique, mon domaine, c’est l’économique. Donc, je ne prédis rien, mais cela m’intéresse de tester la sensibilité, en d’autres termes, « combien faut-il que je verse chaque mois pour être sûr de pouvoir vivre décemment jusqu’à ma mort ? »
Oui, je sais, la finance, c’est que du fun.

J’ai donc en tête les paramètres suivants (que je récupère notamment d’un excellent ouvrage que j’ai traduit en 2000, précisément au chapitre 5) :

  1. le montant que l’on souhaite épargner chaque mois
  2. le taux d’intérêt auquel on peut placer cet argent
  3. le nombre de mois d’ici la retraite (donc le nombre de versements)
  4. => Cela devrait donner une somme d’argent : « à la date de votre retraite, vous aurez accumulé XX zilliards d’euros, yo !« 

    Restent les paramètres de l’après :

  5. le niveau de vie souhaité après retraite i.e. ce que l’on dépenserait chaque mois (pour savoir en combien de mois/années le capital sera cramé)
  6. à comparer notamment au niveau de vie avant retraite i.e. ce qu’il restait du salaire chaque mois (après épargne retraite) pour vivre
  7. l’espérance de vie, qui permettra d’obtenir la durée de la retraite

Pourquoi, tout à coup, décidé-je de mettre sur le cyberpapier ces réflexions, en attendant de développer la feuille de tableur qui tue ? (au figuré…)
Parce qu’hier soir, mon ami Jim Mahar (ce n’est pas mon ami, il ne me connaît pas, mais dans la blogosphère, on se tutoie et on cotoie les grands pour s’asperger d’un peu de leur poussière divine), de FinanceProfessor, a mis sur son blog le compte rendu d’un article qui établirait que l’espérance de vie étant bondissante chez les espèces dont la vie est fondée sur le carbone (pas les tigres, non, les humains), on devrait s’attendre à des âges de retraite évoluant à 75 ans, puis 85 ans. Donc mon point 3. devra clairement être un paramètre, et non une variable fixée… Que du bonheur, je vous dis.

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